• EDS – Jeudi 31 octobre – L′exemple de Néhémie

    Lisez Néhémie 5.14-19. Quelles raisons Néhémie donne-t-il pour ne pas avoir exigé les revenus du gouverneur (Ne 5.18) pour le peuple ?

    Vraisemblablement, Néhémie a rédigé le récit dans ces versets après son retour à la cour du roi Artaxerxès, après ses douze années en tant que gouverneur de Juda. Les gouverneurs étaient habilités à recevoir des impôts de la part de leurs sujets, mais Néhémie ne réclama jamais ce droit, mais subvint lui-même à ses besoins. Il subvint non seulement à ses propres besoins, mais aussi à ceux de sa famille ainsi qu’à toute la cour. Zorobabel, le premier gouverneur, est le seul autre gouverneur dont nous connaissons le nom. Quand Néhémie dit : les premiers gouverneurs, il fait très vraisemblablement référence aux gouverneurs apparus entre Zorobabel et lui. En conséquence, au moment où il avait terminé son mandat, il avait vraisemblablement perdu de l’argent. Plutôt que d’accumuler des richesses, comme on s’y attendrait de quelqu’un dans une position aussi prestigieuse, il perdit probablement ses biens. Néhémie était riche, et c’est pourquoi il put nourrir quotidiennement beaucoup de gens, et il était généreux en donnant en abondance aux autres (Ne 5.17,18).

    Ce fut certes différent de ce que fit Abraham après avoir secouru ceux qui avaient été faits prisonniers par certaines des nations des environs (voir Gn 14), mais ce que fait Néhémie ici révèle néanmoins le même principe crucial.

    Lisez Néhémie 5.19. Que dit-il ici, et comment comprendre cela du point de vue de l’évangile ?

    Ce que nous voyons avec Néhémie est un exemple de quelqu’un qui a mis le Seigneur et l’œuvre du Seigneur avant ses propres intérêts. C’est une bonne leçon pour nous tous, quelle que soit notre situation personnelle. Il est facile de travailler pour le Seigneur quand cela ne nous coûte pas grand-chose.

    Lisez Philippiens 2.3-8. De quelles manières, là, tout de suite, pouvez-vous révéler dans votre propre vie les principes désintéressés exprimés ici ?


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  • EDS – Mercredi 30 octobre – Un serment

    Lisez Néhémie 5.12,13. Pourquoi Néhémie prononce-t-il une malédiction à l’encontre de ceux qui ne respectent pas leur part de l’accord ?

    Bien que les chefs soient d’accord pour restaurer et rendre ce qu’ils ont confisqué, Néhémie ne se contente pas de simples paroles. Il a besoin de preuves solides. Par conséquent, il les fait jurer devant les prêtres. Cet acte donnait également aux événements une validité légale au cas où il devrait faire référence à l’accord ultérieurement.

    Mais pourquoi prononce-t-il une malédiction ? Néhémie accomplit une action symbolique, il tient ses vêtements comme pour y tenir quelque chose puis les secoue comme pour figurer une perte. Ainsi, ceux qui iraient à l’encontre de ce serment perdraient tout. Il était d’usage de prononcer des malédictions afin de bien faire comprendre aux autres le sens d’une loi ou d’une règle donnée. Le peuple avait également moins de chances d’aller contre la loi quand une malédiction était associée à sa transgression. Néhémie pensa apparemment qu’il s’agissait d’une question importante, au point de faire quelque chose de radical afin d’améliorer ses chances de succès.

    Que nous enseignent les textes vétérotestamentaires suivants sur la sainteté des serments pour ces gens ? (Nb 30.2 ; Dt 23.21-23 ; Ec 5.4,5 ; Lv 19.12 ; Gn 26.31).

    En fin de compte, la parole est un don puissant que Dieu a fait aux humains. Elle est radicalement différente de ce dont disposent les animaux. Il y a une puissance dans nos paroles, puissance de vie et de mort même. D’où la nécessité d’être très prudent dans ce que nous disons, dans ce que nous promettons de faire, et dans les engagements verbaux que nous prenons. Il est également important que nos actes correspondent à nos paroles. Combien de gens ont été dégoûtés du christianisme par ceux dont les paroles sonnent chrétiennes, mais dont les actes sont tout sauf chrétiens ?

    Réfléchissez à l’impact que vos paroles ont sur les autres. Comment apprendre à être très prudent dans ce que nous disons, au moment où nous le disons, et à la manière dont nous le disons ?


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  • EDS – Mardi 29 octobre – Néhémie passe à l′action

    Apparemment, le reproche fait aux nobles et aux chefs, vous prêtez à intérêt à vos frères (Ne 5.7), n’eut pas les résultats escomptés. Ainsi, Néhémie n’en resta pas là, mais continua à se battre pour les opprimés parmi eux. Il aurait pu se contenter de dire qu’il avait tenté d’enseigner les nobles et les chefs, mais que cela n’avait pas marché, et donc qu’il avait été obligé d’abandonner la question. Après tout, c’étaient les riches et les puissants du pays qu’il affrontait. Mais il ne fut pas satisfait avant qu’une solution au problème ait été mise en œuvre, même si au passage, il se faisait des ennemis.

    Lisez Néhémie 5.7-12. Quels sont les arguments de Néhémie face à la situation ? De quoi se sert-il pour persuader les gens de redresser les torts ?

    Néhémie convoque une grande assemblée. Tout le peuple d’Israël est réuni pour parler de cette question. Il compte vraisemblablement sur la possibilité que quand tout le peuple sera présent, les chefs aient honte, et peut-être même peur, de poursuivre leur oppression.

    L’argument initial de Néhémie tourne autour de l’esclavage. Un grand nombre de Juifs, y compris Néhémie vraisemblablement, avaient racheté la liberté d’autres Juifs en servitude auprès de nations étrangères. À présent, il demande aux nobles et aux chefs s’ils trouvent cela acceptable d’acheter et de vendre les membres de leur propre peuple. Cela a-t-il un sens pour les Israélites d’acheter des Juifs et de leur donner leur liberté pour en faire ensuite des esclaves de leurs propres frères ?

    Les chefs n’ont pas de réaction, car ils voient que cet argument est raisonnable. Alors Néhémie continue. Il leur demande : Ne devriez-vous pas vivre dans la crainte de notre Dieu, pour ne pas être outragés par les nations, par nos ennemis ? (Ne 5.9). Puis, Néhémie admet qu’il a lui-même prêté aux gens de l’argent et du blé. En déclarant Remettons-leur cette dette (Ne 5.10), il réaffirmait la loi qui interdisait cette pratique avec ses frères hébreux, et démontrait que sous sa direction de gouverneur, il voulait que les gens soient pleins de sollicitude les uns envers les autres. Chose étonnante, la réaction est unanime. Les chefs sont d’accord pour tout rendre au peuple.

    Avez-vous fait du tort à quelqu’un ? La plupart d’entre nous, si nous voulons être honnêtes, devons répondre par l’affirmative. Qu’est-ce qui vous retient, dans la mesure du possible, de faire réparation, même maintenant ?


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  • EDS – Lundi 28 octobre – Contre l′esprit de la loi

    Lisez Néhémie 5.6-8 (voir également Ex 21.2-7). Pourquoi Néhémie réagit-il avec colère ?

    C’est difficile à comprendre pour nous aujourd’hui, mais l’esclavage était une norme culturelle dans l’antiquité. Un parent pouvait, soit devenir esclave lui-même, soit vendre un enfant. Socialement et légalement, les parents avaient le droit de vendre leurs fils et leurs filles. Cependant, puisque l’objectif de Dieu consiste à nous donner la liberté, il réglementa la pratique en Israël en exigeant des créanciers qu’ils libèrent leurs esclaves au bout de sept ans. Ainsi, Dieu empêchait que les gens ne deviennent des esclaves permanents et démontrait son désir que les gens vivent librement.

    Le prêt était autorisé par la loi, mais le fait de faire payer des intérêts ne l’était pas (pour les règles contre l’usure, voir Ex 22.25-27 ; Lv 25.36,37 ; Dt 23.19,20). Et pourtant, les intérêts que les prêteurs faisaient payer étaient minces, comparés à ce que les nations environnantes exigeaient. On leur demandait de payer un pourcent chaque mois. Des textes mésopotamiens datant du 7ème siècle montrent un intérêt de 50% pour l’argent et 100% pour les céréales par an. Ainsi, les 12% d’intérêt par an étaient peu élevés par rapport à la pratique des pays de la Mésopotamie. Mais dans l’ensemble, d’après la Parole de Dieu, la seule chose que les créanciers faisaient de mal, c’était de faire payer des intérêts (Ne 5.10), et chose intéressante, le peuple ne mentionne pas cela dans ses doléances. Tout le reste se situait dans la norme sociale, et aussi dans ce que prévoyait la loi. Alors pourquoi Néhémie est-il très fâché ? Chose étonnante, il n’agit pas tout de suite, mais il réfléchit sérieusement à la question.

    Le fait que Néhémie traite la question aussi résolument est tout à fait admirable. Il ne laisse pas de côté une doléance simplement parce que techniquement, elle n’enfreint pas la loi ou qu’elle est socialement acceptable, et même « bien » par rapport aux pratiques de la région. C’est l’esprit de la loi que l’on transgressait dans cette situation. Le rôle des gens, notamment en période d’épreuves économiques, c’était de s’entraider. Dieu étant du côté des opprimés et des nécessiteux, il dut envoyer des prophètes pour dénoncer les maux et la violence commis contre les pauvres.

    De quelles manières, même sans le vouloir, peut-on suivre la lettre de la loi tout en transgressant l’esprit qui est derrière ? Voir Michée 6.8.


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  • EDS – Dimanche 27 octobre – Injustices

    Lisez Néhémie 5.1-5. Que se passe-t-il ici ? De quoi le peuple est-il en train de se plaindre ?

    La communauté juive semble être unie sous la direction de Néhémie, contre les pressions extérieures. Mais tout ne va pas si bien dans la nation qui résiste à la persécution et qui se défend contre les assauts étrangers. Malgré l’apparence extérieure de ténacité et d’efforts cohésifs pour contrer l’ennemi, à l’intérieur, la communauté est brisée. Les chefs et les riches se servent des pauvres et des défavorisés pour leurs intérêts, et la situation est tellement grave que les familles appellent à l’aide. Certaines familles disaient qu’elles n’avaient pas de quoi nourrir leurs enfants. Certaines criaient, car à cause d’une famine, elles avaient dû hypothéquer leurs biens et n’avaient plus rien. D’autres familles se plaignaient qu’elles avaient dû emprunter de l’argent pour l’impôt perse et que même leurs enfants étaient esclaves.

    Il apparaît que le principal coupable de ces difficultés était une famine ainsi que les impôts qui poussaient les familles plus pauvres à rechercher de l’aide auprès de leurs voisins. Le gouvernement perse exigeait une taxe de 350 talents d’argent par an de la province de Juda – voir note sur Néhémie 5.1-5 dans la Andrews Study Bible, p. 598. Si quelqu’un ne pouvait pas payer la portion désignée de la taxe obligatoire, la famille hypothéquait généralement sa propriété ou empruntait d’abord de l’argent. Si, cependant, elle ne pouvait pas gagner l’argent l’année suivante, alors elle devait faire quelque chose pour la dette qu’elle avait désormais. Généralement, l’esclavage à cause d’une dette était l’option qui suivait. La famille avait déjà perdu sa terre, et à présent elle devait envoyer quelqu’un, généralement des enfants, au service du créancier, afin de rembourser la dette.

    Il y a des moments dans la vie où nous nous retrouvons dans les difficultés à cause des conséquences de nos propres actes. Bien sûr, il y a aussi des occasions où nous tombons malades, ou bien où nous nous retrouvons dans une mauvaise passe financière sans que cela soit de notre faute. L’histoire ci-dessus relate un temps où les politiques du gouvernement désavantageaient les personnes, ce qui entraînait une augmentation de la pauvreté. Les gens se retrouvaient pris dans la spirale d’une pauvreté de plus en plus profonde, sans espoir de s’en sortir.

    Comme il est fascinant qu’à l’époque, et jusqu’à maintenant, les gens font face à l’oppression économique. Quel message devrions-nous retirer du fait qu’il s’agit d’un thème souvent abordé dans la Bible ?


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  • EDS – Samedi 26 octobre – ENFREINDRE L′ESPRIT DE LA LOI

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ne 5.1-5 ; Ex 21.2-7 ; Mi 6.8 ; Ne 5.7-12 ; Dt 23.21-23 ; Ne 5.14-19.

    Verset à mémoriser :

    Je vous en prie, rendez-leur aujourd’hui même leurs champs, leurs vignes, leurs oliviers et leurs maisons, ainsi que le centième de l’argent, du blé, du vin et de l’huile que vous avez exigé d’eux comme intérêt – Néhémie 5.11.

    Encore aujourd’hui, nous autres humains avons du mal avec la question de la richesse, de la pauvreté, du fossé entre riches et pauvres, et de ce que nous pouvons y faire. Oui, Jésus a dit que les pauvres, vous les avez toujours avec vous – Mt 26.11, mais ce n’est pas une excuse pour ne rien faire pour leur venir en aide. Au contraire, la Bible nous conseille vivement de faire notre part pour aider. Nous pouvons difficilement nous qualifier de chrétiens dans le cas contraire.

    Comme il est fascinant également, que même au sein des épreuves et des tribulations des exilés de retour pour rebâtir Jérusalem, ce thème apparaisse, non seulement celui de la pauvreté et des pauvres, mais celui de la question, plus problématique encore, des riches qui oppriment les pauvres. C’était déjà un problème avant l’exil, et maintenant, une fois de retour dans leur propre pays, il refait surface.

    Cette semaine, nous examinerons une autre manifestation de ce thème très ancien, et la manière dont Néhémie s’en est occupé. Comme nous le verrons, ce qui aggravait cette oppression, c’est qu’elle se faisait selon la lettre de la loi, pour ainsi dire. Quel exemple puissant de la prudence dont nous devons faire preuve afin de ne pas laisser les règles devenir une fin en soi plutôt qu’un moyen pour atteindre une fin, c’est-à-dire de refléter le caractère de Jésus.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 2 novembre.


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  • EDS – Vendredi 25 octobre – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Les réparateurs des murailles », « Blâme de l’extorsion », et « Complots des païens », pp. 483-502, dans Prophètes et rois.

    « L’opposition et le découragement que connurent les travailleurs au temps de Néhémie, parmi leurs ennemis et leurs soi-disant amis, sont un type des difficultés que rencontrent aujourd’hui tous les serviteurs de Dieu. Les chrétiens sont éprouvés, non seulement par la haine et la cruauté de leurs adversaires, mais aussi par l’apathie, l’inconséquence, la tiédeur et la trahison de ceux qui prétendent être leurs amis et collaborateurs. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 489.

    « L’ennemi ne réussit pas à faire tomber Néhémie en son pouvoir parce que cet homme de Dieu témoigna autant de fermeté dans son dévouement à la cause sacrée que dans sa confiance en Jéhovah. L’âme indécise devient une proie facile à la tentation, mais celui qui poursuit un noble idéal, un but absorbant, ne prête pas le flanc au mal. Sa foi, loin de faiblir, s’affermit, car partout il discerne l’amour infini qui dirige toutes choses pour l’accomplissement du plan divin. Les vrais serviteurs de Dieu travaillent avec une résolution qui ne connait aucune défaillance, car ils dirigent constamment leurs regards vers le trône de la grâce. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 502.

    À méditer

    • Mettez-vous à la place de Zorobabel et Josué et des autres chefs quand ces hommes sont venus les voir en leur proposant leur aide. Rétrospectivement, nous voyons qu’ils ont fait ce qu’il fallait en n’acceptant pas cette offre. En tant qu’adventistes, comment savoir quand nous devons ou non collaborer avec d’autres personnes qui ne partagent pas notre foi ? Comment décider si c’est bien ou mal ? Quels critères peut-on suivre ?
    • Tout au long du récit biblique, nous voyons les dangers de compromettre notre foi avec le monde. En effet, toute l’histoire d’Israël jusqu’à la captivité babylonienne, fut un exemple puissant de ces compromis. En même temps, qu’arrive-t-il quand les gens tombent dans les extrêmes en essayant d’éviter ce danger ? Quand Jésus en personne fut accusé de transgresser le sabbat – voir Jn 9.14-16, n’avons-pas un exemple fort de personnes qui tombent dans l’extrême inverse ? Comment trouver le juste équilibre ?

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  • EDS – Jeudi 24 octobre – Une grande tâche

    Lisez Néhémie 6.1-13. Pourquoi Néhémie voit-il ce qu’il est en train de faire à Jérusalem comme une grande tâche – Ne 6.3, Segond 21 ? Quelles furent les tentatives pour le stopper ?

    Le chapitre 6 décrit de nombreuses tentatives d’attenter à la vie de Néhémie. Sanballat et Guéshem continuaient d’envoyer des lettres à Néhémie pour qu’ils viennent les voir sous prétexte d’une rencontre. Mais la rencontre se situait dans la vallée d’Ono, qui se trouvait en territoire ennemi, et ce fait trahissait la véritable intention de l’invitation. Sanballat, Tobiya et Guéshem voient une occasion qui ne durera que le temps de la construction de la muraille, avant que les portes ne soient fermées. Les Juifs ont la protection du roi perse, et ainsi leurs ennemis ne peuvent les conquérir dans une attaque frontale. Mais s’ils se débarrassent du chef, ils retardent l’avancée des travaux, ou peut-être même arrêtent pour de bon les Juifs. Ils n’abandonnent pas. Même si Néhémie ne répond pas, ils persistent. Cela a dû être frustrant pour Néhémie de devoir gérer l’opposition à tout bout de champ. Il leur répond en disant : J’ai une grande tâche à accomplir  – Ne 6.3.

    Selon les standards du monde, Néhémie accomplissait une grande tâche en tant qu’échanson du roi, ce qui était un rôle prestigieux, l’une des fonctions les plus élevées du pays où il était conseiller du roi. Mais bâtir une ville qui était en ruines, qui ne semblait avoir aucune importance ? C’est ce qu’il appelle une grande tâche ? Néhémie considérait l’œuvre pour Dieu comme grande et plus importante, car il se rendait compte que l’honneur du nom de Dieu était en jeu à Jérusalem.

    De même, quand Dieu mit en place les services du sanctuaire, il institua la prêtrise. Afin de garder le sanctuaire saint et spécial dans l’esprit du peuple, il ne permit qu’aux prêtres d’accomplir les devoirs à l’intérieur du temple. Par nous-mêmes, nous avons du mal à voir la sainteté de Dieu. Par conséquent, Dieu fit en sorte d’aider les Israélites à entrer dans la présence de Dieu avec révérence. Néhémie savait que les parvis du temple étaient pour tous, mais pas les pièces intérieures. En parlant de se rencontrer à l’intérieur du temple, Shemaya prouva non seulement qu’il était un faux prophète car il proposait quelque chose qui était contraire à la directive de Dieu, mais également qu’il était un traître.

    Sans le sanctuaire terrestre, comment aujourd’hui ne pas oublier le sentiment de la sainteté de Dieu ? En quoi la prise de conscience de la sainteté de Dieu, contrairement à notre état de péché, nous pousse-t-elle vers la croix ?


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  • EDS – Mercredi 23 octobre – Néhémie passe à l′action (444 av. J.-C.)

    Lisez Néhémie 4. Qu’ont fait les Juifs sous la direction de Néhémie pour tenir tête à l’opposition ? Pourquoi était-ce important qu’ils se préparent à se battre, plutôt que de ne rien faire, en croyant que Dieu les protégerait ?

    Après des coups d’accélérateur et des coups de frein, le peuple commença à se remettre au travail. Les Juifs prièrent, puis Néhémie mit en place une garde active. Des gens se relayaient jour et nuit afin d’être prêts en cas d’attaque. Néhémie mit également le peuple en place autour de la muraille avec des armes, de sorte que chaque famille était prête à se battre.

    De plus, il sépara ses serviteurs en deux groupes, l’un qui travaillait, et l’autre qui portait des armes. Il y avait également des dispositions spéciales pour tous ceux qui travaillaient sur la muraille, car ils étaient au plus près du danger. Chacun des bâtisseurs tenait une épée d’une main et de l’autre, ajoutait des briques et du mortier à la muraille. Ils étaient préparés à faire face à l’opposition. Ils firent leur part. Dieu fit le reste. La foi de Néhémie en la protection de Dieu nous inspire. Cependant, il n’est pas resté là, assis sur le canapé, à attendre que Dieu se charge de tout. Ils se préparèrent au mieux de leurs capacités.

    Les deux passages : N’ayez pas peur d’eux ! Souvenez-vous du Seigneur, qui est grand et redoutable, et combattez pour vos frères, vos fils et vos filles, vos femmes et vos maisons ! – voir Ne 4.8 – , et Notre Dieu combattra pour nous – voir Ne 4.15 – font partie des déclarations les plus inspirantes de la Bible.

    Les Juifs auraient pu cesser leur construction à nouveau à cause de cette opposition persistante, mais, cette fois, au lieu de se laisser dominer par la peur, ils s’accrochèrent à la promesse selon laquelle Dieu combattrait pour eux. Quand nous rencontrons de l’opposition contre Dieu, contre nos croyances, ou contre ce que Dieu nous appelle à faire, nous devrions nous souvenir que Dieu combattra pour nous.

    Au final, les Juifs prirent conscience que le Seigneur était derrière tout ce qu’ils faisaient, et cela leur donna le courage de persévérer.

    Pourquoi est-il important de savoir que ce que l’on fait est la volonté de Dieu ? Ainsi, une question importante à se poser est celle-ci : Comment savoir si ce que je suis en train de faire est la volonté de Dieu ?


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  • EDS – Mardi 22 octobre – Arrêt des travaux

    Qu’ont fait les « ennemis » dans Esdras 4.6-24 pour faire cesser les travaux à Jérusalem ?

    Les « peuples du pays » écrivirent des lettres accusatrices contre les Juifs et leur travail d’abord à Darius – Esdras 5 et 6, puis au roi Xerxès (Assuérus) ainsi qu’à Artaxerxès. Ils firent tout ce qui était en leur pouvoir pour faire cesser les travaux à Jérusalem.

    Les gens des nations environnantes affirmaient que si la ville était rebâtie, le roi perdrait le pouvoir qu’il avait sur elle, car Jérusalem avait toujours été un lieu de rébellion et de problèmes par le passé. Malheureusement, le roi Artaxerxès fut influencé et crut que les Juifs reconstruisaient dans le seul but de conquérir leur indépendance et ainsi provoquer la confrontation. Il donna l’ordre que les travaux cessent, et le peuple envoya une armée pour empêcher la reconstruction de la ville. Cette approche déterminée stoppa l’œuvre de Dieu.

    Lisez Esdras 4.23,24. Pourquoi les Juifs s’arrêtèrent-ils de construire ? Ne savaient-ils pas que Dieu voulait qu’ils reconstruisent la ville ? Quel était l’obstacle ?

    Visiblement, les Juifs avaient compris que Dieu les avait appelés à rebâtir la ville et le temple, mais en raison d’une forte opposition, ils prirent peur. Ils ont peut-être avancé des excuses du genre : « Ce n’est sans doute pas le bon moment », « Si c’était vraiment la volonté de Dieu, il aurait fait en sorte que cela fonctionne », ou bien « Nous n’étions peut-être pas censés revenir ici, en fait. » Quand l’opposition s’interpose entre nous et ce que nous croyons que Dieu nous appelle à faire, nous avons tendance à remettre en question et à douter de la direction de Dieu. Nous pouvons facilement nous convaincre que nous avons fait une erreur. La peur peut paralyser notre esprit, et nos pensées se tourner vers le désespoir et le défaitisme au lieu de rester concentrées sur la puissance de Dieu.

    Avez-vous vécu une telle situation, où vous étiez convaincu que Dieu vous avait appelé à faire quelque chose, pour ensuite avoir des doutes quand les choses sont devenues difficiles ? (Pensez, par exemple, à Jean-Baptiste.) Qu’avez-vous appris de cette expérience ?


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