EDS – Jeudi 6 février – La chute de Babylone

Lisez Daniel 5.29-31 et Apocalypse 14.8, Apocalypse 16.19, et Apocalypse 18.2. Que peut-on apprendre de la chute de la Babylone de Belshatsar qui renvoie à la chute de la Babylone eschatologique ?

Quelles que soient ses fautes, Belshatsar est un homme de parole. Alors, malgré la mauvaise nouvelle, il est satisfait de l’interprétation donnée par Daniel, et c’est pourquoi il accorde au prophète les cadeaux promis. Il semble qu’en admettant la vérité du message de Daniel, le roi reconnait implicitement la réalité du Dieu de Daniel. Chose intéressante, Daniel accepte alors les cadeaux qu’il avait initialement refusés, probablement parce qu’ils ne peuvent plus influencer son interprétation. De plus, à ce stade, ces cadeaux sont sans valeur puisque l’empire est sur le point de s’effondrer. Ainsi, probablement par politesse, le prophète accepte les récompenses, sachant qu’il n’occupera la troisième place dans le royaume que pour quelques heures.

Babylone tombe, exactement comme l’a annoncé le prophète. Et rapidement, encore. Tandis que le roi et ses courtisans sont en train de s’enivrer, la ville tombe sans même une bataille. D’après l’historien Hérodote, les Perses creusèrent un canal pour détourner le cours de l’Euphrate et marchèrent sur la ville par le lit de la rivière. Cette même nuit, Belshatsar est tué. Son père, le roi Nabonide, a déjà quitté la ville, et se soumettra plus tard aux nouveaux chefs. Ainsi, le plus grand empire que l’humanité avait jamais connu jusque là arrive à son terme. Babylone, la tête d’or, n’est plus.

« Belshatsar avait eu de nombreuses occasions de connaitre et de faire la volonté de Dieu. Il avait vu son grand-père Nebucadnetsar banni de la compagnie des hommes. Il avait vu l’intelligence dont se glorifiait l’orgueilleux monarque confisquée par celui qui la lui avait donnée. Il avait vu le roi chassé de son royaume, et devenir un compagnon des bêtes des champs. Mais l’amour des plaisirs et l’auto-exaltation de Belshatsar effacèrent les leçons qu’il aurait dû ne jamais oublier. Et il commit des péchés similaires à ceux qui amenèrent des jugements remarquables sur Nebucadnetsar. Il gaspilla les occasions qui lui étaient gracieusement accordées, et négligea de se servir des occasions à portée de sa main pour se familiariser avec la vérité. » Ellen G. White, Bible Echo, 25 avril 1898.

Quelles occasions avons-nous de nous « familiariser avec la vérité » ? Qu’est-ce que cela signifie ? À quel moment peut-on dire que nous sommes familiers de toute la vérité que nous avons besoin de connaitre ?


GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

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