• EDS – Vendredi 10 janvier – Pour aller plus loin…

    « À Babylone, Daniel et ses compagnons furent apparemment plus favorisés par le sort dans leur jeunesse que ne l’avait été Joseph au cours des premières années de sa vie en Égypte ; cependant, leurs caractères furent mis à l’épreuve presque aussi rigoureusement. Enlevés à la relative simplicité de leurs maisons de Judée, ces jeunes gens de sang royal furent transportés dans une ville splendide, à la cour d’un roi des plus illustres ; ils furent choisis et destinés au service du roi. Dans cette cour somptueuse et corrompue, les tentations étaient fortes. Les adorateurs de Jéhovah étaient prisonniers à Babylone ; les vases de la maison de Dieu avaient été déposés dans le temple des idoles babyloniennes ; le roi d’Israël lui-même était entre les mains des Babyloniens ; tout cela, clamaient les vainqueurs, prouvait assez que leur religion et leurs mœurs étaient bien supérieures à celles des Hébreux. C’est dans ces circonstances, au milieu des humiliations qu’Israël s’était attirées en s’écartant des commandements divins, que Dieu administra à Babylone la preuve éclatante de sa toute-puissance, de la sainteté de sa loi, et des résultats de l’obéissance ; il fit cette démonstration de la seule manière convenable, par l’intermédiaire de ceux qui lui étaient fidèles. » Ellen G. White, Éducation, pp. 64,65.

    À méditer

    • En classe, parlez des différents défis culturels et sociaux que vous devez relever en tant que chrétiens dans votre société. Quels sont-ils et quelle réponse l’église dans son ensemble peut-elle leur donner ?
    • Pensez à combien il aurait été facile pour Daniel et les autres de compromettre leur foi. Après tout, les Babyloniens étaient les conquérants. La nation juive avait été vaincue. Quelles « preuves » supplémentaires fallait-il que les « dieux » babyloniens étaient plus grands que le Dieu d’Israël, et ainsi que Daniel et ses compagnons devaient s’y faire ? Dans ce cas, à quelles vérités bibliques importantes ont-ils pu s’accrocher pour les aider à supporter ces moments ? (Voir Jr 5.19, Jr 7.22-34.) Qu’est-ce que cela devrait nous indiquer sur l’importance de connaitre nos Bibles et de comprendre la « vérité présente » ?
    • Pourquoi la fidélité est-elle si importante, pas seulement pour nous mais pour ceux envers qui nous témoignons fidèlement du caractère du Seigneur, que nous cherchons à servir ?

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  • EDS – Jeudi 9 janvier – Examen final

    Lisez Daniel 1.17-21. Quelle est la clé du succès des quatre hommes ? (Voir également Jb 38.36, Pr 2.6, Jc 1.5).

    Après trois ans de formation à « l’Université babylonienne, » les quatre hébreux sont amenés devant le roi pour l’examen final. Non seulement ils sont en meilleure santé que les autres étudiants, mais ils les surpassent en connaissance et en sagesse. Les quatre sont immédiatement recrutés au service du roi. Nous ne devrions pas oublier que cette connaissance et cette sagesse sont sans aucun doute composées d’une bonne part de paganisme. Mais ils l’ont quand même étudiée, et de toute évidence, bien étudiée, même s’ils n’y croyaient pas.

    Nabuchodonosor pense peut-être qu’un tel accomplissement a quelque chose à voir avec le régime alimentaire du palais et le programme de formation que les quatre étudiants ont suivi. Mais Daniel et ses compagnons savent, et le récit le montre clairement, que leur performance supérieure ne doit rien au système babylonien. Tout vient de Dieu. Quel exemple fort de ce que Dieu peut faire pour ceux qui lui font confiance. Nous ne devons pas craindre la puissance écrasante des médias, des gouvernements, et autres institutions qui peuvent menacer de détruire notre identité en tant qu’enfants de Dieu. Alors que nous plaçons notre confiance en Dieu, nous pouvons être sûrs qu’il peut nous soutenir dans les moments difficiles et nous préserver quoi qu’il arrive. La clé est là pour que nous fassions les bons choix quand nous sommes confrontés à des défis pour notre foi.

    Quand on regarde Daniel 1, nous apprenons des leçons très importantes sur Dieu : (1) Dieu est au contrôle de l’histoire. (2) Dieu accorde la sagesse pour que nous puissions naviguer dans l’environnement hostile de notre culture et notre société. (3) Dieu honore ceux qui lui font confiance par leur conviction intime et leur mode de vie.

    Le chapitre se termine en soulignant que telle fut l’existence de Daniel jusqu’à la première année du roi Cyrus (Dn 1.21). La mention de Cyrus ici est importante : elle donne une lueur d’espoir dans cette expérience d’exil. Cyrus est celui choisi par Dieu pour libérer son peuple et lui permettre de retourner à Jérusalem. Bien que le chapitre commence avec une apparence de défaite et d’exil, il se termine sur une note d’espoir et un retour au pays. Voilà notre Dieu : même dans les moments les plus difficiles de notre vie, il ouvre toujours une fenêtre d’espoir pour que nous puissions voir la gloire et la joie au-delà de la souffrance et de la douleur.


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  • EDS – Mercredi 8 janvier – Sans défaut et doués de sagesse

    Daniel et ses compagnons sont choisis pour être au service du roi car ils correspondent au profil établi par Nabuchodonosor. D’après le roi, les fonctionnaires du palais devaient être sans défaut corporel et beaux (Dn 1.4). Chose intéressante, les sacrifices et les gens qui servaient dans le sanctuaire devaient être sans défaut ni malformation (Lv 22.17-25, Lv 21.16-24). Le roi babylonien semble se comparer au roi d’Israël dans la mesure où il exige des caractéristiques similaires pour ceux qui servent dans son palais. D’autre part, de telles qualifications peuvent laisser entendre incidemment que Daniel et ses compagnons étaient des sacrifices vivants pour Dieu dans les défis qu’ils durent affronter dans cet empire babylonien.

    Lisez Galates 2.19,20 ; Matthieu 16.24-26 et 2 Corinthiens 4.17. Que nous indiquent ces versets sur la manière dont nous pouvons rester fidèles, quelles que soient les tentations que nous devons affronter ?

    Dieu honore la loyauté des quatre captifs hébreux, et à la fin de leur période d’épreuve de dix jours, ils ont l’air en meilleure santé et mieux nourris que les autres étudiants qui ont mangé de la table royale. Ainsi, Dieu donne à ses quatre serviteurs de la connaissance, du discernement dans tout ce qui concernait les lettres, et de la sagesse, et à Daniel seul, Dieu donne la compréhension de toutes les visions et tous les rêves (Dn 1.17). Ce don jouera un rôle important dans le ministère prophétique de Daniel.

    Tout comme Dieu honore la foi de ses serviteurs à la cour de Babylone, il nous donne de la sagesse quand nous sommes face aux défis du monde. D’après l’expérience de Daniel et de ses compagnons, nous apprenons qu’il est possible de rester pur des éléments corrupteurs de notre société. Nous apprenons également que nous n’avons pas à nous isoler de la société et de sa vie culturelle pour servir Dieu. Non seulement Daniel et ses compagnons vivent dans une culture bâtie sur des mensonges, des erreurs, et des mythes, mais ils sont formés à ces mensonges, ces erreurs, et ces mythes. Et pourtant, ils restent fidèles.

    Quel que soit l’endroit où nous vivons, nous devons affronter le défi de rester fidèle à nos croyances au sein d’influences culturelles et sociales qui leur sont contraires. Identifiez les influences négatives dans votre culture, et posez-vous la question : Est-ce que je me débrouille bien en les bravant ?


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  • EDS – Mardi 7 janvier – Fermement résolus

    Lisez Daniel 1.7-20. Nous voyons ici deux facteurs à l’œuvre : le libre arbitre de Daniel et l’intervention de Dieu. Quel principe important existe également ici ?

    Il semble que les quatre captifs hébreux ne fassent pas d’objection à leurs noms babyloniens. Selon toute vraisemblance, ils ne peuvent rien y faire, à part utiliser leurs prénoms hébreux entre eux. Mais concernant la nourriture et le vin de la table du roi, c’est certainement en leur pouvoir de les consommer ou non. Ainsi, le libre arbitre des quatre hommes est très important ici.

    Cependant, si un officier peut changer leurs noms, il peut également changer le menu. Il y a deux raisons probables au refus des quatre de manger des mets de la table du roi.

    D’abord, les plats de la table du roi peuvent comporter des viandes impures (Lévitique 11). Deuxième chose, la nourriture est d’abord offerte en repas à l’image du dieu, puis envoyée au roi pour sa consommation. Ainsi, quand Daniel dit clairement, sans avoir recours au subterfuge ou à la tromperie, que sa requête a une motivation religieuse, c’est-à-dire que la nourriture du palais va le souiller, lui et ses amis (Dn 1.8), il fait preuve de beaucoup de courage.

    Quand on considère l’échange entre Daniel et le fonctionnaire babylonien, plusieurs points importants ressortent. D’abord, Daniel semble bien comprendre la position difficile de son interlocuteur, alors il propose un test. Dix jours à consommer des repas alternatifs devraient suffire à démontrer les bénéfices du régime et ainsi dissiper les craintes du fonctionnaire. Deuxièmement, la certitude de Daniel que l’issue sera positive en si peu de temps découle d’une confiance absolue en Dieu. Troisième chose, le choix d’un régime composé de légumes et d’eau renvoie à la nourriture que Dieu donna à l’humanité à la Création (voir Gn 1.29), une donnée qui influence peut-être également le choix de Daniel. Après tout, quel meilleur régime alimentaire pourrait-il y avoir que celui donné à l’origine par Dieu ?

    Qu’y a-t-il de si important à propos du libre arbitre de Daniel qui ouvre la voie à l’action de Dieu (voir Dn 1.9) ? Quelles leçons peut-on tirer de cela sur l’importance de nos choix ? De quelle manière notre confiance en Dieu devrait-elle affecter nos choix ?


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  • EDS – Lundi 6 janvier – Une foi sous pression

    Lisez Daniel 1. Quelles pressions exerce-t-on sur ces jeunes hommes pour qu’ils se mettent en conformité ?

    En arrivant à Babylone, ces quatre jeunes hommes sont face à un défi des plus sérieux pour leur foi et leurs convictions : ils sont choisis pour suivre un entrainement spécial afin de servir le roi. Les rois de l’Antiquité recrutaient souvent les meilleurs éléments parmi leurs captifs pour servir au palais royal, et ainsi leur inculquer la loyauté envers le roi et les dieux de l’empire qui les avait capturés. En effet, tout le processus était prévu pour donner lieu à une sorte de conversion et d’endoctrinement qui aurait pour conséquence un changement de perception du monde. Dans ce processus, on changea le nom des captifs hébreux. Un nouveau nom indique un changement de propriétaire et un changement de destin. Ainsi, en renommant les captifs, les Babyloniens voulaient affirmer leur autorité sur eux et les forcer à assimiler les valeurs et la culture de Babylone. Leurs noms d’origine, qui renvoient au Dieu d’Israël, sont remplacés par des noms qui honorent des divinités étrangères. En outre, le roi décida que les jeunes hommes mangeraient des mets de sa table. Manger de la nourriture du roi avait des implications profondes dans l’Antiquité. Cela impliquait une allégeance exclusive au roi et reflétait une dépendance envers lui. Et comme la nourriture était généralement offerte au dieu ou aux dieux de l’empire, manger avait également une profonde signification religieuse. Cela voulait dire de toute évidence que l’on acceptait et participait au système d’adoration du roi.

    Ainsi, Daniel et ses compagnons se retrouvent dans une situation difficile. Pour eux, rester loyaux à Dieu et survivre au pouvoir écrasant du système impérial exige rien de moins qu’un miracle. Pour compliquer encore davantage les choses, la ville de Babylone elle-même était une expression monumentale de réussite humaine. La beauté architecturale des temples babyloniens, des jardins suspendus, et de l’Euphrate qui serpentait à travers la ville véhiculaient une image de puissance et de gloire inégalables. Ainsi, Daniel et ses amis se voient proposer une opportunité de promotion et la chance de profiter des bienfaits et de la prospérité de ce système. Ils peuvent cesser d’être des captifs hébreux pour devenir des fonctionnaires royaux. Vont-ils compromettre leurs principes pour prendre ce facile sentier pour la gloire ?

    Quelles raisons ces garçons auraient-ils pu avancer pour décider de compromettre leurs convictions ? De quelles manières êtes-vous peut-être face à des défis similaires, même s’ils sont plus subtils ?


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  • EDS – Dimanche 5 janvier – La souveraineté de Dieu

    À première vue, le livre de Daniel commence sur une sombre note de défaite. Juda a capitulé face à Nabuchodonosor et les objets du temple ont été pris de Jérusalem et emportés jusqu’au pays de Shinéar. Le terme shinéar apparait dans la Bible dans Genèse 11.2 comme emplacement de la tour de Babel. Shinéar est un signe de mauvais augure, car il évoque un projet enraciné dans une défiance ouverte face à Dieu. Mais tandis que les bâtisseurs de Babel avaient échoué dans leur tentative d’atteindre les cieux, les apparences extérieures laissaient croire que Nabuchodonosor et ses dieux, situés dans le pays de Shinéar, l’avaient emporté sur le Dieu d’Israël, le Dieu de l’alliance.

    Cependant, les premières lignes de Daniel disent clairement que la défaite de Jérusalem n’est pas due à la puissance supérieure du roi babylonien. Elle est arrivée plutôt parce que le Seigneur lui [à Nabuchodonosor] livra Joïaqim, roi de Juda (Dn 1.2). Bien plus tôt, Dieu annonce que si son peuple devait l’oublier et briser l’alliance, il l’enverrait en captivité dans un pays étranger. Ainsi, Daniel sait que derrière et au-delà de la puissance militaire de Babylone, le Dieu du ciel guide la marche de l’histoire. C’est cette vision claire de la souveraineté de Dieu qui soutient ces jeunes hommes et leur donne la force et le courage d’affronter la tentation et la pression de l’empire babylonien.

    Lisez 2 Rois 21.10-16, 2 Rois 24.18-20, et Jérémie 3.13. Pourquoi Dieu livre-t-il Juda et Jérusalem entre les mains des Babyloniens ?

    Tandis que nous affrontons les défis du vingt-et-unième siècle, nous avons besoin de retrouver la perception de Dieu que reflète de manière si frappante le livre de Daniel. D’après ce livre, non seulement le Dieu que nous servons propulse les forces de l’histoire par sa souveraineté, mais il intervient aussi avec miséricorde dans la vie de son peuple pour lui donner l’aide cruciale au moment opportun. Et comme nous le verrons plus tard, ce que Dieu a fait pour les captifs hébreux, il le fera pour son peuple à la fin des temps, quelles que soient les attaques qu’ils devront subir, eux et leur foi.

    Quelles difficultés votre foi doit-elle affronter en ce moment, qu’elles viennent de l’extérieur, de l’église, ou bien de vos propres défauts de caractère ? Comment apprendre à vous compter sur la puissance de Dieu pour vous aider à vaincre ce qui vous attend ?


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  • EDS – Samedi 4 janvvier – DE JÉRUSALEM À BABYLONE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    2 R 21.10-16 ; Daniel 1 ; Ga 2.19,20 ; Mt 16.24-26 ; 2 Co 4.17 ; Jc 1.5.

    Verset à mémoriser :

    Dieu donna à ces quatre garçons de la connaissance, du discernement dans tout ce qui concernait les lettres et de la sagesse ; Daniel expliquait toutes les visions et tous les rêves (Daniel 1.17.).

    La Bible n’hésite pas à montrer les faiblesses de l’humanité déchue. À partir de Genèse 3, les Écritures exposent la nature de péché de l’humanité et ses tristes conséquences. En même temps, nous avons également des cas de gens qui manifestent une grande fidélité envers Dieu, même quand ils se retrouvent devant des tentations puissantes pour les pousser à être tout sauf fidèles. Et certains des exemples les plus intenses de cette fidélité se trouvent dans le livre de Daniel.

    Pourtant, alors que nous étudions Daniel, gardons à l’esprit que le véritable héros du livre, c’est Dieu. Nous sommes tellement habitués aux récits qui soulignent la fidélité de Daniel et de ses amis que l’on peut oublier d’exalter la fidélité de celui qui a guidé et soutenu ces quatre jeunes hommes alors qu’ils se retrouvaient face au pouvoir et aux attraits de l’Empire babylonien. Être fidèle est un défi déjà grand dans son propre pays, sans parler de devoir faire face aux pressions d’un pays, d’une culture, et d’une religion étrangers. Mais les protagonistes humains affrontent les défis car, à l’instar de l’apôtre Paul, ils savent en qui ils ont cru (2 Tm 1.12), et ils lui font confiance.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 11 janvier.


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  • EDS – Vendredi 3 janvier – Pour aller plus loin…

    « La Bible a été conçue pour être un guide pour tous ceux qui souhaitent prendre connaissance de la volonté de leur Créateur. Dieu a donné aux hommes ‘la parole prophétique,’ qualifiée de ‘ferme’ ; des anges, et même le Christ en personne, vinrent faire connaitre à Daniel et à Jean ‘ce qui doit arriver bientôt’. Dieu n’a pas laissé enrobées de mystère les vérités importantes qui concernent notre salut. Elles n’ont pas été révélées de manière à embarrasser ou à égarer ceux qui recherchent honnêtement la vérité. Le Seigneur a dit, par le prophète Habacuc : ‘Écris la vision, grave-la sur des tablettes, afin qu’on puisse la lire couramment.’ La Parole de Dieu est simple pour tous ceux qui l’étudient dans un esprit de prière. Chaque âme véritablement honnête viendra à la lumière de la vérité. ‘La lumière est semée pour le juste.’ Aucune église ne peut progresser dans la sainteté si ses membres ne cherchent pas ardemment la vérité comme on cherche un trésor caché. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 383.

    « Étudiez l’histoire de Daniel et de ses compagnons. Malgré l’endroit où ils vivaient, tentés de tous côtés à contenter le moi, ils honorèrent et glorifièrent Dieu dans leur vie quotidienne. Déterminés à éviter tout mal, ils refusèrent de se placer sur le terrain de l’ennemi. Et Dieu récompensa leur loyauté inébranlable par de riches bénédictions. » Manuscript Releases [No. 224], vol. 4, pp. 169, 170.

    À méditer

    • Alors que nous étudions le livre de Daniel, une idée puissante apparait. Non seulement Dieu est souverain sur toutes les nations, mais il connait chacun d’entre nous de manière intime, y compris au niveau le plus profond. Par exemple, comme nous le verrons dans Daniel 2, il a pu donner un rêve à un roi païen. Le fait qu’il ait pu implanter un rêve dans l’esprit de quelqu’un pendant son sommeil démontre une proximité que nous ne pouvons imaginer. En même temps, comme nous le verrons, la nature du rêve révèle que Dieu est en définitive aux commandes même des grands empires du monde et qu’il sait comment tout va se terminer. Quel réconfort et quelle espérance peut-on retirer de ces représentations de la réalité ? En même temps, que ressentez-vous à l’idée de savoir que le Seigneur est proche au point de connaitre nos pensées même ? Dans ce contexte, pourquoi la promesse de la Croix devient-elle aussi importante ?
    • En classe, discutez de la différence entre prophétie classique et apocalyptique. Quels autres exemples des deux trouvez-vous dans la Bible ?

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  • EDS – Jeudi 2 janvier – Pertinence de Daniel pour aujourd′hui

    Bien qu’il ait été écrit il y a plus de 2000 ans, le livre de Daniel demeure profondément pertinent pour le peuple de Dieu au XXIe siècle. Nous relèverons trois domaines en particulier.

    Dieu est souverain sur nos vies. Même quand les choses vont mal, Dieu reste souverain et il se sert des caprices des actions humaines pour procurer le meilleur à ses enfants. L’expérience de Daniel à Babylone ressemble à celle de Joseph en Égypte et d’Esther en Perse. Ces trois jeunes gens étaient captifs dans des pays étrangers et soumis à la puissance écrasante de nations païennes. À première vue, on pourrait croire qu’ils étaient faibles et abandonnés de Dieu. Mais le Seigneur les a fortifiés et utilisés puissamment. Quand nous devons affronter des épreuves, des souffrances, et de l’opposition, nous pouvons regarder à ce que Dieu a fait pour Daniel, Joseph et Esther. Nous pouvons avoir l’assurance que le Seigneur demeure notre Seigneur, et qu’il ne nous a pas abandonnés, même dans nos épreuves et nos tentations.

    Dieu dirige le cours de l’histoire. Parfois, nous sommes troublés par un monde confus et sans but, plein de péché et de violence. Mais le message de Daniel, c’est que Dieu est aux commandes. Dans chaque chapitre de Daniel, le message est martelé : Dieu dirige le cours de l’histoire. Comme l’a dit Ellen G. White : « Dans les annales de l’histoire moderne, la croissance des nations, la grandeur et la décadence des empires semblent dépendre de la volonté et des prouesses des hommes. La tournure des événements parait relever essentiellement de leur pouvoir, de leur ambition, de leur caprice. Mais dans la Parole de Dieu le rideau est tiré, et nous pouvons voir, au-delà du jeu des intérêts, des pouvoirs, des passions des hommes, la puissance du Dieu miséricordieux accomplissant silencieusement et patiemment ses desseins. » Éducation, p. 199.

    Dieu donne un modèle pour son peuple à la fin des temps. Daniel et ses amis servent de modèles pour savoir comment vivre dans une société qui a une vision du monde souvent aux antipodes de celle de la Bible. Quand on leur mit la pression pour qu’ils compromettent leur foi et fassent des concessions au système babylonien dans des domaines qui renieraient leur engagement envers le Seigneur, ils demeurèrent fidèles à la Parole de Dieu. Leur expérience de fidélité et d’engagement absolus envers le Seigneur nous encourage quand nous devons affronter l’opposition voire la persécution à cause de l’évangile. En même temps, Daniel montre qu’il est possible de contribuer à l’état et à la société tout en restant engagé envers le Seigneur.

    Lisez Daniel 9.23 ; Daniel 10.11,12 ; et Matthieu 10.29-31. Que disent ces versets sur le fait que Dieu s’intéresse à nos difficultés personnelles ?


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  • EDS – Mercredi 1er janvier – L′échelle de temps divine

    Autre notion importante que nous devons garder à l’esprit alors que nous étudions le livre de Daniel : l’approche historiciste des prophéties apocalyptiques. Cette approche, qu’on appelle également historicisme, peut être mieux comprise si on la compare avec les autres conceptions, c’est-à-dire le prétérisme, le futurisme et l’idéalisme.

    Le prétérisme a tendance à considérer les événements prophétiques annoncés dans Daniel comme ayant eu lieu dans le passé. Le futurisme affirme que ces mêmes prophéties attendent toujours leur accomplissement à venir. L’idéalisme, de son côté, dit que les prophéties apocalyptiques sont des symboles de réalités spirituelles générales qui ne renvoient pas à des éléments historiques particuliers.

    L’historicisme, a contrario, dit que dans la prophétie apocalyptique, Dieu révèle une séquence historique ininterrompue depuis l’époque du prophète jusqu’à la fin des temps. Alors que nous étudions le livre de Daniel, nous verrons que chaque vision importante du livre (Daniel 2,7,8,11Daniel 2,7,8,11
    French: Louis Segond (1910) - SEG

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    ) réitère ces contours historiques, avec différentes perspectives, et de nouveaux détails. Les pionniers adventistes, dont Ellen G. White, comprenaient les prophéties bibliques de Daniel et l’Apocalypse d’un point de vue historiciste.

    Lisez Nombres 14.34 et Ezéchiel 4.5,6. En langage prophétique, que représente un « jour » généralement ?

    Alors que nous étudions le livre de Daniel, nous devrions également garder à l’esprit que le temps prophétique est mesuré suivant le principe jour-année. C’est-à-dire qu’un jour dans la prophétie équivaut généralement à une année réelle. Ainsi, par exemple, la prophétie des 2300 soirs et matins doit être comprise comme faisant référence à 2300 années (Dn 8.14). De la même manière, la prophétie des 70 semaines équivaut à 490 années (Dn 9.24-27).

    Cette durée semble exacte pour des raisons évidentes : (1) puisque les visions sont symboliques, les périodes indiquées doivent également être symboliques. (2) Comme les événements décrits dans les visions se déroulent sur de longues périodes, et dans certains cas, jusqu’au « temps de la fin, » la durée liée à ces prophéties doit être interprétée en conséquence. (3) Le principe jour-année est confirmé par le livre de Daniel. Un exemple clair vient de la prophétie des 70 semaines, qui s’étendait des jours du roi Artaxerxès jusqu’à la venue de Jésus comme Messie. Ainsi la manière la plus évidente et la plus adéquate de donner du sens aux périodes temporelles prophétiques du livre de Daniel, c’est de les interpréter selon le principe jour-année.

    Certaines de ces prophéties couvrent des centaines, voire des milliers d’années. Qu’est-ce que cela doit nous enseigner sur la patience ?


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