• L′effondrement : Bible et collapsologie… Collapsolo-quoi ?

    Par Marc Sopel
    Définition

    Le mot collapsologie est un néologisme, composé de collapsus, signifiant « tomber d’un seul bloc, s’effondrer » et de logos, « discours raisonné, savoir ». Il désigne l’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle, considéré comme inéluctable à plus ou moins brève échéance, et des alternatives qui pourraient lui succéder. La collapsologie se présente elle-même comme une approche transdisciplinaire et systémique menée selon les principes cognitifs de l’intuition et de la raison, fondée sur des travaux reconnus et faisant appel à l’ensemble des domaines de connaissance et de recherche.

    Origine du terme « collapsologie »

    Le mot est utilisé pour la première fois par les chercheurs Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur livre publié en 2015 aux Éditions du Seuil, intitulé Comment tout peut s’effondrer Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes. L’idée d’un effondrement de la civilisation industrielle est cependant plus ancienne. Elle a été notamment développée dans l’ouvrage The Limits To Growth, plus connu sous le nom de Rapport Meadows, écrit en 1972 par des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) pour le Club de Rome, et dont Servigne et Stevens se sont largement inspirés ainsi que d’autres études sur les mêmes thématiques.

    L′étude de la fin de notre civilisation est-elle une science ?

    La compilation d’un grand nombre d’analyses et de méta-analyses sur des données clés (historiques et contemporaines) relatives à la démographie, aux ressources (énergie, alimentation, minerais et autres), au réchauffement climatique et toute autre thématique directement ou indirectement liée à l’activité humaine. Puis, dans un deuxième temps, ils en tirent des conclusions sur les effets induits, déjà effectifs et à venir. Pour la collapsologie, le constat est ferme et sans appel : l’écroulement de notre société industrielle est déjà en cours et il est irréversible. Les écosystèmes, tant au niveau local que planétaire, s’effondrent les uns après les autres, sonnant le glas d’une civilisation basée sur une croissance exponentielle dans un monde fini, donc aux ressources limitées. À proprement parler, la collapsologie n’est pas une science puisqu’elle ne développe pas de conclusion objectives, vérifiables et reproductibles sur son objet d’étude. La collapsologie procède par intuition et déduction pour tenter d’anticiper et de prévoir les dynamiques des systèmes humains qui pourraient mener à son effondrement.

    C’est donc une méthode d’analyse « spéculative ». Néanmoins, en tant que discipline, la collapsologie fonde ses analyses sur les conclusions d’autres disciplines scientifiques, telles que la climatologie, l’écologie scientifique, l’économie ou encore la géologie. Elle se fonde aussi sur l’analyse scientifique de réalités comme la crise de biodiversité, l’acidification des océans, la déforestation. *

    * Source : https://e-rse.net/


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  • EDS – Jeudi 26 septembre – S′encourager à faire de bonnes œuvres

    Même avec les meilleures motivations et intentions, et en sachant que nous sommes du côté de Dieu et du bien, travailler pour le Seigneur peut être difficile et décourageant. La tristesse et la douleur de notre monde sont réelles. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons besoin d’une communauté d’église. Jésus a manifesté ce genre de réseau de soutien avec ses disciples. Il envoyait rarement les gens seuls, et même quand cela arrivait, ils revenaient bientôt ensemble pour partager leurs histoires et renouveler leur énergie et leur courage.

    Lisez Hébreux 10.23-25. Hébreux 10.25 est le plus connu de ces versets, alors qu’ajoutent les deux versets précédents à notre compréhension du verset bien connu ? De quelles manières pouvons-nous nous inciter mutuellement à l’amour et aux belles œuvres ?

    Dans presque toute tâche, cause, ou projet, un groupe de gens agissant de concert peut faire bien plus que toutes les personnes agissant individuellement. Cela nous rappelle à nouveau l’image de l’église comme corps de Christ (voir Rm 12.3-6), dans laquelle nous avons tous des rôles différents mais complémentaires à jouer. Quand nous faisons chacun ce que nous faisons de mieux, mais d’une manière qui permet à nos influences respectives d’agir en synergie, nous pouvons avoir la foi que nos vies et notre travail fera une différence pour l’éternité.

    Tandis que les résultats sont importants quand on cherche à faire ce qui est juste, c’est-à- dire que les résultats concernent les gens et leur vie, nous devons parfois faire confiance à Dieu pour ce qui est de ces résultats Parfois, quand on agit pour réduire la pauvreté, protéger les plus vulnérables, libérer les opprimés, et s’exprimer en faveur des sans-voix, les progrès semblent bien minces. Mais nous avons l’espérance que nous œuvrons au sein d’une cause bien plus grande et vouée à la victoire : Ne nous lassons pas de faire ce qui est bien, car nous moissonnerons en temps voulu, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, œuvrons pour le bien de tous, en particulier pour la maison de la foi Ga 6.9,10, voir également He 13.16.

    Voilà pourquoi nous sommes appelés à nous encourager, littéralement : à inspirer du courage, les uns les autres. Vivre dans la fidélité est à la fois un objectif joyeux et difficile. Notre Dieu de justice et notre communauté de justice sont nos plus grands soutiens et c’est à eux que nous invitons les autres à se joindre.

    Qui parmi vos connaissances œuvre de manière régulière au soulagement de la souffrance d’autrui ? Comment encourager cette personne ou ce groupe dans la belle œuvre qu’ils accomplissent ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)