• EDS – Dimanche 18 août – Introduction du Sermon sur la montagne

    Le Sermon sur la montagne, ensemble d’enseignements, est le plus long de Jésus. Son plan sur trois chapitres de la vie dans le royaume de Dieu commence par une déclaration de valeurs que l’on appelle aujourd’hui les Béatitudes.

    Lisez Matthieu 5.2-16 (voir aussi Luc 6.20). Quels sont les traits communs de ces neuf valeurs ou types de personnes décrits par Jésus comme étant « heureux » ?

    En plus de l’application spirituelle profonde de ces paroles, nous ne devons pas passer à côté de leur lecture pratique. Jésus a parlé de reconnaitre la pauvreté en nous-mêmes et dans notre monde. Il a également parlé de justice, d’humilité, de miséricorde, de résolution de conflits, et de pureté de cœur. Nous devrions prendre note de la différence pratique que ces qualités font dans nos vies et dans notre monde quand elles sont vécues. Cette lecture pratique est mise en avant dans les déclarations suivantes de Jésus, dans lesquelles il exhorte ses disciples à être le sel et la lumière du monde (Mt 5.13-16). Quand on s’en sert convenablement, le sel et la lumière doivent faire une différence suivant leur cadre d’action. Le sel relève les saveurs, et préserve aussi les aliments auxquels il est ajouté. Il symbolise le bien que nous devrions être pour notre entourage. De la même manière, la lumière chasse l’obscurité, et révèle les obstacles et les périls, elle rend une maison ou une ville plus sûre, et donne un point à partir duquel naviguer, même de loin. Comme une lumière dans la nuit noire, Jésus a dit : Que votre lumière brille ainsi devant les gens, afin qu’ils voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux (Mt 5.16).

    Ces deux symboles, sel et lumière, nous renvoient à la responsabilité des disciples, qui est d’influencer et d’améliorer la vie de ceux qui les entourent. Nous sommes sel et lumière lorsque nous pleurons de manière adéquate, que nous avons la pureté de cœur, pratiquons l’humilité, manifestons la miséricorde, œuvrons pour la paix et supportons l’oppression. Ainsi, Jésus commence ce sermon avec l’appel à incarner ces valeurs parfois « sous-estimées » de son royaume.

    De quelles manières votre église agit-elle comme sel et lumière dans votre quartier ? En quoi votre quartier est-il un endroit meilleur grâce à votre église qui y est à l’œuvre ? D’un autre côté, si vous deviez vous dissoudre, quelle différence cela ferait-il dans votre voisinage ?


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  • EDS – Vendredi 16 août – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Sur les pas de Jésus, » pp. 89-94, dans Ministère de la bienfaisance ; « Les jours de ministère, » pp. 25-39, dans Ministère de la guérison ; « Le temple purifié à nouveau, » pp. 583-596 ; « Dans le prétoire de Pilate, » pp. 725-744, dans Jésus-Christ.

    « Dieu a donné dans sa Parole des preuves concluantes qu’il punira ceux qui transgressent sa loi. Ceux qui s’imaginent que Dieu est trop miséricordieux pour exercer sa justice à l’égard du pécheur n’ont qu’à porter les regards sur la Croix du Calvaire. La mort de l’immaculé Fils de Dieu est un témoignage que ‘le salaire du péché, c’est la mort’ et que toute transgression de la loi divine doit recevoir sa juste rétribution. Le Christ, être sans péché, est devenu péché pour l’homme. Il a porté la culpabilité de la transgression et a vu son Père se cacher la face, jusqu’à ce que son cœur se brise et que sa vie soit anéantie. Tout ce sacrifice a été consenti pour que les pécheurs puissent être rachetés. Il n’y avait aucune autre manière de libérer l’homme de la pénalité du péché. Chaque âme qui refuse d’accepter cette expiation offerte à si grand prix devra porter la culpabilité et le châtiment de sa transgression. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 396.

    À MÉDITER

    1. Lisez la citation d’Ellen White ci-dessus. Parlez de la réalité de l’injustice : Christ, l’innocent, supportant la pénalité du péché ! Pourquoi est-il si important de ne jamais oublier cette vérité cruciale ?
    2. Jésus n’a jamais défendu des réformes politiques pour précipiter le genre de « royaume » dont il parlait. Après tout, l’histoire regorge d’histoires très tristes de gens qui ont utilisé la violence et l’oppression, tout cela en prétendant aider les opprimés. Souvent, la seule chose accomplie se limite au remplacement d’un pouvoir oppressif par un autre. Bien que les chrétiens puissent et doivent agir avec les pouvoirs en place pour essayer d’aider les opprimés, pourquoi doivent-ils toujours se méfier d’utiliser la politique pour atteindre ces objectifs ?
    3. Réfléchissez à ce que le plan du salut Jésus, le juste, souffrant pour les injustes, c’est-à-dire chacun d’entre nous. Pourquoi ce grand sacrifice, en notre faveur, devrait-il faire de nous de nouvelles personnes en Christ ?

    Résumé : Dans les évangiles, le ministère de Jésus est présenté et expliqué en référence à l’œuvre des prophètes de l’Ancien Testament. La bonne nouvelle pour les pauvres, la liberté pour les opprimés, et la guérison pour les malades étaient proclamées comme des jalons du Messie, et c’est quelque chose que Jésus a démontré tout au long de son ministère. Cependant, par sa mort, il a également supporté le poids de l’injustice, et il a en définitive vaincu ce qu’il y a de pire dans l’humanité (et l’inhumanité) déchue. Grâce à sa mort injuste pour nous, nos péchés peuvent être pardonnés, et nous avons la promesse de la vie éternelle.


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  • EDS – Jeudi 15 août – La croix de Christ

    Le fait que Dieu soit un Dieu qui voit et entend les cris des pauvres et des opprimés est réconfortant. Le fait que Dieu soit un Dieu qui, en Jésus, a vécu et enduré ce qu’il y a de pire dans l’humanité, l’oppression et l’injustice de notre monde, est stupéfiant. Malgré toute la compassion et la bonté dont Jésus a fait preuve dans sa vie et son ministère, sa mort est arrivée en conséquence de la haine, de la jalousie, et de l’injustice.

    Des prières angoissées de Jésus au Jardin de Gethsémani jusqu’à son arrestation, son « procès », sa torture, les moqueries, la crucifixion, et la mort, il a enduré une épreuve épuisante de douleur, de cruauté, de méchanceté, et de pouvoir oppressif. Tout cela était exacerbé par l’innocence, la pureté, et la bonté de celui qui a souffert tout cela : il s’est vidé de lui-même en se faisant vraiment esclave, en devenant semblable aux humains ; reconnu à son aspect comme humain, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort – la mort sur la croix (Ph 2.7,8). Par le prisme de l’histoire du salut, nous voyons la beauté du sacrifice de Jésus pour nous, mais nous ne devrions pas oublier la brutalité de la souffrance et de l’injustice qu’il a vécues.

    Lisez Ésaïe 53.3-6. Que nous indique ce passage sur ce qui est arrivé à Jésus, l’innocent qui souffre pour les coupables ? En quoi cela nous aide-t-il à comprendre ce qu’il a traversé pour nous ?

    En Jésus, Dieu sait ce que c’est que d’être victime du mal et de l’injustice. L’exécution d’un homme innocent est un scandale. Le meurtre du fils de Dieu davantage encore. Dieu s’est tellement identifié à nous dans notre condition misérable et déchue que nous ne pouvons douter de son empathie, de sa compassion, et de      sa fidélité : en effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté en tout point comme nous, mais sans commettre de péché (He 4.15, S21). Quelle révélation du caractère de notre Dieu ! Comment saisir la bonne nouvelle sur Dieu que représente la croix ?

    Dans tout ce que nous faisons pour le Seigneur, en particulier pour tendre la main aux nécessiteux, pourquoi devons-nous toujours garder au centre de notre mission et de notre raison d’être la mort de Jésus comme notre Substitut, non seulement pour nous, mais pour ceux que nous aidons ?


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  • EDS – Mercredi 14 août – Purifier le temple

    Quand nous lisons les récits de Jésus dans les évangiles, nous sommes souvent attirés par ces images d’un Jésus plein de douceur, par le soin qu’il avait des malades et des enfants, les récits où il cherche les perdus, et son discours sur le royaume  de Dieu. C’est peut-être pour cela que d’autres récits peuvent nous prendre par surprise : ceux où nous le voyons agir énergiquement et sans ménagement, en particulier à l’encontre des chefs religieux de son époque et de certaines de leurs pratiques.

    Lisez Matthieu 21.12-16, Marc 11.15-19, Luc 19.45-48 et Jean 2.13-17. Pourquoi ces histoires similaires sont-elles relatées dans chacun des récits évangéliques ?

    Il n’est guère surprenant que cet incident soit inclus dans chacun des évangiles. C’est un récit dramatique, plein d’action et de passion. Jésus était de toute évidence préoccupé par le fait qu’on utilisait le temple dans ce but, et qu’on avait remplacé la véritable adoration par la vente d’animaux sacrificiels. Quel sacrilège, si l’on considère tout ce que ces sacrifices devaient représenter, c’est-à-dire sa mort substitutive pour les péchés du monde !

    Une action aussi directe s’inscrit dans la tradition des prophètes hébreux. Ce point est implicite dans chacun des évangiles soit par Jésus soit par les évangélistes qui citent Ésaïe, Jérémie ou les Psaumes pour expliquer ce qui se passe dans le récit. Les gens reconnaissaient Jésus comme un prophète (voir Mt 21.11) et venaient  à  lui  alors  qu’il  guérissait  et  enseignait  dans  le  parvis  du  temple  après  qu’il  a chassé les marchands et les changeurs. Ce sont les gens qui trouvaient la guérison à son contact, et l’espoir grandissait dans leur cœur tandis qu’ils écoutaient son enseignement.

    Les chefs religieux reconnaissaient également Jésus comme un prophète, mais aussi comme une menace pour leur pouvoir et la stabilité de leur ordre social, et ils s’en allèrent comploter pour tuer Jésus, de la même manière que leurs prédécesseurs avaient comploté contre les prophètes dans les siècles passés (voir ce parallèle dans Lc 19.47,48).

    En tant que membres d’église, comment faire notre part pour nous assurer que nos églises locales ne deviennent jamais des lieux qui ont besoin de ce que le temple avait besoin du temps de Christ ? Comment éviter ces dangers spirituels ? En fait, quels peuvent être certains de ces dangers ?


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  • EDS – Mardi 13 août – Jésus guérit

    Les évangiles sont émaillés d’histoires des miracles de Jésus, en particulier les miracles de guérison. Comme Ésaïe l’avait prophétisé, il guérissait les aveugles et libérait ceux qui avait été retenus captifs par la maladie, parfois après de nombreuses années de souffrance (voir par exemple Mc 5.24-34, Jn 5.1-15). Mais il a fait plus que cela : il a fait remarcher les infirmes. Il a guéri des lépreux, pas seulement par la parole, mais en les touchant, tout « impurs » qu’ils étaient. Il a affronté des démons qui possédaient des gens, mentalement et physiquement. Et il a même ressuscité des morts.

    On pourrait s’attendre à ce que ces miracles aient attiré des foules et prouvé sa puissance aux nombreux détracteurs et incrédules. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Au lieu de cela, Jésus a souvent recommandé à la personne guérie de ne rien dire. Il semble que les personnes fraichement guéries avaient peu de chances de suivre ces instructions et de garder leur merveilleuse nouvelle pour eux, mais Jésus essayait de montrer que ses miracles étaient plus importants qu’un simple spectacle. L’objectif ultime, bien entendu, c’était que les gens reçoivent le salut en lui.

    Cependant, les guérisons miraculeuses de Jésus étaient une expression de sa compassion. Par exemple, dans la période qui précède l’épisode où Jésus nourrit les 5000 hommes, Matthieu raconte : En débarquant, il vit une grande foule ; il fut pris de pitié pour eux et guérit leurs infirmes (Mt 14.14). Jésus ressentait la douleur de ceux qui souffraient et faisait son possible avec les gens qu’il rencontrait pour les aider et les relever.

    Lisez la prophétie d’Ésaïe dans Matthieu 12.15-21. De quelles manières Ésaïe et Matthieu identifient-ils ce que Jésus faisait comme allant au-delà de la simple guérison de quelques, ou même quelques centaines, de malades ?

    « Tout miracle accompli par de Christ était un signe de sa divinité. Les Juifs comprenaient l’œuvre annoncée comme devant être celle du Messie ; mais les pharisiens considéraient les œuvres miséricordieuses du Christ comme des délits. Les chefs de la nation juive voyaient la souffrance humaine avec une parfaite indifférence ; dans bien des cas leur égoïsme et leur oppression étaient la cause des souffrances que le Christ soulageait. Ses miracles étaient, par conséquent, un blâme à leur adresse. » Ellen G. White, Jésus- Christ, pp. 400-401.

    Les miracles de guérison de Jésus étaient des actes de compassion et de justice. Mais dans tous les cas, ils ne constituaient pas une fin en soi. En fin de compte, tout ce que Christ faisait était dans l’objectif d’amener les gens à la vie éternelle (voir Jn 17.3).


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  • EDS – Lundi 12 août – La déclaration de mission de Jésus

    Qu’il s’agissait de la lecture du jour ou que Jésus ait choisi délibérément le passage en question (Es 61.1,2) dans le rouleau qu’on lui donna à lire, ce n’était pas un hasard si ces versets ont constitué son premier sermon public. Ce n’est pas non plus une coïncidence si l’histoire du court sermon de Jésus dans Luc 4.16-21, Aujourd’hui cette Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie (Lc 4.21), commence par le récit que fait Luc du ministère public de Jésus.

    Jésus relevait la mélodie du cantique de Marie d’un « royaume inversé » et commençait à le mettre en œuvre dans son ministère. Jésus, et Luc dans son récit de l’histoire de Jésus, se sert de la prophétie d’Ésaïe pour expliquer ce qu’il faisait et allait faire, mais c’était également une autre manière d’exprimer ce que Marie avait décrit trente ans auparavant. Les pauvres, ceux qui souffrent, et les opprimés constituent la cible spéciale et les bénéficiaires de la bonne nouvelle que Jésus apportait.

    Jésus adopta ces versets d’Ésaïe 61 comme sa déclaration de mission. Son ministère et sa mission devaient être à la fois spirituels et pratiques, et il démontrerait que le spirituel et le pratique ne sont pas si éloignés que nous le pensons parfois. Pour Jésus et ses disciples, s’occuper des gens spirituellement signifiait au moins s’occuper d’eux physiquement et concrètement.

    Lisez et comparez Luc 4.16-21 et 7.18-23. Pourquoi, selon vous, Jésus a-t-il répondu de cette façon ? Comment répondriez-vous à des questions similaires sur la divinité et la messianité de Jésus ?

    Quand Jésus envoya ses disciples, le mandat qu’il leur donna était également en accord avec sa mission. Tandis qu’ils devaient annoncer que le royaume des cieux s’est approché (Mt 10.7, Darby), les instructions plus poussées de Jésus à ses disciples furent : guérissez les malades, réveillez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement (Mt 10.8). Leur ministère, au nom de Jésus, était de refléter et de promulguer les valeurs et les principes de son ministère et du royaume dont il invitait les gens à faire partie. Les disciples devaient également se joindre à Jésus dans sa mission qui consistait à relever les derniers, les faibles, et les perdus.

    Comment trouver l’équilibre entre cette œuvre et la prédication du message des trois anges à un monde perdu ? Pourquoi tout ce que nous faisons doit-il être lié, d’une manière ou d’une autre, à la proclamation de la « vérité présente » ?


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  • EDS – Dimanche 11 août – Le cantique de Marie

    Imaginez la scène : Marie avait reçu un message de l’ange Gabriel quelques jours auparavant. Il lui avait dit qu’elle serait la mère de Jésus, le fils du Très-Haut. Elle ne l’avait encore dit à personne, mais s’en va rendre visite à Elisabeth, une parente plus âgée, qui attendait également un bébé miracle. Divinement inspirée, Elisabeth reconnait la nouvelle avant même que Marie n’ait eu l’occasion de dire quoi que ce soit, et ensemble, elles célèbrent les promesses et la bonté de Dieu.

    Lisez Luc 1.46-55. Remarquez comment elle loue Dieu pour ce qui était censé n’être que pour elle (parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses [Lc 1.49]), et pour des choses plus générales. Pourquoi notre louange et notre adoration envers Dieu devraient-elles inclure des éléments à la fois personnels et généraux ?

    C’est un cantique remarquable qui pourrait trouver sa place parmi les psaumes  ou dans les écrits des prophètes hébreux. Marie déborde d’émerveillement et de gratitude envers Dieu. Elle a de toute évidence déjà vu Dieu agir dans sa vie, mais elle est également tout à fait consciente des implications globales du plan de Dieu pour sa nation+ et pour le genre humain.

    Dans la compréhension de Marie, Dieu est non seulement puissant et digne de louange, mais il est également miséricordieux et semble avoir une préoccupation toute particulière pour les humbles, les opprimés, et les pauvres. L’ange était à peine parti après l’annonce de la « bonne nouvelle » de la naissance prochaine que Marie était déjà en train de chanter ceci : il a fait descendre les puissants de leurs trônes, élevé les humbles, rassasié de biens les affamés, renvoyé les riches les mains vides (Lc 1.52,53). Dès le début de l’histoire de la vie de Jésus sur terre, il est présenté comme un chef (voir Luc 1.51), mais le chef d’un royaume d’un genre différent. Comme de nombreux commentateurs l’ont décrit, le royaume de Dieu que Jésus est venu inaugurer et établir devait être un « royaume inversé » comparé à l’ordre social habituel des royaumes de ce monde. Dans les descriptions que nous avons du royaume de Jésus, les puissants et les riches de ce monde sont les plus petits, tandis que les pauvres et les opprimés sont libérés, « rassasiés » et élevés.

    Si l’église doit être une expression du royaume de Dieu, comment s’en sort-elle dans son imitation du « royaume inversé » décrit par Marie ? Comment peut-on le reproduire, sans pour autant être injuste envers les riches et les puissants, qui sont également bénéficiaires de l’amour de Dieu ?


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  • EDS – Samedi 10 août – JÉSUS ET LES NÉCESSITEUX

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Lc 1.46-55, 4.16-21, 7.18-23, Mt 12.15-1, Mt 21.12-16, Mc 11.15-19, Es 53.3-6.

    Verset à mémoriser :

    L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a conféré l’onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le retour à la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année d’accueil de la part du Seigneur (Luc 4.18,19.).

    Entre autres raisons à son incarnation, Jésus est venu pour nous montrer à quoi ressemble Dieu. Il l’a fait par son enseignement, par son sacrifice, et par sa vie. C’est-à-dire, par la manière dont il interagissait avec les gens ordinaires. Nombre de ses actions suscitèrent des changements immédiats et réels dans la vie des gens. Cet aspect du ministère du Messie avait été prédit par les prophètes de l’Ancien Testament, par la mère de Jésus, Marie, et aussi par Jésus lui-même quand il définit sa mission dans son premier sermon rapporté (Luc 4). De plus, les auteurs des évangiles, quand ils relatent son histoire, emploient souvent le langage des prophètes de l’Ancien Testament pour expliquer ce que Jésus faisait. De cette manière, la vie de Jésus était vue clairement comme s’inscrivant dans la droite ligne de ces prophètes, y compris leur compassion pour les pauvres et les opprimés.

    Les chefs religieux, cependant, percevaient Jésus comme une menace. Dans un moment horrible d’injustice et de cruauté, ils firent arrêter Jésus, le jugèrent injustement, et le firent crucifier. En Jésus, Dieu sait ce qu’est l’injustice, et, dans sa mort, il a révélé les horreurs du mal. Dans sa résurrection, cependant, il a triomphé pour la vie, le bien, et le salut.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 17 août.


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  • EDS – Vendredi 9 août – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Ésaïe 58 – Une prescription divine », pp. 25-28, dans Ministère de la bienfaisance ; « Malheur à vous, Pharisiens ! », pp. 607-619, dans Jésus-Christ.

    « En insistant sur la piété que l’on doit pratiquer, le prophète ne faisait que renouveler le conseil donné à Israël des centaines d’années auparavant. […] Ces conseils ont été répétés en tout temps par les serviteurs de Dieu à ceux qui étaient menacés de sombrer dans le formalisme, et qui oubliaient de faire preuve de miséricorde. » Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 248-249.

    « Il m’a été montré que je devais attirer l’attention de notre peuple sur ce chapitre. Qu’il le lise soigneusement et comprenne le genre de ministère qui vivifiera nos églises. L’œuvre de l’Evangile doit être accomplie par l’exercice de notre libéralité aussi bien que par nos travaux. Lorsque vous êtes en présence de gens qui sont dans le besoin, aidez-les ; s’ils ont faim, donnez-leur à manger. En agissant de cette manière, vous vous associez au ministère du Christ, car son œuvre a été une œuvre de bienfaisance. Que nos membres soient partout encouragés à y prendre part. » Ellen G. White, Ministère de la bienfaisance, p. 25.

    À MÉDITER

    1. Avez-vous déjà pensé à la pratique de la justice et à l’amour de la miséricorde comme à des actes d’adoration ? Comment cela pourrait-il changer votre approche quand vous voulez vous occuper des autres ? En quoi cela pourrait-il changer votre approche de l’adoration ?
    2. Comment se garder de ne pas négliger ce qui est le plus important dans la loi (Mt 23.23) dans nos vies chrétiennes, aussi bien individuellement qu’en tant qu’église ? Pouvez-vous identifier des exemples dans votre expérience personnelle où vous avez pu « retenir au filtre le moucheron et avaler le chameau » ? (Mt 23.24).
    1. Pourquoi l’hypocrisie est-elle considérée comme un péché aussi grave ? Ne vaut-il pas mieux au moins d’essayer de donner l’impression que nous agissons pour le bien ?
    2. En quoi la vision et la passion de Dieu, telles qu’elles s’expriment à travers les prophètes, changent-elles votre vision du monde ? Comment pourriez-vous lire ou écouter les informations locales différemment si vous pouviez voir et entendre avec les yeux et les oreilles d’un prophète ?

    Résumé : Tandis que les prophètes se souciaient du mal qui prédominait dans le pays, ils étaient particulièrement concentrés sur le mal commis par ceux qui prétendaient adorer Dieu comme leur Dieu. Pour les prophètes et pour Jésus, l’adoration est incompatible avec l’injustice, et une telle religion n’est qu’hypocrisie. La véritable adoration que Dieu recherche suppose d’agir contre l’oppression et de s’occuper des pauvres et des nécessiteux.


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  • EDS – Jeudi 8 août – Miséricorde et fidélité

    Quand Jésus fut confronté par certains des chefs religieux de son temps qui le critiquaient parce qu’il mangeait avec des « pécheurs », il cita le prophète Osée, en leur disant de retourner à leurs livres pour découvrir ce que Dieu voulait vraiment dire par je veux la compassion et non le sacrifice (Mt 9.13, citant Os 6.6).

    Comme nous le verrons, Jésus a mené une vie de bienveillance et de service. Ses interactions avec les autres, ses miracles de guérison, et beaucoup de ses paraboles ont démontré et exhorté qu’une telle vie était la meilleure manière d’exprimer une véritable dévotion envers Dieu. Les chefs religieux étaient ses plus grands détracteurs, mais ils étaient également la cible de ses critiques les plus dures. Comme les gens religieux du temps d’Ésaïe, ils croyaient qu’ils garantissaient leur relation spéciale avec Dieu grâce à leurs pratiques religieuses, tandis qu’en même temps, ils exploitaient les pauvres et négligeaient les nécessiteux.

    Leur adoration était en décalage avec leurs actes, et Jésus ne se gênait pas pour condamner pareille hypocrisie.

    Lisez Mc 12.38-40. Le commentaire  de Jésus sur le fait qu’ils dévoraient les maisons des veuves semble-t-il hors sujet dans cette liste, ou bien est-ce précisément ce que Jésus veut faire remarquer ? Comment expliquer la raison pour laquelle ils recevront un jugement particulièrement sévère ?

    Le sermon le plus effrayant de Jésus, en particulier pour les gens religieux, est peut- être celui qui se trouve dans Matthieu 23. Non seulement Jésus décrit leur religion comme n’étant d’aucun secours pour ceux qui étaient défavorisés dans la vie, mais il considérait une telle religion comme ajoutant à leurs fardeaux. Par leurs actes ou parfois leur absence d’actes et d’attention, Jésus a dit qu’ils fermaient la porte du Royaume des cieux devant les gens (Mt 23.13, PDV).

    Mais en faisant écho aux prophètes des siècles passés, Jésus s’occupait aussi directement du fossé entre le sérieux de leurs pratiques religieuses et les injustices qu’ils cautionnaient et dont ils tiraient profit. Quel malheur pour vous, scribes et pharisiens, hypocrites ! Vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et vous laissez de côté ce qui est le plus important dans la loi : la justice, la compassion, et la foi (Mt 23.23). Jésus fut prompt à ajouter que les pratiques et observances religieuses ne sont pas mauvaises en soi, mais qu’elles ne doivent pas remplacer un traitement équitable d’autrui.

    Comment éviter le piège qui consiste à penser qu’avoir et connaitre la vérité est suffisant ?


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