EDS – 2e TRIMESTRE 2020 – Comment interpréter les Écritures

Leçons du 2ème trimestre 2020

  1. Caractère unique de la Bible. 28 mars-3 avril
  2. Origine et nature de la Bible. 4-10 avril
  3. Comment Jésus et les apôtres voyaient la Bible. 11-17 avril
  4. La Bible – source d’autorité pour notre théologie. 18-24 avril
  5. Par l’Écriture seule – Sola Scriptura. 25 avril-1er mai
  6. Pourquoi l’interprétation est-elle nécessaire ? 2-8 mai
  7. Langues, textes et contexte. 9-15 mai
  8. La Création : la Genèse comme fondation, 1re partie. 16-22 mai
  9. La Création : la Genèse comme fondation, 2e partie. 23-29 mai
  10. La Bible sur le plan historique. 30 mai-5 juin
  11. La Bible et les prophéties. 6-12 juin
  12. Comprendre les passages difficiles. 13-19 juin
  13. Vivre par la Parole de Dieu. 20-26 juin

Comment interpréter les Écritures

En tant qu’adventistes du septième jour, nous sommes des Protestants, ce qui veut dire que nous croyons au principe de sola scriptura, la Bible seule comme fondement d’autorité de notre foi et de nos doctrines. Ce principe est particulièrement pertinent dans les derniers jours, alors que, comme Ellen G. White l’a dit, Dieu a « un peuple sur la terre pour maintenir sa Parole et sa Parole seule, comme principe de toute doctrine et fondement de toute réforme. » Le grand espoir, p. 436.

Bien entendu, nous ne sommes pas seuls parmi les Protestants à affirmer « la Bible et la Bible seule » comme fondement de notre foi, bien que beaucoup qui font cette affirmation croient en des doctrines comme le changement du sabbat du septième jour au dimanche dans le Nouveau Testament, l’immortalité de l’âme, les tourments éternels en enfer pour les perdus, et même un enlèvement secret au cours duquel Jésus reviendra subrepticement sur terre pour en arracher les sauvés, tandis que tous les autres se demanderont où ils ont bien pu passer.

En d’autres termes, avoir la Bible, et prétendre y croire, est une chose, et c’est important. Mais comme le révèle la prolifération des fausses doctrines (toutes censées venir de la Bible), nous devons également savoir comment interpréter la Bible de manière correcte.

D’où le sujet du Guide d’études des adultes pour ce trimestre : « Comment interpréter les Écritures. » Dans ces leçons, nous partons du principe que l’Écriture, en tant que Parole de Dieu, constitue « la révélation suprême, souveraine et infaillible de sa volonté » et « la norme du caractère, le critère de l’expérience, le révélateur irrévocable des doctrines et le récit digne de confiance des interventions de Dieu dans l’histoire. » Ce que croient les adventistes, p. 12. En bref, l’Écriture est la source fondatrice des vérités que nous croyons et proclamons au monde. Ou, comme la Bible elle-même le dit, toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice (2 Tm 3.16). Toute Écriture signifie bien sûr toute Écriture, même ce qui ne nous plait pas, qui nous dérange, et qui, pour reprendre une expression d’aujourd’hui, n’est peut-être pas « politiquement correct. »

En partant de là, nous examinerons donc les éléments bibliques qui nous enseignent à interpréter les Écritures par elles-mêmes. C’est-à-dire, qu’au lieu de chercher d’abord des sources extrabibliques comme la science, la philosophie, et l’histoire (qui, bien utilisées, peuvent être une bénédiction), nous chercherons à découvrir à partir des textes bibliques quels sont les outils qui révèlent les grandes vérités que l’on trouve dans ses pages sacrées. On nous dit que de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint (2 P 1.21, Darby). Et nous croyons que parmi les choses que ces saints hommes ont dit se trouvent des clés pour nous aider à interpréter la Parole de Dieu.

Par exemple, comment Paul ou les autres auteurs des évangiles interprétaient-ils l’Ancien Testament ? Si ce qu’ils ont écrit était inspiré de Dieu, alors de toute évidence la manière dont ils lisaient et comprenaient les Écritures peut être déterminante pour nous apprendre à faire de même. Et comment Jésus lui-même employait-il et interprétait-il l’Écriture ? En-dehors de lui, nous ne trouverons pas de meilleur exemple quant à la manière de lire la Bible.

En même temps, nous explorerons nos propres présuppositions et raisonnements sur le contexte, la langue, la culture, et l’histoire, et leur impact sur notre lecture et notre compréhension de la Parole de Dieu. Comment sommes-nous censés interpréter les paraboles, les prophéties, l’histoire sainte, les avertissements, les chants de louange, les visions prophétiques, et les rêves, toute la gamme des écrits inspirés que l’on trouve dans les Écritures ?

Nous explorerons toutes ces questions, et d’autres, ce trimestre, car, comme le montrent les doctrines comme l’enfer et ses tourments éternels ou la sainteté du dimanche, croire en la Bible ne suffit pas. Nous devons aussi apprendre à l’interpréter.

Frank M. Hasel est vice-président de l’Institut de Recherche Biblique (BRI) à la Conférence Générale des adventistes du septième jour. Michael G. Hasel est professeur de Religion à Southern Adventist University et directeur de l’Institut d’Archéologie, et du Musée archéologique Lynn H. Wood.


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