• Il est né pour que nous puissions le dire

    Noël est une période où nos contemporains, sous toutes les latitudes, sont réceptifs pour entendre parler du sens de Noël, de l’incarnation de Dieu dans l’humanité.

    Bien entendu, sur le plan historique, nous savons que Jésus-Christ n’est pas né à la date du 25 décembre. Mais ce n’est pas important. C’est le sens de cette incarnation par cette naissance du Fils de Dieu qui compte. Inutile d’être négatif et de dénoncer la société de consommation, l’origine de Noël, son paganisme, etc. Cela n’est pas positif et Ellen G.White l’avait bien compris en son temps. Il est utile d’avoir du bon sens et de comprendre qu’un culte liturgique dans nos églises toujours ouvertes au public reste dans l’esprit de Noël. Un adventiste du septième jour est un chrétien ouvert à ses contemporains, porteur de l’image de Dieu, de son plan du salut et de sa perspective de restauration.

    Ellen G. WHITE
    Christmas address to the Young,
    article publié dans la revue Review and Herald, 
    17 décembre 1889

    Depuis longtemps, on considère le 25 décembre comme le jour de la naissance de Jésus. Dans cet article, je ne me propose pas de dire s’il convient ou non de célébrer cet événement ce jour-là, mais de s’attarder plutôt sur l’enfance et la vie de notre Sauveur. Je désire attirer l’attention des enfants sur l’humble manière par laquelle le Rédempteur est venu dans le monde.

    Tout le ciel s’intéressait à l’avènement du Christ sur la terre. Des messagers célestes apparurent aux humbles bergers qui veillaient la nuit sur les troupeaux, sur les plaines de Bethléhem, pour leur annoncer la naissance de Jésus promise depuis si longtemps. Pour attirer leur attention sur le Sauveur, une lumière éclatante apparut. […]

    Frappés de stupeur et d’admiration, les bergers étonnés purent à peine comprendre le précieux message que leur apportaient les anges. Enfin, lorsque la lumière éclatante s’évanouit, ils se dirent les uns aux autres : « Allons jusqu’à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître, ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. Après l’avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de ce petit enfant. »

    Le coeur rempli de joie, ces humbles bergers ne purent garder pour eux-mêmes la précieuse nouvelle de l’avènement du Rédempteur. Débordant d’enthousiasme, ils racontèrent à tous ceux qu’ils rencontraient les choses extraordinaires qu’ils avaient vues et entendues. Ces gens racontèrent à leur tour la merveilleuse expérience des bergers. Et beaucoup s’émerveillèrent et se réjouirent, car ils crurent aux paroles des messagers célestes. Glorifiant et louant Dieu, les bergers retournèrent à leurs troupeaux dans les plaines de Bethléhem. […]

    Un groupe d′un intérêt particulier

    Ceux qui aiment Dieu devraient s’intéresser profondément aux enfants et aux jeunes. Dieu révèle, à eux aussi, sa vérité et son salut. Jésus appelle les petits qui croient en lui les agneaux de son troupeau. Il éprouve un amour et un intérêt particuliers pour les enfants. Il dit : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les empêchez pas (ne permettez à personne d’obstruer le chemin des enfants qui viennent à moi) ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. »

    Le Sauveur a subi les épreuves et les peines auxquelles l’enfance est soumise. Il connait les chagrins des jeunes. Par son Saint-Esprit, il attire le coeur des enfants à lui. Satan, de son côté, fait tout pour les empêcher de s’approcher du bon berger.

    L’offrande la plus précieuse que les enfants peuvent donner à Jésus, c’est la fraîcheur de l’enfance. S’ils cherchent le Seigneur de tout leur coeur, celui-ci se laissera trouver par eux. C’est au cours des premières années de l’enfance que les affections sont les plus ardentes, et que le coeur est le plus susceptible de se perfectionner. Tout ce que les jeunes voient et entendent laisse une empreinte sur leur esprit. L’expression du visage, les mots prononcés, les actes accomplis sont des livres puissants pour les jeunes, car ils exercent une influence décisive sur l’esprit, le coeur et le caractère. [Fin de l’extrait – Suite dans la revue adventiste de décembre 2017]


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  • Les débuts de l′adventisme en France 1877 – 1923

    Par Philippe AUROUZE
    Pasteur, trésorier de la Fédération du Sud de la France

     

    La soirée du jeudi 25 mai, au Palais des Congrès de Vittel, fut consacrée aux 100 ans d′adventisme en France. Différents intervenants ont développé leurs regards sur ce sujet. Une exposition dans le hall permettait aux délégués de découvrir, à travers des photos, l’histoire de ce centenaire. Pourtant, l’Église adventiste de France remonte bien avant la date de ce centenaire. Philippe Aurouze, de la Fédération du Sud, administrateur invité à cette assemblée, nous propose une analyse historique.

    L’année 2017 invite à faire mémoire1. En cette période du 500e anniversaire de la Réforme protestante, l’Église adventiste se rappelle son ancrage historique.

    Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther placarde ses 95 thèses sur la porte de l’Église de Wittenberg (Allemagne). Le protestantisme est né avec toutes les communautés qui le composent dont, bien des années plus tard, l’Église adventiste du septième jour. Le film Tell the world2 retrace d’ailleurs formidablement bien l’émergence de ce mouvement qui s’officialise en 1863.

    Des États-Unis, l’adventisme s’exporte en Europe. D’abord en Suisse puis en France. D’où le deuxième temps de mémoire pour le 140e anniversaire de la naissance de l’Église adventiste en France par les premiers baptêmes sur le sol français et la constitution de la première Église adventiste en 1877 à Valence (Drôme). C’est le prédicateur canadien Daniel Bourdeau, qui, après avoir rejoint John Andrews à Bâle, décide d’évangéliser le Sud de la France. Il se rend à Valence en 1876 pour annoncer la bonne nouvelle du prochain retour de Jésus et celle du sabbat. Dix sept personnes s’engagent par le baptême en septembre 1877. Depuis lors, des croyants adventistes se réunissent toujours à Valence d’où plusieurs pasteurs sortiront. Après un passage par Paris puis à la session de la Conférence générale de 1878 à Battle Creek (MichiganÉtats- Unis), Daniel Bourdeau revient dans le Sud de la France, poursuivant son action d’évangélisation à Branges (Saône et Loire) où il baptise 15 personnes en 1884 puis à Bastia (Corse) où ce sont 11 personnes qui deviennent adventistes.

    À Nîmes, il installe la première tente évangélique en 1886 et sera rejoint par Ellen White. Elle y prêche du 13 au 30 octobre. D’ailleurs, c’est pour elle un véritable choc culturel de découvrir une absence de religiosité, comme elle l’écrit à sa soeur Mary3, nécessitant une adaptation contextuelle. La France, avec son histoire, diffère du monde anglo-saxon. Ses conseils aux ouvriers travaillant dans ce contexte restent encore aujourd’hui pertinents4. Après le baptême de 14 personnes en 1887, une église est constituée en cette ville qui jouera, avec le Gard, un rôle important dans la genèse de l’adventisme en France. En 1909, ce département compte d’ailleurs 20 % des adventistes de France avec 53 membres !

     

    De Bâle, Jean Vuilleumier expédie en France des numéros de la nouvelle revue Signes des Temps. L’un d’eux arrive entre les mains de Louis Carayon qui, après lecture, demande la collection entière. Conquis par ce qu’il découvre, il part de Lacaze (Tarn) pour se rendre, en partie à pieds, à Bâle où en 18855 il se fait baptiser. Rentrant dans le Tarn, il témoigne et constitue une église.

    Le troisième temps de mémoire concerne la création, il y a 110 ans, de la Conférence française des adventistes du septième jour en 1907 à Beauvoisin (Gard), issue de la transformation du champ français jusqu’alors mission. Les 26 délégués nomment le pasteur H. Dexter comme premier président. L’Église de France existe de manière autonome, tout en étant rattachée à l’Union latine (créée en 1902).

    Un peu d’humour administratif de nos pionniers se doit d’être partagé. Lors de la deuxième session de la Conférence française, du 23 au 29 août 1909 à Vergèze (Gard), le président de l’Union Latine, Léon-Paul Tièche, propose d’organiser l’assemblée administrative pour la session présente. Mais il constate avec surprise que les membres d’église venus au camp-meeting n’ont pas reçu de lettre de délégués ; il fait remarquer que l’on devra éviter cet état de choses à l’avenir. Pour cette fois-ci seulement, il est décidé de désigner d’office les délégués parmi les présents ! Ving trois délégués sont nommés, dont 13 femmes, représentants 10 églises. Il est ensuite décidé d’omettre la lecture du rapport de l’assemblée de l’année précédente car les rapports étant publiés, ils préfèrent se focaliser sur l’avenir6.

    Après une séparation, en 1908, en deux entités (le champ missionnaire du Nord de la France avec environ 50 membres et la Conférence française du Midi avec 250 membres), c’est en 1917 qu’une seule structure administrative gère l’ensemble du territoire métropolitain : la Conférence des Églises adventistes du septième jour de France7. Déclarée en Préfecture à Paris, c’est le quatrième temps de mémoire : un centenaire !

    En 1919, suite au rattachement de l’Alsace- Moselle au territoire national, l’Église de France intègre 8 communautés supplémentaires regroupant 200 membres. Il est décidé de revenir à deux Conférences (Fédérations), l’une au Nord et l’autre au Sud.

    Afin de poursuivre au mieux la mission d’annonce de la bonne nouvelle, deux institutions sont implantées en France. Le Séminaire adventiste du Salève ouvre ses portes aux étudiants en théologie en 1921 sur la commune de Collonges-sous-Salève (Haute Savoie). Ainsi les futurs pasteurs peuvent recevoir une formation de qualité pour mieux servir l’Église et la société. Les publications, tout comme le témoignage personnel, étant au coeur de l’évangélisation, en 1922 l’imprimerie située à Gland (Suisse) est transférée à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne).

    Ainsi, avec ses institutions, toujours actives, et ses Fédérations (Conférences), l’Église adventiste de France métropolitaine peut se développer en accomplissant sa mission. Fin 2016, elle compte 14 672 membres et presque autant de jeunes et de sympathisants.

    Comme le disait Anatole France, « ce n’est qu’avec le passé qu’on fait l’avenir ». Faire mémoire, s’enraciner dans l’histoire permet de puiser les ressources nécessaires à un développement harmonieux. Pour les prochaines décennies, l’Église continuera d’annoncer l’espérance du prochain retour de Jésus, en toute sérénité car « nous n’avons rien à craindre de l’avenir, si ce n’est d’oublier la manière dont le Seigneur nous a conduits, et l’enseignement qu’il nous a donné dans le passé.8 »

    Notes 
    
    1. « Se souvenir du passé est une caractéristique bien adventiste puisqu’un des éléments de notre identité c’est de nous souvenir du jour du repos de Dieu, du sabbat. Plus de 260 fois la Bible fait mention de l’action de faire mémoire. » Richard Lehmann, Éloge de la mémoire, présentation à l’Assemblée générale de la Fédération France-Nord le 24 mai 2017, à Vittel. 
    
    2. https://telltheworld.adventist.org/fr 
    
    3. « Le lieu du marché est ici un grand bâtiment où tous les produits sont apportés en charrette, ou sur la tête, ou dans des paniers, et où les modes de vente sont très divers. Rien ne correspond à l’atmosphère du dimanche. La marchandise est exposée sur des centaines d’étalages. C’est une vraie Babel de confusion, hommes et femmes criant pour vendre leurs articles, et de nombreux clients faisant leurs achats comme ils le feraient n’importe quel autre jour de la semaine. Ces pays où le catholicisme prévaut sont au plus bas niveau de la moralité et pleins d’ignorance. Le dimanche est pour eux un jour de fête et de divertissement. Les gens vont à l’église pendant une heure et puis leur observance religieuse de la journée est terminée. Les magasins sont ouverts partout à Nîmes comme les autres jours auxquels aucun caractère sacré n’est attaché. » Ellen G. White, Letter 108, 17MR75-82. 
    
    4. Ellen G. White, Lettre aux frères engagés dans l’évangélisation, Revue adventiste, mars 2016. 
    
    5. Les sources historiques divergent sur la date du baptême : septembre 1885 ou mars 1887. 
    
    6. D’après les rapports publiés dans Le Messager, octobre 1909. 
    
    7. À noter l’organisation des Sociétés d’Activités de la Jeunesse en 1913 qui deviendront les Missionnaires Volontaires puis la Jeunesse adventiste ( JA). 
    
    8. Ellen White, Témoignages, vol. 6, p. 10.

    Source : Revue adventiste | Juillet - Août 2017

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  • Lectio divina en commun

    Jean-Paul BARQUON Rédacteur en chef de la Revue adventiste, secrétaire général de l’Union des Fédérations adventistes

    En cette année 2017, le département de l’École du sabbat de la Conférence générale propose aux églises deux études fondamentales, celle de l’épître aux Galates pour le troisième trimestre et celle de l’épître aux Romains pour le dernier trimestre. Nous sommes finalement marqués par les 500 ans de la Réforme protestante en cette année de Martin Luther…

    L’Église du reste n’oublie pas son ancrage et ses racines théologiques dans l’histoire. Ce privilège de l’étude de la Bible offerte à tous les chrétiens au sein de l’Église adventiste a toujours été une merveilleuse opportunité. Nous sommes la seule dénomination chrétienne en Europe et dans le monde à permettre à chaque membre d’accéder à la pensée biblique, à la théologie en variant les thèmes, les livres bibliques, les croyances chaque trimestre de l’année.

    Le guide de l’École du sabbat est donc un outil indispensable dans la découverte des textes. Il fut une époque où ce guide n’était que compilation de citations. Dans cette perspective, ce n’était pas l’étude de la Bible mais l’étude de la pensée d’Ellen White sur la Bible. Vous saisissez la nuance ? Il ne s’agit pas pour autant de sous-estimer le ministère si particulier d’Ellen White mais le canon des Écritures concerne les auteurs des deux alliances.

    La compréhension biblique et la transmission de notre interprétation reste l’œuvre de toute une vie. La commission de l’École du sabbat de la Conférence générale a donc amélioré considérablement les choses depuis quelques années. Nous pouvons en être reconnaissants même si tout n’est pas parfait.

    Les réflexions partagées dans les groupes de catéchèse d’adultes sont le résultat des découvertes de nos études quotidiennes personnelles. Nous avons le devoir d’enrichir notre partage en commun de la Bible. Apprendre à comprendre la pensée de l’auteur biblique, découvrir son orientation tout en essayant de la vivre personnellement sans tomber dans le piège d’une lecture apologétique ou dans la facilité moralisatrice. Les études exégétiques ont montré depuis combien la distance et la remise en contexte étaient indispensables pour comprendre le texte biblique.

    Bien avant 1888, la justification par la foi était connue dans l’adventisme. Mais une tentation très forte existait au point de souligner une importance démesurée des commandements de Dieu. Ne soyons donc pas surpris si dans l’histoire de notre Église, Ellen White affirmait que certains prédicateurs prêchaient la loi d’une manière tellement sèche que cela fait penser aux collines de Guilboa, desséchées et brûlées par le soleil. A.T. Jones et E.J. Wagonner ont rendu de grands services dans ce domaine dans l’histoire de notre Église en 1888. Leur enseignement ne concerne pas seulement la justification par la foi, mais la justice par Jésus-Christ.

    Ellen White en a été bouleversé au point qu’elle rédigea le livre Vers Jésus.

    Au-delà des différentes étapes de l’histoire de l’Église adventiste se trouvent les livres bibliques que l’apôtre Paul destine à ses lecteurs. La justification par la foi en Jésus-Christ, la rédemption, la grâce sont au cœur du christianisme véritable et ces sujets méritent toute notre attention. Si nous comprenons la réalité de la justification par la foi en laissant le Christ prendre possession de notre vie intérieure, on découvrira toujours des conséquences dans proche environnement, dans le regard que nous portons sur les autres.

    L’obéissance naturelle à Dieu se systématise. Ce n’est pas le décalogue que nous aurons sur les lèvres ni sur les portes de nos églises, mais Jésus-Christ. La conversion ne peut se faire que dans la justification par la foi. Ce n’est pas une compréhension intellectuelle réservée à une élite de privilégiés. C’est la raison pour laquelle Jésus-Christ mérite l’attention de tous les humains.

    Nous sommes appelés à valoriser la personne de Jésus-Christ, Lui seul a la possibilité de transformer la nature des êtres humains. Et si nous sommes réellement transformés, le regard de la grâce, la compréhension du pardon, l’amour du prochain révéleront l’identité de celui qui vit en nous. Nos contemporains ont besoin de le voir.

    C’est à cette condition qu’ils pourront l’attendre. Généralement nous attendons quelqu’un que nous aimons et non pas quelqu’un que nous redoutons. Notre défi ? Apprendre à nos contemporains à aimer Dieu, le vrai Dieu.

    Source : Juillet - Août 2017 | Revue adventiste |

     

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  • Les dîmes et les offrandes appartiennent à Dieu

    Jarvis DOOM
    Pasteur, trésorier de la Fédération France-Nord

    « Croyez-vous à la nécessité d’une Église organisée ? Avez-vous l’intention de rendre un culte à Dieu et de soutenir l’Église par vos dîmes et vos offrandes, ainsi que par vos efforts et votre influence personnelle ? » Manuel d’Église, p. 61.

    Dès leur entrée dans l’Église adventiste du septième jour, les croyants doivent répondre positivement à des questions, dont celles liées aux dîmes et aux offrandes. Quelque temps après, certains pourraient témoigner d’avoir vécu des expériences concrètes en consacrant une partie de leurs revenus à Dieu. D’autres pourraient confier leurs difficultés d’avoir mis en pratique ces principes de manière assidue. Lorsque la dîme est versée, au prix de quelques sacrifices, des moments forts d’encouragement et de défis sont vécus par le bon gestionnaire de Dieu.

    Être un bon gestionnaire

    Celui qui est conduit par l’Esprit saint pourra développer tous les aspects de sa vie pour trouver un équilibre financier.  Une harmonie entre l’expérience matérielle et spirituelle est possible quand Dieu tient une place centrale dans l’existence. L’homme devient co-responsable avec Dieu de tout ce qu’il possède. Le véritable bonheur n’est-il pas dans une vie spirituelle forte et épanouie où tous les domaines sont développés ?

    Un bon gestionnaire doit en premier lieu rendre sa dîme à Dieu [cf. Lévitiques 27.30 ; Néhémie 10.38 ; Malachie 3.10.] (un dixième de ses revenus) et apporter ses offrandes, une contribution financière réfléchie3. Il choisit ses objectifs dans la vie et il met Dieu en premier dans ses priorités. Jésus l’a expérimenté avec ses disciples qui en ont fait un sujet de prière, en disant :

    « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus». Matthieu 6.33.

    Dans la Bible, les dîmes et les offrandes tiennent une place importante dont l’origine remonte à l’Ancien Testament :

    « On y apporta avec probité le prélèvement, la dîme et les offrandes sacrées ». 2 Chroniques 31.12.

    Ce niveau d’engagement n’a jamais cessé d’exister jusqu’à ce jour, car il permet de poursuivre l’oeuvre de Dieu.

    Soutenir l′oeuvre de Dieu6

    L’oeuvre de Dieu a le privilège de disposer d’un plan de financement biblique, qui repose sur les dîmes et les offrandes apportées au Seigneur par son peuple. Le Seigneur dit :

    « Apportez toute la dîme au trésor, qu’il y ait de quoi manger dans ma maison ». Malachie 3.10.

    Tel est le plan adopté par l’Église depuis ses débuts.

    « Le système de la dîme et des offrandes avait pour but de faire comprendre aux hommes une grande vérité, à savoir que Dieu est la source de tous les dons et de tous les bienfaits et que ses créatures doivent lui en témoigner leur gratitude ». Ellen White, Patriarches et prophètes, p. 511-512.

    « Par les dîmes et les offrandes destinées à Dieu, nous reconnaissons ses droits sur nous en tant que Créateur, ainsi que ses droits sur nous en tant que Rédempteur. Parce que toutes nos capacités dérivent du Christ, ces offrandes ne peuvent que jaillir de nous vers Dieu. Ces offrandes servent à nous rappeler sans cesse le droit de la rédemption, qui est le plus grand de tous les droits, celui qui englobe tous les autres ». Ellen White, Testimonies for the Church, vol. 6,
    p. 479.

    Consacrer les dîmes et les offrandes à Dieu

    « La dîme est sacrée, Dieu se l’est réservée. Elle doit lui être apportée afin de servir à soutenir les ouvriers de l’Évangile dans leur travail ». Ellen White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 249.

     « Il a donné à son peuple une stratégie lui permettant de lever les fonds nécessaires à ce que l’oeuvre s’autofinance. Le plan divin du système de la dîme est une merveille de simplicité et d’égalité. Tous peuvent l’utiliser avec foi et courage, grâce à son origine divine. Ce plan associe simplicité et utilité. […] Chaque homme, chaque femme, chaque jeune peut devenir un trésorier du Seigneur et répondre à des besoins de la trésorerie. L’apôtre Paul le dit… [Lire la suite dans la Revue Adventiste de mai 2017]


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  • Journée internationale de la francophonie avec AWR (Adventiste World Radio)

    « Seul dans le noir, j’ai entendu votre voix. Même si je ne peux pas vous voir, je peux sentir votre présence près de moi. Merci pour vos programmes pleins d’attention et d’amour. » Un auditeur d’AWR

    Lumière d′espoir au Cameroun

    Mathias Fongang est un ouvrier biblique local qui accompagne les auditeurs d’AWR dans la région de Ntsingla au Cameroun. Il suit les personnes qui ont entendu le message de l’évangile, et dirige également des réunions d’évangélisation. Il nous a dit récemment qu’il a baptisé huit nouveaux croyants à la suite des programmes d’AWR. Dans ce domaine, les rois tribaux dominent et le culte des ancêtres avec le spiritisme sont répandus. Toutefois, il existe des plans pour la création d’une nouvelle congrégation adventiste. Les émissions d’ondes courtes d’AWR sont un moyen efficace d’atteindre ces villages et communautés éloignés.

    Nouveaux auditoires en Côte d′Ivoire

    Pendant des années, l’équipe de Côte d’Ivoire a produit des programmes pour les auditeurs d’ondes courtes à travers l’Afrique, y compris Augustin Asse Kouakou, qui a créé des programmes en français et en Dioula depuis plus de 20 ans. Récemment, un instituteur a contacté le studio pour demander des études de la Bible pour lui-même et pour 16 autres personnes. Quelques mois plus tard, sept de ces personnes furent baptisées. Maintenant, AWR finance l’achat de temps d’antenne sur sept stations FM à travers le pays.

    Haïti : Plus que des ondes radio

    Depuis plus de 30 ans, La Voix de l’Espérance sur 87.9 FM a fait la démonstration de l’amour de Dieu à Port-au-Prince, en Haïti. La radio n’a pas été endommagée par le tremblement de terre tragique de 2010, et elle a fourni un service formidable à la communauté en transmettant des messages pour et avec les personnes déplacées. Le personnel s’est mobilisé pour aider les 22 000 réfugiés qui se sont installés pendant des mois sur le campus de l’Université adventiste haïtienne où se trouve la station de radio. L’un des principaux défis de la radio est l’approvisionnement en électricité ; l’électricité est intermittente, et le carburant pour les groupes électrogènes est extrêmement coûteux. Alors le personnel espère s’orienter vers l’énergie solaire. La radio utilise aussi deux relais à Cap-Haïtien et Gonaïves, mais les routes pour atteindre ces équipements sont presque infranchissables. Néanmoins, La Voix de l’Espérance projette de redémarrer ses émissions AM (ondes moyennes), pour se rapprocher des collines environnantes et du sud du pays. Sous la direction du pasteur Emmanuel Benoît, les jeunes producteurs et techniciens présentent une excellente diversité de programmes en créole français et haïtien, y compris de la musique qu’ils ont produite dans les églises locales.

    Découvrez la suite le l’article dans Revue adventiste |Mars 2017


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  • Ellen White et l’histoire

    Par Jean-Paul Barquon - Rédacteur en chef de la Revue adventiste

    Ellen White mentionne deux fois le nom de la Saint Barthélemy : « Mais le plus noir dans le sombre catalogue du crime, le plus horrible de tous les actes démoniaques de tous ces terribles siècles fut le massacre de la Saint-Barthélemy. Le monde se souvient encore avec un frisson d’horreur des scènes de cette lâche et cruelle agression. Le roi de France, poussé par les prêtres et les prélats de l’Église romaine, accorda sa sanction à cette oeuvre horrible. Une cloche, sonnant dans le silence de la nuit, donna le signal du massacre. Des milliers de protestants qui, dormaient paisiblement dans leurs maisons, faisant confiance à la parole d’honneur de leur roi, en furent arrachés sans avertissement et assassinés de sang froid. » (Le Grand espoir, chapitre sur « La Bible et la révolution française », p.199)

    Dans un autre passage, en parlant du régime de la Terreur sous la Révolution française, elle fait de nouveau référence à l’épisode de la Saint-Barthélemy en ces termes : « Le même esprit qui avait provoqué le massacre de la Saint-Barthélemy mena aussi aux scènes de la Révolution. » (Idem p. 200)

    En rédigeant son manuscrit « The great controversy between Christ and Satan », puis en acceptant les révisions qui paraitront dans les éditions de 1888 et de 1911, Ellen White accepta toujours d’enrichir et de compléter son travail. Elle avait accès à la bibliothèque personnelle de John Andrews et de ce fait, elle utilisa comme sources plusieurs ouvrages pour parler de la Réforme protestante. Elle place toujours les projecteurs sur la Bible et la façon dont les croyants la perçoivent et la percevront à l’avenir. Elle utilisa donc des livres d’histoire pour rédiger certaines parties de la Tragédie des siècles sans faire oeuvre d’historienne. Rien de mystérieux ni de renversant à cela. Après tout, les recherches de Jean-Henri Merle d’Aubigné (History of the Reformation) ou ceux de J.A. Wylie (The history of protestantism) étaient nécessaires pour rédiger et analyser les situations.

    William Clarence White, le troisième fils d’Ellen White qui fut directeur de publication d’EG White, s’exprime ainsi sur ce sujet : « Ma mère n’a jamais prétendu être une autorité en matière historique. Ce qu’elle a écrit est une description d’images lumineuses fugitives (flashlight pictures) et d’autres tableaux qui lui ont été présentés en rapport avec les actions des hommes et l ’influence qu’elles ont exercé sur l’oeuvre de Dieu pour le salut de l’humanité, auxquels s’ajoutait une vue passée, présente et future de cette histoire en relation avec cette oeuvre. Pour pouvoir exprimer ces vues, elle s’est servie de récits historiques clairs et valables. Quand je n’étais qu’un jeune garçon, je l’entendais faire à mon père la lecture du livre d’Aubigné « History of the Reformation ». Elle lui a lu une grande partie, sinon la totalité des cinq volumes.

    Cela l ’a aidée à situer et à décrire un grand nombre de faits et de mouvements qui lui ont été montrés en vision. […] Quand la tragédie des siècles a été écrite, ma mère ne pensait jamais que les lecteurs considéreraient ce livre comme faisant autorité en matière de dates historiques ou qu’ils l’utiliseraient pour trancher un différent touchant des détails de l ’histoire, et aujourd’hui, elle ne croit pas que nous devrions l’employer pour cela. »

    Extrait d’une déclaration faite par William Clarence White devant le Conseil de la Conférence générale, le 30 octobre 1911.
    Cité dans le vol. 3 de « Selected Messages » Review and Herald publishing association, 1980, Appendices A et B, p. 437, 447.
    On lira avec profit la Préface du directeur du Centre de recherche Ellen White, à propos du livre « Le grand espoir », p. 9 à 15.
    En réalité, quel que soit le nom donné à ce livre « Le grand espoir », « La Tragédie des siècles », ou « La grande controverse », et quelle qu’en soit la version (celle de 1888 ou de 1911), ce livre est bien plus qu’une chronologie et qu’un livre d’histoire car il est réellement incomplet. Certains événements de l’histoire chrétienne ne sont pas commentés. Les religions asiatiques, musulmanes ne figurent pas.
    Néanmoins, l’auteur puise surtout dans l’histoire des leçons spirituelles nécessaires en ouvrant des pistes pour la recherche dans différents domaines.

    Aujourd’hui dans le monde, 150 millions de chrétiens subissent la persécution religieuse. Ils ont toujours besoin de porter en eux le grand espoir qui reste Jésus-Christ, tant au niveau de son incarnation, de sa rédemption que de son retour.

    Source : Revue adventiste - mai 2016 - page 16
  • L′étrange aventure du Manuel d′Église

    Par Gilbert VALENTINE – Professeur et président du département de l’administration à l’Université adventiste de la Sierra, Riverside, Californie.

    Le premier de ces deux articles a rappelé comment la tentative d’adopter un Manuel d’Église en 1883 a échoué au sein de l’Église adventiste. Dans ce second article, l’auteur examine comment l’Église a fait face au besoin d’un Manuel au cours des cinquante années qui ont suivi, et finalement en a adopté un en 1932, valable pour toute la dénomination. Depuis, entre chaque session administrative de la Conférence générale, une commission révise et adapte les textes en les proposant au vote à l’assemblée.

    En 1883, les responsables adventistes ont catégoriquement rejeté la création d’un manuel d’Église. À ce moment-là, le président de la Conférence générale, George Butler, avait la certitude que l’Église n’avait pas l’intention de s’engager sur la pente du formalisme et de l’adoption d’un crédo.

    Cette position déterminée n’a cependant pas affronté le besoin de compiler des directives pour la gestion de la vie d’une Église locale, ni d’une pratique pastorale. Cela n’a pas non plus mis un terme à la codification permanente d’un règlement d’Église par les fédérations locales et par la Conférence générale pour mettre en place une pratique uniforme au sein de la fraternité d’Églises en croissance. Mais une décision avait été prise. Les pasteurs, les Églises et les fédérations devaient travailler avec leur Bible comme « seule règle de foi et de pratique ». Mais cela ne voulait pas dire, évidemment, que le besoin d’un volume général allait disparaître.

    Comment donc l’Église a-t-elle changé sa position et adopté un Manuel d’Église cinquante ans plus tard ? D’abord, plutôt qu’un « manuel », divers livres rédigés par des individus ont été publiés pour remplir le vide. L’histoire de ces efforts par intérim a fourni un arrière-fond fascinant à cette volte-face de l’Église.

    L’avocat de la communion « fermée » Moins de deux ans après le rejet d’un Manuel, la Conférence générale avait toujours la question à son ordre du jour, poussée par J.H. Waggoner. En tant que rédacteur de la revue Signs of the Times, il avait publié une série d’articles correspondant à un Manuel1. Mais, alors qu’il espérait que la Conférence générale approuverait ce document, les délégués à la session ont habilement mis la question de côté. Ils ont envoyé le document à la maison d’édition californienne pour qu’elle le traite comme n’importe quel manuscrit à publier sous le nom de son auteur.

    La Pacific Press a publié ce volume de 8 chapitres et 122 pages en 1887. Seulement vingt exemplaires ont été imprimés et ce livre n’a jamais été ni révisé, ni réédité2. Même s’il n’y avait pas eu d’opposition idéologique à un manuel, le contenu du livre de J.H. Waggoner montre pourquoi il n’a pas été retenu. Son style était sermonneur, familier et polémique, agrémenté d’illustrations personnelles. Un grand nombre de pasteurs et d’Églises l’ont critiqué, car plusieurs d’entre eux pouvaient être facilement identifiés et mis en défaut3.

    L’utilité du livre de J.H. Waggoner était aussi limitée par sa position défendant une communion « fermée », qui offensait les adventistes issus des milieux baptistes libres et de la « Christian Connection ». De plus, la manière d’argumenter de J.H. Waggoner ne convenait pas pour un manuel général4. Il n’est pas étonnant que ce texte n’ait pas dépassé le cadre de quelques Églises du Sud de la Californie.

    Un vétéran s′exprime

    Au tournant du siècle s’est produit le tourbillon de la restructuration de la dénomination, immédiatement suivi par les mouvements sismiques du schisme autour de J.H. Kellogg. Ces événements ont pesé sur le besoin ressenti d’un manuel pour le fonctionnement de l’Église. Il semblait aussi important d’expliquer et de défendre la validité des nouvelles formes de l’organisation de la dénomination que de fournir des indications sur les questions de vie d’Église locale.

    En 1906, John N. Loughborough s’est saisi du défi. Publié par la maison d’édition Review and Herald en 1907, le livre de J.N. Loughborough : The Church : Its Organization, Order, and Discipline (« L’Église, son organisation, son fonctionnement et sa discipline », 183 pages) s’est révélé extrêmement utile en tant que guide compact. En 1908, la Conférence générale a envoyé son auteur faire un tour du monde pour promouvoir le livre et parler à propos de l’organisation et du fonctionnement de l’Église.

    Ce livre n’était pas un manuel officiel, mais représentait tout de même un consensus fort sur le règlement de l’Église. En fait, il en est arrivé à être reçu, de facto, comme un Manuel d’Église au cours des vingt années suivantes. Le livre de J.N. Loughborough illustrait bien une modification dans la culture de la dénomination au cours de cette période en direction d’une approche plus centralisée de la vie de l’Église. Son livre était affirmatif, prescripteur et presque autoritaire dans sa tonalité. La métaphore dominante était celle de l’armée. L’accent était mis sur la reconnaissance et la soumission à « l ’autorité ». J.N. Loughborough donnait l’impression que l’Église était « parvenue » au sommet de son organisation et que la situation était désormais celle qu’elle devait être pour toujours5.

    Le thème rassembleur s’appuyait sur une déclaration d’Ellen White de 1893, souvent répétée, selon laquelle « le Seigneur avait fourni une organisation qui était devenue parfaite6 ». Les quatorze premiers chapitres abordaient les grands principes de l’organisation de l’Église et consistaient presque entièrement en citations tirées des Écritures et des écrits d’Ellen White. Les quinze derniers commençaient par un rappel de l’histoire de l’organisation adventiste, puis abordaient la structure fédérale, les procédures de comités, d’élections et ce qui revenait de droit aux dirigeants. Le livre touchait bien aux questions relatives à l’Église locale, mais son accent portait sur l’Église en tant qu’organisation générale plutôt qu’en tant que congrégation locale d’adorateurs. [Voir plus…]

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