• EDS – Lundi 27 janvier – Averti par le prophète

    Lisez Daniel 4.24. Daniel avertit le roi sur ce qui arrivera, que lui conseille-t-il de faire, et pourquoi ? (Voir également Pr 14.31).

    Daniel ne se contente pas d’interpréter le rêve, mais il indique également à Nabuchodonosor une porte de sortie pour sa situation : Aussi, ô roi, puisse mon conseil te plaire ! Mets un terme à tes péchés par la justice et à tes fautes par la compassion envers les pauvres et ta tranquillité se prolongera (Dn 4.24).

    Nabuchodonosor accomplit une œuvre colossale de construction à Babylone. Les jardins, un système de canaux, et des centaines de temples et autres projets de construction font de la ville l’une des merveilles du monde antique. Cependant, c’est l’exploitation d’une main d’œuvre réduite en esclavage et la négligence des pauvres qui a permis une telle splendeur et une telle beauté, du moins en partie. De plus, la richesse de l’empire sert au bon plaisir du roi et de son entourage. Ainsi, non seulement l’orgueil de Nabuchodonosor l’empêche de reconnaitre Dieu, mais le rend aveugle aux difficultés des nécessiteux. Étant donné le soin spécial que Dieu a des pauvres, il n’est pas surprenant que parmi les autres péchés que Daniel aurait pu citer devant le roi, il choisit le péché de négligence envers les pauvres.

    Le message à Nabuchodonosor n’est en aucun cas nouveau. Les prophètes de l’Ancien Testament avertissaient souvent le peuple de Dieu concernant l’oppression des pauvres. En effet, parmi les péchés qui entrainent l’exil du roi, la négligence des nécessiteux tient une place importante. Après tout, la compassion à l’égard des pauvres est l’expression la plus élevée de la charité chrétienne. Inversement, l’exploitation et la négligence des pauvres constituent une attaque contre Dieu lui-même. En nous occupant des pauvres, nous reconnaissons que Dieu possède tout, ce qui signifie que nous ne sommes pas propriétaires, mais seulement intendants des biens de Dieu.

    En servant les autres avec nos biens, nous honorons Dieu et reconnaissons sa seigneurie. C’est cette qualité de propriétaire qu’a Dieu qui devrait en définitive déterminer la valeur et la fonction des biens matériels. C’est là que Nabuchodonosor échoue, et que nous risquons de l’imiter, à moins de reconnaitre la souveraineté de Dieu dans nos succès et de manifester la reconnaissance que nous avons de cette réalité en aidant ceux qui sont dans le besoin.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

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