• EDS – Jeudi 9 avril – Comprendre la Bible par la foi

    Lisez Hébreux 11.3, 6. Pourquoi la foi est-elle si essentielle dans la compréhension de Dieu et de sa Parole ? Pourquoi est-il impossible de plaire à Dieu sans la foi ?

    Tout véritable apprentissage a lieu dans le contexte de la foi. C’est la foi implicite de l’enfant envers ses parents qui permet à l’enfant d’apprendre de nouvelles choses. C’est une relation de confiance qui guide l’enfant pour qu’il apprenne les aspects essentiels et fondamentaux de la vie et de l’amour. La connaissance et la compréhension, par conséquent, se développent à partir d’une relation d’amour et de confiance.

    Dans le même esprit, un bon musicien joue bien un morceau de musique quand il ou elle, non seulement maitrise les aptitudes techniques qui permettent de jouer d’un instrument, mais quand il ou elle manifeste un amour de la musique, d’un compositeur, et d’un instrument. De la même manière, nous ne comprenons pas correctement la Bible lorsque nous l’abordons avec une attitude sceptique ou le doute méthodologique, mais dans un esprit d’amour et de foi. L’apôtre Paul a écrit : sans la foi, il est impossible de lui plaire [à Dieu] (He 11.6). Ainsi, il est indispensable d’aborder la Bible par la foi, en reconnaissant son origine surnaturelle, plutôt que de voir la Bible comme un simple livre humain.

    Les adventistes du septième jour ont clairement exprimé cette idée de l’origine surnaturelle de l’Écriture dans leur première croyance fondamentale, qui dit : « Les Saintes Écritures – l’Ancien et le Nouveau Testament – sont la Parole de Dieu écrite, donnée par l’inspiration divine. Les auteurs inspirés ont parlé et écrit sous l’impulsion du Saint-Esprit. Dans cette Parole, Dieu a confié à l’humanité la connaissance nécessaire au salut. Les Saintes Écritures constituent la révélation suprême, souveraine et infaillible de sa volonté. Elles sont la norme du caractère, le critère de l’expérience, le révélateur irrévocable des doctrines, et le récit digne de confiance des interventions de Dieu dans l’histoire. (Ps 119.105 ; Pr 30.5 ; Es 8.20 ; Jn 17.17 ; 1 Th 2.13 ; 2 Ti 3.16, 17 ; He 4.12 ; 2 P 1.20, 21.) »

    À côté de quoi les gens passent-ils dans leur compréhension de la Bible quand ils ne l’abordent pas avec une attitude de foi ? Pourquoi cette foi n’est-elle pas aveugle ? Autrement dit, quelles sont les bonnes raisons que nous avons de croire, et pourquoi la foi reste-t-elle une nécessité quand on traite des vérités de la Bible ?


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  • EDS – Mercredi 8 avril – Parallèle entre Christ et l′Écriture

    Lisez Jean 1.14 ; Jean 2.22 ; Jean 8.31, 32, et Jean 17.17. Quels parallèles voyez-vous entre Jésus, la Parole de Dieu faite chair, et l’Écriture, la Parole écrite de Dieu ?

    Il y a un parallèle entre la Parole de Dieu, qui s’est faite chair (c’est-à-dire Jésus-Christ) et la Parole écrite de Dieu (c’est-à-dire la Bible). De la même manière que Jésus a été conçu de manière surnaturelle par le Saint-Esprit tout en naissant d’une femme, les Saintes Écritures ont également une origine surnaturelle et sont nées par l’intermédiaire d’êtres humains.

    Jésus-Christ s’est fait homme dans le temps et l’espace. Il a vécu à une époque spécifique, dans un endroit spécifique. Pourtant, cette donnée n’annulait pas sa divinité, et ne rendait pas non plus Jésus relatif historiquement. Il est le seul Rédempteur pour tous, dans le monde entier, pour tous les temps (voir Ac 4.12). De la même manière, la Parole écrite de Dieu, la Bible, a été donnée à un moment précis, et dans une culture précise. Tout comme Jésus-Christ, la Bible n’est pas conditionnée par le temps, c’est-à-dire limitée par un endroit et un temps spécifiques. Elle est au contraire valable pour tous les peuples, dans le monde entier.

    Quand Dieu s’est révélé, il s’est abaissé au niveau humain. La nature humaine de Jésus montrait tous les signes d’infirmités humaines et les effets de quelque 4000 ans de dégradation. Pourtant, il fut sans péché. De la même manière, le langage de l’Écriture est un langage humain, et non quelque langage « surhumain » parfait que personne ne parle ou ne peut comprendre. Tandis que toute langue a ses limites, le Créateur de l’humanité, qui est le Créateur du langage humain, est parfaitement capable de communiquer sa volonté à des êtres humains d’une manière fiable sans nous induire en erreur.

    Bien entendu, toute comparaison a ses limites. Jésus-Christ et les Saintes Écritures ne sont pas identiques. Dieu n’est pas un livre. Dieu en Jésus-Christ s’est fait homme. Nous aimons la Bible parce que nous adorons le Sauveur proclamé dans ses pages.

    La Bible est une union unique et inséparable entre le divin et l’humain. Ellen G. White l’a vu clairement quand elle écrit : « La Bible, porteuse des vérités divines exprimées dans le langage des hommes, révèle en elle-même l’union du divin et de l’humain. C’est la même union qui existait dans la nature du Christ, qui était à la fois Fils de Dieu et Fils de l’homme. Ce qui est dit du Christ est aussi vrai de la Bible : ‘La Parole est devenue chair ; elle a fait sa demeure parmi nous’. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 17.

    Pourquoi l’Écriture doit-elle être le fondement de notre foi ? Sans elle, où serions-nous ?


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  • EDS – Mardi 7 avril – La Parole écrite de Dieu

    Le Seigneur dit à Moïse : Écris ces paroles ; c’est d’après elles que je conclus une alliance avec toi et avec Israël (Ex 34.27). Pourquoi le Seigneur voulait-il que Moïse écrive ces paroles, au lieu de simplement les réciter au peuple ? Quel est l’avantage évident de la Parole écrite ?

    Le Dieu qui parle et qui a créé le langage humain permet à quelques personnes choisies de communiquer les vérités divinement révélées et les pensées divinement inspirées d’une manière fiable. Il n’est donc pas surprenant de découvrir que Dieu a ordonné très tôt aux auteurs bibliques de mettre par écrit ses instructions et sa révélation.

    Qu’enseignent les textes suivants sur la révélation écrite ?

    • Exode 17.14 ; 24.4
    • Josué 24.26
    • Jérémie 30.2
    • Apocalypse 1.11, 19 ; 21.5 ; 22.18, 19

    Pourquoi Dieu a-t-il ordonné que sa révélation et ses messages inspirés soient mis par écrit ? La réponse évidente est celle-ci : afin que nous ne les oubliions pas si facilement. Les paroles écrites de la Bible sont un point de référence constant qui nous renvoie à Dieu et à sa volonté. Un document écrit est généralement mieux préservé et plus fiable que des messages oraux, qui doivent être rappelés sans cesse. La Parole Écrite, qui peut être recopiée encore et encore, peut également être rendue accessible à un plus grand nombre de gens que si elle était uniquement parlée. Enfin, nous pouvons parler à un nombre limité de gens en même temps, en un endroit donné, mais ce qui est mis par écrit peut être lu par d’innombrables lecteurs dans de nombreux lieux différents et continents, et même être une bénédiction de nombreuses générations plus tard. En fait, si les gens ne savent pas lire, d’autres peuvent leur lire un document écrit à haute voix.


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  • EDS – Mardi 31 mars – La Bible comme récit prophétique

    La Bible est unique parmi les autres ouvrages religieux connus, car jusqu’à 30% de son contenu est constitué de prophéties et de littérature prophétique. L’intégration de prophéties et leur accomplissement dans le temps est central dans la vision du monde présentée par la Bible, car le Dieu qui agit dans l’histoire connait également l’avenir et l’a révélé à ses prophètes (Am 3.7). La Bible est non seulement la Parole vivante, ou la Parole historique, elle est aussi la Parole prophétique.

    De quelle manière les textes suivants révèlent-ils les détails du Messie promis ?

    • Gn 49.8-12
    • Ps 22.12-18
    • Es 53.3-7
    • Dn 9.24
    • Mi 5.2
    • Ml 3.1
    • Za 9.9

    On dénombre au moins soixante-cinq prédictions messianiques directes dans l’Ancien Testament, et beaucoup plus si l’on y ajoute la typologie (la typologie est l’étude de la manière dont les rituels de l’Ancien Testament, comme les sacrifices, étaient des mini-prophéties de Jésus). Ces prophéties sont liées à des détails spécifiques comme le sceptre ne sera pas retiré à Juda (Gn 49.10), qu’il naitrait à Bethléem en Judée (Mi 5.2), qu’il serait méprisé et abandonné des hommes ; battu, accusé à tort, sans pour autant ouvrir la bouche pour se défendre (Es 53.3-7), que ses mains et ses pieds seraient percés, et qu’on se partagerait ses vêtements (Ps 22.12-18).

    Le fait que ces prophéties de l’Ancien Testament se soient accomplies avec une telle précision dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus témoigne de l’origine divine de leur inspiration et de leur révélation. Cela indique également que Jésus était bien celui qu’il prétendait être, et que d’autres prétendaient qu’il était. Jésus a suivi les prophètes d’autrefois en prédisant sa mort et sa résurrection (Lc 9.21, 22 ; Mt 17.22, 23), la chute de Jérusalem (Mt 24.1, 2), et son retour (Jn 14.1-3). Ainsi, l’incarnation, la mort, et la résurrection ont été prédites par la Bible, et leur accomplissement assure la fiabilité de cette dernière.

    Énumérez toutes les raisons que vous avez de croire en Jésus et en sa mort pour nous ? Partagez ces raisons en classe ce sabbat et posez la question : Pourquoi les preuves sont-elles aussi convaincantes ?


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  • EDS – Lundi 30 mars – Qui a écrit la Bible, et où ?

    La diversité des auteurs, les endroits où ils vivaient, et leurs expériences rendent un témoignage unique : Dieu agit pour communiquer l’histoire et son message à des gens aussi différents culturellement que le public auquel ils sont destinés.

    Que nous indiquent les textes suivants sur les auteurs bibliques et leur vécu ? (Ex 2.10 ; Am 7.14 ; Jr 1.1-16 ; Dn 6.1-5 ; Mt 9.9 ; Ph 3.3-6 ; Ap 1.9).

    La Bible a été écrite par des gens avec différents types de vécu, et dans différentes circonstances. Certains ont écrit depuis des palais, d’autres depuis des prisons, certains pendant un exil, et d’autres encore pendant leurs voyages missionnaires pour partager l’évangile. Ces hommes avaient une formation et des occupations différentes. Certains, comme Moïse, étaient destinés à devenir des rois, ou, comme Daniel, à occuper des postes importants. Certains étaient très jeunes, et d’autres assez âgés. Malgré ces différences, ils avaient tous une chose en commun : ils étaient appelés par Dieu et inspirés par le Saint-Esprit à écrire des messages pour son peuple, peu importe quand et où ils vivaient.

    De plus, certains des auteurs furent des témoins oculaires des événements qu’ils rapportaient. D’autres firent des recherches minutieuses sur les événements ou un emploi consciencieux des documents existants (Jos 10.13, Lc 1.1-3). Mais toutes les parties de la Bible sont inspirées (2 Tm 3.16). C’est la raison pour laquelle Paul déclare que tout ce qui a été écrit […] a été écrit pour notre instruction, afin que, par […] l’encouragement des Écritures, nous ayons l’espérance (Rm 15.4). Le Dieu qui a créé le langage humain permet à certaines personnes choisies de communiquer des pensées inspirées d’une manière fiable et digne de confiance dans des mots humains.

    « Dieu, ayant jugé bon de communiquer sa vérité au monde par l’intermédiaire des hommes, a revêtu de son Esprit ceux qu’il a choisis à cet effet. Il les a dirigés dans le choix des sujets et dans la façon de les exposer. Confié à des vases de terre, ce trésor n’en est pas moins céleste. » Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 29.

    Tant d’auteurs différents, avec tant de situations différentes, et pourtant le même Dieu est révélé par eux tous. En quoi cette vérité extraordinaire contribue-t-elle à confirmer pour nous la véracité de la Parole de Dieu ?


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  • EDS – Dimanche 29 mars – La Parole vivante de Dieu

    Les paroles les plus importantes sont souvent les dernières qu’une personne prononce. Moïse, l’auteur des cinq premiers livres fondateurs de la Bible, entonne, juste avant sa mort, un chant au peuple (Dt 31.30-32.43).

    Lisez Deutéronome 32.45-47. Comment Moïse décrit-il la Parole de Dieu et sa puissance dans la vie des Hébreux sur le point d’entrer en Terre Promise ?

    Parmi les dernières paroles de Moïse, on trouve une puissante exhortation. En établissant le cœur du peuple sur les paroles que Dieu a prononcées à travers lui, Moïse veut insister sur le fait qu’ils doivent rester focalisés sur Dieu et sa volonté pour leurs vies. En enseignant ces paroles à leurs enfants, chaque génération devait transmettre le plan du salut de l’alliance de Dieu. Remarquez qu’ils ne devaient pas choisir, mais devaient observer ou obéir à toutes les paroles de cette loi (Dt 32.46).

    À la fin de l’histoire de la terre, Dieu aura un peuple qui sera resté fidèle à toute la Bible, ce qui signifie garder les commandements de Dieu et avoir la foi de Jésus (Ap 14.12). Ils seront restés fidèles à l’enseignement de la Bible, car elle assure non seulement une vie plus riche sur cette terre, mais aussi une destinée éternelle dans la demeure que Jésus prépare pour nous (Jn 14.1-3).

    Lisez Jean 1.1-5, 14 ; Jean 14.6. Que nous enseignent ces textes sur Jésus et la vie éternelle ? En quoi la Parole devenue chair est-elle liée à la révélation et à l’inspiration des Écritures ?

    Jésus est le point de mire et le but de toute Écriture. Son incarnation comme Messie était un accomplissement des promesses de l’Ancien Testament. Du fait qu’il a vécu, qu’il est mort, et qu’il vit de nouveau, nous avons non seulement la confirmation des Écritures, mais mieux encore, la grande promesse de la vie éternelle dans une existence toute nouvelle.

    Relisez Deutéronome 32.47. Quelle est votre expérience de cette vérité selon laquelle l’obéissance à la Parole de Dieu n’est pas pour vous une parole vide ? Pourquoi la foi en Dieu et l’obéissance à sa Parole ne sont-elles jamais vaines ?


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  • EDS – 28 MARS-3 AVRIL – LA BIBLE EST UNIQUE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Dt 32.45-47 ; Gn 49.8-12 ; Es 53.3-7 ; 1 Co 15.3-5, 51-55 ; Rm 12.2.

    Verset à mémoriser :

    Ta parole est une lampe pour mes pieds, une lumière pour mon sentier (Psaumes 119.105.).

    Composée de 66 livres, et écrite sur une période de plus de 1500 ans sur trois continents (l’Asie, l’Afrique, et l’Europe) par plus de quarante auteurs, la Bible est unique en son genre. Il n’y a aucun autre livre, sacré ou religieux, qui lui ressemble. Et ce n’est pas étonnant. Après tout, c’est la Parole de Dieu.

    On dispose de plus de 24600 manuscrits du Nouveau Testament existants datant des quatre premiers siècles après Christ. Il existe par ailleurs sept manuscrits originaux de Platon, huit d’Hérodote, et l’Illiade d’Homère en compte un peu plus, avec plus de 263 copies qui ont survécu. D’où le fait que nous avons des indications puissantes qui confirment l’intégrité du texte néotestamentaire.

    La Bible fut le premier livre connu à être traduit, le premier livre en Occident à être publié sur la presse d’imprimerie, et le premier livre à être distribué assez largement dans un grand nombre de langues au point de pouvoir être lu par 95% de la population mondiale aujourd’hui.

    La Bible est également unique par son contenu et son message, qui se concentre sur les actes rédempteurs accomplis par Dieu dans l’histoire. Cette histoire est mêlée de prophéties, car elle prédit l’avenir des plans de Dieu et son royaume éternel. C’est la Parole vivante de Dieu, car l’Esprit de Dieu par lequel l’Écriture a été inspirée (2 Tm 3.16, 17) est promis aux croyants aujourd’hui pour les guider dans toute vérité tandis qu’ils étudient la Parole (Jn 14.16, 17 ; Jn 15.26 ; Jn 16.13).

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 4 avril.


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  • EDS – 2e TRIMESTRE 2020 – Comment interpréter les Écritures

    Leçons du 2ème trimestre 2020

    1. Caractère unique de la Bible. 28 mars-3 avril
    2. Origine et nature de la Bible. 4-10 avril
    3. Comment Jésus et les apôtres voyaient la Bible. 11-17 avril
    4. La Bible – source d’autorité pour notre théologie. 18-24 avril
    5. Par l’Écriture seule – Sola Scriptura. 25 avril-1er mai
    6. Pourquoi l’interprétation est-elle nécessaire ? 2-8 mai
    7. Langues, textes et contexte. 9-15 mai
    8. La Création : la Genèse comme fondation, 1re partie. 16-22 mai
    9. La Création : la Genèse comme fondation, 2e partie. 23-29 mai
    10. La Bible sur le plan historique. 30 mai-5 juin
    11. La Bible et les prophéties. 6-12 juin
    12. Comprendre les passages difficiles. 13-19 juin
    13. Vivre par la Parole de Dieu. 20-26 juin

    Comment interpréter les Écritures

    En tant qu’adventistes du septième jour, nous sommes des Protestants, ce qui veut dire que nous croyons au principe de sola scriptura, la Bible seule comme fondement d’autorité de notre foi et de nos doctrines. Ce principe est particulièrement pertinent dans les derniers jours, alors que, comme Ellen G. White l’a dit, Dieu a « un peuple sur la terre pour maintenir sa Parole et sa Parole seule, comme principe de toute doctrine et fondement de toute réforme. » Le grand espoir, p. 436.

    Bien entendu, nous ne sommes pas seuls parmi les Protestants à affirmer « la Bible et la Bible seule » comme fondement de notre foi, bien que beaucoup qui font cette affirmation croient en des doctrines comme le changement du sabbat du septième jour au dimanche dans le Nouveau Testament, l’immortalité de l’âme, les tourments éternels en enfer pour les perdus, et même un enlèvement secret au cours duquel Jésus reviendra subrepticement sur terre pour en arracher les sauvés, tandis que tous les autres se demanderont où ils ont bien pu passer.

    En d’autres termes, avoir la Bible, et prétendre y croire, est une chose, et c’est important. Mais comme le révèle la prolifération des fausses doctrines (toutes censées venir de la Bible), nous devons également savoir comment interpréter la Bible de manière correcte.

    D’où le sujet du Guide d’études des adultes pour ce trimestre : « Comment interpréter les Écritures. » Dans ces leçons, nous partons du principe que l’Écriture, en tant que Parole de Dieu, constitue « la révélation suprême, souveraine et infaillible de sa volonté » et « la norme du caractère, le critère de l’expérience, le révélateur irrévocable des doctrines et le récit digne de confiance des interventions de Dieu dans l’histoire. » Ce que croient les adventistes, p. 12. En bref, l’Écriture est la source fondatrice des vérités que nous croyons et proclamons au monde. Ou, comme la Bible elle-même le dit, toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice (2 Tm 3.16). Toute Écriture signifie bien sûr toute Écriture, même ce qui ne nous plait pas, qui nous dérange, et qui, pour reprendre une expression d’aujourd’hui, n’est peut-être pas « politiquement correct. »

    En partant de là, nous examinerons donc les éléments bibliques qui nous enseignent à interpréter les Écritures par elles-mêmes. C’est-à-dire, qu’au lieu de chercher d’abord des sources extrabibliques comme la science, la philosophie, et l’histoire (qui, bien utilisées, peuvent être une bénédiction), nous chercherons à découvrir à partir des textes bibliques quels sont les outils qui révèlent les grandes vérités que l’on trouve dans ses pages sacrées. On nous dit que de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint (2 P 1.21, Darby). Et nous croyons que parmi les choses que ces saints hommes ont dit se trouvent des clés pour nous aider à interpréter la Parole de Dieu.

    Par exemple, comment Paul ou les autres auteurs des évangiles interprétaient-ils l’Ancien Testament ? Si ce qu’ils ont écrit était inspiré de Dieu, alors de toute évidence la manière dont ils lisaient et comprenaient les Écritures peut être déterminante pour nous apprendre à faire de même. Et comment Jésus lui-même employait-il et interprétait-il l’Écriture ? En-dehors de lui, nous ne trouverons pas de meilleur exemple quant à la manière de lire la Bible.

    En même temps, nous explorerons nos propres présuppositions et raisonnements sur le contexte, la langue, la culture, et l’histoire, et leur impact sur notre lecture et notre compréhension de la Parole de Dieu. Comment sommes-nous censés interpréter les paraboles, les prophéties, l’histoire sainte, les avertissements, les chants de louange, les visions prophétiques, et les rêves, toute la gamme des écrits inspirés que l’on trouve dans les Écritures ?

    Nous explorerons toutes ces questions, et d’autres, ce trimestre, car, comme le montrent les doctrines comme l’enfer et ses tourments éternels ou la sainteté du dimanche, croire en la Bible ne suffit pas. Nous devons aussi apprendre à l’interpréter.

    Frank M. Hasel est vice-président de l’Institut de Recherche Biblique (BRI) à la Conférence Générale des adventistes du septième jour. Michael G. Hasel est professeur de Religion à Southern Adventist University et directeur de l’Institut d’Archéologie, et du Musée archéologique Lynn H. Wood.


  • EDS – Vendredi 27 mars – Pour aller plus loin…

    « Les prophéties nous présentent une succession d’événements qui aboutissent à l’ouverture du jugement. C’est particulièrement le cas du livre de Daniel. Mais ce prophète reçut l’ordre de tenir ‘secrètes, scellées, jusqu’au temps de la fin’ les parties de sa prophétie relatives aux derniers jours. Ce n’est qu’à partir de cette époque qu’un message concernant le jugement pourra être proclamé, reposant sur l’accomplissement de ces prophéties. En effet, au temps de la fin, nous dit le prophète, ‘une multitude alors cherchera, et la connaissance augmentera.’

    L’apôtre Paul avait averti l’Église de ne pas espérer l’avènement du Christ à son époque : ‘Il faut d’abord que vienne l’apostasie et que se révèle la personnification du mal.’ Ce n’est qu’après cette grande apostasie et la longue période de domination du ‘Sans-Loi’ qu’on doit être attentif à cet avènement. Ce ‘Sans-Loi’ appelé aussi ‘le mystère du mal,’ ‘celui qui est voué à la perdition,’ ‘l’adversaire,’ représente la papauté, qui, selon la prophétie, devait exercer sa suprématie pendant 1260 années. Cette période prit fin en 1798. Le retour du Christ ne pouvait pas avoir lieu avant cette date. Paul embrasse, par cet avertissement, la totalité de la dispensation chrétienne jusqu’à l’année 1798. C’est seulement après cette date que le message du second avènement du Christ devait être proclamé. » Ellen G. White, Le grand espoir, pp. 261,262.

    À méditer

    • Quels dangers court-on à fixer des dates pour des événements encore à venir ? Qu’arrive-t-il à la foi de beaucoup quand ces événements prédits n’arrivent finalement pas ? Quel principe prophétique crucial trouve-t-on dans les paroles de Christ dans Jean 14.29 qui devrait nous aider à comprendre comment employer la prophétie à notre avantage spirituel et éviter le piège qui consiste à faire ou à croire de fausses prédictions ?
    • Quels sont les aspects du temps dans lequel nous vivons aujourd’hui, avec la communication instantanée, ainsi que de nombreuses avancées scientifiques incroyables, qui ne sont pas toujours pour notre bien, qui rendent l’idée d’un temps de détresse tel qu’il n’y en a [jamais] eu pas si difficile à imaginer ?
    • Discutez de votre réponse aux dernières questions de lundi sur pourquoi l’évangile, la grande vérité de la justice de Christ, est notre seul espoir d’être trouvé inscrit dans le livre. Sans cela, quel espoir aurions-nous ?

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  • EDS – Jeudi 26 mars – Le temps d′attente

    Lisez Daniel 12.5-13. Comment se termine le livre ?

    Il est intéressant de noter que cette scène finale a lieu aux bords du fleuve, le Tigre, où se situait la dernière vision majeure de Daniel (Dn 10.4). Cependant, le terme utilisé ici n’est pas le mot hébreu courant pour « fleuve, » mais le terme ye’or, qui désigne généralement le Nil. Cela nous rappelle l’Exode et montre que comme le Seigneur racheta Israël de l’Égypte, il rachètera son peuple à la fin des temps.

    Trois chronologies prophétiques sont données. La première, un temps, des temps, et la moitié d’un temps répond à la question : Jusques à quand la fin de ces merveilles ? (Dn 12.6, Darby). Les merveilles renvoient aux choses décrites dans la vision de Daniel 11, qui sont une explication de Daniel 7 et 8. Plus précisément, cette période a été mentionnée dans Daniel 7.25 et plus tard dans Apocalypse 11.3, Apocalypse 12.6, 4 et Apocalypse 13.5. Elle correspond également aux 1260 années de la suprématie papale, qui s’étendit de l’an 533 à l’an 1798. Et Daniel 11.32-35 renvoie à la même persécution sans mentionner sa durée.

    Les deux autres périodes, 1290 et 1335 jours, répondent à une question : quelle sera l’issue de ces choses posée par Daniel en personne à l’homme vêtu de lin. Et les deux commencent avec la suppression du sacrifice constant et la mise en place de l’horreur dévastatrice. Dans la leçon sur Daniel 8, nous avons appris que le sacrifice offert chaque jour (PDV), ou sacrifice constant, renvoie à l’intercession constante de Christ, qui a été remplacée par un système d’adoration contrefait. Ainsi, cette période prophétique doit commencer en 508 de notre ère, quand Clovis, roi de France, s’est converti à la foi catholique. Cet événement important a préparé la voie à l’union entre église et état, qui a influencé tout le Moyen Âge. Les 1290 jours ont donc pris fin en 1798, quand le pape fut arrêté sous l’autorité de l’empereur Napoléon. Et les 1335 jours, la dernière période prophétique mentionnée dans Daniel, ont pris fin en 1843. C’était l’époque du mouvement millérite et d’une étude renouvelée des prophéties bibliques. C’était une époque d’attente et d’espérance en la venue imminente de Jésus.

    Tout au long de Daniel, nous voyons deux choses : le peuple de Dieu persécuté, et le peuple de Dieu finalement réhabilité et sauvé. De quelle manière cette réalité peut-elle nous aider dans notre quête pour rester fidèle, quelles que soient nos difficultés immédiates ?


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