• Tous concernés !

    Par Doris Vargas-Hordosch
    Pour la rédaction

    Cris, disputes incessantes, menaces, emprise psychologique, harcèlement, attouchements, viols, mutilations, violences en tout genre allant jusqu’au meurtre… La liste des violences domestiques ou familiales est longue et affligeante. Les femmes sont particulièrement touchées, ainsi que les enfants, mais les hommes aussi. Ces situations induisent une baisse de l’espérance de vie si aucun soin spécifique n’est apporté, et mènent bien souvent à des conduites addictives, voire des tentatives de suicide. À cela s’ajoute bien souvent une mauvaise prise en charge des victimes : la minimisation des faits et l’incrédulité face à leur parole, allant jusqu’à les rendre responsables. Une blessure supplémentaire quand il est déjà si difficile de dénoncer les faits. À peine 1 % des agresseurs sont condamnés pour viol ! Si nous avons voulu traiter ce sujet dans ce dossier thématique, c’est parce qu’il est urgent de sensibiliser le plus grand nombre. Nous avons besoin de nous sentir concernés pour réagir. En outre, nous savons que les solutions ne peuvent pas venir que de la sphère politique. Tous les milieux socioculturels sont touchés. La violence ne s’arrête pas non plus devant les portes des Églises, rempart traditionnel de la moralité. Il y a sans doute un agresseur ou une victime dans chaque famille. Il s’agit de sortir de nos mutismes, de nos peurs, du tabou autour de l’intimité de la vie conjugale et familiale car l’amour n’est plus l’amour quand il fait mal. Dans ce numéro, vous trouverez un déchiffrage des caractéristiques de la spirale de la violence du point de vue biblique, mais aussi des pistes pour en sortir ainsi que des témoignages. Retenez au moins ce numéro : le 3919 (Violences Femmes Info), confidentiel et gratuit, pour trouver une écoute attentive et professionnelle, avec une orientation vers des solutions concrètes. Puis aussi le 119 (Allô enfance en danger), numéro mis à la disposition des enfants et adolescents. Connaître ces numéros et les faire connaître à ceux ou celles qui en auraient besoin, c’est déjà une façon d’être un peu plus engagé !

    Source : Signes des temps - n° 1638 - Juillet-août 2017

     

  • Comprendre le pardon

    Nous avons tous besoin de pardon, car nous commettons tous des erreurs. Mais comment s′y prendre ? Existe-t-il une méthode ?
    En Suisse, la Ligue Vie et santé a mis en place un séminaire intitulé « Apprendre à pardonner pour le bien de votre santé », dont sont extraits les éléments suivants.

    Il existe trois types de pardon :

    1. Intra-personnel : je pardonne. Il se passe à l’intérieur de la personne.
    2. Inter-personnel : nous nous pardonnons. Il concerne les relations humaines.
    3. Existentiel : il s’agit de pardonner à Dieu, à la société… Il intervient au niveau transcendantal.

    Nous nous concentrerons ici sur le pardon inter-personnel, dont nous pouvons donner la définition suivante : le pardon est le processus pour venir à bout de la colère et de la rage du passé, avec l’objectif de retrouver une satisfaction personnelle et de redéfinir son but pour l’avenir.

    En ce sens, le pardon implique trois composantes :

    1. Ré-évaluer le passé (re-framing)
    2. Apporter la paix dans le présent
    3. Trouver un but pour l’avenir

    Quatre conditions préalables sont nécessaires :

    1. Parlez de ce qui s’est passé avant de pardonner
    2. Soyez conscients de vos sentiments
    3. Dites ce qui vous a blessé
    4. Prenez la décision de pardonner

    Plusieurs obstacles sont cependant identifiés:

    1. La crainte que l’infraction se répète
    2. La peur de paraître faible
    3. La crainte qu’il n’y ait pas de justice ou d’équité
    4. La perte des avantages provenant du statut de victime

    Le pardon est un processus en plusieurs étapes, ce qui implique des progrès, des régressions et parfois des diversions.

    Si quelqu’un blesse une autre personne, il se produit une faute. Dans toutes relations humaines, la responsabilité personnelle et le respect mutuel doivent rester en équilibre. Lorsque ce n’est pas le cas, il s’agit alors de choisir où concentrer ses efforts : vengeance ou pardon. La
    justice absolue est un idéal, elle n’existe que dans notre imagination, et la vengeance entraîne souvent des situations incontrôlables.

    Il est indispensable de bien comprendre deux points :
    ●● La vengeance nous fait plus de mal qu’à l’autre. Le pardon nous aide plus que l’autre.
    ●● Le pardon doit guérir ma souffrance, avant de pouvoir guérir notre souffrance.

    Ma souffrance peut guérir, même si notre souffrance peut ne pas guérir.

    Le pardon est une décision :
    ●● Décidez-vous à pardonner, même si vous n’en avez pas envie.
    ●● Ne renoncez pas à votre possibilité de choisir entre pardonner (reprendre le contrôle de ses émotions – elles sont une source d’informations mais je ne me laisse pas submerger par elles – et de sa vie) et être victime.

    ■ Pardonner signifie accepter la responsabilité de ma vie.

    ■ La responsabilité est la capacité de choisir ma réponse.

    Les 10 aspects pratiques du pardon

    1. Le pardon concerne au moins deux personnes, on ne pardonne pas à des choses.
    2. Le pardon signifie qu’une situation que vous ne souhaitiez pas s’est produite.
    3. Vous admettez que cette situation existe et qu’elle est douloureuse.
    4. Vous comprenez que vous n’étiez pas en mesure de l’éviter lorsqu’elle s’est produite.
    5. Vous reconnaissez que vous avez la possibilité de choisir (rancune ou pardon) et que vous ne contrôlez pas les agissements des autres.
    6. Vous admettez que vous êtes seul responsable de vos émotions.
    7. Consciemment, vous décidez de vous diriger vers une situation plus satisfaisante.
    8. Vous comprenez que le pardon prend du temps et ne peut pas être accéléré.
    9. Vous prenez le contrôle en vous concentrant sur la vie que vous souhaitez à l’avenir.
    10. Vous cherchez le pardon afin de pouvoir pardonner à votre tour.

    Principes de vie

    1. Je ne pardonne pas parce que je le dois, mais parce que je suis prêt à être guéri.
    2. Les sentiments douloureux doivent être guéris, non retraités.
    3. Le pardon est le seul moyen de rétablir les relations dysfonctionnelles, dans notre lien avec Dieu comme avec notre prochain et avec nous-même.


    Pour plus d'informations, prendre contact avec la Ligue Vie et santé suisse :
    Ligue Vie et santé , Chemin des Pépiniéres 19, Case postale 453, CH-1020 RENENS
    Tél : +41 (21) 632 50 30 - Fax : +41 (21) 632 50 21
    Email : info@adventiste.ch
    Source : Revue Signes des Temps - Mars-avril 2015 - page 6

    658-savoirpardonnerSAVOIR PARDONNER

    L’auteur Guy Valleray nous démontre l’attitude à adopter dans l’’Église, en matière de confession des péchés et de pardon.

     

  • La place de la colère

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    Revue Signes des Temps – Mars Avril 2015 – viesante.com

  • Comprendre le pardon

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    Revue Signes des Temps – Mars Avril 2015 – viesante.com