• EDS – Mardi 31 décembre – Les prophéties apocalyptiques dans Daniel

    Les visions prophétiques rapportées dans Daniel sont d’une nature différente de la plupart des messages prophétiques délivrés par d’autres prophètes de l’Ancien Testament. Les prophéties de Daniel appartiennent à la catégorie de prophéties apocalyptiques, tandis que la plupart des autres prophéties de l’Ancien Testament appartiennent à la catégorie des prophéties classiques. Une compréhension de la différence fondamentale entre ces genres prophétiques est cruciale si l’on veut comprendre correctement la prophétie biblique.

    Les prophéties apocalyptiques ont des caractéristiques particulières qui les différencient des prophéties classiques :

    Visions et rêves. Dans la prophétie apocalyptique, Dieu se sert principalement de rêves et de visions pour véhiculer son message au prophète. Dans la prophétie classique, le prophète reçoit « la Parole du Seigneur » (qui peut inclure des visions), expression qui survient avec de légères variations environ 1600 fois chez les prophètes classiques.

    Symbolisme composite. Tandis que dans la prophétie classique, on a une quantité limitée de symbolisme, avec surtout des symboles réalistes, Dieu montre dans la prophétie apocalyptique des symboles et des images qui dépassent la réalité humaine, comme des animaux hybrides ou des monstres avec des ailes et des cornes.

    Souveraineté et inconditionnalité divine. Contrairement aux prophéties classiques, dont l’accomplissement dépend souvent de la réaction humaine dans le cadre de l’alliance entre Dieu et Israël, les prophéties apocalyptiques sont inconditionnelles. Dans la prophétie apocalyptique, Dieu révèle la grandeur et la décadence des empires du monde à partir de l’époque de Daniel jusqu’à la fin des temps. Ce type de prophétie repose sur la prescience et la souveraineté de Dieu et se réalisera, quels que soient les choix humains.

    Lisez Jonas 3.3-10. S’agit-il d’une prophétie apocalyptique ou classique ? Justifiez votre réponse. Et Daniel 7.6 ?

    Connaitre les grands genres prophétiques comme classique et apocalyptique peut être très avantageux. D’abord, ces genres littéraires montrent que Dieu se sert d’une variété d’approches pour communiquer la vérité prophétique (He 1.1). Deuxièmement, une telle connaissance nous aide à apprécier davantage la beauté et la complexité de la Bible. Troisièmement, cette connaissance nous aide également à interpréter les prophéties bibliques d’une manière cohérente avec le témoignage de toute la Bible et qui explique correctement la parole de la vérité (2 Tm 2.15).

    Sur la base de passages comme Osée 3.4,5, Amos 8.11, et Zacharie 9.1, certains chrétiens aujourd’hui attendent que les derniers événements de l’histoire du monde se déroulent au Moyen-Orient. Qu’est-ce qui ne va pas dans cette interprétation ? Comment le fait de connaitre la différence entre prophéties apocalyptiques et classiques nous aide-t-il à clarifier cette question ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Lundi 30 décembre -La structure de Daniel

    L’arrangement de la section en araméen de Daniel, les chapitres 2 à 7 (des parties de Daniel ont été rédigées en hébreu et d’autres en araméen), révèle la structure suivante, qui contribue à renforcer un message central de cette section, et du livre :

    A. Vision de Nabuchodonosor : les quatre royaumes (Daniel 2)
    B. Dieu délivre les compagnons de Daniel de la fournaise (Daniel 3)
    C. Jugement sur Nabuchodonosor (Daniel 4)
    C’. Jugement sur Belshatsar (Daniel 5)
    B’. Dieu délivre Daniel de la fosse aux lions (Daniel 6)
    A’. Vision de Daniel : les quatre royaumes (Daniel 7)

    Ce type d’arrangement littéraire sert à mettre en avant le point principal en le plaçant au centre de la structure, ici, C et C’ : (Daniel 4 et 5) Dieu retire son royaume à Nabuchodonosor (temporairement) et à Belshatsar (définitivement). Par conséquent, dans les chapitres 2-7, l’accent est mis sur la souveraineté de Dieu sur les rois de la terre dans leur établissement et leur destitution.

    L’une des manières les plus efficaces de faire passer un message et de clarifier un point, c’est la répétition. Par exemple, Dieu donne à Pharaon deux rêves sur l’avenir immédiat de l’Égypte (Gn 41.1-7). Dans le premier rêve, sept vaches grasses sont dévorées par sept vaches maigres. Dans le deuxième rêve, sept beaux épis sont dévorés par sept épis rabougris et brûlés par le vent. Les deux rêves signifient la même chose : sept années de prospérité seront suivies de sept années de famine.

    Dans le livre de Daniel, Dieu emploie également la répétition. Il y a quatre cycles prophétiques, qui sont des répétitions d’une structure globale. À la fin, cette structure nous montre la souveraineté suprême de Dieu. Bien que chaque tableau prophétique important véhicule une perspective distincte, tous ensemble ils couvrent la même période historique, qui s’étend de l’époque du prophète jusqu’à la fin, comme le montre le schéma suivant :

    Daniel 2 Daniel 7 Daniel 8, Daniel 9 Daniel 10 – Daniel 12
    Babylone Babylone    
    Mèdes et Perses Mèdes et Perses Mèdes et Perses Mèdes et Perses
    Grèce Grèce Grèce Grèce
    Rome Rome Rome Rome
    Le royaume de Dieu est établi Jugement céleste qui conduit à la nouvelle terre Purification du sanctuaire Michel se lève

    Quelle grande espérance ces textes présentent-ils concernant nos perspectives à long terme ? Dn 2.44, Ps 9.7-12, 2 P 3.11-13.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Dimanche 29 décembre – Christ : le cœur du livre de Daniel

    Lisez Luc 24.25-27, Jean 5.39 et 2 Corinthiens 1.19,20. En quoi Christ est-il le centre des Écritures ?

    Il ne fait aucun doute que Jésus est central dans les Écritures, et cela inclut également Daniel. Par exemple : le chapitre 1 montre, bien qu’imparfaitement, que l’expérience de Daniel est analogue à celle de Christ, qui a quitté le ciel pour vivre dans ce monde de péché et affronter les puissances des ténèbres. En outre, Daniel et ses compagnons ont reçu du ciel une sagesse semblable à celle de Christ pour faire face aux défis de la culture babylonienne. Le chapitre 2 décrit la figure de la pierre eschatologique pour indiquer que le royaume de Christ finira par remplacer tous les autres royaumes du monde. Le chapitre 3 révèle Christ marchant avec ses fidèles serviteurs dans une fournaise. Le chapitre 4 montre Dieu qui retire son royaume à Nabuchodonosor pendant un certain temps afin que le roi comprenne que les cieux dominent (Dn 4.26, Darby). Cette expression, les cieux dominent, nous rappelle que Christ, le fils de l’homme (Dn 7.13, Segond 21), reçoit la domination et le royaume, comme le décrit Daniel 7. Le chapitre 5 montre la chute du roi Belshatsar et celle de Babylone au profit des Perses lors d’une nuit de fête et de débauche. Cela annonce la défaite de Satan et l’éradication de la Babylone eschatologique par Christ et ses anges. Le chapitre 6 montre le complot contre Daniel d’une manière similaire aux fausses accusations avancées par les chefs des prêtres à l’encontre de Jésus. En outre, à l’instar du roi Darius qui tente sans succès d’épargner Daniel, Pilate tente lui aussi d’épargner Jésus (Mt 27.17-24). Le chapitre 7 dépeint Christ comme le Fils de l’homme recevant le royaume et régnant sur son peuple. Le chapitre 8 montre Christ en tant que Prêtre du sanctuaire céleste. Le chapitre 9 décrit Christ en tant que victime sacrificielle dont la mort confirme à nouveau l’alliance entre Dieu et son peuple. Et les chapitres 10 à 12 présentent Christ comme Michel, le commandant en chef, qui combat les forces du mal et qui vient au secours du peuple de Dieu, en triomphant même du pouvoir de la mort.

    Ainsi, gardons à l’esprit que Christ est central dans Daniel. Chaque chapitre du livre nous expose une expérience ou une idée qui renvoie à Christ.

    Parmi les luttes, les épreuves, ou même les moments de grand bonheur et de prospérité, comment apprendre à garder Christ au centre de nos vies ? Pourquoi est-il important de le faire ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Samedi 28 décembre 2019 – DE LA LECTURE À LA COMPRÉHENSION

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Lc 24.25-27 ; 2 P 3.11-13 ; Jon 3.3-10 ; Nb 14.34 ; Dn 9.23 ; 10.11,12.

    Verset à mémoriser :

    Philippe accourut et entendit l’Éthiopien qui lisait le prophète Ésaïe. Il lui dit : Comprends-tu ce que tu lis ? (Actes 8.30.).

    Notre église est née à partir des pages du livre de Daniel, notre étude de ce trimestre. Tandis que nous allons commencer cette étude, nous devrions garder en tête les points suivants comme modèle pour nous guider dans notre étude.

    1. D’abord, n’oublions pas que Christ est le cœur même de Daniel, comme il l’est de toute la Bible.
    2. Deuxièmement, Daniel est organisé d’une manière qui manifeste une beauté littéraire et nous aide à comprendre son principal centre d’attention.
    3. Troisièmement, nous devons comprendre la différence entre les prophéties classiques et les prophéties apocalyptiques. Cela nous aidera à distinguer les prophéties de Daniel de celles d’autres prophètes comme Esaïe, Amos et Jérémie.
    4. Quatrièmement, alors que nous étudions les prophéties temporelles de Daniel, nous devons comprendre que les contours prophétiques de Daniel s’étendent sur de longues périodes et sont mesurées suivant le principe un jour = une année.
    5. Cinquièmement, nous mettrons l’accent sur le fait que non seulement le livre de Daniel véhicule des informations prophétiques mais il est également profondément pertinent pour notre vie personnelle aujourd’hui.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 4 janvier.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – INTRODUCTION au 1er trimestre 2020

    Daniel, prophète de la fin

    Alors que le dix-neuvième siècle laissait la place au vingtième, c’est un sentiment d’optimisme qui envahissait l’Occident. Grâce à la science et à la technologie, l’humanité avançait vers un âge d’or, un avenir fait de possibilités merveilleuses, alors que la guerre, les pestes, la pauvreté et la famine verraient enfin leur terme. Du moins, c’était l’espoir qui dominait.

    Bien sûr, le vingtième siècle a montré que cet espoir était non seulement faux, mais insensé et naïf. Cela contribue à expliquer pourquoi, quand nous sommes entrés dans le vingt-et-unième siècle, il n’y avait pas de sentiment d’optimisme concernant un avenir meilleur.

    D’une perspective terrestre, le monde va bien mal, et, pire encore, ne montre que peu de perspective d’amélioration. Les humains semblent tout aussi inclinés vers la cupidité, l’oppression, la violence, la conquête, l’exploitation, et l’autodestruction aujourd’hui que nos ancêtres l’étaient dans les siècles qui nous ont précédé. Entretemps, bon nombre de nos grandes avancées technologiques, bien qu’elles servent parfois l’humanité, nous ont aidés dans notre cupidité, notre oppression, notre violence, notre conquête, notre exploitation, et notre autodestruction.

    Rien de tout cela ne devrait nous surprendre, bien entendu, pas avec des textes comme Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est incurable : qui peut le connaitre ? (Jr 17.9) ou Car nation se dressera contre nation et royaume contre royaume ; dans divers lieux il y aura des famines et des tremblements de terre (Mt 24.7).

    Et pourtant, au sein de tout ce désespoir et ces catastrophes, nous avons le livre de Daniel, notre étude de ce trimestre, un livre particulièrement pertinent dans cet ayt qatz, le temps de la fin (Dn 12.9). Car dans les pages sacrées de Daniel, nous avons des preuves puissantes, rationnelles et qui fortifient notre foi, non seulement en faveur de notre croyance en Dieu, mais dans le Seigneur Jésus-Christ et sa mort sur la croix, ainsi qu’en la promesse de son retour et tout ce que son retour implique.

    Réfléchissez. Tout au long de Daniel (chapitres de Daniel 2, Daniel 7, Daniel 8, Daniel 11), nous recevons, de différents angles, la séquence d’empires suivante : Babylone, Médo-Perse, Grèce, Rome, et royaume éternel de Dieu après le retour de Jésus. De notre point de vue aujourd’hui, à l’époque où nous vivons, nous voyons que tous les royaumes terrestres ont disparu comme prévu. Ou bien, dans le cas de Rome, il est toujours là, en tous cas pour le moment, tout comme Daniel l’a écrit. Il est décrit comme les pieds et les orteils de Daniel 2.33,41, et se manifeste dans les nations divisées d’Europe ainsi que dans l’église romaine elle-même. Ainsi, nous avons une affirmation de la prophétie biblique large et solide de l’histoire du monde, que quelqu’un vivant à l’époque de Babylone, ou de la Grèce, ou même aux premiers jours de Rome, n’aurait pas pu avoir.

    De notre point de vue, là où nous nous situons sur l’échelle prophétique de l’histoire, nous voyons également que Daniel avait raison sur tous ces royaumes. Ainsi, nous avons encore plus de raisons de lui faire confiance concernant le seul royaume encore à venir : le royaume éternel de Dieu, après le retour de Jésus.

    Oui, le livre de Daniel demeure un document fort, qui proclame notre foi, en particulier pour nous, adventistes du septième jour, qui trouvons dans ses pages des textes fondateurs pour notre église, notamment Daniel 8.14 : Et il me dit : Jusqu’à deux mille trois cents soirs et matins ; puis le sanctuaire sera purifié. Ce texte est comparable à Daniel 7.22,26,27, qui montre qu’après le grand jugement céleste, rendu en faveur des saints du Très-Haut (Segond 21), le royaume éternel de Dieu sera établi. Contrairement aux éphémères empires terrestres, il durera à jamais.

    Et pourtant, à côté de ce « tableau d’ensemble, » nous voyons combien Christ peut être proche de nous, individuellement. Depuis le rêve du roi Nabuchodonosor jusqu’à Daniel délivré de la fosse aux lions, le livre nous montre l’immanence de Dieu, ou sa proximité. Comme Daniel l’a dit au méchant roi Belshatsar, il est le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies (Dn 5.23).

    En bref, le livre de Daniel, notre étude de ce trimestre, demeure ce qu’il était quand il fut écrit il y a des milliers d’années : une révélation puissante de l’amour et du caractère de notre Seigneur Jésus-Christ.

    Elias Brasil de Souza est directeur de l’Institut de Recherche Biblique à la Conférence Générale du siège mondial des adventistes du septième jour. Il est titulaire d’un doctorat en exégèse de l’Ancien Testament et de théologie de l’Université Andrews.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2020)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Vendredi 27 décembre – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Prière et louange, » pp. 81-91, dans Le meilleur chemin.

    « L’œuvre de restauration et de réforme entreprise par les exilés revenus en Israël – œuvre placée sous la direction de Zorobabel, d’Esdras et de Néhémie – nous offre le tableau de la rénovation spirituelle qui sera opérée à la fin des temps. Le reste d’Israël était faible, exposé comme une proie à ses ennemis ; mais Dieu s’en servit pour maintenir ici-bas la connaissance des choses célestes. Il était le gardien du vrai culte, le dépositaire des oracles sacrés. Que de vicissitudes il eut à subir au cours de la reconstruction du temple et des murailles de Jérusalem ! Comme ils furent lourds les fardeaux que durent porter les organisateurs de ces travaux ! Mais ces hommes avançaient avec une confiance inébranlable, en s’humiliant et en s’appuyant fermement sur le Seigneur, persuadés que la vérité triompherait. Comme le roi Ézéchias, Néhémie ‘fut attaché à l’Éternel, il ne se détourna point de lui, et il observa ses commandements. … Et l’Éternel fut avec Ézéchias.’ » Ellen G. White, Prophètes et rois, pp. 514,515.

    À méditer

    • Pourquoi devons-nous faire tout ce que nous pouvons devant Dieu pour soutenir nos dirigeants ?
    • Pourquoi le modèle de leader-serviteur est-il si difficile, si exigeant et en même temps si gratifiant ? Pourquoi est-ce si important pour un leader chrétien d’être également un serviteur ?
    • Au début et à la fin du livre, ainsi qu’entre les deux,  Néhémie priait. Esdras et Néhémie étaient tous deux des hommes de prière. Comptez le nombre de fois où les mots « prier » ou « prière » apparaissent dans les livres d’Esdras et de Néhémie. Ces dirigeants priaient constamment. Qu’est-ce que cela devrait nous indiquer sur nos propres vies de prière ?
    • Il fut attaché au Seigneur, il ne s’écarta pas de lui et observa les commandements que le Seigneur avait donnés à Moïse (2 Rois 18.6). Comment est-ce que l’on « s’attache au Seigneur » ? Qu’est-ce que cela veut dire ? En quoi le fait d’être attaché au Seigneur est-il lié à l’observance de ses commandements ?

    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (4e Trimestre 2019)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Jeudi 26 décembre – Humilité et persévérance

    Lisez Esdras 8.21-23,31,32. Considérez-vous la décision d’Esdras de ne pas parler au roi comme insensée ou courageuse ? De quelle manière Esdras et le peuple firent-ils preuve d’humilité ?

    Quelque temps plus tard, Néhémie accepta la garde rapprochée du roi pour sa protection. Mais dans l’exemple d’Esdras, ce dernier croyait que c’est en ne demandant rien au roi que Dieu pouvait se manifester de manière optimale. Ainsi, quand ils parvinrent à Juda sans mal, c’est à leur Dieu qu’on l’attribua. Dans certaines situations, il peut nous arriver de trop compter sur d’autres personnes et ne pas assez laisser Dieu se révéler. Esdras choisit de laisser Dieu agir dans cette situation et prouva au roi que Dieu était bien un Dieu puissant.

    Cependant, Esdras n’agit pas avec présomption. Il appela le peuple, et ils jeûnèrent et prièrent pour la situation. Ils ne se lancèrent pas dans leur voyage avant d’avoir passé du temps avec Dieu. Ils se présentèrent devant Dieu humblement, en demandant que sa protection devienne un signe de sa puissance, et Dieu répondit.

    Lisez Néhémie 5.14-19. De quelle manière Néhémie manifesta-t-il de l’humilité ?

    Les véritables leaders doivent être disposés à s’humilier et à être des serviteurs. Les leaders compétents n’exigent pas, et n’ont pas besoin, d’un « titre » pour obtenir les honneurs. Néhémie ouvrit ses portes et donna généreusement aux gens. Il démontra sa foi en Dieu, et son incroyable consécration à Dieu était un exemple pour le peuple. Il avait une forte personnalité et un tempérament pragmatique, mais il ne se mettait pas au-dessus de quiconque, comme s’il leur était supérieur. Il avait la position la plus élevée dans la nation juive à cette époque, et pourtant il était généreux. De cette manière, il refléta la vie et les enseignements de Jésus, qui nous a enseigné que la meilleure manière d’être un leader, c’est de servir les autres. Jésus l’a fait, alors nous devons le faire aussi, et ce, quelle que soit notre position.

    Alors il s’assit, appela les Douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous (Mc 9.35). Que nous enseignent ces paroles de Jésus sur ce que signifie être un véritable leader aux yeux de Dieu ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (4e Trimestre 2019)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Mercredi 25 décembre – Objectif et passion

    Que nous enseignent les passages suivants sur le moteur dans la vie d’Esdras et de Néhémie ? (Ne 2.1-10, Esd 7.8-10).

    Dans tout ce qu’ils faisaient, Esdras et Néhémie cherchaient à voir la volonté de Dieu s’accomplir dans la vie de son peuple. Oui, le peuple avait tout gâché. Oui, ils étaient punis pour cela. Mais Dieu, fidèle à ses promesses de restauration, ouvrit la voie pour que son peuple retourne en Terre Promise et, s’ils restaient fidèles, pour que s’accomplissent les objectifs qu’il avait pour eux. Et le Seigneur, dans sa sagesse, choisit deux hommes consacrés, des hommes qui ressemblaient un peu à Moïse, pour jouer un rôle central dans cette restauration, tout comme il avait employé Moïse des générations auparavant pour une tâche spéciale.

    Les grands leaders comme ces deux hommes ont un objectif. Ils ont une raison d’être qui motive toutes leurs actions. On pourrait dire qu’Esdras et Néhémie avaient un but dans la vie. Ils avaient une vision de la destination où ils voulaient amener le peuple de Dieu, puis ils mirent tout en œuvre pour atteindre cet objectif.

    Esdras fit cela en étudiant les Écritures et en enseignant au peuple la Parole. Néhémie encouragea le peuple à faire le bien et à se battre courageusement pour Dieu. Ces deux hommes voulaient voir une Jérusalem restaurée, mais pas seulement sur le plan matériel. Ils voulaient aussi voir un réveil et une réforme dans la vie spirituelle de ses habitants. C’est la raison pour laquelle ils corrigèrent, réprimandèrent, et parfois exigèrent une certaine ligne de conduite. Les grands leaders croient en quelque chose de plus grand que l’ordinaire et le médiocre. Esdras et Néhémie croyaient en un Dieu aimant et puissant, un Dieu qui pouvait faire des miracles. Et ils voulaient que tous aient un lien profond avec lui.

    Dès le premier chapitre de Néhémie, le lecteur est impressionné par la consécration de Néhémie à la cause de Dieu, et aussi par son désarroi à cause de la situation désespérée de son peuple. Dans le chapitre 1, il pleure quand il apprend les épreuves des Israélites en Juda. Il se met à genoux et promet de faire tout ce que Dieu l’appellera à faire. Néhémie semble être poussé par l’idée de faire une différence dans le monde. C’était un homme d’action, d’action pour Dieu. Ce n’est pas en se faisant le meilleur salaire ou en ayant une position prééminente que Néhémie choisit de faire une différence (même s’il avait les deux en Perse), mais en se rendant en Juda, une nation pas si prospère que cela, avec de l’opposition à chaque pas. Il partit par la foi, sans tenir compte des obstacles qui l’attendaient.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (4e Trimestre 2019)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Mardi 24 décembre – Courage et responsabilisation

    Lisez Néhémie 4.7-23. De quelles manières Néhémie a-t-il fait preuve de courage ? Qu’est-ce qui lui a donné ce courage ?

    Néhémie résista à ses ennemis, qui tentaient d’intimider les Juifs. Néhémie réagit en prenant l’initiative de préparer le peuple à combattre. Il ne se contenta pas de dire : « Très bien, Dieu, tu t’occupes de tout. » À la place, il fit en sorte que le peuple fasse sa part. Ils prirent des épées et d’autres armes tout en continuant à travailler sur la muraille. Les Juifs, sous la direction de Néhémie, ne battirent pas en retraite de peur, mais prirent courageusement les armes pour se défendre. Néhémie encouragea le peuple, crut en eux, travailla avec eux, et leur donna la responsabilité d’agir. Il les habilita à accomplir l’œuvre en déléguant et assignant des responsabilités. Mais Néhémie ne se contenta pas non plus de dire au peuple quoi faire en allant se cacher dans sa chambre. Il se tint à leurs côtés et fit le travail difficile qui devait être fait.

    Il y a des moments dans la Bible où Dieu dit au peuple de rester tranquille et de le regarder combattre, et il y a bien d’autres exemples où Dieu dit : « Préparez-vous à agir, et je vous donnerai la victoire. » Nous devons faire notre part si nous voulons voir la délivrance et les bénédictions de Dieu.

    « L’ennemi ne réussit pas à faire tomber Néhémie en son pouvoir parce que cet homme de Dieu témoigna autant de fermeté dans son dévouement à la cause sacrée que dans sa confiance en Jéhovah. L’âme indécise devient une proie facile à la tentation ; mais celui qui poursuit un noble idéal, un but absorbant, ne prête pas le flanc au mal. Sa foi, loin de faiblir, s’affermit ; car partout il discerne l’amour infini qui dirige toutes choses pour l’accomplissement du plan divin. Les vrais serviteurs de Dieu travaillent avec une résolution qui ne connait aucune défaillance, car ils dirigent constamment leurs regards vers le trône de la grâce. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 502.

    À la fin, Néhémie tira son courage de sa compréhension de la réalité et de la puissance de Dieu. Et pourtant, comme nous l’avons vu, sa connaissance de Dieu le poussa à agir en conformité avec sa foi.

    Bien que le contexte soit différent, comment ce que nous avons vu chez Néhémie se reflète-t-il dans le texte suivant ?  Mais quelqu’un dira : Toi, tu as de la foi, moi, j’ai des œuvres. Montre-moi ta foi en dehors des œuvres ; moi, par mes œuvres, je te montrerai la foi (Jc 2.18).


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (4e Trimestre 2019)

    Version papier
    Version numérique
  • EDS – Lundi 23 décembre – Ce qui est mal aux yeux de l′Éternel

    Cherchez les textes suivants. Que nous indiquent-ils sur ces leaders et leur influence sur le peuple qu’ils dirigeaient ?

    • 1 Rois 15.26,34
    • 2 Rois 13.1-3
    • Jean 11.46-53

    Cela donne à réfléchir pour nombre d’entre nous qui avons des positions de leadership, quelle que soit notre domaine ou fonction, de savoir que notre leadership peut élever ou abaisser les gens spirituellement. Et, dans tous les cas qui nous intéressent ici, les effets furent catastrophiques.

    Plus précisément, notre caractère et notre consécration à Christ font une différence pour ceux avec qui nous sommes en relation. Les leaders spirituels influencent les autres, soit en les conduisant à Dieu, dans le cas où eux-mêmes recherchent Dieu, soit vers le mal dans le cas contraire.

    Contrairement à ce que nous avons vu aujourd’hui, Esdras et Néhémie avaient indéniablement une relation forte avec Dieu. La quantité de jeûnes et de prières rapportés dans ces livres sur Esdras et Néhémie dépasse ce que la Bible rapporte pour les autres grands dirigeants. La nation marcha avec Dieu sous leur leadership, même si tout n’était pas parfait. Ils se dirigeaient bien vers Dieu dans la vie. D’un autre côté, le fait qu’il y eut des gens qui ne furent ni affectés ni changés par l’influence d’Esdras et de Néhémie montre que seule notre foi, et pas celle de quelqu’un d’autre, fait une différence pour nous en fin de compte. Après tout, songez à ceux qui ont eu la chance de voir Jésus en personne, de l’entendre prêcher, et même de voir ou d’entendre parler de ses miracles, et qui l’ont pourtant rejeté à la fin. Oui, nous avons un rôle à jouer, quelle que soit notre position dans la vie, et nous pouvons être une influence pour le bien ou pour le mal. Mais au final, chacun devra répondre pour lui-même devant Dieu.

    Pensez aux personnes qui font partie de votre sphère d’influence. De quelles manières pouvez-vous améliorer votre influence ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (4e Trimestre 2019)

    Version papier
    Version numérique