• EDS – Lundi 23 septembre – Un reste serviteur

    La définition standard du peuple du reste identifié dans la  prophétie  biblique  se  trouve dans Apocalypse 12.17 : ce sont ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui portent le témoignage de Jésus (voir également Ap 14.12). Dans le récit biblique, ces caractéristiques distinguent le peuple de Dieu dans les derniers stades de l’histoire de la terre. Mais, également dans les récits bibliques, nous trouvons des exemples dont ce reste agit, et notamment dont il sert les autres.

    L’exemple de Moïse à ce sujet est quelque peu intimidant. Lisez Exode 32.1-14 Quelle est la similitude entre Moïse dans cette histoire et le reste décrit dans Apocalypse 12.17 ?

    Dans sa colère envers le peuple d’Israël, Dieu les menaçait de les détruire et de limiter les promesses faites à Abraham, selon lesquelles ses descendants deviendraient une grande nation, à Moïse et sa famille (voir Ex 32.10).

    Mais Moïse ne voulait pas cela. Il eut au contraire l’audace d’argumenter avec Dieu, en suggérant que s’il mettait ses menaces à exécution, cela donnerait une mauvaise image du Seigneur (voir Ex 32.11-13). Mais alors Moïse alla plus loin, et engagea sa responsabilité personnelle pour faire valoir ses arguments.

    Moïse avait eu du mal à conduire ce peuple dans le désert. Tous n’avaient cessé de se plaindre et de se disputer depuis le moment où il les avait libérés. Et pourtant, Moïse dit à Dieu : Si tu ne peux pas leur pardonner, je t’en prie, efface-moi de ton livre, celui que tu as écrit (Ex 32.32). Moïse propose d’abandonner l’éternité pour sauver ceux avec lesquels il a partagé ce voyage.

    Quel exemple fort d’intercession pleine d’abnégation au nom de ceux qui ne le méritent pas ! Et quel symbole fort de tout le plan du salut !

    « En intercédant en faveur d’Israël, Moïse sentit sa timidité l’abandonner devant l’intérêt et l’amour profonds qu’il portait à ce peuple pour lequel, sous la direction de Dieu, il s’était tant dévoué. Dieu exauça ses supplications désintéressées. Il avait voulu mettre à l’épreuve la fidélité et l’affection de son serviteur pour ce peuple égaré et ingrat. Et cette épreuve, Moïse l’avait noblement subie. Son intérêt pour Israël n’avait aucun mobile égoïste. La prospérité du peuple de Dieu lui était plus chère même que la gloire d’être le père d’une grande nation. Le Seigneur prit plaisir à voir la simplicité de cœur et l’abnégation de son serviteur. Il lui confia, comme à un fidèle berger, la grande mission de conduire son peuple jusqu’à la terre promise. » Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 294.

    Après avoir lu cela, de quelle manière, dans la mesure du possible, devrions-nous traiter ceux qui pèchent dans notre entourage ?  


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)