• EDS – Mardi 31 mars – La Bible comme récit prophétique

    La Bible est unique parmi les autres ouvrages religieux connus, car jusqu’à 30% de son contenu est constitué de prophéties et de littérature prophétique. L’intégration de prophéties et leur accomplissement dans le temps est central dans la vision du monde présentée par la Bible, car le Dieu qui agit dans l’histoire connait également l’avenir et l’a révélé à ses prophètes (Am 3.7). La Bible est non seulement la Parole vivante, ou la Parole historique, elle est aussi la Parole prophétique.

    De quelle manière les textes suivants révèlent-ils les détails du Messie promis ?

    • Gn 49.8-12
    • Ps 22.12-18
    • Es 53.3-7
    • Dn 9.24
    • Mi 5.2
    • Ml 3.1
    • Za 9.9

    On dénombre au moins soixante-cinq prédictions messianiques directes dans l’Ancien Testament, et beaucoup plus si l’on y ajoute la typologie (la typologie est l’étude de la manière dont les rituels de l’Ancien Testament, comme les sacrifices, étaient des mini-prophéties de Jésus). Ces prophéties sont liées à des détails spécifiques comme le sceptre ne sera pas retiré à Juda (Gn 49.10), qu’il naitrait à Bethléem en Judée (Mi 5.2), qu’il serait méprisé et abandonné des hommes ; battu, accusé à tort, sans pour autant ouvrir la bouche pour se défendre (Es 53.3-7), que ses mains et ses pieds seraient percés, et qu’on se partagerait ses vêtements (Ps 22.12-18).

    Le fait que ces prophéties de l’Ancien Testament se soient accomplies avec une telle précision dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus témoigne de l’origine divine de leur inspiration et de leur révélation. Cela indique également que Jésus était bien celui qu’il prétendait être, et que d’autres prétendaient qu’il était. Jésus a suivi les prophètes d’autrefois en prédisant sa mort et sa résurrection (Lc 9.21, 22 ; Mt 17.22, 23), la chute de Jérusalem (Mt 24.1, 2), et son retour (Jn 14.1-3). Ainsi, l’incarnation, la mort, et la résurrection ont été prédites par la Bible, et leur accomplissement assure la fiabilité de cette dernière.

    Énumérez toutes les raisons que vous avez de croire en Jésus et en sa mort pour nous ? Partagez ces raisons en classe ce sabbat et posez la question : Pourquoi les preuves sont-elles aussi convaincantes ?


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  • EDS – Lundi 30 mars – Qui a écrit la Bible, et où ?

    La diversité des auteurs, les endroits où ils vivaient, et leurs expériences rendent un témoignage unique : Dieu agit pour communiquer l’histoire et son message à des gens aussi différents culturellement que le public auquel ils sont destinés.

    Que nous indiquent les textes suivants sur les auteurs bibliques et leur vécu ? (Ex 2.10 ; Am 7.14 ; Jr 1.1-16 ; Dn 6.1-5 ; Mt 9.9 ; Ph 3.3-6 ; Ap 1.9).

    La Bible a été écrite par des gens avec différents types de vécu, et dans différentes circonstances. Certains ont écrit depuis des palais, d’autres depuis des prisons, certains pendant un exil, et d’autres encore pendant leurs voyages missionnaires pour partager l’évangile. Ces hommes avaient une formation et des occupations différentes. Certains, comme Moïse, étaient destinés à devenir des rois, ou, comme Daniel, à occuper des postes importants. Certains étaient très jeunes, et d’autres assez âgés. Malgré ces différences, ils avaient tous une chose en commun : ils étaient appelés par Dieu et inspirés par le Saint-Esprit à écrire des messages pour son peuple, peu importe quand et où ils vivaient.

    De plus, certains des auteurs furent des témoins oculaires des événements qu’ils rapportaient. D’autres firent des recherches minutieuses sur les événements ou un emploi consciencieux des documents existants (Jos 10.13, Lc 1.1-3). Mais toutes les parties de la Bible sont inspirées (2 Tm 3.16). C’est la raison pour laquelle Paul déclare que tout ce qui a été écrit […] a été écrit pour notre instruction, afin que, par […] l’encouragement des Écritures, nous ayons l’espérance (Rm 15.4). Le Dieu qui a créé le langage humain permet à certaines personnes choisies de communiquer des pensées inspirées d’une manière fiable et digne de confiance dans des mots humains.

    « Dieu, ayant jugé bon de communiquer sa vérité au monde par l’intermédiaire des hommes, a revêtu de son Esprit ceux qu’il a choisis à cet effet. Il les a dirigés dans le choix des sujets et dans la façon de les exposer. Confié à des vases de terre, ce trésor n’en est pas moins céleste. » Ellen G. White, Messages choisis, vol. 1, p. 29.

    Tant d’auteurs différents, avec tant de situations différentes, et pourtant le même Dieu est révélé par eux tous. En quoi cette vérité extraordinaire contribue-t-elle à confirmer pour nous la véracité de la Parole de Dieu ?


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  • EDS – Dimanche 29 mars – La Parole vivante de Dieu

    Les paroles les plus importantes sont souvent les dernières qu’une personne prononce. Moïse, l’auteur des cinq premiers livres fondateurs de la Bible, entonne, juste avant sa mort, un chant au peuple (Dt 31.30-32.43).

    Lisez Deutéronome 32.45-47. Comment Moïse décrit-il la Parole de Dieu et sa puissance dans la vie des Hébreux sur le point d’entrer en Terre Promise ?

    Parmi les dernières paroles de Moïse, on trouve une puissante exhortation. En établissant le cœur du peuple sur les paroles que Dieu a prononcées à travers lui, Moïse veut insister sur le fait qu’ils doivent rester focalisés sur Dieu et sa volonté pour leurs vies. En enseignant ces paroles à leurs enfants, chaque génération devait transmettre le plan du salut de l’alliance de Dieu. Remarquez qu’ils ne devaient pas choisir, mais devaient observer ou obéir à toutes les paroles de cette loi (Dt 32.46).

    À la fin de l’histoire de la terre, Dieu aura un peuple qui sera resté fidèle à toute la Bible, ce qui signifie garder les commandements de Dieu et avoir la foi de Jésus (Ap 14.12). Ils seront restés fidèles à l’enseignement de la Bible, car elle assure non seulement une vie plus riche sur cette terre, mais aussi une destinée éternelle dans la demeure que Jésus prépare pour nous (Jn 14.1-3).

    Lisez Jean 1.1-5, 14 ; Jean 14.6. Que nous enseignent ces textes sur Jésus et la vie éternelle ? En quoi la Parole devenue chair est-elle liée à la révélation et à l’inspiration des Écritures ?

    Jésus est le point de mire et le but de toute Écriture. Son incarnation comme Messie était un accomplissement des promesses de l’Ancien Testament. Du fait qu’il a vécu, qu’il est mort, et qu’il vit de nouveau, nous avons non seulement la confirmation des Écritures, mais mieux encore, la grande promesse de la vie éternelle dans une existence toute nouvelle.

    Relisez Deutéronome 32.47. Quelle est votre expérience de cette vérité selon laquelle l’obéissance à la Parole de Dieu n’est pas pour vous une parole vide ? Pourquoi la foi en Dieu et l’obéissance à sa Parole ne sont-elles jamais vaines ?


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  • EDS – 28 MARS-3 AVRIL – LA BIBLE EST UNIQUE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Dt 32.45-47 ; Gn 49.8-12 ; Es 53.3-7 ; 1 Co 15.3-5, 51-55 ; Rm 12.2.

    Verset à mémoriser :

    Ta parole est une lampe pour mes pieds, une lumière pour mon sentier (Psaumes 119.105.).

    Composée de 66 livres, et écrite sur une période de plus de 1500 ans sur trois continents (l’Asie, l’Afrique, et l’Europe) par plus de quarante auteurs, la Bible est unique en son genre. Il n’y a aucun autre livre, sacré ou religieux, qui lui ressemble. Et ce n’est pas étonnant. Après tout, c’est la Parole de Dieu.

    On dispose de plus de 24600 manuscrits du Nouveau Testament existants datant des quatre premiers siècles après Christ. Il existe par ailleurs sept manuscrits originaux de Platon, huit d’Hérodote, et l’Illiade d’Homère en compte un peu plus, avec plus de 263 copies qui ont survécu. D’où le fait que nous avons des indications puissantes qui confirment l’intégrité du texte néotestamentaire.

    La Bible fut le premier livre connu à être traduit, le premier livre en Occident à être publié sur la presse d’imprimerie, et le premier livre à être distribué assez largement dans un grand nombre de langues au point de pouvoir être lu par 95% de la population mondiale aujourd’hui.

    La Bible est également unique par son contenu et son message, qui se concentre sur les actes rédempteurs accomplis par Dieu dans l’histoire. Cette histoire est mêlée de prophéties, car elle prédit l’avenir des plans de Dieu et son royaume éternel. C’est la Parole vivante de Dieu, car l’Esprit de Dieu par lequel l’Écriture a été inspirée (2 Tm 3.16, 17) est promis aux croyants aujourd’hui pour les guider dans toute vérité tandis qu’ils étudient la Parole (Jn 14.16, 17 ; Jn 15.26 ; Jn 16.13).

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 4 avril.


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  • EDS – 2e TRIMESTRE 2020 – Comment interpréter les Écritures

    Leçons du 2ème trimestre 2020

    1. Caractère unique de la Bible. 28 mars-3 avril
    2. Origine et nature de la Bible. 4-10 avril
    3. Comment Jésus et les apôtres voyaient la Bible. 11-17 avril
    4. La Bible – source d’autorité pour notre théologie. 18-24 avril
    5. Par l’Écriture seule – Sola Scriptura. 25 avril-1er mai
    6. Pourquoi l’interprétation est-elle nécessaire ? 2-8 mai
    7. Langues, textes et contexte. 9-15 mai
    8. La Création : la Genèse comme fondation, 1re partie. 16-22 mai
    9. La Création : la Genèse comme fondation, 2e partie. 23-29 mai
    10. La Bible sur le plan historique. 30 mai-5 juin
    11. La Bible et les prophéties. 6-12 juin
    12. Comprendre les passages difficiles. 13-19 juin
    13. Vivre par la Parole de Dieu. 20-26 juin

    Comment interpréter les Écritures

    En tant qu’adventistes du septième jour, nous sommes des Protestants, ce qui veut dire que nous croyons au principe de sola scriptura, la Bible seule comme fondement d’autorité de notre foi et de nos doctrines. Ce principe est particulièrement pertinent dans les derniers jours, alors que, comme Ellen G. White l’a dit, Dieu a « un peuple sur la terre pour maintenir sa Parole et sa Parole seule, comme principe de toute doctrine et fondement de toute réforme. » Le grand espoir, p. 436.

    Bien entendu, nous ne sommes pas seuls parmi les Protestants à affirmer « la Bible et la Bible seule » comme fondement de notre foi, bien que beaucoup qui font cette affirmation croient en des doctrines comme le changement du sabbat du septième jour au dimanche dans le Nouveau Testament, l’immortalité de l’âme, les tourments éternels en enfer pour les perdus, et même un enlèvement secret au cours duquel Jésus reviendra subrepticement sur terre pour en arracher les sauvés, tandis que tous les autres se demanderont où ils ont bien pu passer.

    En d’autres termes, avoir la Bible, et prétendre y croire, est une chose, et c’est important. Mais comme le révèle la prolifération des fausses doctrines (toutes censées venir de la Bible), nous devons également savoir comment interpréter la Bible de manière correcte.

    D’où le sujet du Guide d’études des adultes pour ce trimestre : « Comment interpréter les Écritures. » Dans ces leçons, nous partons du principe que l’Écriture, en tant que Parole de Dieu, constitue « la révélation suprême, souveraine et infaillible de sa volonté » et « la norme du caractère, le critère de l’expérience, le révélateur irrévocable des doctrines et le récit digne de confiance des interventions de Dieu dans l’histoire. » Ce que croient les adventistes, p. 12. En bref, l’Écriture est la source fondatrice des vérités que nous croyons et proclamons au monde. Ou, comme la Bible elle-même le dit, toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice (2 Tm 3.16). Toute Écriture signifie bien sûr toute Écriture, même ce qui ne nous plait pas, qui nous dérange, et qui, pour reprendre une expression d’aujourd’hui, n’est peut-être pas « politiquement correct. »

    En partant de là, nous examinerons donc les éléments bibliques qui nous enseignent à interpréter les Écritures par elles-mêmes. C’est-à-dire, qu’au lieu de chercher d’abord des sources extrabibliques comme la science, la philosophie, et l’histoire (qui, bien utilisées, peuvent être une bénédiction), nous chercherons à découvrir à partir des textes bibliques quels sont les outils qui révèlent les grandes vérités que l’on trouve dans ses pages sacrées. On nous dit que de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint (2 P 1.21, Darby). Et nous croyons que parmi les choses que ces saints hommes ont dit se trouvent des clés pour nous aider à interpréter la Parole de Dieu.

    Par exemple, comment Paul ou les autres auteurs des évangiles interprétaient-ils l’Ancien Testament ? Si ce qu’ils ont écrit était inspiré de Dieu, alors de toute évidence la manière dont ils lisaient et comprenaient les Écritures peut être déterminante pour nous apprendre à faire de même. Et comment Jésus lui-même employait-il et interprétait-il l’Écriture ? En-dehors de lui, nous ne trouverons pas de meilleur exemple quant à la manière de lire la Bible.

    En même temps, nous explorerons nos propres présuppositions et raisonnements sur le contexte, la langue, la culture, et l’histoire, et leur impact sur notre lecture et notre compréhension de la Parole de Dieu. Comment sommes-nous censés interpréter les paraboles, les prophéties, l’histoire sainte, les avertissements, les chants de louange, les visions prophétiques, et les rêves, toute la gamme des écrits inspirés que l’on trouve dans les Écritures ?

    Nous explorerons toutes ces questions, et d’autres, ce trimestre, car, comme le montrent les doctrines comme l’enfer et ses tourments éternels ou la sainteté du dimanche, croire en la Bible ne suffit pas. Nous devons aussi apprendre à l’interpréter.

    Frank M. Hasel est vice-président de l’Institut de Recherche Biblique (BRI) à la Conférence Générale des adventistes du septième jour. Michael G. Hasel est professeur de Religion à Southern Adventist University et directeur de l’Institut d’Archéologie, et du Musée archéologique Lynn H. Wood.


  • EDS – Vendredi 27 mars – Pour aller plus loin…

    « Les prophéties nous présentent une succession d’événements qui aboutissent à l’ouverture du jugement. C’est particulièrement le cas du livre de Daniel. Mais ce prophète reçut l’ordre de tenir ‘secrètes, scellées, jusqu’au temps de la fin’ les parties de sa prophétie relatives aux derniers jours. Ce n’est qu’à partir de cette époque qu’un message concernant le jugement pourra être proclamé, reposant sur l’accomplissement de ces prophéties. En effet, au temps de la fin, nous dit le prophète, ‘une multitude alors cherchera, et la connaissance augmentera.’

    L’apôtre Paul avait averti l’Église de ne pas espérer l’avènement du Christ à son époque : ‘Il faut d’abord que vienne l’apostasie et que se révèle la personnification du mal.’ Ce n’est qu’après cette grande apostasie et la longue période de domination du ‘Sans-Loi’ qu’on doit être attentif à cet avènement. Ce ‘Sans-Loi’ appelé aussi ‘le mystère du mal,’ ‘celui qui est voué à la perdition,’ ‘l’adversaire,’ représente la papauté, qui, selon la prophétie, devait exercer sa suprématie pendant 1260 années. Cette période prit fin en 1798. Le retour du Christ ne pouvait pas avoir lieu avant cette date. Paul embrasse, par cet avertissement, la totalité de la dispensation chrétienne jusqu’à l’année 1798. C’est seulement après cette date que le message du second avènement du Christ devait être proclamé. » Ellen G. White, Le grand espoir, pp. 261,262.

    À méditer

    • Quels dangers court-on à fixer des dates pour des événements encore à venir ? Qu’arrive-t-il à la foi de beaucoup quand ces événements prédits n’arrivent finalement pas ? Quel principe prophétique crucial trouve-t-on dans les paroles de Christ dans Jean 14.29 qui devrait nous aider à comprendre comment employer la prophétie à notre avantage spirituel et éviter le piège qui consiste à faire ou à croire de fausses prédictions ?
    • Quels sont les aspects du temps dans lequel nous vivons aujourd’hui, avec la communication instantanée, ainsi que de nombreuses avancées scientifiques incroyables, qui ne sont pas toujours pour notre bien, qui rendent l’idée d’un temps de détresse tel qu’il n’y en a [jamais] eu pas si difficile à imaginer ?
    • Discutez de votre réponse aux dernières questions de lundi sur pourquoi l’évangile, la grande vérité de la justice de Christ, est notre seul espoir d’être trouvé inscrit dans le livre. Sans cela, quel espoir aurions-nous ?

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  • UN AVENIR DYSTOPIQUE

    PAR OMAR MIRANDA |

    Ma fille a 16 ans, et sa mère et moi essayons de suivre tout ce qu’elle lit, ce qui signifie que nous lisons tous les deux beaucoup de littérature pour jeunes/jeunes adultes ces derniers temps. En commençant à visionner les titres proposés, j’ai fait une découverte étonnante : l’un des genres les plus populaires était la « fiction dystopienne » – des histoires qui détaillent comment l’avenir sera horriblement pire que le présent.

    Cette tendance ne s’arrête pas aux romans de fiction dystopiques. La culture populaire propose scénario après scénario d’oppression, de génocides, d’écologies et de sociétés toxiques. Certains jours, j’ai l’impression qu’à chaque fois que je me retourne, un autre film, un livre, une émission de télévision ou un site web injecte cette perspective dans notre psyché culturelle. Ça me fait un peu flipper ! Pouvez-vous imaginer comment un régime alimentaire consistant en de telles substances nous affecte, sans parler de nos enfants ?

    Cela m’a amené à me poser trois questions difficiles.

    1. Est-il bénéfique ou sain pour notre culture de se concentrer si profondément et si souvent sur des thèmes dystopiques ?
    2. Pourquoi les gens apprécient-ils tant ce genre de choses ?
    3. Comment trouver un avenir alternatif qui ne soit pas dystopique, mais au contraire, plein d’espoir, de paix, de pouvoir et de détermination ?

    Les ordures entrent, les ordures sortent !

    Enfant, je me plaignais à mon père parce qu’il ne me permettait jamais de regarder des émissions de télévision ou des films violents ou effrayants ; il me serrait le doigt et disait doucement, mais fermement : « Fils, les ordures entrent, les ordures sortent ».

    Ce sur quoi nous choisissons de nous concentrer nous affecte profondément. En tant que professionnel de la santé mentale de longue date, avec plus de 20 ans d’expérience, je connais la valeur et le pouvoir d’une perspective positive. Il existe une multitude de recherches qui prouvent la validité, les avantages et le pouvoir de la pensée positive. De plus, j’ai conseillé de nombreux clients et je peux attester du fait que s’ils choisissent de se concentrer consciemment sur des choses positives, ils auront une expérience de vie globale plus saine et plus heureuse.

    Il est intéressant de noter que l’apôtre Paul nous donne une merveilleuse liste de contrôle des types de choses sur lesquelles nous devons nous concentrer : « … portez vos pensées sur tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est digne d’être aimé, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est synonyme de qualité morale et ce qui est digne de louange. » (Philippiens 4.8b, CEV).

    Paul le dit aux chrétiens romains :

    « Je vous encourage donc, frères et sœurs, par les compassions de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu. Ce sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12.1,2, MSG).

    Pourquoi sommes-nous si négatifs ?

    Quel est l’intérêt ? Pourquoi tant de gens – et pas seulement des adolescents et des jeunes adultes – s’intéressent-ils au genre négatif et dystopique ? Les chiffres ne mentent pas et les consommateurs parlent – non, ils crient – de leurs goûts avec leur argent.

    L’auteure, Mindy Weisberger, dans son essai sur ce phénomène fascinant intitulé La fin du monde tel que nous le connaissons : l’attrait de la science-fiction dystopienne, affirme que c’est un moyen pour les gens, en général, de transformer leurs propres angoisses et peurs en quelque chose d’assez productif et sain. Elle affirme également que beaucoup de gens ont le sentiment que la dystopie est la voie que le monde doit suivre en fin de compte – ils reconnaissent les menaces du réchauffement climatique, de l’intelligence artificielle, de la cybercriminalité et des armes de destruction massive. Les écrivains utilisent la fiction dystopique pour introduire et explorer ces sujets sérieux et cruciaux d’une manière qui favorise un dialogue sain sur ce qui peut être fait maintenant pour éviter un avenir dystopique.

    En tant que conseiller, écrivain indépendant et auteur publié, je crois au pouvoir et à la transcendance de l’écriture et du journal intime ; vous êtes, après tout, en train de lire quelque chose que j’ai écrit en ce moment même ! Mais la vérité tragique est que beaucoup d’entre nous dans ce monde n’ont aucune paix ou espoir réel et durable ; aucun lien personnel avec notre Créateur et aucun pressentiment qu’Il a un plan pour notre avenir. Au milieu de toutes les mauvaises nouvelles qui se produisent dans le monde, c’est presque comme si nous étions sur une trajectoire de collision avec l’autodestruction. En fait, la Bible, malgré ses promesses d’un avenir radieux, décrit ainsi notre état actuel : « Or nous savons que, jusqu’à maintenant, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’accouchement. » (Romains 8.22).

    Rire à un enterrement

    Il y a plusieurs années, j’ai travaillé aux urgences d’un hôpital pour évaluer les personnes en crise de santé mentale et de toxicomanie. Un jour particulier, on m’a bipé pour interviewer une femme qui venait nous voir parce qu’elle riait et se réjouissait – pendant un enterrement ! (J’ai appris plus tard qu’elle souffrait depuis longtemps de schizophrénie et qu’elle se rendait souvent aux urgences).

    Pensez-vous que les personnes présentes à cet enterrement ont remarqué qu’elle n’était pas triste, en deuil ou en pleurs ? Bien sûr que si. Elle n’a pas eu besoin de dire un mot. Sa réaction émotionnelle à la situation actuelle, totalement détournée à 180 degrés, l’a clairement trahie.

    C’était une situation tragique, tant pour les personnes qui ont assisté aux funérailles et dont le deuil a été interrompu, que pour la femme et sa famille qui devaient faire face à une grave maladie mentale de longue durée. Mais il était difficile de ne pas voir aussi un côté drôle à ce qui s’est passé. Il y a de la comédie dans l’incongru – quand il y a un décalage aussi évident. Et la situation m’a rappelé que la Bible dit que les personnes qui sont liées à Dieu auront « Et la paix de Dieu, qui dépasse toute intelligence » (Philippiens 4.7 NFC). Traduction : les personnes qui ne connaissent pas Dieu intimement ne pourront pas comprendre la réponse pacifique et pleine d’espoir contre-nature des chrétiens face aux événements apparemment dystopiques qui nous entourent.

    Paul souligne clairement que les chrétiens ont de l’espoir, non seulement à cause de ce que Jésus a fait pour eux sur la croix, mais surtout à cause de ce qu’il a fait pour eux au tombeau. Paul dit à un groupe de croyants dans 1 Corinthiens 15.12-26 que si Jésus n’est pas ressuscité des morts, alors ils ont cru à un mensonge, et pas seulement au message qu’ils partagent avec les autres mais, par extension, leur vie aussi est inutile et ils sont sans espoir … en fait, ils sont dans une situation bien pire que les non-croyants !

    Mais si la résurrection de Jésus est vraie, si elle est réelle, alors les chrétiens ont quelque chose à attendre avec impatience, ainsi que quelque chose à offrir à ce monde sans espoir : une relation éternelle avec Dieu, le Créateur et le Donneur d’espoir.

    Choisir l′espoir

    Laissez-moi vous poser une autre question : « Avez-vous de l’espoir ? » Ou pour le demander d’une autre manière :  » Si vous mouriez aujourd’hui, avez-vous un espoir et une paix que vous pourriez attendre avec impatience ? Quelque chose de mieux que cette existence brisée sur cette planète ?  » J’espère que vous pourrez répondre oui.

    Si vous n’avez pas la foi chrétienne, ne désespérez pas ; vous n’avez pas à être désespéré pour aujourd’hui ou demain parce que Dieu s’en occupe. Vous n’avez pas besoin de lire des livres de fiction ou de regarder des films ou des émissions de télévision sur la façon dont l’avenir sera encore plus déprimant. Non ! Vous pouvez commencer à vous rapprocher de Jésus et à le suivre dès aujourd’hui – tout de suite, en fait ! Il vous aime tellement qu’il est venu sur cette terre pour vivre une vie parfaite, et qu’il est mort en criminel pour que vous puissiez avoir la possibilité de vivre éternellement avec lui (Jean 3.16). Voilà qui est bien pour l’espoir !

    Si vous voulez de l’espoir réel, lisez le dernier livre de la Bible sur la joie, la paix et, oui, l’espoir de Dieu, dans la vie réelle, sans fiction. Apocalypse 22.3-5 dit :

    « Il ne s’y trouvera plus rien qui soit frappé par la malédiction de Dieu. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville, et les serviteurs de Dieu l’adoreront. Ils verront sa face, et son nom sera inscrit sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront besoin ni de la lumière d’une lampe, ni de celle du soleil, parce que le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière. Et ils régneront pour toujours »

    Aujourd’hui, choisissez résolument de changer de cap et de vous concentrer, non pas sur la dystopie, mais sur une future et éternelle utopie, celle d’une relation avec Dieu. Il est le seul véritable espoir que chacun d’entre nous ait.

    Omar Miranda est un professionnel de la santé, un écrivain régulier et un parent fier. Il vit avec sa famille en Géorgie, aux États-Unis.
    Source : https://signsofthetimes.org.au/2019/02/dystopian-future/

  • EDS – Jeudi 26 mars – Le temps d′attente

    Lisez Daniel 12.5-13. Comment se termine le livre ?

    Il est intéressant de noter que cette scène finale a lieu aux bords du fleuve, le Tigre, où se situait la dernière vision majeure de Daniel (Dn 10.4). Cependant, le terme utilisé ici n’est pas le mot hébreu courant pour « fleuve, » mais le terme ye’or, qui désigne généralement le Nil. Cela nous rappelle l’Exode et montre que comme le Seigneur racheta Israël de l’Égypte, il rachètera son peuple à la fin des temps.

    Trois chronologies prophétiques sont données. La première, un temps, des temps, et la moitié d’un temps répond à la question : Jusques à quand la fin de ces merveilles ? (Dn 12.6, Darby). Les merveilles renvoient aux choses décrites dans la vision de Daniel 11, qui sont une explication de Daniel 7 et 8. Plus précisément, cette période a été mentionnée dans Daniel 7.25 et plus tard dans Apocalypse 11.3, Apocalypse 12.6, 4 et Apocalypse 13.5. Elle correspond également aux 1260 années de la suprématie papale, qui s’étendit de l’an 533 à l’an 1798. Et Daniel 11.32-35 renvoie à la même persécution sans mentionner sa durée.

    Les deux autres périodes, 1290 et 1335 jours, répondent à une question : quelle sera l’issue de ces choses posée par Daniel en personne à l’homme vêtu de lin. Et les deux commencent avec la suppression du sacrifice constant et la mise en place de l’horreur dévastatrice. Dans la leçon sur Daniel 8, nous avons appris que le sacrifice offert chaque jour (PDV), ou sacrifice constant, renvoie à l’intercession constante de Christ, qui a été remplacée par un système d’adoration contrefait. Ainsi, cette période prophétique doit commencer en 508 de notre ère, quand Clovis, roi de France, s’est converti à la foi catholique. Cet événement important a préparé la voie à l’union entre église et état, qui a influencé tout le Moyen Âge. Les 1290 jours ont donc pris fin en 1798, quand le pape fut arrêté sous l’autorité de l’empereur Napoléon. Et les 1335 jours, la dernière période prophétique mentionnée dans Daniel, ont pris fin en 1843. C’était l’époque du mouvement millérite et d’une étude renouvelée des prophéties bibliques. C’était une époque d’attente et d’espérance en la venue imminente de Jésus.

    Tout au long de Daniel, nous voyons deux choses : le peuple de Dieu persécuté, et le peuple de Dieu finalement réhabilité et sauvé. De quelle manière cette réalité peut-elle nous aider dans notre quête pour rester fidèle, quelles que soient nos difficultés immédiates ?


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  • EDS – Mercredi 25 mars – Le livre scellé

    Lisez Daniel 12.4 et Jean 14.29. Pourquoi le livre de Daniel doit-il être scellé jusqu’au temps de la fin ?

    Au terme de la dernière section importante du livre (Dn 10.1-12.4), le prophète reçoit l’ordre de sceller le rouleau jusqu’au temps de la fin. Dans la même veine, l’ange prédit que plusieurs courront çà et là ; et la connaissance sera augmentée (Dn 12.4, Darby). Bien que certains étudiants du livre de Daniel aient pris ces mots comme une prédiction des progrès scientifiques (et le verset peut également signifier cela), le contexte semble indiquer que le fait de courir çà et là renvoie à l’étude du livre de Daniel lui-même. En effet, avec notre regard rétrospectif sur l’histoire, nous remarquons que Daniel est demeuré un texte littéraire obscur pendant des siècles. On le connaissait et l’étudiait peut-être dans certains endroits, mais certains de ses enseignements et de ses prophéties clé demeuraient mystérieux. Par exemple, les messages prophétiques liés à la purification du sanctuaire céleste, au jugement, à l’identité et à l’œuvre de la petite corne, en plus du laps de temps lié à ces prophéties, étaient loin d’être compris.

    Mais à partir de la Réforme protestante, les gens furent de plus en plus nombreux à étudier le livre de Daniel. Cependant, ce n’est qu’au temps de la fin que le livre fut finalement ouvert et son contenu pleinement révélé. Comme le relève Ellen G. White : « depuis 1798, le livre de Daniel a été ‘descellé’, la connaissance des prophéties a augmenté et de nombreuses personnes ont proclamé le message solennel d’un jugement proche. » Le grand espoir, p. 262. « À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, on assista à un intérêt renouvelé dans les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse dans différentes régions de la terre. L’étude de ces prophéties aboutit à la croyance très répandue que le retour de Jésus était proche. De nombreux commentateurs en Angleterre, Joseph Wolff au Moyen-Orient, Manuel Lacunza en Amérique du sud, et William Miller aux États-Unis, avec une multitude d’autres étudiants des prophéties, déclarèrent, sur la base de leur étude des prophéties de Daniel, que le retour de Jésus était proche. Aujourd’hui, cette conviction est devenue le moteur d’un mouvement mondial. » The Seventh-day Adventist Bible Commentary, vol. 4, p. 879.

    Pensez au grand avantage que nous avons aujourd’hui d’avoir ce regard rétrospectif sur l’histoire qui nous permet de constater que ces prophéties de Daniel se sont accomplies. En quoi cela devrait-il nous aider à croire en toutes les promesses de Dieu ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

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  • EDS – Mardi 24 mars – La résurrection

    Lisez Daniel 12.2,3. De quel événement parle-t-il ici, et pourquoi, étant donné ce que nous comprenons sur la mort, cet événement est-il aussi important pour nous ?

    Daniel fait probablement la référence la plus claire de tout l’Ancien Testament à la résurrection à venir. Et tandis que nous réfléchissons à ce passage, nous pouvons apprendre des vérités très importantes. D’abord, comme l’indique la métaphore du « sommeil, » aucune âme immortelle n’habite dans notre corps. Les humains sont une unité indivisible, corps, âme et esprit. Dans la mort, la personne cesse d’exister et demeure inconsciente jusqu’à la résurrection. Deuxième chose, notre texte renvoie à la résurrection comme un renversement de ce qui arrive en conséquence du péché. En effet, l’expression traduite par « poussière de la terre » dans Daniel 12.2 (Darby) signifie dans l’original « terre de poussière. » Cette séquence lexicale inhabituelle envoie à Genèse 3.19, le seul autre passage biblique où le mot « terre » précède le mot « poussière. » Cela implique que la sentence de mort prononcée lors de la chute d’Adam sera inversée et que la mort n’exercera plus son emprise. Comme le dit Paul : la mort a été engloutie dans la victoire (1 Co 15.54).

    Lisez Romains 8.18 et Hébreux 2.14,15. Pourquoi n’avons-nous aucune raison de craindre la mort ?

    La mort gâche et anéantit tout ici-bas. Mais nous avons la promesse que la mort n’a pas le dernier mot pour les croyants fidèles. La mort est un ennemi vaincu. Quand Christ brise les chaines de la mort et sort ressuscité de la tombe, il porte le coup fatal à la mort. Désormais, nous pouvons voir au-delà de la réalité temporaire de la mort, et regarder la réalité ultime de la vie que nous recevons de Dieu en Christ. Du fait que Michel « se dresse » (voir Dn 12.1), ceux qui lui appartiennent se dresseront également. Ils se lèveront de la poussière de la terre pour briller comme les étoiles pour l’éternité.

    Au sein des douleurs et des difficultés de la vie, comment tirer de l’espoir et du réconfort de la promesse de la résurrection finale ? Pourquoi, est-ce qu’au sens strict du terme, presque rien d’autre n’a d’importance ?


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