• EDS – Lundi 11 mai – Les mots et leurs significations

    Toutes les langues comportent des mots qui sont si riches et qui ont une signification si profonde qu’ils sont difficiles à traduire convenablement avec un seul mot dans une autre langue. De tels mots exigent une étude approfondie de leur usage dans la Bible pour comprendre l’étendue de leur signification.

    Lisez 1 Rois 3.6, Psaumes 57.3, Psaumes 66.20, Psaumes 143.8 et Michée 7.20. De quelle manière la miséricorde et la bonté de Dieu s’étend-elle à ses êtres créés ?

    En hébreu, le terme chesed (miséricorde) est l’un des mots les plus riches et les plus profonds de l’Ancien Testament. Il décrit l’amour de Dieu, son affection, sa miséricorde et son alliance envers son peuple. Dans ces quelques passages, nous le voyons manifester une grande bienveillance (chesed) à l’égard de ton serviteur David (Colombe) […] tu lui as conservé cette grande bonté (chesed) (1 Rois 3.6, Segond 21). Dieu enverra sa bienveillance (chesed) et sa vérité (Ps 57.3, Colombe). Concernant Israël, il fera voir à Jacob [sa] fidélité, et à Abraham [sa] miséricorde (chesed) (Mi 7.20, Ostervald). Des livres entiers ont été écrits à propos du mot chesed, pour essayer de saisir la profondeur de la miséricorde et de l’amour de Dieu envers nous.

    Lisez Nombres 6.24-26, Job 3.26, Psaumes 29.11, Ésaïe 9.6, et Ésaïe 32.17. Dans ces passages, quelle est la « paix, » ou shalom, dont il est question ?

    Le terme hébreu shalom est souvent traduit par « paix. » Mais le sens de ce mot est bien plus profond et large que cela. On peut le traduire par « plénitude, complétude, et bien-être. » La bénédiction et la bienveillance de Dieu nous maintiennent dans un état de shalom, qui est un don de Dieu (Nb 6.24-26). A contrario, l’expérience difficile de Job produit une situation où il n’a ni calme, ni tranquillité, ni repos, car il manque de shalom. Dans ce monde trépidant, c’est une profonde bénédiction que d’accueillir le jour du sabbat par les mots Shabbat shalom, car notre communion avec Dieu procure la paix et la plénitude suprêmes après lesquelles soupirent nos vies.

    Quelle que soit la langue que nous parlons ou lisons, et même sans connaitre la signification originale de ces mots, comment expérimenter la réalité de ce que ces mots signifient, du mieux que l’on peut ?


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  • EDS – Dimanche 10 mai – Comprendre les Écritures

    Lisez 1 Timothée 3.16, 17. Dans quel but la Bible nous a-t-elle été donnée ?

    La Bible a été écrite en témoignage de l’œuvre de Dieu dans l’histoire, de son plan pour racheter l’humanité déchue, et pour nous instruire dans toutes les voies de la justice. Le Seigneur a choisi de le faire dans un langage humain, rendant ainsi visibles ses idées et ses pensées à travers des mots humains. En rachetant Israël de l’Égypte, Dieu a choisi une nation précise pour communiquer son message à tous les peuples. Il a permis à cette nation de communiquer sa Parole par l’intermédiaire de la langue qu’ils parlaient, l’hébreu (avec quelques portions en araméen, une langue liée à l’hébreu).

    L’avènement de la culture grecque fut une nouvelle opportunité, en permettant que le Nouveau Testament soit communiqué dans la langue universelle du grec, qui, à l’époque, était parlé par beaucoup de gens dans cette partie du monde. (En fait, il y avait même une traduction grecque de l’Ancien Testament). Cette langue « universelle » permit aux apôtres et à l’église primitive de répandre le message partout avec un zèle missionnaire renouvelé après la mort de Christ. Plus tard, l’apôtre Jean a, comme témoin, annoncé la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ : tout ce qu’il a vu (Ap 1.2, Colombe). Ainsi, la Bible indique la continuité de ce « témoin » inspiré et « témoignage » du premier auteur biblique au dernier.

    Lisez Deutéronome 32.46, 47. Pourquoi était-il aussi important pour les enfants d’Israël d’obéir à toutes les paroles de cette loi (Dt 32.46), la Torah, ou à ces « instructions ? » En quoi la Parole de Dieu « prolonge-t-elle » nos jours ? Qu’est-ce que cela peut signifier dans notre contexte aujourd’hui ?

    Certaines personnes ont non seulement la Bible traduite dans leur langue maternelle, mais en ont même différentes versions dans leur langue. D’autres n’en ont peut-être qu’une seule version, et encore. Mais quoi que vous ayez, le point clé est de la chérir comme la Parole de Dieu, et, surtout, d’obéir à ses enseignements.

    Pourquoi n’est-ce jamais sans importance (Dt 32.47, Segond 21) d’obéir à la Parole de Dieu et de l’enseigner à ses enfants, également ?


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  • EDS – Samedi 9 mai – LANGUES, TEXTE ET CONTEXTE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Dt 32.46, 47 ; 1 R 3.6 ; Nb 6.24-26 ; Gn 1.26, 27 ; Gn 2.15-23 ; 15.1-5.

    Verset à mémoriser :

    Prenez ce livre de la loi et mettez-le à côté du coffre de l’alliance du Seigneur, votre Dieu ; il sera là comme témoin contre toi (Deutéronome 31.26.).

    Les milliards d’habitants de la terre parlent plus de 6000 langues. La Bible a été traduite intégralement dans plus de 600 langues, et le Nouveau Testament ou d’autres portions ont été traduites dans plus de 2500 langues également. Cela fait beaucoup de langues différentes, mais en même temps, cela fait moins de la moitié des langues connues dans le monde.

    On estime à 1,5 milliard le nombre de personnes n’ayant pas la Bible dans son intégralité traduite dans leur langue maternelle. Tandis qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, les efforts des sociétés bibliques ont permis que 6 milliards de personnes puissent lire l’Écriture.

    Et quelle bénédiction de faire partie de ceux qui ont la Bible dans leur propre langue ! Nous considérons souvent que cela va de soi, en oubliant que non seulement beaucoup n’ont pas la Bible, mais également que pendant des siècles en Europe, la Bible était volontairement tenue à l’écart des foules. Grâce à l’imprimerie et à la Réforme, ce n’est plus le cas. Ceux parmi nous qui ont la Bible continuent de chercher, remplis de l’Esprit, à apprendre à étudier la Parole et à connaitre le Seigneur révélé dans ses pages.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 16 mai.


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  • EDS – Vendredi 8 mai – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Que faire des doutes ? », pp. 93-100, dans Le meilleur chemin, et le document « Methods of Bible Study »

    • Section 1: “Bible Study: Presuppositions, Principles, and Methods”,
    • Section 2: “Presuppositions Arising from the Claims of Scripture”
    • Section 3: “Principles for Approaching the Interpretation of Scripture.”

    (On peut trouver Methods of Bible Study en anglais sur www.adventistbiblicalresearch.org/materials/bible-interpretation-hermeneutics/methods-bible-study).

    « En abordant l’étude de la Parole, mettez de côté vos idées préconçues. Vous n’atteindrez jamais la vérité en étudiant les Écritures pour défendre vos idées personnelles. Laissez-les de côté et écoutez, le cœur contrit, ce que le Seigneur va vous dire. La Parole donne de l’intelligence à l’humble chercheur qui s’assied aux pieds du Christ pour recevoir de lui la vérité. À ceux qui se croient trop sages pour étudier la Bible, le Christ dit : Si vous désirez devenir sages à salut, devenez doux et humbles de cœur.

    « Ne lisez pas la Parole à la lumière de vos anciennes opinions ; mais sondez-la soigneusement, avec prière, l’esprit libre de tout préjugé. Si, au cours de vos lectures, une conviction se produit en vous ; si vous voyez que vos opinions ne s’harmonisent pas avec la Parole, ne cherchez pas à mettre la Parole en accord avec vos opinions. Accordez plutôt vos opinions avec la Parole. Ne vous laissez pas influencer par vos croyances et vos habitudes. Ouvrez les yeux de votre esprit pour contempler les merveilles de la loi. Trouvez ce qui est écrit et établissez vos pieds sur le Rocher éternel. » Ellen G. White, Messages à la jeunesse, p. 258.

    À méditer

    • De quelle manière notre vision du monde, notre éducation, et notre culture influencent-elles notre interprétation de l’Écriture ? Pourquoi est-il si important que nous soyons conscients des influences extérieures que nous amenons inévitablement avec nous dans notre interprétation de la Bible ?
    • Nous sommes tous d’accord pour dire que nous sommes pécheurs et affectés de manière négative par le péché. De quelles manières le péché affecte-t-il notre manière de lire la Bible ? Autrement dit, quel est l’effet du péché en nous pour que nous soyons amenés à mal interpréter la Parole de Dieu ? Par exemple, comment un désir de faire quelque chose condamné dans la Bible peut-il nous pousser à la lire de manière biaisée ? De quelles autres manières le péché filtre-t-il notre manière d’interpréter la Bible ?
    • En quoi une meilleure compréhension des temps et de la culture bibliques peut-elle nous aider à mieux comprendre certains passages de l’Écriture ? Donnez des exemples.

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  • EDS – Jeudi 7 mai – Pourquoi l′interprétation est importante

    Lisez Néhémie 8.1-3, 8. Pourquoi une compréhension claire de l’Écriture est-elle importante pour nous, non seulement en tant qu’individus, mais en tant qu’église ?

    Dans la Bible, la question la plus importante est la question du salut et de la manière dont nous sommes sauvés. Après tout, qu’est-ce qui, à part cela, a de l’importance à long terme ? Quel est l’intérêt, comme Jésus nous l’a dit, de gagner tout ce que le monde offre si nous perdons notre âme (Mt 16.26) ?

    Mais savoir ce que la Bible enseigne à propos du salut dépend en grande partie de l’interprétation. Si nous abordons et interprétons la Bible de manière erronée, nous en tirerons vraisemblablement de fausses conclusions, non seulement dans la compréhension du salut, mais dans tout ce que la Bible enseigne d’autre. En fait, même du temps des apôtres, les erreurs théologiques s’étaient déjà glissées dans l’église, sans doute étayées par une fausse interprétation de l’Écriture.

    Lisez 2 Pierre 3.15, 16. Que nous indique ce passage sur l’importance d’une juste lecture de l’Écriture ?

    Si nous sommes bien un peuple du Livre, qui veut vivre selon la Bible et la Bible seule, sans autres sources d’autorité comme la tradition, les credo, ou l’autorité de l’église pour interpréter la Bible pour nous, alors la question d’une bonne herméneutique de la Bible est très importante, car nous n’avons que la Bible pour nous dire ce que nous devons croire et comment nous devons vivre.

    La question de l’interprétation de l’Écriture est vitale pour la santé théologique et missiologique de l’église. Sans une interprétation juste de la Bible, alors il ne peut y avoir d’unité de doctrine et d’enseignement, et donc pas d’unité de l’église et de notre mission. Une théologie déformée conduit inévitablement à une mission déficiente et déformée. Après tout, si nous avons un message à délivrer au monde mais que nous sommes embrouillés quant à la signification de ce message, comment pourrons-nous présenter efficacement ce message à ceux qui ont besoin de l’entendre ?

    Lisez les messages des trois anges dans Apocalypse 14.6-12. Quels sont les enjeux théologiques ici, et pourquoi une bonne compréhension de ces enjeux est-elle si importante pour notre mission ?


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  • EDS – Mercredi 6 mai – Notre nature pécheresse déchue

    Lisez Jean 9.39-41 et Jean 12.42, 43. Qu’est-ce qui a empêché les personnes dans ces passages d’accepter la vérité du message biblique ? Quelles paroles d’avertissement et de prudence peut-on retirer de ces incidents ?

    C’est facile avec le recul de considérer avec mépris les chefs religieux qui rejetèrent Jésus malgré des preuves aussi flagrantes. Cependant, nous devons prendre garde de ne pas nourrir une attitude similaire au sujet de sa Parole.

    C’est indéniable, le péché a radicalement modifié, déchiré et brisé notre relation avec Dieu. Le péché affecte tous les domaines de notre existence humaine. Il affecte également notre capacité à interpréter l’Écriture. Ce n’est pas simplement que nos processus de raisonnement sont facilement utilisés à des fins impies, mais nos esprits et nos pensées ont été corrompus par le péché, et ainsi, se sont fermés à la vérité de Dieu. On peut détecter les caractéristiques de cette corruption dans notre pensée : orgueil, aveuglement, doute, distance, et désobéissance.

    Une personne orgueilleuse s’élève au-dessus de Dieu et de sa Parole. Car l’orgueil amène en effet l’interprète à donner trop d’importance à la raison humaine comme arbitre final de la vérité, y compris des vérités qui se trouvent dans la Bible. Cette attitude amoindrit l’autorité divine de l’Écriture.

    Certaines personnes ont tendance à n’écouter que les idées qui leur plaisent, même si elles sont en contradiction avec la volonté révélée de Dieu. Dieu nous a mis en garde contre le danger de l’aveuglement (Ap 3.17). Le péché nourrit également le doute, qui nous fait hésiter et nous amène à ne pas croire la Parole de Dieu. Quand on commence à douter, l’interprétation du texte biblique ne mène jamais à la certitude. La personne qui doute s’élève plutôt rapidement à un statut où c’est elle qui juge ce qui est ou non acceptable dans la Bible, et il s’agit d’un terrain très dangereux.

    Nous devrions au contraire aborder la Bible par la foi et dans la soumission, et non avec un état d’esprit de critique et de doute. L’orgueil, l’aveuglement, et le doute entrainent une attitude de distance envers Dieu et la Bible, qui mène forcément à la désobéissance, c’est-à-dire à la réticence à suivre la volonté révélée de Dieu.

    Vous êtes-vous déjà retrouvé dans une situation où vous luttiez contre une conviction venue de votre lecture de la Bible, c’est-à-dire qu’elle vous indiquait clairement une direction, mais vous vouliez aller dans une autre ? Qu’est-il arrivé, et qu’avez-vous appris de votre expérience ?


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  • EDS – Mardi 5 mai – La Bible et la culture

    Lisez Actes 17.16-32. Dans Actes 17, Paul tente de délivrer le message évangélique dans un nouveau contexte : la philosophie de la culture grecque. De quelle manière des contextes culturels différents affectent-ils la manière dont nous évaluons l’importance des différentes idées existantes ?

    Il est utile d’avoir une connaissance de la culture du Proche Orient pour comprendre certains passages bibliques. « Par exemple, la culture hébreu attribuait la responsabilité à un individu pour des actes qu’il n’avait pas commis mais pour lesquels il avait laissé faire. Par conséquent, les auteurs inspirés des Écritures attribuent couramment à Dieu une responsabilité active là où dans la pensée occidentale, nous dirions qu’il a permis ou n’a pas empêché, par exemple, l’endurcissement du cœur de Pharaon. » Methods of Bible Study, section 4.p.

    La culture pose également des questions herméneutiques importantes. La Bible est-elle conditionnée culturellement, et ainsi uniquement relative à cette culture dans ce qu’elle affirme ? Ou bien le message divin donné dans une culture particulière transcende-t-il cette culture particulière et parle à tous les êtres humains ? Qu’arrive-t-il si notre expérience culturelle personnelle devient la base et la mise à l’épreuve de notre interprétation de l’Écriture ?

    Dans Actes 17.26, l’apôtre Paul donne une perspective intéressante de la réalité, mais qui est souvent négligée par ceux qui lisent ce texte. Il déclare que Dieu nous a tous fait d’un seul sang (Darby). Tandis que nous sommes culturellement très différents, il y a bibliquement parlant un lien commun qui nous unit tous, malgré nos différences culturelles. C’est dû au fait que Dieu est le Créateur de toute l’humanité. Notre état de péché et notre besoin de salut n’est pas limité à une culture. Nous avons tous besoin du salut qui nous est offert à travers la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

    Bien que Dieu ait parlé à des générations spécifiques, il a veillé à ce que les générations futures qui liraient la Parole de Dieu comprennent que ces vérités vont au-delà des circonstances locales et limitées de la rédaction des textes bibliques.

    En guise de comparaison, pensez à l’algèbre, qui a été inventé au 9ème siècle à Bagdad. Cela veut-il dire que les vérités et les principes de cette branche des mathématiques se limitent à cette époque et ce lieu ? Bien sûr que non.

    Le même principe s’applique aux vérités de la Parole de Dieu. Bien que la Bible ait été écrite il y a longtemps, au sein de cultures très différentes des nôtres aujourd’hui, les vérités qu’elle contient sont tout aussi pertinentes pour nous aujourd’hui qu’elles l’étaient pour ceux à qui elles furent adressées en premier.


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  • EDS – Lundi 4 mai – Traduction et interprétation

    La Bible a été écrite dans des langues très anciennes : l’Ancien Testament a été rédigé principalement en hébreu, avec quelques passages en araméen, tandis que le Nouveau Testament a été écrit en grec koinè. La majorité de la population mondiale aujourd’hui ne parle pas ni ne lit ces langues anciennes. C’est pourquoi la Bible doit être traduite dans différentes langues modernes.

    Mais, comme tout bon traducteur le sait, toute traduction implique toujours une forme d’interprétation. Certains mots dans une langue n’ont pas toujours d’équivalent exact dans une autre. L’art et la manière de traduire puis d’interpréter les textes s’appelle « l’herméneutique. »

    Lisez 1 Corinthiens 12.10, 1 Corinthiens 14.26, Jean 1.41, 9.7, Actes 9.36, et Luc 24.27. Dans tous les passages ci-dessus, nous voyons l’idée d’interprétation et de traduction. Dans Luc 24.27, même Jésus doit expliquer le sens de l’Écriture aux disciples. Qu’est-ce que cela nous indique sur l’importance de l’interprétation ?

    En grec, le terme hermeneuo, dont nous avons tiré le mot herméneutique (interprétation biblique), vient du dieu grec Hermès. Hermès était considéré comme un émissaire et un messager des dieux, et à ce titre, il était responsable, entre autres, de traduire les messages divins pour le peuple.

    En ce qui nous concerne, le point crucial dans l’herméneutique, c’est qu’à moins de lire les langues originales, notre seul accès aux textes se fait par l’intermédiaire de traductions. Heureusement, il y a beaucoup de bonnes traductions qui communiquent la signification essentielle. Nous n’avons pas besoin de connaitre la langue originale pour comprendre les vérités cruciales révélées dans l’Écriture, même si le fait d’avoir cette connaissance linguistique peut être avantageux. Pourtant, même avec une bonne traduction, une interprétation adéquate des textes est également importante, comme nous l’avons vu dans Luc 24.27. C’est l’objectif clé de l’herméneutique : communiquer précisément la signification des textes bibliques et nous aider à savoir comment mettre en pratique de manière convenable l’enseignement du texte dans nos vies. Comme le montre le texte dans Luc, Jésus l’a fait pour ses disciples. Imaginez ce que cela a dû être d’avoir Jésus en personne qui interprétait des passages de la Bible !

    Beaucoup de gens ont accès à différentes traductions, mais beaucoup n’y ont pas accès. Quelles que soient les traductions dont vous disposez, pourquoi est-il important d’étudier la Parole dans la prière et de chercher à obéir à ses enseignements ?


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  • EDS – Dimanche 3 mai – Présuppositions

    Lisez Luc 24.36-45. Qu’est-ce qui empêchait les disciples, qui connaissaient bien l’Écriture, de voir le véritable sens de la Parole de Dieu, même alors que les événements qu’elle avait prédits s’étaient déroulés devant eux ?

    Nul ne vient au texte de l’Écriture sans aucune idée préconçue. Chaque personne qui lit qui étudie l’Écriture, vient à la Bible avec une histoire particulière et une expérience personnelle qui ont forcément un impact sur le processus d’interprétation. Même les disciples avaient leurs propres idées de qui était le Messie et de ce qu’il était censé faire, sur la base des attentes de leur époque. Leurs fortes convictions empêchaient une compréhension claire du texte biblique, ce qui contribue à expliquer pourquoi si souvent ils comprirent de travers Jésus et les événements autour de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.

    Nous avons tous un certain nombre de croyances sur ce monde, sur la réalité ultime de Dieu, etc., que nous présupposons ou acceptons, même inconsciemment ou à notre insu, quand nous interprétons la Bible. Si, par exemple, la vision du monde d’une personne donnée écarte de manière catégorique toute intervention surnaturelle de Dieu, cette personne ne lira et ne comprendra pas l’Écriture comme un récit vrai et fiable de ce que Dieu a fait dans l’histoire, mais l’interprétera très différemment d’une personne qui accepte la réalité du surnaturel.

    Les interprètes de la Bible ne peuvent pas se débarrasser totalement de leur passé, de leurs expériences, et de leurs idées et opinions préconçues. La neutralité totale, ou l’objectivité absolue, ne peut être atteinte. L’étude de la Bible et la réflexion théologique a toujours lieu dans le contexte de présuppositions sur la nature du monde et la nature de Dieu.

    Mais la bonne nouvelle, c’est que le Saint-Esprit peut ouvrir et corriger nos perspectives limitées et nos présuppositions quand nous lisons les paroles de l’Écriture avec un esprit ouvert et un cœur honnête. La Bible n’a de cesse d’affirmer que des gens avec des origines et des vécus très différents peuvent comprendre la Parole de Dieu et que le Saint-Esprit nous conduit dans toute la vérité (Jn 16.13).

    Quelles sont vos propres présuppositions sur le monde ? Comment toutes les abandonner afin que la Parole de Dieu elle-même refonde vos idées pour qu’elles soient davantage en harmonie avec la réalité qu’enseigne la Bible ?


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  • EDS – Samedi 3 avril – POURQUOI L′INTERPRÉTATION EST-ELLE NÉCESSAIRE ?

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Lc 24.36-45 ; 1 Co 12.10 ; 1 Co 14.26 ; Ac 17.16-32 ; Jn 12.42, 43.

    Verset à mémoriser :

    Or, sans la foi, il est impossible de lui plaire, car celui qui s’approche de Dieu doit croire que celui-ci est et qu’il récompense eux qui le recherchent (Hébreux 11.6.).

    Lire la Bible signifie également interpréter la Bible. Mais comment faire ? Quels principes suivons-nous ? Comment, disons, abordons-nous les différents types d’écrits que l’on y trouve ? Par exemple, le passage que nous lisons est-il une parabole, un rêve prophétique-symbolique, ou bien un récit historique ? La décision d’une question aussi importante que le contexte de l’Écriture implique en soi un acte d’interprétation.

    Parfois, certaines personnes utilisent la Bible comme d’’un oracle divin : elles ouvrent simplement la Bible au hasard pour chercher un verset biblique qui, espèrent-elles, leur fournira de l’aide. Mais associer au hasard des passages bibliques de cette manière peut conduire à des conclusions très étranges et fausses.

    Par exemple, quand un mari quitta sa femme pour une autre, l’épouse fut grandement rassurée en tombant sur le texte suivant : je mettrai de l’hostilité entre toi et la femme (Gn 3.15). Elle fut convaincue, sur la base de ce verset, que la liaison de son mari ne durerait pas !

    Un texte sans contexte devient vite un prétexte pour ses propres idées et ses propres intentions. Il est donc absolument nécessaire de ne pas nous contenter de lire la Bible, mais de l’interpréter correctement.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 9 mai.


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