• EDS – Mercredi 22 janvier – Le quatrième homme

    Lisez Daniel 3.19-27. Que se passe-t-il ? Qui est l’autre personne dans le feu ?

    Après avoir jeté les Hébreux fidèles dans le feu, Nabuchodonosor est perplexe car il perçoit la présence d’une quatrième personne dans la fournaise. Dans sa connaissance limitée, le roi identifie tout de même la quatrième silhouette comme un fils de Dieu (Dn 3.25, Darby).

    Le roi ne peut en dire beaucoup plus, mais nous, nous savons qui est cette quatrième personne. Il apparaît à Abraham avant la destruction de Sodome et Gomorrhe, lutte avec Jacob près du gué du Yabboq, et se révèle à Moïse dans un buisson en feu. C’est Jésus-Christ dans une forme antérieure à l’incarnation, venant montrer que Dieu se tient aux côtés des siens dans leurs difficultés.

    Ellen White déclare : « Mais Dieu n’abandonna pas ses enfants. Lorsque ces jeunes gens furent jetés dans la fournaise, le Sauveur se révéla à eux en personne, et ensemble ils marchèrent au milieu du feu. En présence du Seigneur, auteur de la chaleur et du froid, les flammes avaient perdu leur pouvoir consumant. » Prophètes et rois, p. 387.

    Comme Dieu le dit dans Ésaïe, Si tu traverses les eaux, je serai avec toi ; si tu passes les fleuves, ils ne t’emporteront pas ; si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et les flammes ne te dévoreront pas (Es 43.2).

    Nous aimons les histoires comme celles-ci, mais elles suscitent cependant des questions concernant ceux qui ne sont pas miraculeusement délivrés de la persécution qu’ils subissent à cause de leur foi. Ces hommes ont connu certainement l’expérience d’Ésaïe et de Zacharie, mis à mort par des rois impies. Tout au long de l’histoire sainte, et jusqu’à ce jour, de fidèles chrétiens ont enduré de terribles souffrances qui ont abouti pour eux, en tout cas ici-bas, non pas à une délivrance miraculeuse, mais à une mort pénible. Nous avons ici un cas où les fidèles reçoivent une délivrance miraculeuse, mais, comme nous le savons, ce genre de choses n’arrive pas souvent.

    D’un autre côté, quelle est la délivrance miraculeuse que tous les fidèles du peuple de Dieu auront, quel que soit leur sort ici-bas ? (voir 1 Co 15.12-26).


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  • EDS – Mardi 21 janvier – L’épreuve du feu

    Pour les trois Hébreux, l’adoration de la statue imposée par le roi est une contrefaçon flagrante de l’adoration du temple à Jérusalem, qu’ils ont connue dans leur enfance. Bien qu’ils aient des postes dans l’empire et soient loyaux envers le roi, leur loyauté envers Dieu établit une limite à leur loyauté humaine. Ils sont assurément disposés à servir le roi en tant qu’administrateurs fidèles. Mais ils ne peuvent pas se joindre à la cérémonie.

    Lisez Exode 20.3-6 et Deutéronome 6.4. Que communiquent ces textes qui a certainement influencé la position prise par ces hommes ?

    Suivant les instructions données par le roi, tout le monde, au son des instruments, se prosterne et adore la statue d’or. Seuls les trois, Shadrak, Méshak et Abed-Nego, osent désobéir au roi. Immédiatement, plusieurs Babyloniens attirent l’attention du roi là-dessus. Les accusateurs cherchent à provoquer la colère du roi en disant : (1) que c’est le roi en personne qui a placé ces trois jeunes hommes en charge de la province de Babylone ; (2) que les hommes juifs ne servent pas les dieux du roi ; et (3) qu’ils n’adorent pas la statue d’or que le roi a érigée (Dn 3.12). Mais malgré cette rage contre eux, le roi leur offre une seconde chance. Le roi est disposé à réitérer le déroulement de la cérémonie pour que ces hommes puissent se rétracter et adorer la statue. S’ils refusent, ils seront jetés dans la fournaise. Et Nabuchodonosor termine son appel par une affirmation des plus arrogantes : Et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? (Dn 3.15).

    Dotés d’un courage surnaturel, ils répondent au roi : Si notre Dieu que nous servons peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise ardente et de ta main, ô roi. Sinon, sache quand même, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as dressée (Dn 3.17,18).

    Ils savent que leur Dieu peut les délivrer, mais ils n’ont aucune garantie qu’il le fera. Néanmoins, ils refusent d’obéir à l’ordre du roi, même en sachant qu’ils peuvent être brûlés vifs. Où obtient-on ce genre de foi ?


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  • EDS – Lundi 20 janvier – L′appel à l′adoration

    Lisez Daniel 3.8-15 et Apocalypse 13.11-18. Quels parallèles y a-t-il entre ce qui arrive à l’époque de Daniel et ce qui arrivera plus tard ?

    La statue d’or debout sur la plaine de Doura, dont le nom signifie en akkadien « place entourée de murs » donne l’impression d’un vaste sanctuaire. Comme si cela ne suffisait pas, la fournaise toute proche peut faire penser à un autel. La musique babylonienne doit faire partie de la liturgie. Sept types d’instruments de musique sont énumérés, comme pour communiquer l’exhaustivité et l’efficacité du protocole d’adoration.

    Aujourd’hui, nous sommes assaillis de toutes parts d’appels à adopter de nouveaux modes de vie, de nouvelles idéologies, et à abandonner notre engagement envers l’autorité de Dieu telle qu’elle est exprimée dans sa Parole, et à prêter allégeance aux successeurs contemporains de l’empire babylonien. L’attrait du monde semble parfois écrasant, mais nous devons nous souvenir que notre loyauté suprême appartient au Dieu Créateur.

    D’après le calendrier prophétique, nous vivons dans les derniers jours de l’histoire de la terre. Apocalypse 13 annonce que les habitants de la terre seront appelés à adorer l’image de la bête. Cette entité fera que qu’on impose à tous, petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, une marque sur la main droite ou sur le front (Ap 13.16).

    Six catégories de personnes sont mentionnées comme faisant allégeance à l’image de la bête : petits et grands, riches et pauvres, hommes libres et esclaves. Le chiffre de la bête, qui est 666, met également l’accent sur le 6. Cela montre que la statue dressée par Nabuchodonosor n’est qu’une illustration de ce que fera la Babylone eschatologique dans les derniers jours (voir Dn 3.1 pour les images de six et soixante). Par conséquent, nous ferions bien de faire attention à ce qui apparait dans ce récit et à la manière dont Dieu dirige les affaires du monde avec souveraineté.

    L’adoration, ce n’est pas juste se prosterner devant quelque chose ou quelqu’un, et faire allégeance publiquement. De quelles manières, beaucoup plus subtiles, pouvons-nous nous retrouver à adorer quelque chose d’autre que notre Seigneur ?


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  • EDS – Dimanche 19 janvier – La statue d′or

    Lisez Daniel 3.1-7. Qu’est-ce qui, vraisemblablement, pousse le roi à faire cette statue ?

    Il s’est passé quelque temps entre le rêve et la construction de la statue. Néanmoins, il semble que le roi ne peut plus oublier le rêve et le fait que Babylone soit vouée à être remplacée par d’autres puissances. Insatisfait d’être seulement la tête d’or, le roi veut être représenté par une statue d’or afin de montrer à ses sujets que son royaume durera tout au long de l’histoire.

    Cette attitude d’orgueil rappelle les bâtisseurs de la Tour de Babel qui, dans leur arrogance, tentèrent de défier Dieu en personne. Nabuchodonosor n’est pas moins arrogant ici. Il a accompli beaucoup comme chef de Babylone, et il ne peut supporter l’idée que son royaume finira par être détruit. Ainsi, dans un effort d’auto-exaltation, il fait ériger une statue pour rappeler sa puissance et ainsi évaluer la loyauté de ses sujets. Nous ignorons si l’image était censée représenter le roi ou bien une divinité, mais nous ne devons pas oublier que dans l’Antiquité, les frontières entre politique et religion étaient souvent floues, voire inexistantes.

    Nous ne devons pas oublier non plus que Nabuchodonosor avait eu deux occasions de connaitre le vrai Dieu. D’abord, il met les jeunes Hébreux à l’épreuve et les trouve dix fois plus sages que les autres sages de Babylone. Puis, après l’échec de tous les autres experts à lui rappeler son rêve, Daniel lui rapporte ses pensées, le rêve, et son interprétation. Finalement, le roi reconnait la supériorité du Dieu de Daniel. Mais étonnamment, ces leçons de théologie passées n’empêchent pas Nabuchodonosor de revenir à l’idolâtrie. Pourquoi ? L’orgueil, vraisemblablement. Les humains, êtres pécheurs, refusent d’admettre que leurs réussites matérielles et intellectuelles ne sont que vanité et vouées à disparaitre. Nous agissons parfois comme des « petits Nabuchodonosor » en faisant trop attention à nos réussites et en oubliant combien elles peuvent être insignifiantes au regard de l’éternité.

    Comment apprendre à ne pas tomber dans le même piège que Nabuchodonosor, même de manière subtile ?


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  • EDS – Samedi 18 janvier – DE LA FOURNAISE AU PALAIS

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Daniel 3, Ap 13.11-18, Ex 20.3-6, Dt 6.4, 1 Co 15.12-26, Hébreux 11.

    Verset à mémoriser :

    Si notre Dieu que nous servons peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise ardente et de ta main, ô roi (Daniel 3.17.).

    « Voilà comment ces jeunes, remplis du Saint-Esprit, déclarent devant la nation entière leur foi, que celui qu’ils adorent est le seul Dieu véritable et vivant. Cette démonstration de leur foi fut la présentation la plus éloquente de leurs principes. Pour impressionner les idolâtres avec la puissance et la grandeur du Dieu vivant, ses serviteurs doivent révéler leur propre révérence pour Dieu. Ils doivent montrer qu’il est le seul objet de leur honneur et de leur adoration, et qu’aucune considération, pas même l’enjeu de leur vie, ne peut les pousser à faire la moindre concession à l’idolâtrie. Ces leçons ont une portée directe et vitale pour notre expérience en ces derniers jours. » Ellen G. White, In Heavenly Places, p. 149. Tandis que les menaces de mort à cause de la question de l’adoration peuvent sembler une chose révolue à une époque préscientifique et de superstition, les Écritures révèlent qu’à la fin des temps, quand le monde aura grandement « avancé, » quelque chose de similaire se déroulera, mais à un niveau mondial. Ainsi, à partir de l’étude de cette histoire, nous avons des informations sur les questions qui, d’après la Bible, concerneront les fidèles de Dieu.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 25 janvier.


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  • EDS – Vendredi 17 janvier – Pour aller plus loin…

    Il est très instructif de remarquer que la statue de Daniel 2 est faite d’or et d’argent, qui sont des métaux liés à la puissance économique. La statue est également faite de bronze et de fer, qui étaient employés pour les outils et les armes, et d’argile, que l’on utilisait dans l’antiquité à des fins littéraires et domestiques. Ainsi, la statue fournit un portrait précis de l’humanité et de ses réalisations. Avec beaucoup d’à-propos, les parties anatomiques distinctes de la statue représentent la succession des royaumes mondiaux et la désunion finale qui prévaudra dans les derniers jours de l’histoire humaine. La pierre, cependant, est décrite clairement comme un élément n’étant fabriqué par aucune main (Dn 2.45), ce qui constitue un rappel puissant de la fin surnaturelle qui attend ce monde temporaire et toutes ses réalisations humaines.

    Bien qu’« à l’œil nu humain, l’histoire humaine puisse ressembler à une interaction de forces […], Daniel nous assure que Dieu se tient derrière tout cela, posant ses regards sur elle et agissant pour parvenir au résultat qu’il juge le meilleur. » William H. Shea, Daniel : A Reader’s Guide (Nampa, ID : Pacific Press, 2005], p. 98.

    À méditer

    • Comme il est bon de savoir que malgré tout le chaos et la souffrance du monde, Dieu est aux commandes, et qu’il mènera tout vers une fin glorieuse. D’ici là, quel est notre rôle dans notre quête pour faire tout le bien que nous pouvons afin de soulager la souffrance qui existe dans ce monde déchu ?
    • Comment expliquer que Daniel et les captifs travaillent en aussi étroite collaboration, et apparemment en toute loyauté, avec un chef païen qui avait fait tant de mal au peuple de Dieu ?
    • Comme nous l’avons vu, certains prétendent que la pierre détachée sans l’aide d’aucune main renvoie à la diffusion de l’évangile dans le monde. Cela ne peut être le cas pour un certain nombre de raisons, y compris ce que dit Daniel 2.35, c’est-à-dire que la pierre pulvérisera les nations précédentes et le vent les emporta, et l’on n’en retrouva aucune trace. Cela n’est pas arrivé après la Croix. De plus, certaines tentatives pour identifier le royaume de la pierre avec l’église négligent de relever que ce royaume remplace toutes les autres formes de domination humaine. C’est un royaume qui englobe le monde entier. Par conséquent, seul le retour de Jésus peut enclencher le processus décrit comme l’aboutissement de ce rêve prophétique. Pourquoi, dans ce cas, le retour de Jésus constitue-t-il la seule interprétation sensée de la pierre à la fin des temps ?

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  • EDS – Jeudi 16 janvier – La pierre

    Lisez Daniel 2.34,35,44,45. Que nous enseignent ces versets sur le sort ultime de notre monde ?

    Le rêve se concentre sur ce qui arrivera dans la suite des temps (Dn 2.28). Aussi puissant et riche qu’ils aient pu être, les royaumes de métal (et d’argile) ne sont rien d’autre qu’un prélude à l’établissement du royaume de la pierre. Tandis que dans une certaine mesure, les métaux et l’argile peuvent être des produits de la fabrication humaine, la pierre dans le rêve arrive sans être touchée par des mains humaines. En d’autres termes, bien que chacun des précédents royaumes parvienne finalement à son terme, le royaume représenté par la pierre durera éternellement. La métaphore du rocher, ainsi, symbolise souvent Dieu (par exemple, Dt 32.4, 1 S 2.2, Ps 18.31), et la pierre de la même manière, peut être une représentation du Messie (Ps 118.22 ; 1 P 2.4,7). Ainsi, rien n’est plus pertinent que l’illustration d’une pierre pour symboliser l’établissement du royaume éternel de Dieu.

    D’aucuns affirment que le royaume de la pierre fut établi lors du ministère terrestre de Jésus, et que la propagation de l’évangile indique que le royaume de Dieu a pris le contrôle du monde entier. Pourtant, ce royaume ne vient à l’existence qu’après la chute des quatre royaumes principaux et après que l’histoire de l’humanité a atteint le stade des royaumes divisés, représentés par les pieds et les orteils de la statue. Ce fait exclut un hypothétique accomplissement au cours du premier siècle, car le ministère de Jésus a eu lieu pendant la domination de Rome, le quatrième royaume.

    Mais la pierre laisse la place à une montagne. La pierre qui avait frappé la statue devint une grande montagne et remplit toute la terre (Dn 2.35). Une pareille montagne évoque la montagne de Sion, le lieu où se trouvait le temple, représentation concrète du royaume terrestre de Dieu à l’époque de l’Ancien Testament. Chose intéressante, la pierre qui s’est détachée de la montagne devient elle-même une montagne. Cette montagne, qui d’après le texte, existe déjà, renvoie vraisemblablement à la Sion céleste, le sanctuaire céleste, d’où Christ viendra pour établir son royaume éternel. Et dans la Jérusalem qui descendra du ciel (Ap 21.1-22.5), ce royaume trouvera son accomplissement ultime.

    Daniel 2 a eu raison sur tous les royaumes jusqu’à présent. Pourquoi, dans ce cas, est-il logique et sage de faire confiance en sa prophétie sur la venue du royaume final, le royaume éternel de Dieu ? Pourquoi est-ce si irrationnel de ne pas croire à la prophétie ?


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  • EDS – Mercredi 15 janvier – La statue, 2e partie

    Relisez le rêve et son interprétation (Dn 2.31-49). Qu’est-ce que cela nous enseigne sur la prescience de Dieu concernant l’histoire du monde ?

    La prophétie transmise par le rêve de Nabuchodonosor donne les grandes lignes prophétiques et fonctionne comme un indicateur avec lequel aborder les prophéties plus détaillées de Daniel 7,8Daniel 7,8
    French: Louis Segond (1910) - SEG

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    et 11. De plus, Daniel 2 n’est pas une prophétie conditionnelle. C’est une prophétie apocalyptique : une prédiction définitive de ce que Dieu a anticipé et qu’il contribuerait à concrétiser dans le futur.

    1.La tête d’or représente Babylone (626-539 avant Jésus-Christ). En effet, aucun autre métal ne pourrait mieux représenter la puissance et la richesse de l’empire babylonien que l’or. La Bible l’appelle dans certaines versions anglaises la ville d’or (Es 14.4) et une coupe d’or dans la main du Seigneur (Jr 51.7 ; comparez avec Ap 18.16). L’historien antique Hérodote rapporte que de l’or en abondance ornait la ville.

    2.La poitrine et les bras d’argent représentent les Médo-Perses (539-331 avant Jésus-Christ). Comme l’argent a moins de valeur que l’or, l’empire médo-persan n’atteignit jamais la splendeur de Babylone. En outre, l’argent était également un symbole approprié pour les Perses car ils se servaient de l’argent dans leur système fiscal.

    3.Le ventre et les cuisses de bronze symbolisent la Grèce (331-168 avant Jésus-Christ). Ezéchiel 27.13 décrit les grecs comme échangeant des objets de bronze. Leurs casques, leurs boucliers, et leurs haches d’armes étaient faits de bronze. Hérodote nous dit que Psammétique 1er d’Égypte vit dans l’invasion de pirates grecs l’accomplissement d’un oracle qui annonçait « des hommes de bronze venant de la mer. »

    4.Les jambes de fer représentent avec une grande pertinence Rome (168 avant Jésus-Christ – 476 de notre ère). Comme Daniel l’expliqua, le fer représentait la puissance écrasante de l’Empire romain, qui dura plus longtemps qu’aucun autre royaume avant lui. Le fer était le parfait métal pour représenter cet empire.

    5.Les pieds de fer et d’argile mêlés représentent une Europe divisée (476 après Jésus-Christ – retour de Jésus). Le mélange de fer et d’argile donne une parfaite image de ce qui est arrivé après la désintégration de l’Empire romain. Bien que de nombreuses tentatives aient été faites pour unifier l’Europe, allant des mariages entre familles royales jusqu’à l’Union Européenne actuelle, la division et la désunion ont prévalu, et, d’après cette prophétie, elles demeureront jusqu’à ce que Dieu établisse le royaume éternel.


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  • EDS – Mardi 14 janvier – La statue, 1re partie

    Daniel 2.24-30. Que dit Daniel ici qu’il est important pour nous de ne jamais oublier ? (Voir également Jean 15.5).

    En réaction à la prière, Dieu révèle le contenu du rêve et son interprétation. Et Daniel n’hésite pas à dire au roi que la clé du mystère vient du Dieu dans le ciel. De plus, avant de rapporter le contenu du rêve et son interprétation, Daniel mentionne les pensées et les préoccupations inexprimées du roi alors qu’il était allongé impuissant dans son lit. Ces informations circonstancielles renforcent la crédibilité du message, car ces informations connues du roi seul devaient être parvenues à Daniel grâce à une puissance surnaturelle. Mais alors que Daniel poursuit son récit du contenu du rêve, il risque de déclencher une autre crise, car le rêve n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour Nabuchodonosor.

    Lisez Daniel 2.31-49. Qu’indique le rêve sur le destin du royaume de Nabuchodonosor ?

    Le rêve met en scène une statue majestueuse ayant une tête d’or pur ; sa poitrine et ses bras étaient d’argent ; son ventre et ses cuisses étaient de bronze ; ses jambes, de fer ; ses pieds, en partie de fer et en partie d’argile (Dn 2.32,33). Finalement, une pierre frappa les pieds de la statue (Dn 2.34, NKJV) et toute la structure fut détruite et éparpillée comme la balle par le vent. Daniel explique que les différents métaux représentent des royaumes successifs qui se succèderont au fil de l’histoire. Pour Nabuchodonosor, le message est clair : Babylonie avec toute sa puissance et sa gloire, passera et sera remplacée par un autre royaume, qui sera suivi par d’autres, jusqu’à ce qu’un royaume d’une nature complètement différente les remplace tous : le royaume éternel de Dieu, qui durera éternellement.

    Voyez combien toutes les choses humaines sont éphémères et temporaires. Que devrait nous apprendre ce fait sur le grand espoir que nous avons en Jésus et en Jésus seul (voir Jean 6.54, 2 Co 4.18) ?


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  • EDS – Lundi 13 janvier – La prière

    Daniel s’empare immédiatement de ses trois amis pour une session de prière, en expliquant qu’ils seront exécutés si Dieu ne révèle pas le rêve. Chaque fois que nous devons affronter un gros problème, nous devons également reconnaitre que notre Dieu est suffisamment grand pour résoudre même les difficultés les plus insolubles.

    Lisez Daniel 2.17-23. Quels sont les deux types de prières faites ici ?

    Deux types de prières sont mentionnés dans ce chapitre. Le premier est une requête, avec Daniel qui demande à Dieu de révéler le contenu du rêve et son interprétation (Dn 2.17-19). Les paroles de cette prière ne sont pas précisées, mais on nous dit que Daniel et ses amis implorèrent la compassion du Dieu du ciel au sujet de ce mystère, afin qu’on ne fasse pas disparaitre Daniel et ses compagnons avec le reste des sages de Babylone (Dn 2.18). Alors qu’ils prient, Dieu répond à leur requête et révèle le contenu et l’interprétation du rêve du roi. Nous pouvons être assurés que chaque fois que nous cherchons la compassion du Dieu du ciel, nos prières seront également entendues, même si ce n’est pas d’une manière aussi spectaculaire qu’ici, car le Dieu de Daniel est aussi notre Dieu.

    Suite à la réponse de Dieu, Daniel et ses amis éclatent en une prière d’actions de grâce et de louange. Ils louent Dieu car il est la source de toute sagesse et il contrôle la nature et l’histoire politique. Il y a une leçon importante à retenir pour nous ici. Quand nous prions et plaidons avec Dieu pour tant de choses, combien de fois le louons-nous et le remercions-nous de répondre à nos prières ? L’expérience de Jésus avec les dix lépreux donne une illustration appropriée de l’ingratitude humaine. Sur les dix qui sont guéris, un seul revient donner gloire à Dieu (Lc 17.18). La réaction de Daniel nous rappelle non seulement l’importance de la louange et des actions de grâce, mais révèle également le caractère du Dieu que nous prions. Quand nous le prions, nous pouvons lui faire confiance qu’il fera ce qui est dans notre intérêt, et ainsi nous devrions toujours le louer et le remercier.

    Lisez le Psaume 138. Que pouvez-vous retirer de cette prière d’actions de grâces pour vous aider à apprendre à être reconnaissant envers Dieu, quelles que soient les circonstances ?


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