• EDS – Samedi 3 avril – POURQUOI L′INTERPRÉTATION EST-ELLE NÉCESSAIRE ?

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Lc 24.36-45 ; 1 Co 12.10 ; 1 Co 14.26 ; Ac 17.16-32 ; Jn 12.42, 43.

    Verset à mémoriser :

    Or, sans la foi, il est impossible de lui plaire, car celui qui s’approche de Dieu doit croire que celui-ci est et qu’il récompense eux qui le recherchent (Hébreux 11.6.).

    Lire la Bible signifie également interpréter la Bible. Mais comment faire ? Quels principes suivons-nous ? Comment, disons, abordons-nous les différents types d’écrits que l’on y trouve ? Par exemple, le passage que nous lisons est-il une parabole, un rêve prophétique-symbolique, ou bien un récit historique ? La décision d’une question aussi importante que le contexte de l’Écriture implique en soi un acte d’interprétation.

    Parfois, certaines personnes utilisent la Bible comme d’’un oracle divin : elles ouvrent simplement la Bible au hasard pour chercher un verset biblique qui, espèrent-elles, leur fournira de l’aide. Mais associer au hasard des passages bibliques de cette manière peut conduire à des conclusions très étranges et fausses.

    Par exemple, quand un mari quitta sa femme pour une autre, l’épouse fut grandement rassurée en tombant sur le texte suivant : je mettrai de l’hostilité entre toi et la femme (Gn 3.15). Elle fut convaincue, sur la base de ce verset, que la liaison de son mari ne durerait pas !

    Un texte sans contexte devient vite un prétexte pour ses propres idées et ses propres intentions. Il est donc absolument nécessaire de ne pas nous contenter de lire la Bible, mais de l’interpréter correctement.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 9 mai.


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  • EDS – Vendredi 1er mai – Pour aller plus loin…

    Dans le chapitre sur l’interprétation biblique du Handbook of Seventh-day Adventist Theology, lisez en anglais les sections sur The Analogy of Scripture : “Scripture Is Its Own Interpreter,” The Consistency of Scripture, et The Clarity of Scripture, pp. 64–66.

    « Celui qui étudie la Bible doit l’approcher avec un esprit toujours disposé à apprendre. Nous ne cherchons pas dans ses pages de quoi étayer nos opinions, mais la Parole de Dieu. Une véritable connaissance de la Bible ne peut être acquise qu’avec l’aide de l’Esprit qui l’a donnée. Pour atteindre cette connaissance, nous devons en vivre. Ce que Dieu nous commande, nous devons l’accomplir. […] Cette étude nous demande des efforts assidus et persévérants. Comme le mineur creuse la terre pour trouver de l’or, avec ardeur et obstination, nous devons chercher le trésor de la Parole de Dieu. » Ellen G. White, Éducation, p. 215.

    « Quand vous ferez de la Bible votre nourriture, votre substance, et votre boisson, quand vous ferez de ses principes les éléments de votre caractère, vous saurez mieux comment recevoir des conseils de la part de Dieu. J’exalte la précieuse parole devant vous aujourd’hui. Ne répétez pas ce que j’ai dit en disant : ‘Sœur White a dit ceci,’ et ‘Sœur White a dit cela’ Cherchez ce que le Seigneur d’Israël dit, puis faites ce qu’il ordonne. » Ellen G. White, Selected Messages, vol. 3, p. 33.

    À méditer

    • Quelles croyances erronées ont les gens du fait qu’ils n’ont regardé que quelques textes choisis, au lieu de tout ce que la Bible dit sur un sujet donné ?
    • Dans Matthieu 11.11, Jésus dit de Jean Baptiste : Amen, je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il ne s’en est pas levé de plus grand que Jean le Baptiseur. Cependant le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui. Jésus renvoie ici à un prophète qui n’a pas d’écrits dans la Bible et il a pourtant dit cela à son propos. Qu’est-ce que cela devrait nous indiquer sur les raisons qui font qu’un véritable prophète sans livre dans la Bible peut tout de même être un prophète authentique ? Quel message les adventistes du septième jour peuvent-ils retirer de ce fait ?
    • En tant qu’adventistes, nous ne sommes pas seuls à revendiquer la Bible comme autorité finale. D’autres églises le font également. Comment dans ce cas expliquer les doctrines contradictoires que d’autres chrétiens affirment avoir trouvées dans la Bible ?

     

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  • EDS – Jeudi 30 avril – Sola Scriptura et Ellen White

    Lisez Ésaïe 8.20. Pourquoi est-il toujours important de renvoyer à la loi et au témoignage bibliques comme les normes de notre enseignement et notre doctrine ? Qu’est-ce que cela signifie pour le ministère des prophètes qui ne font pas partie du canon biblique ?

    Quand il est question de sola Scriptura (l’Écriture seule), les adventistes du septième jour sont inévitablement confrontés à la question de savoir quoi faire d’Ellen G. White, qui était également inspirée par Dieu et a été une messagère du Seigneur auprès de son peuple du reste. Quelle est la relation entre ses écrits et l’Écriture ?

    Même une lecture rapide des écrits d’Ellen White révèle clairement que pour elle, la Bible était fondatrice et centrale dans toute sa pensée et sa théologie. En fait, elle n’a eu de cesse d’affirmer que la Bible est l’autorité la plus élevée et la norme et le standard suprêmes pour toutes les doctrines, la foi et la pratique (voir Le grand espoir, p. 436). En outre, elle soutenait clairement le grand principe protestant de sola Scriptura (voir Le grand espoir, p. 17).

    Dans la vision personnelle d’Ellen G. White, ses écrits, comparés à l’Écriture, étaient « une plus petite lumière pour conduire hommes et femmes vers la plus grande lumière, » la Bible (Advent Review and Sabbath Herald, 20 janvier 1903). Ses écrits ne sont jamais un raccourci ou un substitut à une étude sérieuse de la Bible. En fait, elle a commenté : « Les Saintes Écritures ne vous sont pas familières. Si vous aviez fait de la Parole de Dieu votre étude avec le désir d’atteindre l’idéal biblique et la perfection chrétienne, vous n’auriez pas eu besoin des Témoignages. C’est parce que vous avez négligé d’étudier les Écritures que Dieu a cherché à vous atteindre par des Témoignages simples et directs. » Ellen G. White, Testimonies for the Church, vol. 2, p. 605.

    À ce titre, ses écrits doivent être appréciés. Ils partagent le même genre d’inspiration que les auteurs bibliques, mais ils ont une fonction différente. Ses écrits ne sont pas un ajout à l’Écriture, mais sont soumis à l’Écriture sainte. Elle n’a jamais eu l’intention que ses écrits prennent la place de l’Écriture. Elle a au contraire élevé la Bible comme seul standard de foi et de pratique.

    Réfléchissez au don incroyable que nous avons reçu par l’intermédiaire du ministère d’Ellen G. White. Comment apprendre à mieux apprécier la lumière extraordinaire venant d’elle, tout en maintenant la suprématie de l’Écriture ?


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  • EDS – Mercredi 29 avril – L′Écriture interprète l′Écriture

    La Bible peut fonctionner comme son propre interprète uniquement parce qu’il y a une unité sous-jacente de l’Écriture. Sans cette unité, l’Écriture ne pourrait pas être la lumière qui révèle sa propre signification, où une portion de l’Écriture en interprète d’autres et devient ainsi la clé pour comprendre les passages associés.

    Lisez Luc 24.27, 44, 45. De quelle manière Jésus renvoie-t-il à l’Écriture pour expliquer qui il est ? Qu’est-ce que cela nous apprend sur la manière dont nous devons employer l’Écriture ?

    Ce qu’il y a de beau avec le fait que l’Écriture interprète l’Écriture, c’est qu’elle éclaire davantage sa propre signification. Ainsi, nous ne nous retrouvons pas à devoir superposer différents passages sans distinction pour prouver ce que l’on avance. Au contraire, nous prenons soigneusement en considération le contexte de chaque passage. En plus du contexte immédiat situé avant et après le passage étudié, nous devons prendre en compte le contexte du livre dans lequel se trouve le passage. De plus, puisque selon Paul dans l’Écriture, tout e qui a été écrit autrefois a été écrit pour notre instruction (Rm 15.4), nous devons étudier tout ce que l’Écriture dit sur un sujet donné.

    « La Bible est son propre interprète. Ce n’est qu’à l’Écriture que l’on peut comparer l’Écriture. Celui qui l’étudie doit apprendre à considérer la Parole de Dieu comme un tout, et à voir les relations qui existent entre ses différentes parties. Il doit apprendre à connaitre le thème central du saint Livre : le plan originel de Dieu pour le monde, la montée du grand conflit, l’œuvre de la rédemption. » Ellen G. White, Éducation, p. 216.

    Quand nous compare l’Écriture à l’Écriture, il est important d’étudier la Bible à fond. Si possible dans les langues d’origine, ou du moins avec une traduction biblique fidèle au sens de l’original hébreu et grec. Bien que la connaissance des langues originales ne soit pas nécessaire pour avoir une bonne compréhension de la Bible, c’est assurément utile quand c’est possible. Dans le cas contraire, l’étude fidèle et dans la prière de la Parole, dans un état d’esprit d’humilité et de soumission, porte certainement beaucoup de fruit.

    Pensez à une doctrine, comme l’état des morts, pour laquelle l’on peut se retrouver dans l’erreur si l’on se limite à quelques passages choisis en en laissant d’autres de côté. Qu’est-ce que cela nous indique sur l’importance qu’il y a à réunir et à lire tout ce que la Bible dit sur un sujet pour mieux comprendre ce qu’enseigne la Bible ?


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  • EDS – Mardi 28 avril – La clarté des Écritures

    Invoquer l’Écriture seule n’a pas beaucoup de sens si le texte de la Bible n’est pas clair dans sa signification.

    Lisez Matthieu 21.42 ; Matthieu 12.3, 5 ; Matthieu 19.4 ; Matthieu 22.31 ; Marc 12.10, 26 ; Luc 6.3 ; Matthieu 24.15, et Marc 13.14. Qu’implique le fait que Jésus renvoie constamment à l’Écriture au sujet de la clarté du message qu’elle porte ?

    Le témoignage biblique est sans ambiguïté : la Bible est suffisamment claire dans ce qu’elle enseigne. La Bible est tellement claire qu’elle peut être comprise indifféremment par des enfants et des adultes, notamment dans ses enseignements les plus fondamentaux. Et pourtant, les occasions d’approfondir notre connaissance et notre compréhension sont sans fin. Nous n’avons pas besoin du magistère ecclésiastique pour nous fournir la signification de la Bible. Ses enseignements fondamentaux peuvent être compris par tous les croyants. Elle part du principe que tous les croyants sont des prêtres, plutôt que de restreindre son interprétation à une élite, comme le sacerdoce du clergé. Par conséquent, nous sommes encouragés dans la Bible à étudier l’Écriture pour nous-mêmes, car nous sommes capables de comprendre le message que Dieu nous adresse.

    On a relevé à juste titre que « l’exemple concordant des écrivains de la Bible montre que les Écritures doivent être prises au sens littéral, à moins qu’une image soit clairement voulue. […] Nous n’avons pas à nous débarrasser de la « balle » du sens littéral afin d’arriver au « grain » d’un sens mystique, allégorique, que seul l’initié peut découvrir. » Handbook of Seventh-day Adventist Theology [Hagerstown, MD: Review and Herald Publishing Association, 2000], p. 65. La clarté de la Bible concerne le langage, le sens et les mots de l’Écriture, car il y a une vérité certaine voulue par les auteurs bibliques plutôt que des significations subjectives, incontrôlées et multiples du texte biblique.

    Rien de tout cela ne signifie que nous n’allons pas rencontrer parfois des textes et des idées que nous ne comprenons pas totalement. Après tout, c’est la Parole de Dieu, et nous ne sommes que des êtres déchus. Néanmoins, la Parole de Dieu est suffisamment claire sur ce que nous avons besoin de savoir et de comprendre, notamment en lien avec la question du salut.

    Repensez à une époque où vous ne compreniez pas certains textes, qui sont devenus plus clairs par la suite. Qu’avez-vous appris de cette expérience qui peut-être pourrait en aider d’autres aux prises avec le même genre de difficultés ?


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  • EDS – Lundi 27 avril – L′unité de l′Écriture

    La Bible elle-même affirme que toute Écriture est inspirée de Dieu (2 Tm 3.16) et qu’aucun message de prophète, dans l’Écriture, ne relève d’une interprétation particulière et que c’est portés par l’Esprit saint que des humains ont parlé de la part de Dieu (2 P 1.20, 21). Avec Dieu comme auteur suprême de la Bible, nous pouvons partir du principe que les différentes parties de l’Écriture concernant ses enseignements clé forment une unité fondamentale et sont en harmonie.

    Lisez Tite 1.9 et 2 Timothée 1.13. Pourquoi l’unité de la Bible est-elle importante pour notre foi ?

    Ce n’est que sur la base de son unité interne, une unité qui provient de son inspiration divine, que l’Écriture peut fonctionner comme son propre interprète. Si l’Écriture n’avait pas d’unité dans ses enseignements, nous ne pourrions parvenir à l’harmonie dans les doctrines dans aucun domaine. Sans l’unité de la Bible, l’église n’aurait aucun moyen de distinguer la vérité de l’erreur ou de rejeter l’hérésie. Il n’y aurait aucun fondement à appliquer des mesures disciplinaires ou à corriger les écarts par rapport à la vérité de Dieu. L’Écriture perdrait son pouvoir de libération et de conviction.

    Jésus et les auteurs bibliques, cependant, présupposent l’unité de l’Écriture, qui est basée sur son origine divine. Nous le voyons dans leur habitude de citer plusieurs livres de l’Ancien Testament comme étant de poids égal et harmonieux (Rm 3.10-18 ; ici, Paul emploie des citations d’Ecclésiaste [7.20], des Psaumes [14.2, 3 ; 5.9 ; 10.7] et d’Ésaïe [59.7, 8]).

    Les auteurs de la Bible considéraient l’Écriture comme un tout inséparable et cohérent dans lequel les principaux thèmes sont développés plus avant. Il n’y a pas de discorde entre l’Ancien et le Nouveau Testament. Le Nouveau Testament ne contient pas un nouvel évangile ou une nouvelle religion. L’Ancien Testament se dévoile dans le Nouveau Testament, et le Nouveau Testament bâtit sur l’Ancien Testament. À ce titre, les deux Testaments ont une relation réciproque dans laquelle ils s’éclairent mutuellement.

    L’unité de l’Écriture implique également que toute l’Écriture (tota Scriptura) doit être prise en considération quand nous étudions un sujet biblique, plutôt que de bâtir notre enseignement uniquement sur des déclarations isolées.

    Que devons-nous faire quand nous tombons sur des textes ou des idées qui semblent contradictoires dans la Bible ? Comment faire pour les résoudre ?


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  • EDS – Dimanche 26 avril – L′Écriture comme standard

    Depuis leurs débuts, les adventistes du septième jour se considèrent comme le peuple du Livre, c’est-à-dire comme des chrétiens qui croient en la Bible. En affirmant le principe scripturaire de sola Scriptura (par l’Écriture seule), nous reconnaissons l’unique autorité de la Bible. L’Écriture seule est le standard de notre théologie et l’autorité suprême pour la vie et la doctrine. Les autres sources, comme l’expérience religieuse, la raison humaine, ou la tradition, sont soumises à la Bible. En fait, le principe de sola Scriptura était prévu pour sauvegarder l’autorité de l’Écriture afin qu’elle ne dépende pas de l’église et de son interprétation, et il excluait la possibilité que le standard de son interprétation vienne d’une source extérieure à la Bible.

    Lisez 1 Corinthiens 4.1-6, notamment le verset 6, où Paul dit que nous ne devons pas aller au-delà de ce qui est écrit. Pourquoi cette idée est-elle aussi cruciale pour notre foi ?

    Ne pas aller au-delà de ce qui est écrit n’exclut pas les connaissances venues d’autres domaines d’étude, comme l’archéologie biblique ou l’histoire. D’autres domaines peuvent éclairer certains aspects bibliques et le contexte de passages scripturaires, et ainsi nous aider à mieux comprendre le texte biblique. Cela n’exclut pas non plus l’aide d’autres ressources pour nous aider dans notre interprétation, comme les glossaires, les dictionnaires, les concordances, et d’autres livres et commentaires. Cependant, si l’on veut interpréter correctement la Bible, le texte de l’Écriture a la priorité sur tous les autres aspects, sur les sciences, et les aides secondaires. D’autres points de vue doivent être évalués soigneusement à partir de la perspective de l’Écriture dans son ensemble.

    Ce que nous affirmons de manière absolue quand nous pratiquons le principe de sola Scriptura, c’est que si un conflit survient dans l’interprétation de notre foi, alors l’Écriture seule détient l’autorité qui transcende et juge toute autre source ou tradition d’église. Nous ne devons pas aller au-delà ou à l’encontre de ce qui est écrit dans la Bible. Le véritable christianisme et une prédication de l’évangile convaincante dépendent d’un engagement sans réserve envers l’autorité de l’Écriture.

    « L’Écriture seule est le véritable seigneur et maitre de tous les écrits et de la doctrine sur terre. » Martin Luther, Luther’s Works, vol. 32 : Career of the Reformer II, eds. Hilton C. Oswald, et Helmut T. Lehmann, vol. 32 [Philadelphia : Fortress Press, 1999], pp.11, 12.

    Lisez Actes 17.10-11. En quoi ces versets éclairent-ils ce dont nous parlons ici concernant la primauté de l’Écriture ?


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  • EDS – 25 avril au 1er MAI – PAR L’ÉCRITURE SEULE – SOLA SCRIPTURA

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    1 Co 4.1-6 ; Tt 1.9 ; 2 Tm 1.13 ; Mc 12.10, 26 ; Lc 24.27, 44, 45 ; Es 8.20.

    Verset à mémoriser :

    Car la Parole de Dieu est vivante, agissante, plus acérée qu’aucune épée à deux tranchants ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du cœur (Hébreux 4.12.).

    L’affirmation protestante de « l’Écriture seule » (sola Scriptura) a élevé l’Écriture au rang de seul standard et seule source décisive en matière de théologie. Contrairement à la théologie catholique romaine, qui mettait l’accent sur l’Écriture et la tradition, la foi protestante soulignait le mot clé : « seule. » Autrement dit, l’Écriture seule a l’autorité finale quand des questions de foi et de doctrine sont en jeu.

    C’est la Bible qui a donné la force et l’autorité décisives à la Réforme protestante et à sa révolte contre Rome et les erreurs qu’elle enseignait depuis des siècles. Au lieu d’une interprétation allégorique de l’Écriture, où l’on prêtait différentes significations au texte biblique, les réformateurs protestants mirent en avant l’importance d’une interprétation grammaticale et historique de la Bible, qui prenait au sérieux la grammaire et le sens littéral du texte biblique.

    Cette semaine, nous examinerons le sola Scriptura plus en détails. Nous apprendrons que sola Scriptura implique certains principes fondamentaux d’interprétation biblique qui sont indispensables pour une bonne compréhension de la Parole de Dieu. En tant que protestants, nous devons élever la Bible comme autorité doctrinale suprême.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 2 mai.


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  • EDS – Vendredi 24 avril – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Les Écritures, notre sauvegarde, » pp. 435-441, dans Le grand espoir.

    La tradition, l’expérience, la culture, la raison, et la Bible sont toutes présentes dans notre réflexion sur la Parole de Dieu. La question décisive est : laquelle de ces sources a le dernier mot et l’autorité suprême dans notre théologie ? C’est une chose que d’affirmer la primauté de la Bible, mais c’en est une autre que de laisser la Bible, par le ministère du Saint-Esprit, affecter et changer notre vie.

    En un sens, la culture, l’expérience, la raison, et même la tradition, en soi, ne sont pas nécessairement mauvaises. Elles deviennent un problème quand elles contredisent ce qu’enseigne l’Écriture. Mais souvent, il faut s’y attendre. Cependant, le pire, c’est quand ces choses prennent le pas sur la Parole de Dieu. Que ce soit à l’époque de l’Ancien ou du Nouveau Testament, l’apostasie survient principalement quand des influences extérieures l’emportent sur la révélation divine.

    À méditer

    • Pourquoi est-il plus facile de respecter des détails de certaines traditions humaines que de vivre la loi de l’Esprit de Dieu : aimer le Seigneur notre Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée, et son prochain comme soi-même (voir Mt 22.37-40) ?
    • En classe, échangez sur votre réponse à la dernière question de dimanche. Quel rôle la tradition doit-elle jouer dans notre église ? Où voyez-vous des bénédictions et des défis dans les traditions religieuses ?
    • Comment être sûr que la tradition, aussi bonne puisse-t-elle être, ne remplace pas la Parole écrite de Dieu comme notre norme et autorité finale ?
    • Supposons que quelqu’un prétende avoir fait un rêve dans lequel le Seigneur lui a dit que le dimanche est le véritable jour de repos et d’adoration pour l’époque du Nouveau Testament. Comment répondriez-vous à cette personne, et que nous enseigne ce genre d’histoire sur le fait que l’expérience doit toujours être mise à l’épreuve de la Parole de Dieu ?
    • En classe, échangez sur la culture dans laquelle votre église se trouve plongée. Quel impact cette culture a-t-elle sur votre église ? Quels exemples peut-on trouver dans l’histoire dans lesquels la culture a eu un impact important sur les actes de membres d’église d’une manière que, rétrospectivement, nous considérons comme négatif ? Quelles leçons peut-on tirer de cela pour nous aujourd’hui, afin de ne pas faire les mêmes erreurs ?

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  • EDS – Jeudi 23 avril – La Bible

    Le Saint-Esprit, qui a révélé et inspiré le contenu de la Bible à des êtres humains, ne nous conduira jamais dans la direction opposée à la Parole de Dieu, ou loin de la Parole de Dieu. Pour les adventistes du septième jour, la Bible a plus d’autorité que les traditions humaines, l’expérience, la raison, ou la culture. Seule la Bible est la norme suivant laquelle tout le reste doit être mis à l’épreuve.

    Lisez Jean 5.46, 47 ; et Jean 7.38. Pour Jésus-Christ, la Bible est la source suprême pour comprendre les questions spirituelles. Comment la Bible confirme-t-elle que Jésus est le véritable Messie ?

    D’aucuns affirment avoir reçu des « révélations » et des instructions particulières de la part du Saint-Esprit, mais ces dernières sont contraires au message de la Bible. Pour eux, le Saint-Esprit a acquis une plus grande autorité que la Parole de Dieu. Quiconque annule la Parole écrite et inspirée de Dieu et esquive son message clair, se place sur un terrain dangereux, et ne suit pas la direction de l’Esprit de Dieu. La Bible est notre seule sauvegarde spirituelle. Elle seule est une norme fiable pour toutes les questions de foi et de pratique.

    « Le Saint-Esprit, dans les Écritures, parle à l’intelligence et grave la vérité dans le cœur ; il dévoile ainsi l’erreur et l’expulse de l’âme. C’est par l’Esprit de vérité, agissant par le moyen de la Parole de Dieu, que le Christ se soumet son peuple élu. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 675.

    Le Saint-Esprit ne doit jamais être compris comme se substituant à la Parole de Dieu. Il agit au contraire en harmonie avec la Bible et à travers elle, pour nous attirer à Christ, faisant ainsi de la Bible la seule et unique norme pour une spiritualité biblique authentique. La Bible donne la saine doctrine (voir 1 Tm 4.6), et en tant que Parole de Dieu, elle est digne de notre confiance et de notre acceptation sans réserve. Ce n’est pas notre rôle de juger l’Écriture. C’est plutôt la Parole de Dieu qui a le droit et l’autorité pour nous juger, nous, ainsi que notre raisonnement. Après tout, c’est la Parole écrite de Dieu en personne.

    En termes d’impressions subjectives, pourquoi la Bible est-elle un guide plus sûr que les impressions subjectives ? Quelles sont les conséquences quand nous n’acceptons pas la Bible comme le standard suivant lequel mettre à l’épreuve tous les enseignements et même notre expérience spirituelle ? Si une révélation privée constituait le dernier mot en matière de questions spirituelles, pourquoi cela ne mènerait-il à rien d’autre qu’au chaos et à l’erreur ?


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