• EDS – Jeudi 8 août – Miséricorde et fidélité

    Quand Jésus fut confronté par certains des chefs religieux de son temps qui le critiquaient parce qu’il mangeait avec des « pécheurs », il cita le prophète Osée, en leur disant de retourner à leurs livres pour découvrir ce que Dieu voulait vraiment dire par je veux la compassion et non le sacrifice (Mt 9.13, citant Os 6.6).

    Comme nous le verrons, Jésus a mené une vie de bienveillance et de service. Ses interactions avec les autres, ses miracles de guérison, et beaucoup de ses paraboles ont démontré et exhorté qu’une telle vie était la meilleure manière d’exprimer une véritable dévotion envers Dieu. Les chefs religieux étaient ses plus grands détracteurs, mais ils étaient également la cible de ses critiques les plus dures. Comme les gens religieux du temps d’Ésaïe, ils croyaient qu’ils garantissaient leur relation spéciale avec Dieu grâce à leurs pratiques religieuses, tandis qu’en même temps, ils exploitaient les pauvres et négligeaient les nécessiteux.

    Leur adoration était en décalage avec leurs actes, et Jésus ne se gênait pas pour condamner pareille hypocrisie.

    Lisez Mc 12.38-40. Le commentaire  de Jésus sur le fait qu’ils dévoraient les maisons des veuves semble-t-il hors sujet dans cette liste, ou bien est-ce précisément ce que Jésus veut faire remarquer ? Comment expliquer la raison pour laquelle ils recevront un jugement particulièrement sévère ?

    Le sermon le plus effrayant de Jésus, en particulier pour les gens religieux, est peut- être celui qui se trouve dans Matthieu 23. Non seulement Jésus décrit leur religion comme n’étant d’aucun secours pour ceux qui étaient défavorisés dans la vie, mais il considérait une telle religion comme ajoutant à leurs fardeaux. Par leurs actes ou parfois leur absence d’actes et d’attention, Jésus a dit qu’ils fermaient la porte du Royaume des cieux devant les gens (Mt 23.13, PDV).

    Mais en faisant écho aux prophètes des siècles passés, Jésus s’occupait aussi directement du fossé entre le sérieux de leurs pratiques religieuses et les injustices qu’ils cautionnaient et dont ils tiraient profit. Quel malheur pour vous, scribes et pharisiens, hypocrites ! Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qui est le plus important dans la loi : la justice, la compassion, et la foi (Mt 23.23). Jésus fut prompt à ajouter que les pratiques et observances religieuses ne sont pas mauvaises en soi, mais qu’elles ne doivent pas remplacer un traitement équitable d’autrui.

    Comment éviter le piège qui consiste à penser qu’avoir et connaitre la vérité est suffisant ?


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  • EDS – Mercredi 7 août – Une manière d’adorer

    Dans leur explication du lien entre adoration et justice, il y a une autre étape mise en avant par les prophètes : une préoccupation active pour soulager les pauvres et les opprimés et aider ceux qui sont dans le besoin constitue bien une part importante de l’adoration elle-même.

    Lisez Ésaïe 58. Qu’est-ce qui avait mal tourné dans la relation entre Dieu et son peuple, comme le décrit la première partie de ce chapitre ?

    Comme nous l’avons vu précédemment, cette critique est adressée à des gens religieux. Ils semblent rechercher Dieu  avec  ferveur,  mais  apparemment  cela ne marche pas. Alors, Dieu dit qu’ils devraient essayer de changer leur manière d’adorer, d’essayer une autre manière de le servir. S’il devait choisir comment ils devraient adorer, ce serait en détach[ant] les chaines de la méchanceté, dénou[ant] les liens du joug, renvoy[ant] libres ceux qu’on écrase, et romp[ant] tout joug (Es 58.6). Ils devraient également nourrir les affamés, donner un toit aux sans-abri, et aider les nécessiteux.

    De telles activités ne sont pas présentées comme la seule manière d’adorer, mais Dieu les met en avant comme une manière d’adorer, et comme une forme d’adoration qui peut être préférable à certaines des pratiques d’adoration plus traditionnelles des gens. En tant que telle, l’adoration n’est pas seulement tournée vers l’intérieur, mais devient quelque chose qui apporte bénédiction à tous ceux qui entourent les adorateurs de Dieu. « Le véritable objectif de la religion est de libérer des hommes de leurs fardeaux de péché, d’éliminer l’intolérance et l’oppression, et de promouvoir la justice, la liberté, et la paix. » The SDA Bible Commentary, vol. 4, p. 306.

    Dans Ésaïe 58.8-12, Dieu promet des bénédictions en réponse à cette forme d’adoration. Dans les faits, Dieu dit que si le peuple était moins focalisé sur lui-même, Dieu travaillerait avec eux et à travers eux pour apporter guérison et restauration.

    Chose intéressante, ce chapitre associe ce type d’adoration à un renouveau de l’observation du sabbat remplie de « délices. » Nous avons déjà examiné certains des liens forts qui existent entre le sabbat et le ministère auprès des autres, mais ces passages incluent ces deux activités dans cet appel au peuple pour qu’ils ravivent leur adoration et qu’ils découvrent la bénédiction de Dieu. En méditant sur ces versets, Ellen G. White a commenté : « La responsabilité d’accomplir une œuvre de miséricorde et de bienfaisance repose sur ceux qui observent le sabbat de l’Éternel. » Ministère de la bienfaisance, p. 121.


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  • EDS – Mardi 6 août – Oppresseurs religieux

    Lors des meilleures périodes des royaumes d’Israël et de Juda, le peuple revenait au temple et à l’adoration de Dieu, bien que, même alors, leur culte fut souvent mêlé d’incursions dans l’idolâtrie et les religions des nations environnantes. Mais selon les prophètes, même leurs meilleures tentatives pour devenir religieux ne suffisaient pas à les détourner des maux perpétrés dans le pays au quotidien. Et malgré tous leurs efforts pour devenir religieux à travers leurs rituels d’adoration, la musique de leurs cantiques ne pouvait couvrir les cris des pauvres et des opprimés.

    Amos décrivit les gens de son époque comme ceux qui harcèl[ent] le pauvre et qui supprime[nt] les déshérités du pays (Am 8.4). Il vit leur désir de faire leurs rituels pour rouvrir le marché et revenir à leur commerce malhonnête, celui d’acheter les petites gens pour de l’argent, le pauvre pour une paire de sandales (Am 8.6).

    Lisez Ésaïe 1.10-17, Amos 5.21-24, et Michée 6.6-8. Que disait le Seigneur à ces gens religieux à propos de leurs rituels ?

    Par l’intermédiaire de ses prophètes, Dieu emploie des mots très durs pour ridiculiser toute religion et toute adoration qui sont déconnectées et contraires à la souffrance et l’oppression des ceux qui nous entourent. Dans Amos 5.21-24, nous lisons que Dieu dit qu’il déteste, rejette leur adoration, et qu’il en est globalement dégoûté. Leurs rassemblements sont décrits comme quelque chose qui sent mauvais, et leurs offrandes et leur musique sont considérées comme valant moins que rien.

    Dans Michée 6, nous voyons une série de suggestions de plus en plus excessives, et même moqueuses, quant à la manière dont ils peuvent adorer Dieu le plus adéquatement possible. Le prophète offre sur un ton moqueur de faire des holocaustes, puis augmente l’offrande de milliers de béliers, des dizaines de milliers de torrents d’huile (Mi 6.7) avant d’aller jusqu’à faire cette horrible suggestion extrême, mais non inconnue, de sacrifier son enfant premier né pour gagner la faveur et le pardon de Dieu.

    Cependant, à la fin, ce que le Seigneur voulait pour eux, c’était qu’ils agisse[nt]selon l’équité, [qu’ils] aime[nt] la fidélité, et [qu’ils] march[ent] modestement avec [leur] Dieu (Mi 6.8).

    Avez-vous déjà été coupable de vous soucier davantage des formes et des rituels religieux que de l’aide à apporter à ceux qui en avaient besoin autour de vous ? Qu’avez-vous appris de cette expérience ?


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  • EDS – Lundi 5 août – Une raison d’adorer

    Dans toute la Bible, le peuple de Dieu est exhorté à adorer Dieu, mais il y a également des raisons souvent invoquées à cette adoration. On nous dit de l’adorer en raison de ce qu’il est, de ce qu’il a fait, et de ses nombreuses caractéristiques, parmi lesquelles, sa bienveillance, sa justice, et sa miséricorde. Quand on se souvient de qui est Dieu, de ce qu’il a fait pour nous (notamment à travers la croix de Christ), et de ce qu’il promet de faire, aucun d’entre nous ne devrait manquer de raisons d’adorer et de louer Dieu.

    Lisez Deutéronome 10.17-22, Psaumes 101.1, 146.5-10, Ésaïe 5.16, 61.11.  Dans ces passages, quelles sont les motivations invoquées pour adorer et louer Dieu ?

    De telles raisons pour adorer n’étaient pas nouvelles pour le peuple de Dieu. Certains des moments d’adoration les plus enthousiastes des Israélites fraîchement libérés ont eu lieu en réaction à l’intervention manifeste de Dieu en leur faveur. Par exemple, après avoir été délivrés d’Égypte et avoir traversé la Mer Rouge, Moïse et Myriam conduisirent le peuple en chantant des louanges à Dieu pour tout ce qu’ils avaient vu et ce dont ils avaient été libérés (voir Ex 15).

    La justice et la miséricorde de Dieu, telles qu’elles sont révélées lors de tels événements, ne devaient pas être oubliées. Alors que le peuple gardait ces récits vivants en les racontant régulièrement, les actes et la justice de Dieu continuèrent d’être une inspiration pour leur adoration pendant des années et dans les générations qui suivirent. Nous avons un exemple de cet exposé et de cette adoration dans Deutéronome 10.17-22.

    La justice de Dieu est, d’abord, simplement partie intégrante de qui il est, un composant clé. Dieu n’a rien à voir avec la méchanceté, le Tout-Puissant n’a rien à voir avec l’injustice (Jb 34.12, S21). Dieu est juste et il se préoccupe de la justice, et c’est une raison de l’adorer et de le louer.

    Deuxièmement, la justice de Dieu se voit dans ses actes justes en faveur de son peuple et en faveur de tous ceux qui sont pauvres et opprimés. Sa justice n’est jamais une simple description de son caractère. La Bible décrit plutôt un Dieu qui entend les cris des pauvres (Jb 34.28), actif et impatient de redresser les torts qui sont si manifestes dans notre monde. En fin de compte, cela se réalisera pleinement lors du jugement final de Dieu, et de sa re-création du monde.

    Si l’ancien Israël avait des raisons de louer Dieu, à combien plus forte raison nous, qui vivons après la Croix !


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  • EDS – Dimanche 4 août – Idolâtrie et oppression

    Peu après que Dieu a conduit le peuple d’Israël hors d’Égypte, il vint à leur rencontre au Mont Sinaï, en leur donnant les Dix Commandements sous forme écrite, y compris les deux premiers commandements sur le fait de ne pas adorer d’autres dieux et de ne pas faire d’idoles (voir Ex 20.2-6). Le peuple promit de faire tout ce qu’on leur avait commandé et de vivre comme Son peuple (voir Ex 24.1-13).

    Mais Moïse était sur la montagne depuis presque six semaines, et le peuple commença à se demander ce qui avait bien pu lui arriver. Sous la pression de la foule, Aaron fit un veau d’or et conduisit le peuple dans les sacrifices à cette idole, après quoi le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis ils se levèrent pour s’amuser (Ex 32.6). Le Seigneur et Moïse furent tous deux scandalisés par la rapidité avec laquelle le peuple s’était détourné de Dieu pour adorer une idole, et il semble que seule l’intercession de Moïse sauva Israël de son châtiment mérité (voir Ex 32.30-34).

    Mais l’idolâtrie était une tentation dans laquelle le peuple tomba bien trop souvent. L’histoire des rois d’Israël et de Juda est ponctuée de périodes d’idolâtrie, avec aussi les actes scandaleux que certains rois poussèrent leur peuple à commettre dans l’adoration de ces dieux. Une telle infidélité constituait la priorité récurrente des prophètes que Dieu envoyait afin de rappeler le peuple à lui. Souvent, au sein des appels au réveil et à la réforme, on avait également des appels à mieux traiter les pauvres, les nécessiteux, et les sans défense.

    Lisez Psaumes 115.1-8. Quel point crucial l’auteur soulève-t-il ici ?

    C’est une tendance humaine que de ressembler à la chose ou à la personne que nous adorons et sur laquelle nous nous focalisons. Il était donc tout à fait naturel que la préoccupation envers autrui et envers la justice diminue quand le peuple de Dieu se détourna de l’adoration d’un Dieu de justice pour se tourner vers l’adoration des faux dieux des nations environnantes, qui étaient souvent considérés comme des personnages liés à la guerre ou à la fertilité. Quand il choisit d’autres dieux, le peuple changea d’attitude dans beaucoup de domaines, y compris dans sa manière de traiter autrui. S’il était resté fidèle au Seigneur, il aurait partagé sa préoccupation envers les nécessiteux en son sein.

    Attardez-vous davantage sur cette idée selon laquelle nous finissons par ressembler à ce que nous adorons. Comment se manifeste ce principe à notre époque ?


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  • EDS – Samedi 3 août – ADORER LE CRÉATEUR

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ps 115.1-8, Dt 10.17-22, Ps 101.1, Es 1.10-17, Es 58, Mc 12.38-40.

    Verset à mémoriser :

    Le jeûne que je préconise, n’est-ce pas plutôt ceci : détacher les chaines de la méchanceté, dénouer les liens du joug, renvoyer libres ceux qu’on écrase, et rompre tout joug ? Ne s’agit-il pas de partager ton pain avec celui qui a faim et de ramener à la maison les pauvres sans abri ? De couvrir celui que tu vois nu, et de ne pas t’esquiver devant celui qui est ta propre chair ? (Ésaïe 58.6,7.).

    Même une lecture rapide des prophètes de l’Ancien Testament nous alerte sur leurs inquiétudes au sujet des mauvais traitements que subissaient les pauvres et les opprimés. Ces prophètes et le Dieu au nom duquel ils s’exprimaient étaient scandalisés de ce qu’ils voyaient arriver dans les nations environnantes (voir par exemple Amos 1 et 2). Mais ils avaient également un sentiment particulier de colère et de chagrin face aux actes iniques qui étaient commis par le peuple de Dieu, des gens qui avaient pourtant reçu tant de bénédictions divines. Vue leur histoire, ainsi que leurs lois données par Dieu, ils auraient dû faire preuve de davantage de discernement. Malheureusement, ce ne fut pas toujours le cas, et les prophètes avaient beaucoup à dire sur cette triste situation.

    Il est intéressant de découvrir, également, que beaucoup des déclarations les plus connues concernant la justice et l’injustice des prophètes de l’Ancien Testament sont en réalité délivrées dans le contexte d’instructions sur l’adoration. Comme nous le verrons, la véritable adoration n’est pas simplement quelque chose qui a lieu lors de rituels religieux. La véritable adoration, c’est aussi mener une vie qui partage la préoccupation qu’a Dieu pour le bien-être d’autrui, et qui cherche à soutenir ceux qui ont été piétinés et oubliés.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 10 août.


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  • EDS – Vendredi 2 août – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « La captivité assyrienne, » pp. 215-224 ; « L’appel d’Ésaïe, » pp. 231-236, dans Prophètes et rois.

    « Les prophètes élevèrent la voix contre l’oppression excessive, l’injustice flagrante, le luxe effréné et insensé qui régnaient de leur temps. Ils blâmèrent les festins et l’ivresse, la licence impudique et la débauche ; mais c’est en vain qu’ils adressaient leurs protestations au peuple idolâtre et dénonçaient ses péchés. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 217. Pour Ésaïe, « la situation sociale du peuple était particulièrement défavorable. Poussés par l’appât du gain, les hommes ajoutaient maison à maison, champ à champ. La justice était faussée, le pauvre extorqué. […] Les magistrats eux-mêmes, qui auraient dû protéger les êtres sans défense, restaient insensibles aux cris des pauvres, des malheureux, des veuves et des orphelins. […]

    On ne s’étonne donc pas qu’en présence d’une telle situation, Esaïe se soit dérobé à l’appel qui lui était adressé, sous le règne de Josias, de donner un message d’avertissement et de reproche au royaume de Juda. Il n’ignorait pas qu’il se heurterait à une résistance opiniâtre. » pp. 232,234.

    « Ces déclarations des prophètes […] devraient être considérées comme la voix de Dieu s’adressant à chaque âme. Saisissons toutes les occasions pour faire preuve de miséricorde, de tendre sollicitude, de charité chrétienne, à l’égard des faibles et des opprimés. » p. 249.

    À MÉDITER

    1. Nous comprenons souvent la prophétie comme ayant fonction de prédire l’avenir. En quoi le fait que les prophètes de l’Ancien Testament se focalisaient sur le monde dans lequel ils vivaient change-t-il votre perception du rôle d’un prophète ?
    2. La vie et les messages des prophètes démontrent combien il peut être difficile et dangereux de prendre position pour la vérité. Pourquoi croyez-vous qu’ils ont agi et parlé ainsi ?
    3. Dans les écrits des prophètes, Dieu semble osciller entre la colère et la profonde préoccupation pour son Comment concilier ces deux aspects du caractère de Dieu ?

    Résumé : Les prophètes de l’Ancien Testament étaient des défenseurs passionnés, et souvent furieux et inquiets, des voies et de la volonté de Dieu pour leur peuple. Faisant écho à la préoccupation de Dieu lui-même, cette passion était fortement orientée vers la justice pour les pauvres et les opprimés. Les appels des prophètes à revenir à Dieu impliquaient de mettre un terme à l’injustice, chose que Dieu promettait également de faire dans ses visions pour un avenir meilleur pour son peuple.


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  • EDS – Jeudi 1er Août – Ésaïe

    Lisez Ésaïe 1.15-23 ; 3.13-15 et 5.7,8. Comment décririez-vous la réaction du prophète face à ce qu’il observe dans la société autour de lui ?

    Le sermon d’ouverture d’Ésaïe (les cinq premiers chapitres) est un mélange  de critique cinglante du genre de société que le peuple de Dieu est devenu, d’avertissements d’un jugement imminent en réaction à leur rejet de Dieu et de leurs méfaits constants, et de propositions d’espoir si le peuple veut bien revenir à Dieu et réformer sa vie et sa société. Mais l’émotion la plus forte qui ressort de ces paroles est peut-être le sentiment de chagrin. Sur la base de sa compréhension de l’identité de Dieu et de ce qu’il veut pour son peuple, le prophète pleure sur ce qui a été perdu, sur les innombrables laissés pour compte qui souffrent, et sur le jugement qui arrive sur la nation.

    Ésaïe poursuit ce modèle à travers son ministère prophétique. Il exhorte le peuple à se souvenir de ce que Dieu a fait pour eux. Il offre également à ce peuple l’espérance de ce que Dieu veut faire pour eux à l’avenir. Ainsi, ils devaient chercher le Seigneur maintenant, car cette relation renouvelée avec lui supposait de se repentir de leurs méfaits actuels et de changer leur manière de traiter les autres.

    Aux chapitres 58 et 59, Ésaïe revient spécifiquement au souci de justice. Il décrit à nouveau une société dans laquelle l’équité recule, la justice se tient éloignée, la loyauté trébuche sur la place publique, la droiture ne peut accéder (Es 59.14). Mais il affirme également que Dieu en est conscient et qu’il secourra son peuple : le Rédempteur vient (Es 59.20).

    Tout au long du livre d’Ésaïe, une part importante de l’attention du prophète est accordée à la proclamation du Messie à venir, celui qui devait finalement rétablir le règne de Dieu sur terre et qui apporterait avec lui la justice, la miséricorde, la guérison, et la restauration.

    Lisez Ésaïe 9.6,7 ; 11.1-5 ; 42.1-7 et 53.4-6. En quoi ces prophéties cadrent-elles avec ce que vous comprenez de la vie, du ministère et de la mort de Jésus ? Que laissent entendre ces prophéties sur l’objectif de sa venue dans ce monde ?


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  • EDS – Mercredi 31 juillet – Ézéchiel

    Si l’on devait demander à un groupe de chrétiens ce que sont les « péchés de Sodome », il y a de fortes chances que beaucoup se lanceraient dans une description de ses différents péchés sexuels et autres formes de dépravation. Après tout, Genèse 19.1-13 décrit bien une société malade et tordue, plus que mûre pour la destruction.

    Chose intéressante, cependant, la réponse est plus compliquée que cela. Considérez la description que fait Ézéchiel : Voici quelle a été la faute de Sodome, ta sœur : elle avait de l’orgueil, du pain à satiété, une insouciante tranquillité, elle et ses filles, et elle ne faisait rien pour redonner courage au pauvre et au déshérité (Ez 16.49). Clairement, le Seigneur n’allait pas fermer les yeux sur d’autres formes de décadence, mais Ézéchiel pense ici à l’injustice économique et à la négligence des nécessiteux.

    Se pourrait-il, qu’aux yeux de Dieu, ces péchés économiques aient été tout aussi répréhensibles que les péchés sexuels ?

    Les premières prophéties d’Ézéchiel interviennent après l’époque d’Amos, de Michée, et d’Ésaïe, mais elles font retentir la même note d’avertissement de destruction imminente. Cependant, après la chute de Jérusalem au profit de Babylone, puis la captivité de son peuple, Ézéchiel change d’orientation et passe aux promesses de restauration de Dieu.

    Lisez Ézéchiel 34.2-4, 7-16. Comparez l’évaluation que fait Dieu des dirigeants corrompus d’Israël avec sa propre façon de conduire le troupeau. En quoi leur traitement des « brebis » les plus faibles contraste-t-il avec les méthodes de Dieu ? Malgré toute leur méchanceté, au point d’être comparés à Sodome, le Seigneur continuait de leur tendre la main dans l’espoir de les détourner de leur méchanceté. Dans le plan renouvelé de Dieu pour son peuple, ils devaient revenir chez eux, Jérusalem serait restaurée, et le temple serait rebâti. Les fêtes que Dieu avait données seraient de nouveau célébrées, et la terre serait de nouveau divisée équitablement entre les gens en héritage (voir Ez 47.13-48.29). Il semble évident que Dieu avait l’intention que son plan pour son peuple, tel qu’il avait été donné à Moïse au départ et au peuple d’Israël après leur sauvetage d’Égypte, reprendrait avec le retour du peuple de captivité. Il incluait le soin aux membres les plus faibles de la société, ainsi qu’à ceux qui pouvaient être considérés comme des étrangers.

    Quelle est l’importance pour vous que Dieu soit un Dieu qui offre des secondes chances et plus, même à son peuple qui s’écarte du droit chemin après avoir pourtant eu l’occasion de faire de meilleurs choix ?


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  • Prévention spécifique de certains cancers

    Par le Dr Patrick Guenin

    La prévention du cancer passe par des facteurs plus ou moins connus, dont certains ont un effet sur un type précis de cancers.

    Le style de vie permettant le mieux de prévenir la survenue de cancers commence à être connu :

    • pas de consommation de tabac ni d’alcool ;
    • un régime alimentaire favorisant le végétal, en opposition aux aliments d’origine animale, avec une préférence pour les viandes blanches (volaille) et le poisson trois à quatre fois par semaine. Peu ou pas de sucre ni de sel surajouté aux aliments ;
    • une activité physique régulière : au moins 30 minutes chaque jour.

    Le simple fait de respecter ces trois facteurs diminue le nombre total des cancers de moitié. De plus, on prévient aussi les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et la surcharge pondérale. En un mot, toutes les maladies de civilisation évitables.

    En matière de cancérologie, toutefois, les facteurs déclenchants sont multiples et on ne saurait tout prévoir. C’est pour cette raison que deux informations nouvelles, parues dans Le Quotidien du médecin, ont retenu notre attention.

    D’une part, une étude internationale sur 17 cohortes met en évidence que le taux de vitamine D dans l’organisme est inversement lié au risque de cancer colorectal. C’est un type de cancer assez fréquent. Il touche, en effet, un homme sur 22 et une femme sur 24. On a donc étudié le taux sanguin de vitamine D chez 5 700 patients atteints d’un cancer colorectal et on l’a comparé à celui de 7 500 témoins non malades. Le taux considéré comme satisfaisant pour la santé osseuse est de 50 à 62,5 nmol/litre.

    L’analyse des résultats de cette étude a montré que les personnes présentant un taux inférieur de 30 nmol/litre ont un risque de 31 % plus élevé de souffrir d’un cancer colorectal. Lorsque le taux de vitamine D se situe entre 75 et 87,5, les risques de présenter ce cancer se réduit de 19 % et si le taux de vitamine D atteint 87,5 à 100 nmol/litre, le risque est réduit de 29 %.

    Au-delà de ces chiffres, on ne constate pas d’abaissement supérieur du risque. La Pr Marjorie Mc Cullough, de l’American Cancer Society d’Atlanta, auteur de l’article, rappelle fort opportunément quels autres éléments de prévention permettent de réduire encore davantage le risque :

    • maintenir un poids normal ;
    • être physiquement actif ;
    • avoir une alimentation saine : pauvre en viandes rouges et charcuterie, riche en légumes ;
    • limiter l’alcool et ne pas fumer.

    Mais surtout, prendre au sérieux les recommandations du dépistage du cancer colorectal.

    Le fait d’être attentif au taux de vitamine D, quitte à envisager une supplémentation, pourrait diminuer le risque de ce cancer. En effet, le taux optimal se révèle supérieur à la recommandation actuelle basée sur la santé des os.

    Par ailleurs, il reste parfois à convaincre les malades, les médecins eux-mêmes ou les pouvoirs publics du caractère bénéfique et préventif de l’exercice physique en matière de lutte contre le cancer. Dès 2010, les scientifiques ont mis en évidence les bienfaits procurés par l’exercice physique. Et ce, aussi bien en cours de traitement, concernant la fatigue, que concernant le repli sur soi, fréquent après l’annonce du cancer. Rapidement, les améliorations apportées par l’exercice physique ont été mises en lumière lors du contrôle médical.

    On sait, depuis de nombreuses années déjà, que l’exercice physique est un acte de prévention primaire concernant le cancer du sein ainsi qu’une prévention secondaire permettant de diminuer le nombre de récidives. Peut-être faudrait-il préciser que c’est en fait la sédentarité qui est à l’origine d’un certain nombre de cancers. Cela revient à dire que bouger peut être considéré comme une mesure de prévention dans le domaine de l’oncologie, comme dans d’autres domaines tels que les maladies cardiovasculaires ou les maladies métaboliques, comme le diabète de type 2, etc.

    Sources :

    • Dr Véronique Nguyen, dans Le Quotidien du médecin, 18 juin 2018, d’après le Journal of National Cancer Institute, Marjorie McCullough et collaborateurs.
    • Le Quotidien du médecin, n°9670, 4 juin 2018.
    • Revue Signe des temps – Mai-Juin 2019

    SANTÉ ET BIEN-ÊTRE

    Les sujets de ce livre portent sur la santé et le bien-être et couvrent des thèmes liés à la dépression, la résilience, les relations saines, la vie active, l’alimentation saine, la foi en Dieu… Le but de ce livre est d’offrir à nos contemporains une réflexion sur la santé. De Mark Finley. Existe aussi en numérique.

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