• EDS – Mardi 23 juillet – Les promesses d’un roi

    Lisez le Psaume 101. Bien qu’écrit pour des dirigeants, quel conseil important peut-on en retirer pour nous-mêmes, quelle que soit notre position dans la vie ?

    Le Psaume 101 est un texte pour les leaders. On pense que ces versets ont été composés par David au début de son règne en tant que roi d’Israël. Ils ont peut- être même été adaptés d’après des vœux qu’il avait prononcés au moment où il est devenu roi. Dans ses expériences en tant que guerrier pour Saül, puis comme fugitif, il avait été témoin pour lui-même du tort que peut faire, à la nation et à sa famille, un roi qui s’est écarté du droit chemin. David décida qu’il serait un chef différent.

    Peu d’entre nous sont des dirigeants, que ce soit sur le plan politique ou national, mais nous avons tous des rôles dans la vie qui nous permettent d’influencer et d’encourager les autres. Il peut s’agir de notre vie professionnelle, de notre engagement dans le bénévolat, de la famille, ou de l’église. Ellen White fait ce commentaire à propos du leadership : « les vœux de David, rapportés dans le Psaume 101, devraient être ceux de tous ceux qui ont la responsabilité de protéger leur foyer. » Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 99.

    Selon les occasions qui se présentent, nous devons être préparés à proposer et à maintenir ces principes auprès de ceux qui occupent des positions de leadership sur nous. Et nous tous, dans notre propre leadership et notre propre sphère d’influence, nous avons l’occasion de mettre en pratique les principes de leadership de David afin de devenir une bénédiction pour les autres.

    Le point de départ pour David est d’honorer Dieu pour sa miséricorde et sa justice (Ps 101.1), qui sont devenues la base de tout ce que David cherchait à faire respecter par son leadership. Il cherchait à apprendre et à pratiquer ces mêmes caractéristiques dans sa vie et son travail. Pour y arriver, il devait résister aux tentations de méfaits, de corruption et de malhonnêteté, qui constituent des pièges spécifiques pour ceux qui occupent des positions de pouvoir et de direction.

    Connaissant l’importance des bons conseillers pour l’aider à faire le bien, David promit de chercher des conseillers dignes de confiance et de nommer des officiels honnêtes. La justice et la miséricorde devaient marquer son leadership, même parmi ceux qui travaillaient avec et pour lui.

    Nous ne sommes peut-être pas en position d’avoir des conseillers et des officiels, mais comment remplir nos vies d’influences qui nous aident à vivre et à diriger (là où nous pouvons) avec justice et miséricorde envers ceux qui en ont besoin ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Lundi 22 juillet – « Fais quelque chose, Dieu ! »

    Lisez le Psaume 82. Quel message nous est adressé ici ?

    Malgré l’ordre et les règles sociétaux que Dieu leur avait donnés, la nation israélite, à différents moments de son histoire, ne fut pas à la hauteur de ce plan. Ils devinrent comme les nations autour d’eux, vivant selon un modèle d’injustice et d’oppression. Les chefs et les juges ne s’occupaient que d’eux-mêmes, et l’on pouvait les acheter par la corruption. Sans tribunaux pour les protéger, les gens ordinaires, et en particulier les pauvres, étaient susceptibles d’être exploités.

    Le Psaume 82 est une réponse à ce genre de situation. Il décrit le rôle de Dieu comme Juge Suprême, et dépeint une scène dans laquelle il juge les dirigeants et même les juges du peuple. Ce psaume souligne que ceux qui assument de tels rôles dans la société « remplissent les fonctions de juges au-dessous de lui. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 147. Ils détiennent leur position et mènent leur travail comme représentants et subordonnés de Dieu. Dans l’idée du psalmiste, la justice de Dieu est un modèle qui nous montre comment la justice doit opérer, et elle fournit également la mesure selon laquelle une telle justice (ou injustice) et ceux qui la rendent seront jugés.

    Le psaume conclut par un appel spécifique pour que Dieu agisse (Ps 82.8), qu’il intervienne et qu’il mette un terme à l’injustice tellement répandue dans la nation. Comme bon nombre des psaumes, celui-ci prête une voix à ceux qui n’en ont pas, et aux opprimés, dont la voix a été réduite au silence par les systèmes injustes dans lesquels ils vivent et travaillent.

    Le psaume 82 lance un appel à Dieu dans sa position de Juge Suprême et de Chef Souverain de l’univers et de toutes les nations. Il n’est pas de tribunal ou d’autorité plus élevés qu’on puisse invoquer. Quand les tribunaux terrestres n’entendent pas les cris des pauvres et des opprimés, ce qui est si souvent le cas ici, il nous reste l’assurance que nous pouvons appeler Dieu à l’aide.

    En différentes occasions dans nos vies, il peut nous arriver d’être victimes d’injustice, mais nous pouvons aussi être ceux qui commettent ou qui profitent de l’injustice. Dans des passages comme le Psaume 82, nous trouvons vision et sagesse, que l’on soit opprimé ou oppresseur. Dieu se soucie des juges injustes aussi, car il les décrit comme ses enfants et veut qu’ils fassent de meilleurs choix de vie (voir Ps 82.6). Ainsi, il y a de l’espérance pour ceux qui sont du mauvais côté de l’oppression, s’ils veulent bien se laisser changer.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Dimanche 21 juillet – Les psaumes : des chants d’espoir pour les opprimés

    Comme nous l’avons déjà fait remarquer, Dieu voit et entend ceux qui sont dans la détresse et les difficultés. Le plus souvent dans les Psaumes, nous entendons le cri de ceux qui faisaient confiance à Dieu, mais sans avoir vu la justice rendue. L’injustice et l’oppression que les voix dans ces chants vivent ou observent semblent étouffer les affirmations de bonté, de justice, et de puissance de Dieu.

    Cependant, ce sont les chants de ceux qui chantent encore. Ni leur vie ni leur foi n’ont été éteintes. Il reste de l’espoir. Et l’urgence, c’est que Dieu doit agir avant qu’il soit trop tard, avant que le mal triomphe, avant que les opprimés ne soient détruits par le poids du mal qu’on leur a fait. Ainsi, les auteurs des Psaumes tentent de combler l’écart entre les affirmations de leur foi d’un côté, et les épreuves et les tragédies de la vie de l’autre.

    Lisez Psaumes 9.7-9, 13-20. Vous imaginez les circonstances dans lesquelles se trouvait David, l’auteur des Psaumes ? Vous sentez la tension entre sa foi dans la bonté de Dieu et son expérience du moment ? Comment gérez-vous le combat de la foi en Dieu dans des périodes d’épreuves terribles ?

    Tout au long des Psaumes, la réponse répétée à cette tension est l’espérance et la promesse du juste et bon jugement de Dieu. Le mal et l’injustice peuvent sembler triompher pour le moment, mais Dieu jugera ceux qui font le mal et qui commettent l’injustice. Ils seront punis, tandis que ceux qu’ils ont opprimés et brisés seront restaurés et renouvelés. Dans Reflections on the Psalms, C. S. Lewis décrit sa surprise initiale devant l’enthousiasme et l’envie que le jugement de Dieu s’exerce, exprimés à maintes reprises dans les Psaumes. Observant que de nombreux lecteurs de la Bible aujourd’hui considèrent le jugement comme quelque chose qu’il faut craindre, il explore la perspective juive d’origine et écrit :

    « des milliers de gens qui ont été dépouillés de tout ce qu’ils possèdent et qui ont le droit totalement de leur côté seront enfin entendus. Bien sûr, ils n’ont pas peur du jugement. Ils savent que leur cas serait incontestable, si seulement on pouvait les entendre. Quand Dieu viendra pour juger, ils seront enfin entendus. » C. S. Lewis, Reflections on the Psalms (New York, Harcourt, Brace and Company, 1958), p. 11.

    Dans les Psaumes, nous trouvons de l’espoir pour les opprimés, toujours maintenant, même dans leurs souffrances et leurs déceptions actuelles.

    Quelles raisons avons-nous de considérer l’idée du jugement comme positive, et non comme quelque chose que l’on doit redouter ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Samedi 20 juillet – MISÉRICORDE ET JUSTICE DANS LES PSAUMES ET LES PROVERBES

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ps 9.7-9, 13-20 ; Ps 82 ; Ps 101 ; Ps 146 ; Pr 10.4 ; Pr 13.23,25 ; 30.7-9.

    Verset à mémoriser :

    Faites droit au faible et à l’orphelin, rendez justice au malheureux et à l’indigent, libérez le faible et le pauvre. Arrachez-les à la main des méchants (Psaumes 82.3,4, Colombe.).

    Les Psaumes et les Proverbes décrivent l’expérience de vie avec Dieu dans les choses simples de la vie, et pas seulement dans les moments d’adoration ou d’autres activités religieuses. Tandis que le livre des Proverbes offre toute une gamme de conseils pratiques, des relations et des familles aux affaires et au gouvernement, les Psaumes sont un ensemble de chants qui abordent une variété d’émotions et d’expériences spirituelles, des lamentations à la louange triomphante, en passant par tout ce qui se trouve entre les deux. Il est facile de voir que notre foi devrait faire une différence dans chaque aspect et chaque expérience de notre vie, car Dieu se soucie de tous les aspects de notre existence.

    Pendant ce temps-là, toute réflexion sur la vie dans ce monde déchu peut difficilement ignorer l’injustice qui caractérise tant la condition humaine. En fait, l’injustice est à maintes reprises décrite comme quelque chose qui préoccupe notre Seigneur et à laquelle il cherche à remédier. C’est lui qui est l’espérance de ceux qui ont perdu espoir.

    Bien que nous ne puissions qu’effleurer ce que disent ces livres sur le sujet, cette leçon vous inspirera peut-être et vous poussera à devenir plus actif pour soulager les besoins des pauvres, des opprimés, et des laissés pour compte tout autour de nous, que nous avons le devoir d’aider.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 27 juillet.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Vendredi 19 juillet – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « De la mer Rouge au Sinaï, » pp. 263-273, dans Patriarches et prophètes ; « Le sabbat, » pp. 268-277, dans Jésus-Christ ; Sigve K. Tonstad, « The Social Conscience of the Seventh Day, » pp. 125-143, dans The Lost Meaning of the Seventh Day.

    « Jésus leur fit savoir que l’acte de travailler au soulagement des affligés était en harmonie avec la loi du sabbat, en harmonie aussi avec le ministère des anges de Dieu qui font constamment la navette entre ciel et terre pour soulager l’humanité souffrante. […] L’homme a, lui aussi, une œuvre à accomplir en ce jour. La vie a des besoins qui réclament notre attention ; les malades doivent être soignés ; les nécessiteux doivent être secourus. Celui-là ne sera pas [tenu pour innocent] qui néglige de soulager la souffrance le jour du sabbat. Le saint jour de repos de Dieu a été fait pour l’homme, les actes de miséricorde s’accordent parfaitement avec son intention. Dieu ne veut pas qu’une seule heure de douleur afflige ses créatures qui pourraient être soulagées un jour de sabbat ou tout autre jour. » Ellen G. White, Jésus-Christ, pp. 189,190.

    À MÉDITER

    1. De quelles manières avez-vous expérimenté le sabbat comme démonstration de votre confiance en Dieu ? Avez-vous déjà vécu une expérience de « manne » dans votre vie, où Dieu avait comblé vos besoins en réponse à votre confiance en lui ? Si c’est le cas, partagez-la avec la classe et dites ce que vous avez
    2. Comme nous l’avons vu dans le quatrième commandement tel qu’on le trouve dans Exode 8-11 et Deutéronome 5.12-15, Dieu a souligné différents aspects du sabbat. Quel est l’aspect du sabbat que vous appréciez le plus ?
    3. En classe ou individuellement, réfléchissez à des moyens de partager les bénédictions et les bienfaits du sabbat dans votre
    4. De quelles manières le sabbat change-t-il votre vie ? Y a-t-il d’autres domaines de votre vie où les modèles et les principes du sabbat devraient avoir un plus grand impact ?

    Résumé : Dieu a donné le sabbat comme moyen de se souvenir de la Création et de la Rédemption, mais il a également de nombreux bienfaits pratiques. Il nous enseigne à faire confiance à Dieu pour nos besoins. Il nous enseigne à pratiquer l’égalité. Et il peut devenir une discipline spirituelle qui transforme toutes nos relations. Jésus a démontré son idéal pour le sabbat en guérissant les malades et en mettant en avant le sabbat comme un jour pour faire du bien à ceux qui sont dans le besoin.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Jeudi 18 juillet – Un repos de sabbat pour la terre

    Comme nous l’avons vu, le sabbat faisait partie intégrante du cycle de la vie dans la nation israélite. Mais le principe du sabbat ne se limitait pas à un simple jour chaque semaine. Il comprenait également un repos spécial tous les sept ans, avec l’année du jubilé après sept séries de sept ans, c’est-à-dire tous les 50 ans.

    Lisez Lévitique 25.1-7. Qu’y a-t-il de remarquable dans ce type d’instruction ? Comment pouvez-vous incorporer ce genre de principe dans votre vie et votre travail ?

    L’année sabbatique permettait aux terres arables de rester en jachère pendant l’année. C’est un acte de gestion de la terre remarquable, et la sagesse de cette pratique agricole est largement admise.

    La septième année était également importante pour les esclaves (voir Ex 21.1-11). Dans l’éventualité où des Israélites s’étaient endettés au point de se vendre eux- mêmes en esclavage, ils étaient libérés la septième année. De la même manière, les dettes impayées étaient annulées à la fin de la septième année (voir Dt 15.1-11). Comme la manne que Dieu donnait aux Israélites dans le désert, l’absence de plantations pendant une saison était un acte de confiance envers Dieu : donnerait-il suffisamment l’année précédente et à partir de ce que le sol de lui-même produirait pendant l’année sabbatique ? De la même manière, libérer les esclaves et annuler les dettes était un acte de miséricorde, mais aussi un acte de confiance dans la capacité de Dieu à combler nos besoins. En un sens, le peuple avait besoin d’apprendre qu’ils n’avaient pas à opprimer les autres pour subvenir à leurs besoins.

    Les principes et le modèle du sabbat devaient être étroitement liés à la structure   de la société israélite dans son ensemble. De la même manière, l’observance contemporaine du sabbat devrait être une discipline spirituelle qui transforme   tous nos autres jours. En un sens pratique, le sabbat est une manière de vivre les instructions de Jésus qui recommandait de chercher d’abord son royaume : Mais vous, vous avez au ciel un Père qui sait bien que vous avez besoin de tout cela (Mt 6.32,33, Parole vivante).

    Quelle différence l’observance du sabbat devrait-elle faire sur les six autres jours de la semaine ? Après tout, si vous êtes cupide, égoïste, et insensible du dimanche au vendredi, qu’est-ce que cela peut bien faire si vous n’êtes rien de tout cela le jour du sabbat ? (Mais pouvez-vous vraiment ne pas être tout cela le sabbat si vous êtes tout cela le reste de la semaine ?)


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Mercredi 17 juillet – Marcher avec le Seigneur

    Alors que nous approchons de la fin du livre des Psaumes, les exclamations de louange semblent grandir, crescendo après crescendo. Les cinq derniers psaumes commencent par l’ordre simple et direct : Louez le Seigneur ! Mais le premier d’entre eux, le Psaume 146, se focalise particulièrement sur la préoccupation qu’a Dieu pour les pauvres et les opprimés, comme raison première d’une telle louange.

    Lisez le Psaume 146. Quel message nous est adressé ici ? Que dit Dieu, en particulier au Psaume 146.5-9 ?

    Aussi sûrement que Dieu est Créateur de ce monde (voir Ps 146.6), ce psaume décrit l’œuvre constante de Dieu dans le monde en tant que juge, dispensateur, libérateur, médecin, et défenseur, toutes ces qualités focalisées sur des personnes ayant spécifiquement besoin de ce genre d’aide. C’est une vision inspirante de ce que Dieu fait et de ce qu’il cherche à faire dans nos vies, dans nos quartiers, et dans notre monde.

    Parfois nous pensons aux soins à apporter aux nécessiteux comme à quelque chose que nous devons faire parce que Dieu l’a dit. Mais le Psaume 146 dit que c’est quelque chose que Dieu fait déjà, et nous sommes invités à nous joindre à lui. Quand nous agissons contre la pauvreté, l’oppression, et la maladie, nous agissons véritablement en harmonie avec Dieu et ses objectifs. Quel plus grand privilège peut-il y avoir que d’être partenaire avec Dieu pour accomplir quelque chose d’aussi inspirant que le Psaume 146 ?

    Mais il y a également des bienfaits pour nous. Les chrétiens parlent souvent de leur quête de Dieu et de leur désir d’avoir une relation plus étroite avec lui. Cependant, des versets comme Ps 146.7-9, et tant d’autres tout au long de la Bible, nous indiquent qu’une manière de trouver Dieu est de se joindre à lui dans ce qu’il fait. Ainsi, s’il agit pour relever les pauvres, les malades, et les opprimés, comme le dit le Psaume 146, nous devrions également agir de concert avec lui. « Christ est venu sur cette terre pour marcher et œuvrer parmi les pauvres et ceux qui souffrent. Ils reçurent la plus grande part de son attention. Et aujourd’hui, en la personne de ses enfants, il visite les pauvres et les nécessiteux, en les délivrant du malheur et en allégeant la souffrance.

    Si l’on supprime la souffrance et le besoin, nous n’avons plus aucun moyen de comprendre la miséricorde et l’amour de Dieu, aucun moyen de connaitre le Père céleste compatissant. Jamais l’évangile n’assume un aspect de plus grande sainteté que lorsqu’il est apporté dans les régions les plus nécessiteuses et démunies. » Ellen White, Testimonies for the Church, vol. 7, p. 226.

    Avez-vous déjà vécu cette expérience de proximité avec Dieu qui s’accroit en servant les autres ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Mardi 16 juillet – Les promesses d’un roi

    Lisez le Psaume 101. Bien qu’écrit pour des dirigeants, quel conseil important peut-on en retirer pour nous-mêmes, quelle que soit notre position dans la vie ? Le Psaume 101 est un texte pour les leaders. On pense que ces versets ont été composés par David au début de son règne en tant que roi d’Israël. Ils ont peut- être même été adaptés d’après des vœux qu’il avait prononcés au moment où il est devenu roi. Dans ses expériences en tant que guerrier pour Saül, puis comme fugitif, il avait été témoin pour lui-même du tort que peut faire, à la nation et à sa famille, un roi qui s’est écarté du droit chemin. David décida qu’il serait un chef différent.

    Peu d’entre nous sont des dirigeants, que ce soit sur le plan politique ou national, mais nous avons tous des rôles dans la vie qui nous permettent d’influencer et d’encourager les autres. Il peut s’agir de notre vie professionnelle, de notre engagement dans le bénévolat, de la famille, ou de l’église. Ellen White fait ce commentaire à propos du leadership : « les vœux de David, rapportés dans le Psaume 101, devraient être ceux de tous ceux qui ont la responsabilité de protéger leur foyer. » Conseils aux éducateurs, aux parents et aux étudiants, p. 99.

    Selon les occasions qui se présentent, nous devons être préparés à proposer et à maintenir ces principes auprès de ceux qui occupent des positions de leadership sur nous. Et nous tous, dans notre propre leadership et notre propre sphère d’influence, nous avons l’occasion de mettre en pratique les principes de leadership de David afin de devenir une bénédiction pour les autres.

    Le point de départ pour David est d’honorer Dieu pour sa miséricorde et sa justice (Ps 101.1), qui sont devenues la base de tout ce que David cherchait à faire respecter par son leadership. Il cherchait à apprendre et à pratiquer ces mêmes caractéristiques dans sa vie et son travail. Pour y arriver, il devait résister aux tentations de méfaits, de corruption et de malhonnêteté, qui constituent des pièges spécifiques pour ceux qui occupent des positions de pouvoir et de direction.

    Connaissant l’importance des bons conseillers pour l’aider à faire le bien, David promit de chercher des conseillers dignes de confiance et de nommer des officiels honnêtes. La justice et la miséricorde devaient marquer son leadership, même parmi ceux qui travaillaient avec et pour lui.

    Nous ne sommes peut-être pas en position d’avoir des conseillers et des officiels, mais comment remplir nos vies d’influences qui nous aident à vivre et à diriger (là où nous pouvons) avec justice et miséricorde envers ceux qui en ont besoin ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Lundi 15 juillet – « Fais quelque chose, Dieu ! »

    Lisez le Psaume 82. Quel message nous est adressé ici ?

    Malgré l’ordre et les règles sociétaux que Dieu leur avait donnés, la nation israélite, à différents moments de son histoire, ne fut pas à la hauteur de ce plan. Ils devinrent comme les nations autour d’eux, vivant selon un modèle d’injustice et d’oppression. Les chefs et les juges ne s’occupaient que d’eux-mêmes, et l’on pouvait les acheter par la corruption. Sans tribunaux pour les protéger, les gens ordinaires, et en particulier les pauvres, étaient susceptibles d’être exploités.

    Le Psaume 82 est une réponse à ce genre de situation. Il décrit le rôle de Dieu comme Juge Suprême, et dépeint une scène dans laquelle il juge les dirigeants et même les juges du peuple. Ce psaume souligne que ceux qui assument de tels rôles dans la société « remplissent les fonctions de juges au-dessous de lui. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 147. Ils détiennent leur position et mènent leur travail comme représentants et subordonnés de Dieu. Dans l’idée du psalmiste, la justice de Dieu est un modèle qui nous montre comment la justice doit opérer, et elle fournit également la mesure selon laquelle une telle justice (ou injustice) et ceux qui la rendent seront jugés.

    Le psaume conclut par un appel spécifique pour que Dieu agisse (Ps 82.8), qu’il intervienne et qu’il mette un terme à l’injustice tellement répandue dans la nation. Comme bon nombre des psaumes, celui-ci prête une voix à ceux qui n’en ont pas, et aux opprimés, dont la voix a été réduite au silence par les systèmes injustes dans lesquels ils vivent et travaillent.

    Le psaume 82 lance un appel à Dieu dans sa position de Juge Suprême et de Chef Souverain de l’univers et de toutes les nations. Il n’est pas de tribunal ou d’autorité plus élevés qu’on puisse invoquer. Quand les tribunaux terrestres n’entendent pas les cris des pauvres et des opprimés, ce qui est si souvent le cas ici, il nous reste l’assurance que nous pouvons appeler Dieu à l’aide.

    En différentes occasions dans nos vies, il peut nous arriver d’être victimes d’injustice, mais nous pouvons aussi être ceux qui commettent ou qui profitent de l’injustice. Dans des passages comme le Psaume 82, nous trouvons vision et sagesse, que l’on soit opprimé ou oppresseur. Dieu se soucie des juges injustes aussi, car il les décrit comme ses enfants et veut qu’ils fassent de meilleurs choix de vie (voir Ps 82.6). Ainsi, il y a de l’espérance pour ceux qui sont du mauvais côté de l’oppression, s’ils veulent bien se laisser changer.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Dimanche 14 juillet – Les psaumes : des chants d′espoir pour les opprimés

    Comme nous l’avons déjà fait remarquer, Dieu voit et entend ceux qui sont dans la détresse et les difficultés. Le plus souvent dans les Psaumes, nous entendons le cri de ceux qui faisaient confiance à Dieu, mais sans avoir vu la justice rendue. L’injustice   et l’oppression que les voix dans ces chants vivent ou observent semblent étouffer les affirmations de bonté, de justice, et de puissance de Dieu.

    Cependant, ce sont les chants de ceux qui chantent encore. Ni leur vie ni leur foi n’ont été éteintes. Il reste de l’espoir. Et l’urgence, c’est que Dieu doit agir avant qu’il soit trop tard, avant que le mal triomphe, avant que les opprimés ne soient détruits par le poids du mal qu’on leur a fait. Ainsi, les auteurs des Psaumes tentent de combler l’écart entre les affirmations de leur foi d’un côté, et les épreuves et les tragédies de la vie de l’autre.

    Lisez Psaumes 9.7-9, 13-20. Vous imaginez les circonstances dans lesquelles se trouvait David, l’auteur des Psaumes ? Vous sentez la tension entre sa foi dans la bonté de Dieu et son expérience du moment ? Comment gérez-vous le combat de la foi en Dieu dans des périodes d’épreuves terribles ?

    Tout au long des Psaumes, la réponse répétée à cette tension est l’espérance et la promesse du juste et bon jugement de Dieu. Le mal et l’injustice peuvent sembler triompher pour le moment, mais Dieu jugera ceux qui font le mal et qui commettent l’injustice. Ils seront punis, tandis que ceux qu’ils ont opprimés et brisés seront restaurés et renouvelés. Dans Reflections on the Psalms, C. S. Lewis décrit sa surprise initiale devant l’enthousiasme et l’envie que le jugement de Dieu s’exerce, exprimés à maintes reprises dans les Psaumes. Observant que de nombreux lecteurs de la Bible aujourd’hui considèrent le jugement comme quelque chose qu’il faut craindre, il explore la perspective juive d’origine et écrit :

    « des milliers de gens qui ont été dépouillés de tout ce qu’ils possèdent et qui ont le droit totalement de leur côté seront enfin entendus. Bien sûr, ils n’ont pas peur du jugement. Ils savent que leur cas serait incontestable, si seulement on pouvait les entendre. Quand Dieu viendra pour juger, ils seront enfin entendus. » C. S. Lewis, Reflections on the Psalms (New York, Harcourt, Brace and Company, 1958), p. 11.

    Dans les Psaumes, nous trouvons de l’espoir pour les opprimés, toujours maintenant, même dans leurs souffrances et leurs déceptions actuelles.

    Quelles raisons avons-nous de considérer l’idée du jugement comme positive, et non comme quelque chose que l’on doit redouter ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)