• Comment être sûr que Dieu m′aime ?

    Tout le monde a envie d′être aimé ! La Bible affirme d’ailleurs que Dieu aime chacun dans ce qu′il a de particulier. Mais nous pouvons nous demander pour quelle raison… et ne pas oser y croire.

    Par Élise Lazarus

    Être aimé de quelqu’un est l’émotion la plus belle qui existe mais aussi la plus angoissante : « M’aime-til vraiment ? », « Est-ce que cet amour ne changera pas avec le temps ? », « Quand il ou elle aura vu le pire en moi, ses sentiments ne disparaîtront-ils pas ? ». Finalement, nous nous posons exactement les mêmes questions à propos de Dieu. La Bible dit de lui qu’il nous aime, mais comment en être sûr ? Nous avons une image très limitée de l’amour car l’être humain a toujours une bonne raison d’aimer : l’autre nous plaît physiquement, il nous apporte quelque chose, nous sécurise ou nous fait nous sentir la personne la plus importante de cette planète.

    Nous avons bien parfois quelques fulgurances d’amour : des parents prêts à donner jusqu’à leur vie ou leur santé pour protéger leurs enfants, des amis ou un conjoint qui vont au bout d’eux mêmes pour une personne importante. Mais ces évènements sont rares, et c’est bien pour cela qu’ils nous marquent. Dans la Bible, Paul fait le même constat. Les êtres humains sont parfois capables de se sacrifier pour quelqu’un de particulièrement bon1, quelqu’un d’extraordinaire, c’est vrai.

    Mais voici la différence avec l’amour de Dieu : il a décidé de tout sacrifier alors que nous n’étions pas des gens particulièrement bons. Il n’avait pas de raison objective de nous sauver : Dieu n’a pas besoin de l’argent que nous pourrions lui donner, il n’a pas besoin du réconfort que nous pourrions lui apporter, ni même besoin de notre considération pour le faire se sentir bien et important. Cet amour qu’il a exprimé, au travers de la vie et de la mort de Jésus, pour chaque être humain individuellement, n’a pas d’autre motivation que le choix de vouloir être en relation avec nous, le choix de nous aimer pour ce que nous sommes, aussi imparfaits que nous soyons.

    L’amour de Dieu est la définition même de l’amour inconditionnel car cet amour s’est exprimé dans sa plénitude avant même que nous ayons décidé si oui ou non nous l’acceptions. Imaginons un homme, éperdument amoureux d’une jeune fille. Il veut l’épouser, et faire sa vie avec elle. Il décide donc de construire pour elle une maison belle et accueillante pour qu’elle s’y sente bien avec lui. Il va tout faire : poser les fondations, construire les murs, poser le toit. Mais il va aussi peindre, décorer, acheter les meubles et même préparer un dîner et mettre des fleurs dans les vases. Et enfin, une fois que tout cela est accompli, il va voir la jeune fille en lui disant : « Je t’aime d’un amour éternel, j’ai tout préparé pour toi. Si tu souhaites vivre cette relation avec moi, tu as juste à dire oui. » Voilà le genre d’amour que Dieu exprime pour nous : un pari fou où il a tout sacrifié en espérant que nous dirions « oui ». Il est impossible d’apporter une preuve tangible de l’amour de Dieu car l’amour, quelle que soit son origine, n’a pas de preuve absolue.

    Accepter l’amour de quelqu’un, c’est faire le pas de croire ses mots quand il vous dit : « Je t’aime ». Dans la Bible, Paul dira de l’amour qu’il « croit tout, et espère tout »2. Je peux choisir de croire, d’avoir foi dans la promesse d’amour de Dieu. Je peux apprendre à mon regard à discerner dans ma vie tous ces indices sur mon parcours qui me montrent son action dans mon existence et la façon dont il prend soin de moi. L’amour de Dieu ne se prouve pas, il s’éprouve seulement.

    1. Cf. dans la Bible Romains 5.8.
    2. Dans la Bible, 1 Corinthiens 13.7.

     

  • Premier dans mon cœur

    Par L. David Harris

    Quand nous prenons la bonne orientation dès le début de la journée, l’ennemi influence moins notre vie, et le Seigneur est capable de mener nos batailles pour nous.

    Gérer le cœur : Dieu vient en premier.

     » Tu n’auras pas d’autres dieux devant moi.  » (Exode 20.3 NBS).

    Mettez Dieu d′abord dans votre vie

    Tout être humain responsable est confronté à la tâche d’établir des priorités au quotidien. Qu’il s’agisse de tâches au travail, à l’école ou dans les relations, nous devons tous prendre des décisions sur ce qui est le plus important pour nous et sur la façon de les organiser.

    Dieu a dit que dans tous les cas, Il exige d’être le « numéro un » de nos vies. Son but n’est pas enraciné dans l’égoïsme. Il ne dit pas simplement qu’Il nous veut pour Lui-même pour une raison superficielle ou arbitraire. Son amour dit qu’Il ne peut pas vivre sans nous. Il sait que si nous ne Le gardons pas en position de prééminence dans notre vie, nous ne vivrons jamais éternellement avec Lui.

    Le péché a mélangé l’ordre des choses. Nous avons été programmés pour penser que la première priorité devrait être l’autosatisfaction. La recherche de la richesse, de la notoriété et de hauts niveaux d’éducation a, dans bien des cas, détrôné Dieu dans notre temple de l’âme.

    Le résumé des dons qu’Il nous faits est étroitement lié au commandant de Le placer en premier dans nos vies. Il a pris toutes les dispositions nécessaires pour que nous soyons libérés du pouvoir et de la présence du péché ; par conséquent, ce devrait être un acte de gratitude que de Le faire Seigneur de tous les instants de nos vies.

    Au saut du lit

    Dans les choses pratiques de la vie, nous pouvons commencer par mettre Dieu en premier et débuter notre journée avec Lui. Par le culte, la prière et l’étude biblique, nous pouvons mettre l’accent sur ce qui compte vraiment. Quand nous prenons la bonne orientation dès le début de notre journée, l’ennemi influence moins notre vie, et le Seigneur est capable de mener nos batailles pour nous. Quand nous rencontrons Dieu le matin, nous lui donnons la permission de soutenir ou de changer tout ce que nous avons prévu. Gardez le Seigneur dès le début de la journée, et Il restera assis sur le trône de votre vie.

    Heureux privilège que de devenir des intendants fidèles de vos cœurs. Gérer de manière responsable, au nom de Jésus.

    Source : Méditation en ligne de Magazine "Message" du dimanche 17 février 2019 - https://www.messagemagazine.com/grow-your-faith/daily-devotional/first-in-my-heart/

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  • Méditation – Mercredi 13 juillet – Impossible pour les hommes, possible pour Dieu

    Jésus dit à ses disciples : Amen, je vous le dis, il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. Les disciples, en entendant cela, restèrent complètement ébahis. Ils se demandaient : Qui peut donc être sauvé ? Jésus les regarda et leur dit : Pour les humains, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. Matthieu 19.23-26

    Le jeune riche refusa donc l’appel de Jésus à renoncer à tout pour lui et à le suivre, aussi Jésus déclara à ses disciples : « Il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume des cieux ». Il précisa qu’il était même plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille.
    Cette image du chameau a donné lieu à de nombreuses interprétations au fil du temps. L’une d’entre elles est que les villes fortifiées avaient deux portes. L’une de ces portes était la porte principale par laquelle tout le monde passait. Mais il y avait également une petite porte basse et étroite dans la muraille. Il semble que, lorsque la porte principale était fermée, la seule façon d’entrer dans la ville était d’utiliser cette petite porte, par laquelle un adulte avait du mal à entrer en se tenant droit. On raconte que cette petite porte s’appelait « le trou de l’aiguille ».
    Inutile de dire que, si une personne de taille moyenne avait des difficultés à y passer, alors c’était quasiment impossible pour un chameau, le plus gros des animaux en Palestine. Si l’on s’en tient à cette interprétation discutable, il était difficile à un chameau de passer par la porte, mais pas impossible si l’animal s’évertuait à la tâche. D’après cette analogie, une personne riche pourrait parvenir à entrer dans le royaume des cieux, à condition de fournir beaucoup d’efforts. Mais ce n’est pas ce que Jésus voulait enseigner. En utilisant cette illustration du chameau et du trou de l’aiguille, Jésus ne voulait pas dire que c’était difficile, mais que c’était impossible. En effet, il est impossible de faire
    passer de gros animaux par le plus petit des trous. Ces paroles abasourdirent les disciples. Comme d’autres Juifs, ils pensaient que les richesses étaient une bénédiction de Dieu. « Qui peut donc entrer dans le royaume, si ce n’est pas possible pour les personnes riches ? », demandèrent-ils.

    Jésus leur répondit : « Pour les humains, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible ». En faisant cette déclaration, Jésus préparait le terrain pour la parabole de la grâce relatée dans Matthieu 20.

    Seigneur, aide-moi à dépasser mes idées erronées sur ton royaume, y compris celles qui concernent ce qui est impossible aux hommes, mais possible par ta grâce.


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  • Méditation – 12 juillet 2016 – Une autre leçon sur la richesse

    Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis-moi. Après avoir entendu cette parole, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait beaucoup de biens. Matthieu 19.21-22

    Il est facile de tirer une conclusion erronée de ce texte. Le problème du jeune homme riche n’était pas l’argent en lui-même, mais l’amour de l’argent. D’ailleurs, Jésus ne condamna pas le fait qu’il avait des richesses lors de sa discussion avec lui. Après tout, il n’avait pas dit la même chose à Nicodème, à Zachée ou à d’autres personnes qu’il avait rencontrées et qui avaient de grands moyens. Mais pour cet homme, la richesse représentait un danger. C’était son idole, ce qui le séparait de Dieu.
    Halford Luccock souligne que « Jésus ne déclara pas que la pauvreté était une exigence ou un idéal pour tous. Il était le grand Médecin et il ne prescrivait pas le même traitement à tous ses patients. Il portait un regard individuel sur ses patients, il les aimait et il voyait leurs besoins spécifiques. Puis, il leur prescrivait de faire ce qui pouvait les libérer de tout ce qui les retenait. Dans son cas, c’était la richesse ».
    Pour vous et pour moi, il s’agit peut-être d’autre chose. Cependant, nous devons tous remplir une même condition : renoncer à tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons, afin que Dieu puisse être le Seigneur de notre vie.
    Quand je lis le récit du jeune homme riche, je pense à un autre type de jeune homme riche. Mais quelle différence dans leur façon de réagir ! Tous deux avaient le pouvoir, le prestige et la richesse. Tous deux furent invités à devenir les disciples du Christ. Tous deux furent confrontés à la décision de renoncer à leur passé. Et pourtant, quelle différence entre eux !
    En la personne de Paul, nous pouvons avoir une idée de ce que le jeune homme riche aurait pu devenir s’il avait mis ses dons au service de Dieu, mais il choisit d’utiliser ses dons pour son profit personnel.
    Paul écrivit plus tard, en pensant à ce type de personnes : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux. » (1 Timothée 6.10.) Mais grâce à ceux qui ont choisi de donner à l’argent la place qui est la sienne, tout au long de l’histoire de l’Église, Dieu a utilisé leurs dons pour soutenir son oeuvre et aider ceux qui sont dans le besoin.
    La richesse est un parfois un piège. Elle peut être une malédiction ou une bénédiction. Comme pour tous les autres dons, chacun de nous doit décider la façon dont nous voulons l’utiliser.


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  • Méditation – 10 juillet 2016 – La réponse « correcte » de Jésus

    Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Pourquoi me dis-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d’adultère ; ne commets pas de vol ; ne fais pas de faux témoignage ; ne fais de tort à personne ; honore ton père et ta mère. Marc 10.17-19

    Le jeune homme riche pensait que la réponse de Jésus à sa question sur le salut porterait sur le comportement qu’il devait adopter. Effectivement, Jésus lui donna ce qu’il attendait et lui dit que s’il voulait avoir la vie éternelle, il devait « observer les commandements » (Matthieu 19.17). Puis il cita plusieurs des Dix commandements. Cette liste nous aide à commencer à comprendre le problème du jeune homme. Nous pouvons relever quatre points intéressants au sujet de cette liste.

    Premièrement, les commandements cités par Jésus viennent tous de la deuxième Table de la loi et parlent de la façon dont nous devons traiter les autres. Ce choix indique peut-être que le problème du jeune homme concernait sa relation avec les autres plutôt que son engagement vis-à-vis de Dieu.

    Deuxièmement, Jésus cita les commandements dans l’ordre : le sixième, le septième, le huitième et le neuvième. Mais étonnamment, il mentionna le cinquième après le neuvième. Pourquoi ? Probablement pour attirer son attention sur ce commandement. Ce jeune homme riche faisait peut-être partie des gens condamnés par Jésus dans Marc 7.11-13 parce qu’ils prenaient prétexte de la tradition du kôrban pour ne pas s’occuper des besoins matériels de leurs parents qui prenaient de l’âge.

    Troisièmement, Jésus fit une déclaration qui ne se trouve pas dans les Dix commandements : « Ne fais de tort à personne ». Cette expression faisait référence à une habitude consistant à priver les ouvriers de leur salaire. Ceci veut donc probablement dire que ce jeune homme avait obtenu ses richesses en partie aux dépens des plus pauvres.

    Quatrièmement, Jésus ne mentionna pas le dixième commandement parlant de la convoitise. Or, la convoitise était au coeur du problème spirituel du jeune homme, comme cela va rapidement se révéler.

    Dans le récit de Matthieu, Jésus ajouta une citation de Lévitique 19.18 à la liste des commandements à observer : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Matthieu 19.19). Une fois encore, Jésus utilisa un texte important dans le judaïsme et qui posait problème à ce jeune homme. Pour conclure notre méditation d’aujourd’hui, faisons preuve d’imagination. Imaginez que vous soyez en train de parler avec Jésus au sujet des Dix commandements. Comment s’y prendrait-il et que dirait-il pour répondre à vos besoins spécifiques concernant votre relation avec Dieu et avec autrui ? Une réponse honnête de votre part peut vous en apprendre beaucoup sur vous-mêmes.


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  • Méditation – 9 juillet 2016 – Une question pertinente

    Comme il se mettait en chemin, un homme accourut et se mit à genoux devant lui pour lui demander : Bon maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? Jésus lui dit : Pourquoi me dis-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Marc 10.17-18

    Le fait le plus remarquable de ce récit, c’est que l’homme alla voir Jésus. Matthieu nous dit qu’il était jeune et riche (Matthieu 9.20-23), alors que Luc précise que c’était un chef (Luc 18.18). C’était avec les personnes comme lui que Jésus rencontrait le plus de difficultés. Les pauvres, les prostituées et les collecteurs d’impôts étaient nombreux à venir à lui, mais ce n’était pas le cas de l’aristocratie juive, que ce soit dans le domaine religieux ou politique.

    Non seulement l’homme vint voir Jésus, mais il « accourut » vers lui. De plus, il se mit à genoux devant lui. Ainsi, cet homme défia toutes les conventions sociales de son temps. Il était prêt à affronter le mépris de ses pairs. Certes, d’autres hommes riches manifestèrent un intérêt pour Jésus, comme Nicodème et Joseph d’Arimathée. Mais eux avaient choisi d’être discrets. En effet, Nicodème alla voir Jésus secrètement, « de nuit » nous dit le texte (Jean 3.2). Quant à Joseph d’Arimathée, il alla discrètement voir Pilate pour lui demander la permission de prendre le corps de Jésus (Matthieu 27.57-58). On n’imagine pas ces hommes en train de courir vers Jésus et s’agenouiller devant lui en public. Ce jeune homme avait quelque chose de particulier, un zèle qui nous paraît rafraîchissant.

    Cet aristocrate avait une préoccupation qui lui faisait oublier tout le reste. Il s’intéressait au salut. S’adressant à Jésus en utilisant l’expression « Bon maître », il lui demanda ce qu’il devait « faire » pour avoir la vie éternelle. Manifestement, il considérait que la religion était avant tout une question de comportement. Avant de lui répondre, Jésus lui demanda pourquoi il l’avait appelé « bon maître ». En effet, « personne n’est bon, sinon Dieu seul », souligna-t-il.

    Apparemment, Jésus voulait encourager ce jeune homme à préciser ce qu’il savait sur son identité. Était-il un simple enseignant pour lui ou était-il Dieu comme le terme « bon » semblait le suggérer ? Ce jeune homme riche avait sans aucun doute entendu parler de Jésus, mais il ne connaissait pas encore exactement son identité. Jésus lui posa cette question pour l’inciter avec douceur à réfléchir à ce sujet.

    En lisant le récit de ce remarquable jeune homme, nous pouvons aussi nous poser cette question : faisons-nous preuve du même enthousiasme au sujet de Jésus ? La vie éternelle est-elle la préoccupation centrale de notre vie ? Ce sont des questions pertinentes sur lesquelles nous sommes invités à méditer aujourd’hui.


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  • Méditation – 8 juillet 2016 – Enseignement sur le mariage

    Des Pharisiens vinrent le mettre à l’épreuve en lui demandant : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour n’importe quel motif ? Il répondit : N’avez-vous pas lu que le Créateur, dès le commencement, les fit homme et femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux seront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni ! Matthieu 19.3-6

    Les réponses que Jésus apporta aux questions de Pierre et à celles des chefs juifs sont deux sources majeures d’enseignements pour nous aujourd’hui. Les Juifs essayèrent de piéger Jésus au sujet du mariage, et ce fut l’occasion pour lui de développer cinq idées à ce propos.
    Premièrement, Dieu lui-même créa l’institution du mariage. Le mariage est un projet voulu par Dieu plutôt qu’un contrat social. Deuxièmement, le mariage est une alliance entre deux personnes de sexe différent. Dieu « les fit homme et femme ». Il ne voulait pas d’un monde unisexe. Michael Green souligne qu’il y a « une différence et une complémentarité voulues par Dieu entre les sexes. Ceci est tellement évident qu’il faut se contenter de le rappeler aujourd’hui, alors que l’homosexualité semble être une alternative tout à fait acceptable au mariage ».

    Troisièmement, le mariage doit être quelque chose de permanent : « les deux seront une seule chair ». À l’origine, le Créateur voulait que les relations conjugales puissent rester intactes dans sa création parfaite. Malheureusement, dans notre monde qui est loin d’être parfait, toutes les unions ne correspondent pas aux critères divins. Le divorce n’est pas l’idéal de Dieu.

    Quatrièmement, le mariage est exclusif. « Les deux » sont appelés à devenir une seule chair, et non trois, quatre ou cinq personnes. Un couple est formé d’un homme et d’une femme. Cet idéal exclut la possibilité d’entretenir des liaisons extra-conjugales qui semblent séduisantes à tant de gens, ou la polygamie qui existait dans le passé. Manifestement, en autorisant la polygamie dans l’Ancien Testament, Dieu fit une concession qui était loin d’être idéale aux habitudes établies et aux faiblesses humaines. Cinquièmement, le mariage permet de créer une famille nucléaire. La relation conjugale implique de quitter ses parents et de s’unir à son conjoint. Ainsi, le mariage devient la plus forte et la plus importante de toutes les relations humaines.

    Prenons le temps, aujourd’hui, de nous arrêter et de remercier Dieu pour l’institution du mariage. C’est aussi une excellente occasion pour ceux qui sont mariés de renouveler leur engagement l’un vis-à-vis de l’autre et, pour ceux qui envisagent de se marier, de réfléchir sérieusement aux implications sacrées de ce don divin. Notre Dieu désire rendre tous les mariages plus heureux, guérir les relations brisées et pardonner ceux qui se sont éloignés de cet idéal divin.


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  • Méditation – 7 juillet 2016 – Les limites du pardon, dernière partie

    En voyant ce qui arrivait, ses compagnons furent profondément attristés ; ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors le maître le fit appeler et lui dit : « Mauvais esclave, je t’avais remis toute ta dette, parce que tu m’en avais supplié ; ne devais-tu pas avoir compassion de ton compagnon comme j’ai eu compassion de toi ? » Et son maître, en colère, le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père céleste vous traitera si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son coeur. Matthieu 18.31-35

    Cette troisième scène nous amène à la conclusion de la réponse faite par Jésus à Pierre sur les limites du pardon. La morale de l’histoire est que nous devons pardonner aux autres, tout comme Dieu nous pardonne (verset 33). Cette même leçon nous est donnée dans le Sermon sur la montagne, dans lequel Jésus déclara : « Si vous pardonnez aux gens leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera, à vous aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux gens, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes » (Matthieu 6.14-15). De nombreuses personnes ont essayé de modérer cette parabole ou d’expliquer pourquoi les contrastes qui y sont mentionnés ne peuvent être réels. Or, ce sont précisément ces contrastes qui nous aident à comprendre non seulement la profondeur de la miséricorde de Dieu, mais aussi la miséricorde dont nous devons faire preuve en tant que chrétiens. Cette dette de dix mille talents est considérable. Un talent équivaut à six mille deniers.

    Ainsi, cette dette correspond à un salaire de soixante millions de jours de travail. On pourrait effacer une dette de cent deniers en travaillant cent jours, mais il faudrait travailler plus de 164 383 ans pour effacer une dette de dix mille talents, en travaillant sept jours par semaine. Une autre comparaison permet de mesurer cette dette. On pourrait porter la somme correspondant à cette dette de cent deniers dans la poche, mais pour la somme de dix mille talents, il faudrait embaucher environ 8 600 porteurs portant chacun un sac de trente kilos de pièces, qui formeraient une ligne de huit kilomètres de long s’ils étaient espacés d’un mètre les uns des autres. William Barclay souligne le sens de ce contraste en écrivant qu’en fait, « rien de ce que les hommes peuvent nous faire ne peut être comparé à ce que nous avons fait à Dieu. Et si Dieu a effacé la dette que nous avions envers lui, alors nous devons effacer la dette que les autres ont envers nous. Rien de ce que nous avons à pardonner ne peut être comparé à ce que Dieu nous a pardonné ».

    Ainsi, Pierre eut une réponse claire à sa question sur les limites du pardon. Pour lui comme pour nous aujourd’hui, il ne s’agit pas de compter, de calculer, ou d’agir sur le plan moral, mais plutôt de lever la tête vers la croix et de contempler le Christ qui a effacé notre dette afin que nous puissions être libres.

    Père, aide-moi à faire preuve de ta miséricorde et de ton amour dans mes relations avec les autres aujourd’hui.


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  • Méditation – 6 juillet 2016 – Les limites du pardon, 3ème partie

    En sortant, cet esclave trouva un de ses compagnons d’esclavage qui lui devait cent deniers. Il le saisit et se mit à le serrer à la gorge en disant : « Paie ce que tu dois ! » Son compagnon, tombé à ses pieds, le suppliait : « Prends patience envers moi, et je te paierai ! » Mais lui ne voulait pas ; il alla le faire jeter en prison, jusqu’à ce qu’il ait payé ce qu’il devait.
    Matthieu 18.28-30

    Dans la première scène de cette parabole, il est question de la relation entre Dieu et l’homme. En revanche, la deuxième scène de cette parabole nous incite à réfléchir aux relations entre les êtres humains. C’est dans ce domaine que nous tous, qui ressemblons à Pierre, commençons à rencontrer des problèmes. Voyons ce qui se produit. Après nous être mis à genoux pour prier, nous nous relevons de bonne humeur, ayant l’assurance du pardon de Dieu. Jusque-là, tout va bien.

    Mais dix minutes plus tard, nous rencontrons une personne que nous essayons d’éviter depuis des semaines, et ce, pour une bonne raison. Elle nous doit de l’argent et c’est la dernière personne que nous avons envie de croiser.
    Or, il ne s’agit pas d’une petite somme. Après tout, cent deniers représentaient environ cent jours de travail, soit les deux tiers d’un an de salaire. Si l’on prend le salaire horaire moyen, cela revient donc à quelques milliers d’euros et nous voulons retrouver notre argent ! C’est une part importante de notre budget annuel. Alors, nous attrapons cette personne par le col et nous lui ordonnons de payer sur-le-champ. Mais de quelle façon réagit-elle ? Elle tombe à genoux, nous demande de faire preuve de patience et promet de payer ce qu’elle nous doit. Ce n’est pas suffisant pour nous. Nous devons lui régler son compte tout de suite. Il est temps de rétablir la justice. Nous avons été trop tolérants avec cet individu malhonnête, nous allons lui donner ce qu’il mérite !
    Dans la deuxième scène de la parabole du Christ sur le pardon, nous découvrons la perspective humaine. Cet esclave a atteint les limites du pardon, il a épuisé sa capacité à pardonner. Il peut donc laisser libre cours à sa colère. Il est temps pour lui d’envisager une procédure légale.
    Ce qu’il oublie totalement, c’est que la requête de miséricorde qui lui est adressée fait écho à la prière qu’il a faite à Dieu sur le même sujet. De plus, il a « oublié » que l’argent qui lui est dû fait partie de la dette qu’il a envers Dieu, finalement.
    Mais à quoi bon se souvenir de ces détails, quand nous avons raison et que les autres ont tort ? Il est normal et juste que nous leur donnions ce qu’ils méritent. N’est-ce pas ?


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  • Méditation – 5 juillet 2016 – Les limites du pardon, 2ème partie

    C’est pourquoi il en va du règne des cieux comme d’un roi qui voulait faire rendre compte à ses esclaves. Quand il commença à le faire, on lui en amena un qui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’on les vende, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu’il avait, afin de payer sa dette. L’esclave tomba à ses pieds et se prosterna devant lui en disant : « Prends patience envers moi, et je te paierai tout ! » Ému, le maître de cet esclave le laissa aller et lui remit la dette. Matthieu 18.23-27

    Jésus savait que Pierre ne comprendrait pas ce qu’il voulait dire en parlant de pardonner quatre cent quatre-vingt-dix fois s’il se contentait de faire une simple déclaration. Ainsi, il continua à répondre à la question du disciple en racontant une histoire illustrant ses propos. On compte trois personnages principaux dans la parabole de l’esclave impitoyable (Matthieu 18.23-35) : le roi (Dieu), un esclave dont la dette considérable a été remise (vous et moi) et un esclave (notre voisin, notre femme, notre mari, nos enfants, des membres d’Église) qui a une
    dette modique envers le premier esclave (vous et moi).
    La parabole se déroule en trois parties. Dans la première scène, le premier esclave est dans l’antichambre du roi, et celui-ci accepte de lui remettre une dette importante. En réalité, c’était une dette considérable, une énorme somme d’argent qui ne pouvait être remboursée. La somme de dix mille talents ne nous dit pas grand-chose, car nous ne raisonnons pas ainsi. Mais ce chiffre commence à prendre tout son sens quand nous savons que le budget annuel des régions de l’Idumée, de la Judée et de la Samarie n’était que de six cents talents. Le budget de la Galilée, une région relativement prospère, était de trois cents talents. Ainsi, quand Jésus déclara que l’homme ne pouvait pas payer sa dette, il énonça tout simplement la vérité. Un homme ne pourrait en aucune façon commencer à rembourser une telle dette. Dix mille talents !
    La parabole se poursuit donc en respectant la logique humaine. Il s’agit de donner au débiteur ce qu’il mérite. En entendant la punition qui lui est réservée, l’homme tomba à genoux, supplia le roi de lui accorder du temps afin qu’il puisse trouver le moyen de payer sa dette. Pourtant, il devait savoir que cela serait impossible. Alors la logique divine intervient dans cette parabole. Le roi pardonna au débiteur repentant. Voilà ce qu’est la grâce : il s’agit de donner aux autres ce qu’ils ne méritent pas, de leur donner ce dont ils ont besoin.
    Nous tous qui sommes comme Pierre, nous n’avons aucun problème avec ce récit, jusqu’à présent. Après tout, nous sommes heureux que la grâce de Dieu nous soit accordée. Cela nous permet d’avoir l’esprit tranquille et nous louons Dieu chaque jour pour ce don si spécial. C’est effectivement ainsi que nous devons nous comporter.


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