• EDS – Lundi 30 septembre – Vue d′ensemble sur les rois et les événements

    Le premier groupe à rentrer se vit attribuer la tâche de rebâtir le temple de Dieu. Nous étudierons cette opposition à la construction du temple dans une prochaine leçon. Pour le moment, discutons de la succession des rois perses lors de la construction du temple et de la reconstruction de Jérusalem. Il est important de connaitre le contexte historique des récits d’Esdras et de Néhémie, car il nous donne une meilleure compréhension de leurs messages.

    Lisez Esdras 4.1-7. Qui étaient les différents rois mentionnés, pendant les règnes desquels eut lieu l’opposition à la construction du temple ?

    Voici la liste des rois perses, dans l’ordre chronologique, qui sont liés aux livres d’Esdras et de Néhémie. Elle commence par Cyrus, qui a établi l’empire perse et a conquis Babylone en 539 av. J.-C. :

    • Cyrus II « le grand » (559-530 av. J.-C.)
    • Cambyse II (530-522 av. J.-C.)
    • Darius 1er (522-486 av. J.-C.)
    • Xerxès 1er (485-465 av. J.-C.) (Qu’on connait également sous le nom d’Assuérus dans le livre d’Esther.)
    • Artaxerxès 1er (465-424 av. J.-C.)

    Alors que nous étudions ces livres, il est important de savoir que l’apparition de ces rois n’est pas mentionnée par ordre chronologique dans Esdras. Par exemple, Esdras 4.6-24 est inséré avant le chapitre 5, qui prolonge l’histoire de l’opposition à la construction du temple. Par la suite, les lettres impliquant Xerxès 1er (Assuérus) et Artaxerxès 1er décrites dans Esdras 4 interviennent après les événements rapportés aux chapitres 5 et 6, qui traitent de Darius 1er. Cette séquence peut sembler déroutante pour les lecteurs, et elle peut expliquer en partie pourquoi au fil des siècles ces livres ont plongé les gens dans la confusion. Alors que nous parcourons ce trimestre, la connaissance de l’ordre des événements nous aidera à mieux comprendre les messages d’Esdras et Néhémie.

    Vous est-il souvent arrivé de trouver dans la Bible des choses qui vous ont dérouté ? Comment pouvez-vous apprendre à faire confiance à Dieu, et à sa Parole, même quand vous tombez sur des choses qui semblent n’avoir aucun sens ? Pourquoi est-il important de le faire ? (Voir Es 55.8,9).


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  • EDS – Dimanche 29 septembre – Premier retour des exilés

    Lisez Jérémie 25.11,12 et 29.10 et Daniel 9.1,2. Quand eut lieu le premier retour des exilés ? Quelle prophétie ce retour accomplissait ?

    Le Seigneur influença Cyrus pour qu’il autorise le premier retour, en accomplissement de la prophétie des 70 ans de Jérémie. Jérémie avait écrit que la terre de Juda serait désolée pendant 70 ans sous Babylone (cela eut lieu entre 606/605 av. J.-C. et 537/536 av. J.-C.), mais qu’ensuite, Dieu ouvrirait les portes pour le retour des captifs. Comme Daniel avait étudié les écrits de Jérémie, il comprit que le moment de ce retour promis était arrivé.

    Dans Daniel 9, Daniel est bouleversé parce que les 70 années sont presque écoulées, sans qu’aucun changement ne soit apparent, et le nouvel empire persan est à présent au pouvoir. Il se lamente et se tourne vers Dieu, en demandant miséricorde et l’accomplissement de ses promesses. Dans le même chapitre (Dn 9.24-27), Dieu assure à Daniel qu’il veille sur toute chose et qu’il a un avenir de prévu, avec un Libérateur qui viendra mourir pour expier les péchés des gens, apporter la justice, et accomplir le système sacrificiel. Dans les faits, Dieu était en train de dire : « Daniel, ne t’inquiète pas. Puisque le véritable Libérateur (Jésus) viendra, je vais également envoyer un libérateur pour vous maintenant. » Peu après, Dieu poussa Cyrus, roi de Perse, à ordonner la libération des captifs. Dieu est toujours fidèle à ses promesses (voir Daniel 10 pour la manière dont Dieu est intervenu afin d’assurer la prospérité de son peuple dans sa patrie.)

    Esdras 1 rapporte la proclamation du roi Cyrus, que la nation d’Israël était libre de retourner à Jérusalem et de bâtir la maison du Seigneur. L’ordre est donné entre 539 et 537 avant J.-C. Non seulement Cyrus les laisse partir, mais il s’assure également qu’ils s’en retournent avec des cadeaux et des offrandes, dont les vases d’origine du temple, qui avaient été volés par Nabuchodonosor. Cet événement nous rappelle le départ d’Égypte des Israélites, bien des années auparavant, quand Dieu toucha également le cœur des gens pour leur faire des cadeaux de départ. Ce premier groupe à revenir en Juda était composé d’environ 50000 personnes, avec parmi elles, selon toute vraisemblance, des femmes et des enfants d’autres territoires.

    Quelles autres prophéties historiques ont été accomplies exactement telles qu’elles avaient été promises dans la Parole ? Comment tirer du réconfort du fait que Dieu connait l’avenir et que nous pouvons faire confiance en ses promesses ?


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  • EDS – Samedi 28 septembre – DONNER DU SENS À L′HISTOIRE : ZOROBABEL ET ESDRAS

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Jr 25.11,12 ; Dn 9.1,2 ; Esd 4.1-7 ; Es 55.8,9 ; Esd 7.1-28.

    Verset à mémoriser :

    Ainsi parle Cyrus, roi de Perse : le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre, et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda | Esdras 1.2..

    Dans les écrits de Jérémie, Dieu avait promis que son peuple reviendrait à la maison après 70 ans d’exil à Babylone. Le roi Cyrus fut l’instrument choisi par Dieu pour permettre ce retour. Oint par Dieu – voir Es 45.1, Cyrus publia un décret vers 538 avant J.-C., qui libérait le peuple de Dieu et lui permettait de retourner dans son pays pour rebâtir le temple.

    C’est Dieu (et non Cyrus) qui parla concernant Jérusalem : Qu’elle soit rebâtie et concernant le temple : Qu’il soit fondé Es 44.28. Dieu fut le garant que Jérusalem serait rebâtie, et il toucha le cœur de Cyrus pour accorder la permission de bâtir le temple.

    C’est toujours encourageant de voir le peuple de Dieu réagir positivement aux actions du Seigneur : Alors les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les lévites, tous ceux dont Dieu éveilla l’esprit, montèrent pour bâtir la maison du Seigneur qui est à Jérusalem Esd 1.5.

    Nous avons là un exemple de personnes réagissant de manière positive aux hauts faits de Dieu. Notre plus grande réussite, c’est de prendre conscience de qui est Dieu et de ce qu’il a fait, et savoir avec quel amour il intervient en faveur de son peuple.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 octobre.


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  • EDS – Vendredi 27 septembre – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Un fidèle témoin », pp. 487-495, dans Conquérants pacifiques ; « La bonté, la clé qui ouvre les cœurs », pp. 64-67, dans Le ministère de la bienfaisance.

    « L’œuvre que firent les disciples, c’est celle que nous devons également accomplir. Chaque chrétien doit aussi être un missionnaire. Il nous faut travailler avec sympathie et compassion en faveur de ceux qui ont besoin d’aide, cherchant avec une ferveur désintéressée à soulager les malheurs d’une humanité souffrante. […] Nous devons nourrir les affamés, vêtir les dépourvus, réconforter les affligés et ceux qui souffrent.  Nous  devons  travailler  pour  les désespérés et inspirer l’espoir aux découragés. L’amour du Christ, manifesté dans un ministère désintéressé, sera plus efficace pour réformer les méchants que ne le seront l’épée et les cours de justice. […] Le cœur qui se durcit sous les reproches s’ouvrira souvent devant l’amour du Christ. » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 80,82.

    « L’esclavage, le système de castes, les préjugés raciaux injustes, l’oppression des pauvres, la négligence des malheureux, toutes ces choses sont mises en avant comme non-chrétiennes, comme une menace grave au bien-être de l’espèce humaine, et comme des maux que l’église de Christ a été désignée par le Seigneur pour renverser. » Déclaration d’A.G. Daniells, alors président de la Conférence Générale, à l’évocation de l’œuvre d’Ellen G. White, lors de ses funérailles, Life Sketches of Ellen G. White, p. 473.

    À MÉDITER

    1. Il y a beaucoup de gens, de groupes et d’organisations qui cherchent à répondre aux besoins dans le Quelles forces, quelles idées et quelles ressources uniques l’église adventiste du septième jour peut-elle apporter pour contribuer à cette tâche ?
    2. Vous souvenez-vous d’une occasion où vous vous êtes senti encouragé et soutenu par votre communauté d’église ? D’après les leçons tirées de cette expérience, comment étendre cet encouragement aux autres ?
    3. En plus du soutien d’une communauté d’église, quels autres éléments peuvent vous éviter de vous lasser de faire ce qui est bien ?
    4. Connaissez-vous des projets et des initiatives ciblant la justice et la pauvreté qui soient soutenus par l’église adventiste dans le monde ? Comment pourriez-vous contribuer à cet aspect de l’œuvre de l’église ?

    Résumé : Oui, en tant que chrétiens, nous sommes appelés à répondre aux besoins d’autrui, notamment ceux qui souffrent, qui sont blessés  et opprimés.  Et  bien que nous ayons une responsabilité individuelle dans ce domaine, en tant que communauté focalisée sur le service envers autrui, nous pouvons être beaucoup plus efficaces quand nous travaillons ensemble en tant que famille d’église.    


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  • L′effondrement : Bible et collapsologie… Collapsolo-quoi ?

    Par Marc Sopel
    Définition

    Le mot collapsologie est un néologisme, composé de collapsus, signifiant « tomber d’un seul bloc, s’effondrer » et de logos, « discours raisonné, savoir ». Il désigne l’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle, considéré comme inéluctable à plus ou moins brève échéance, et des alternatives qui pourraient lui succéder. La collapsologie se présente elle-même comme une approche transdisciplinaire et systémique menée selon les principes cognitifs de l’intuition et de la raison, fondée sur des travaux reconnus et faisant appel à l’ensemble des domaines de connaissance et de recherche.

    Origine du terme « collapsologie »

    Le mot est utilisé pour la première fois par les chercheurs Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur livre publié en 2015 aux Éditions du Seuil, intitulé Comment tout peut s’effondrer Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes. L’idée d’un effondrement de la civilisation industrielle est cependant plus ancienne. Elle a été notamment développée dans l’ouvrage The Limits To Growth, plus connu sous le nom de Rapport Meadows, écrit en 1972 par des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology) pour le Club de Rome, et dont Servigne et Stevens se sont largement inspirés ainsi que d’autres études sur les mêmes thématiques.

    L′étude de la fin de notre civilisation est-elle une science ?

    La compilation d’un grand nombre d’analyses et de méta-analyses sur des données clés (historiques et contemporaines) relatives à la démographie, aux ressources (énergie, alimentation, minerais et autres), au réchauffement climatique et toute autre thématique directement ou indirectement liée à l’activité humaine. Puis, dans un deuxième temps, ils en tirent des conclusions sur les effets induits, déjà effectifs et à venir. Pour la collapsologie, le constat est ferme et sans appel : l’écroulement de notre société industrielle est déjà en cours et il est irréversible. Les écosystèmes, tant au niveau local que planétaire, s’effondrent les uns après les autres, sonnant le glas d’une civilisation basée sur une croissance exponentielle dans un monde fini, donc aux ressources limitées. À proprement parler, la collapsologie n’est pas une science puisqu’elle ne développe pas de conclusion objectives, vérifiables et reproductibles sur son objet d’étude. La collapsologie procède par intuition et déduction pour tenter d’anticiper et de prévoir les dynamiques des systèmes humains qui pourraient mener à son effondrement.

    C’est donc une méthode d’analyse « spéculative ». Néanmoins, en tant que discipline, la collapsologie fonde ses analyses sur les conclusions d’autres disciplines scientifiques, telles que la climatologie, l’écologie scientifique, l’économie ou encore la géologie. Elle se fonde aussi sur l’analyse scientifique de réalités comme la crise de biodiversité, l’acidification des océans, la déforestation. *

    * Source : https://e-rse.net/


    LE GRAND ESPOIR – VERSION INTÉGRALE

    Cette nouvelle traduction du best-seller d’Ellen G. White, The Great Controversy (La tragédie des siècles) est publiée à l’occasion du centenaire de la dernière édition américaine parue en 1911.

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  • EDS – Jeudi 26 septembre – S′encourager à faire de bonnes œuvres

    Même avec les meilleures motivations et intentions, et en sachant que nous sommes du côté de Dieu et du bien, travailler pour le Seigneur peut être difficile et décourageant. La tristesse et la douleur de notre monde sont réelles. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons besoin d’une communauté d’église. Jésus a manifesté ce genre de réseau de soutien avec ses disciples. Il envoyait rarement les gens seuls, et même quand cela arrivait, ils revenaient bientôt ensemble pour partager leurs histoires et renouveler leur énergie et leur courage.

    Lisez Hébreux 10.23-25. Hébreux 10.25 est le plus connu de ces versets, alors qu’ajoutent les deux versets précédents à notre compréhension du verset bien connu ? De quelles manières pouvons-nous nous inciter mutuellement à l’amour et aux belles œuvres ?

    Dans presque toute tâche, cause, ou projet, un groupe de gens agissant de concert peut faire bien plus que toutes les personnes agissant individuellement. Cela nous rappelle à nouveau l’image de l’église comme corps de Christ (voir Rm 12.3-6), dans laquelle nous avons tous des rôles différents mais complémentaires à jouer. Quand nous faisons chacun ce que nous faisons de mieux, mais d’une manière qui permet à nos influences respectives d’agir en synergie, nous pouvons avoir la foi que nos vies et notre travail fera une différence pour l’éternité.

    Tandis que les résultats sont importants quand on cherche à faire ce qui est juste, c’est-à- dire que les résultats concernent les gens et leur vie, nous devons parfois faire confiance à Dieu pour ce qui est de ces résultats Parfois, quand on agit pour réduire la pauvreté, protéger les plus vulnérables, libérer les opprimés, et s’exprimer en faveur des sans-voix, les progrès semblent bien minces. Mais nous avons l’espérance que nous œuvrons au sein d’une cause bien plus grande et vouée à la victoire : Ne nous lassons pas de faire ce qui est bien, car nous moissonnerons en temps voulu, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, œuvrons pour le bien de tous, en particulier pour la maison de la foi Ga 6.9,10, voir également He 13.16.

    Voilà pourquoi nous sommes appelés à nous encourager, littéralement : à inspirer du courage, les uns les autres. Vivre dans la fidélité est à la fois un objectif joyeux et difficile. Notre Dieu de justice et notre communauté de justice sont nos plus grands soutiens et c’est à eux que nous invitons les autres à se joindre.

    Qui parmi vos connaissances œuvre de manière régulière au soulagement de la souffrance d’autrui ? Comment encourager cette personne ou ce groupe dans la belle œuvre qu’ils accomplissent ?


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  • EDS – Mercredi 25 septembre – La grâce dans l′église

    Au début du livre de Job, Dieu évoque Job ainsi que sa fidélité envers lui comme une démonstration de la bonté de Dieu dans ses voies et ses interactions avec l’humanité déchue voir Jb 1.8. Chose remarquable : Dieu permet que sa réputation dépende de la manière dont vit son peuple sur terre. Mais Paul a développé cette foi que Dieu a en certains de  ses « saints » pour inclure la communauté de l’église : il voulait que la sagesse de Dieu, dans sa grande diversité, soit maintenant portée, par l’Eglise, à la connaissance des principats et des autorités dans les lieux célestes Ep 3.10.

    Lisez Éphésiens 2.19. D’après vous, qu’implique l’idée de décrire la communauté d’église comme la « maison » de Dieu ? En quoi cette description doit-elle influencer la manière dont l’église opère ?

    Dans toute communauté ou organisation, la manière dont cette entité traite ses membres reflète les valeurs fondamentales du groupe. En tant que maison de Dieu, le corps de Christ et la communauté de l’Esprit, l’église a reçu le plus élevé des appels à vivre : car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais un Dieu de paix, comme dans toutes les églises des saints 1 Co 14.33. Les valeurs de justice, de grâce et d’amour, telles qu’elles sont démontrées dans la justice, la grâce et l’amour de Dieu, devraient gouverner tout ce qui se passe au sein de l’église. Depuis les communautés d’église locales jusqu’aux organisations mondiales de l’église, ces principes devraient guider les dirigeants d’église dans leur manière de diriger, de prendre des décisions et de s’occuper de ces plus petits dans l’église. Ils devraient également guider la manière dont nous résolvons les différends qui surviennent de temps en temps parmi les membres. Si nous ne parvenons pas à traiter avec impartialité et dignité ceux qui sont parmi nous, comment pourrons-nous agir ainsi avec les autres ?

    Là où l’organisation de l’église emploie des gens, elle devrait être un employeur généreux, qui accorde du prix aux gens avant toute autre considération, et qui se bat contre les traitements injustes des membres. Les églises devraient être des endroits sûrs, des refuges, où tous les membres d’église font ce qu’ils peuvent pour protéger les plus vulnérables. Et, comme nous le voyons dans l’église primitive, les membres de l’église devraient être notamment préparés à soutenir ceux qui, dans leur « famille » d’église, souffrent ou sont dans le besoin.

    Jésus nous a donné cet ordre, en disant que non seulement cela transformerait la communauté de foi, mais que cela démontrerait également la réalité de leur foi aux yeux de ceux qui les regardent : Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés, que vous aussi, vous vous aimiez les uns les autres. Si vous avez de l’amour les uns pour les autres, tous sauront que vous êtes mes disciples Jn 13.34,35.


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  • EDS – Mardi 24 septembre – Atteindre les âmes

    Parfois les discussions dans l’église semblent bloquées sur l’apparente nécessité de choisir entre le social ou l’évangile, sur l’humanitaire ou le témoignage, la justice ou l’évangélisation. Mais quand nous comprenons mieux chacun de ces concepts, et que nous observons le ministère de Jésus, la distinction cesse, et nous prenons conscience que prêcher l’évangile et œuvrer en faveur d’autrui sont étroitement liés.

    Ellen White l’explique ainsi dans l’une de ses déclarations les plus connues : « La méthode du Christ pour sauver les âmes est la seule qui réussisse. Il se mêlait aux hommes pour leur faire du bien, leur témoignant sa sympathie, les soulageant et gagnant leur confiance. Puis il leur disait : ‘Suivez-moi.’ […] Il faut secourir les pauvres, soigner les malades, réconforter ceux qui sont dans la peine, instruire les ignorants et conseiller ceux qui manquent d’expérience. Pleurons avec ceux qui pleurent et réjouissons-nous avec ceux qui se réjouissent. » Ellen G. White, Le ministère de la guérison, p. 118.

    Comme nous l’avons vu, ces deux aspects du royaume, la justice et l’évangélisation, sont intimement liés, non seulement dans le ministère de Jésus, mais aussi dans le premier mandat de Jésus à ses disciples : En chemin, proclamez que le règne des cieux s’est approché. Guérissez les malades, réveillez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement (Mt 10.7,8). En bref, l’un des meilleurs moyens d’atteindre les autres avec notre message, c’est de répondre à leurs besoins.

    Lisez 1 Pierre 2.12 et Philippiens 2.15. Que disent Pierre et Paul sur la puissance de témoignage des bonnes œuvres accomplies par le peuple de Dieu ?

    Quand on a cette compréhension plus large de la bonne nouvelle de Dieu, l’évangélisation n’a aucun sens si l’on n’a pas de passion pour les gens. Des passages comme 1 Jean 3.16-18 et Jacques 2.16 soulignent la contradiction qui consiste à prêcher l’évangile sans le vivre. L’évangélisation, c’est-à-dire le fait apporter la bonne nouvelle de l’espérance, du salut, de la repentance, de la transformation, et de l’amour accueillant de Dieu, est une expression de justice.

    L’évangélisation et le désir de justice découlent tous deux d’une reconnaissance de l’amour de Dieu pour les perdus, pour les gens brisés et dans la souffrance, un amour qui grandit aussi dans nos cœurs sous l’influence de Dieu dans nos vies. Nous ne choisissons pas une action ou l’autre. Nous travaillons plutôt avec Dieu en travaillant avec les gens, en répondant à leurs besoins réels, et en utilisant toutes les ressources que Dieu nous a confiées.

    Comment être sûr, toutefois, qu’en faisant de bonnes œuvres pour autrui, nous ne négligeons pas la bonne nouvelle du salut ?


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  • EDS – Lundi 23 septembre – Un reste serviteur

    La définition standard du peuple du reste identifié dans la  prophétie  biblique  se  trouve dans Apocalypse 12.17 : ce sont ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui portent le témoignage de Jésus (voir également Ap 14.12). Dans le récit biblique, ces caractéristiques distinguent le peuple de Dieu dans les derniers stades de l’histoire de la terre. Mais, également dans les récits bibliques, nous trouvons des exemples dont ce reste agit, et notamment dont il sert les autres.

    L’exemple de Moïse à ce sujet est quelque peu intimidant. Lisez Exode 32.1-14 Quelle est la similitude entre Moïse dans cette histoire et le reste décrit dans Apocalypse 12.17 ?

    Dans sa colère envers le peuple d’Israël, Dieu les menaçait de les détruire et de limiter les promesses faites à Abraham, selon lesquelles ses descendants deviendraient une grande nation, à Moïse et sa famille (voir Ex 32.10).

    Mais Moïse ne voulait pas cela. Il eut au contraire l’audace d’argumenter avec Dieu, en suggérant que s’il mettait ses menaces à exécution, cela donnerait une mauvaise image du Seigneur (voir Ex 32.11-13). Mais alors Moïse alla plus loin, et engagea sa responsabilité personnelle pour faire valoir ses arguments.

    Moïse avait eu du mal à conduire ce peuple dans le désert. Tous n’avaient cessé de se plaindre et de se disputer depuis le moment où il les avait libérés. Et pourtant, Moïse dit à Dieu : Si tu ne peux pas leur pardonner, je t’en prie, efface-moi de ton livre, celui que tu as écrit (Ex 32.32). Moïse propose d’abandonner l’éternité pour sauver ceux avec lesquels il a partagé ce voyage.

    Quel exemple fort d’intercession pleine d’abnégation au nom de ceux qui ne le méritent pas ! Et quel symbole fort de tout le plan du salut !

    « En intercédant en faveur d’Israël, Moïse sentit sa timidité l’abandonner devant l’intérêt et l’amour profonds qu’il portait à ce peuple pour lequel, sous la direction de Dieu, il s’était tant dévoué. Dieu exauça ses supplications désintéressées. Il avait voulu mettre à l’épreuve la fidélité et l’affection de son serviteur pour ce peuple égaré et ingrat. Et cette épreuve, Moïse l’avait noblement subie. Son intérêt pour Israël n’avait aucun mobile égoïste. La prospérité du peuple de Dieu lui était plus chère même que la gloire d’être le père d’une grande nation. Le Seigneur prit plaisir à voir la simplicité de cœur et l’abnégation de son serviteur. Il lui confia, comme à un fidèle berger, la grande mission de conduire son peuple jusqu’à la terre promise. » Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 294.

    Après avoir lu cela, de quelle manière, dans la mesure du possible, devrions-nous traiter ceux qui pèchent dans notre entourage ?  


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  • EDS – Dimanche 22 septembre – Des agents de changement

    Nous avons vu dans les premiers chapitres des Actes comment les premiers chrétiens établirent une communauté différente, en s’occupant des nécessiteux parmi eux, et collectivement, en tendant la main aux personnes en-dehors de leur communauté, en leur proposant de l’aide quand c’était nécessaire et en les invitant à les rejoindre dans ce que Dieu faisait parmi eux.

    Ajoutant aux descriptions de Jésus sur le sel et la lumière, Paul emploie un certain nombre de métaphores pour décrire l’action de l’église dans le monde. Entre autres, il décrit ceux qui sont le peuple de Dieu comme un sacrifice (voir Rm 12.1), comme le corps de Christ (voir 1 Co 12.12-20), comme des ambassadeurs (voir 2 Co 5.18-20), et comme un parfum (voir 2 Co 2.14-16). Chacune de ces images évoque un rôle de représentants ou d’agents du royaume de Dieu encore aujourd’hui, même dans un monde ravagé par le grand conflit.

    Lisez chacune de ces descriptions de « représentants » ci-dessus. Laquelle décrit le mieux la manière dont vous aimeriez représenter Dieu et ses voies dans votre quartier, et pourquoi ?

    Chacune de ces images a une action associée, non comme un moyen de nous rendre acceptables aux yeux de Dieu, mais parce que nous sommes déjà acceptés par Dieu à travers le sacrifice de Christ, et que nous avons répondu à l’amour et à la grâce de Dieu en étant ses agents dans un monde en détresse et à l’agonie.

    Mais on peut aussi les considérer sur un plan encore plus profond : puisque l’amour et la grâce de Dieu constituent l’essence même du royaume de Dieu, quand nous agissons de cette manière, en reflétant aux autres l’amour et la grâce, nous manifestons et participons à ce royaume éternel, encore aujourd’hui.

    En droit international, une ambassade nationale est considérée comme faisant partie du pays qu’elle représente, même quand elle est située dans un pays étranger, peut-être loin du pays en question. De la même manière, manifester les voies du royaume de Dieu offre des aperçus de cette réalité éternelle ici et maintenant, et ainsi, renvoie et donne un avant-goût de la défaite finale du mal. Et ce faisant, en tant qu’ambassadeurs, qu’agents de Christ, nous pouvons expérimenter la réalité de son amour et de sa justice dans nos vies personnelles, dans l’église, et dans la vie de ceux que nous cherchons à servir.

    Lisez 2 Corinthiens 2.16. Quelle est la différence entre les deux odeurs, et comment avoir laquelle nous sommes ?


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