• EDS – Jeudi 22 août – L’un de ces plus petits

    On trouve dans le sermon rapporté dans Matthieu 24 et 25 une autre occasion où l’on posa une question à Jésus et qu’il donna une réponse tout à fait différente de ce que l’on aurait pu attendre. Les disciples vinrent à Jésus et posèrent des questions sur la destruction du temple de Jérusalem et l’époque du retour de Jésus (voir Mt 24.1-3). Dans la conclusion de sa longue réponse, Jésus parla de nourrir ceux qui ont faim, de donner à boire à ceux qui ont soif, d’accueillir les étrangers, de vêtir ceux qui sont nus, de s’occuper des malades, et de visiter les prisonniers. Il leur assura : dans la mesure où vous avez [ou que vous n’avez pas] fait cela pour l’un de ces plus petits, l’un de mes frères, c’est à moi que vous l’avez [ou ne l’avez pas] fait (voir Mt 25.40,45).

    Tout ceci est en lien avec les questions qui ont initié cet enseignement comme tableau du jugement final. Tout au long de Matthieu 24, Jésus présente des réponses plus directes aux questions des disciples, en donnant des signes et des avertissements sur la destruction de Jérusalem et la fin des temps, mais il souligne la nécessité de « veiller » et de bien vivre, à la lumière de la promesse de son retour. Dans la première partie de Matthieu 25, l’histoire des vierges folles et des vierges sages soulignait la nécessité de se préparer pour un retour inattendu ou retardé. L’histoire des trois serviteurs présentait la nécessité de bien vivre, et de manière productive, tout en attendant. Puis la parabole des brebis et des boucs est bien plus spécifique sur les tâches auxquelles le peuple de Dieu doit se consacrer.

    Lisez Matthieu 25.31-46. Que dit Jésus ici ? Pourquoi ne s’agit-il pas de salut par les œuvres ? Mais qu’enseignent ses paroles sur ce que signifie véritablement avoir une foi qui sauve ?

    Quand Jésus dit que lorsque nous servons autrui, c’est lui que nous servons, cette déclaration devrait transformer toutes nos relations et nos attitudes. Imaginez être à même d’inviter Jésus pour un repas, ou lui rendre visite à l’hôpital ou en prison. Jésus a dit que c’est ce que nous faisons quand nous offrons ce service à des gens autour de nous. Quelle incroyable opportunité !

    Dans un esprit de prière, lisez ce que Jésus dit dans ces versets. Comment comprenons-nous l’idée qu’il s’est quasiment identifié à ceux qui ont faim, qui sont nus, qui sont en prison ? Quelle obligation forte cela place-t-il sur nous et sur notre manière de vivre ?


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  • EDS – Mercredi 21 août – L’homme riche et Lazare

    Dans la parabole de l’homme riche et de Lazare (voir Lc 16.19-31), Jésus compare la vie de deux hommes, l’un riche, l’autre désespérément pauvre. En l’absence de sécurité sociale, d’hôpitaux de proximité, ou de soupes populaires, il était courant que les nécessiteux, les invalides, ou par ailleurs défavorisés, aillent mendier à la porte des riches. On attendait du riche qu’il soit généreux et partage un peu de sa richesse pour secourir les malheureux. Mais dans cette histoire, l’homme riche « était égoïstement indifférent aux besoins de son frère souffrant. » Ellen G. White, Les paraboles de Jésus, p 222. Dans la vie, leurs situations respectives demeurèrent inchangées. Mais dans la mort, après le jugement de Dieu, leurs situations furent radicalement inversées.

    Comparez Luc 16.19-31 et Luc 12.13-31. Quelles sont les similitudes et les différences entre ces deux récits, et, ensemble, que nous enseignent-ils ?

    Il n’y a pas de preuve dans ces deux récits que les hommes soient devenus riches en faisant quoi que ce soit de mal. Ils avaient peut-être tous deux travaillé dur, bien géré leurs affaires, et été bénis par Dieu. Mais quelque chose semble avoir mal tourné dans leur attitude face à la vie, Dieu, l’argent, et autrui, et cela a eu une portée importante et éternelle.

    Inspirée de l’imagerie sur la vie après la mort populaire du temps de Jésus, l’histoire de l’homme riche et du pauvre Lazare enseigne que les choix que nous faisons dans cette vie comptent pour la vie à venir. La manière dont nous réagissons face à ceux qui recherchent notre aide ou qui en ont besoin est une des manières dont nos choix et nos priorités se manifestent. Comme « Abraham » l’indique à l’homme riche qui souffre, la Bible donne des conseils plus qu’adéquats pour bien choisir : ils ont Moïse et les Prophètes ; qu’ils les écoutent ! (Lc 16.29).

    Jésus a enseigné que les tentations des richesses, qu’il s’agisse d’en avoir, de les conserver, ou de les rechercher, peuvent nous détourner de son royaume, nous détourner d’autrui, et nous rendre égocentriques et indépendants. Jésus nous a appelés à rechercher premièrement son royaume et à partager les bénédictions que nous recevons avec ceux qui nous entourent, en particulier ceux qui sont dans le besoin.

    Quelle que soit votre situation financière, comment être suffisamment prudent pour ne pas laisser l’argent ou l’amour de l’argent déformer votre perspective sur ce que devrait être la priorité des chrétiens dans la vie ?


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  • EDS – Mardi 20 août – Le bon Samaritain

    Lisez Luc 10.25-27. Le jeune homme riche qui interrogea Jésus proposa un résumé standard des commandements de l’Ancien Testament en matière de mode de vie acceptable pour Dieu. En quoi ces deux commandements sont-ils liés ?

    Quand Jésus était interrogé, il concluait souvent ses réponses par une issue assez différente de ce recherchait que son interlocuteur. En réaction à l’instruction de Lévitique 19.18 d’aimer son prochain comme soi-même, il semble qu’un grand nombre des gens religieux de son époque avaient passé beaucoup de temps et d’énergie à débattre de l’ampleur et des limites de ce principe du « prochain. »

    Jésus avait déjà cherché à étendre la compréhension qu’avaient ses disciples de ce terme, en leur disant non seulement qu’ils devaient aimer leur prochain, mais qu’ils devaient faire du bien à tous : Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Alors vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux, car il fait lever son soleil sur les mauvais et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes (Mt 5.44,45).

    Mais quand un expert de la loi chercha à mettre Jésus à l’épreuve, il retomba sur la question source de nombreux débats : Et qui est mon prochain ? (Lc 10.29). En guise de réponse, Jésus raconte l’histoire du bon Samaritain, mais sa réponse à la question du jeune homme ne définissait pas la terminologie du « prochain. » À la place, Jésus dit en réalité : « Va, et sois le prochain de quiconque a besoin de ton aide » (voir Lc 10.36,37).

    Lisez Luc 10.30-37. Que signifie le contraste que Jésus établit entre les trois personnages qui voient l’homme sur le bord de la route ?

    C’était courant dans l’enseignement de Jésus. Il réservait ses critiques les plus virulentes à ceux qui prétendaient être religieux mais qui montraient peu de considération envers la souffrance d’autrui. « Par l’histoire du bon Samaritain, le Christ nous fait comprendre que la vraie religion ne consiste pas en des systèmes, des credo ou des rites, mais en l’accomplissement d’œuvres de miséricorde, en la bienfaisance, la vraie bonté. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 494.

    Dans son enseignement, Jésus renvoie à un étranger, quelqu’un considéré comme infidèle à Dieu, pour démontrer en quoi consiste l’appel de Dieu pour ceux qui prétendent le suivre. À l’instar de ses premiers auditeurs, quand nous venons à lui en demandant ce que nous devons faire pour hériter la vie éternelle, Jésus nous montre en fin de compte à aller et à être un prochain pour quiconque se trouve dans le besoin.


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  • EDS – Lundi 19 août – Vaincre le mal par le bien

    Quand nous considérons les enseignements de Jésus, il vaut la peine de garder à l’esprit les personnes auxquelles il s’adressait et les circonstances dans lesquelles elles vivaient. Jésus avait commencé à attirer de grandes foules de gens des régions où il était intervenu (voir Mt 4.25, 5.1). La plupart étaient des gens ordinaires, qui vivaient sous le joug impérial de l’Empire romain, mais certains étaient des chefs religieux et des chefs juifs. L’existence des gens ordinaires était difficile. Ils avaient peu de choix dans leur vie, étant chargés de lourds impôts et accablés par la tradition religieuse.

    En enseignant à ces gens, Jésus était de toute évidence soucieux de leur offrir un mode de vie meilleur, une vie de dignité et de courage, quelles que soient les circonstances. On trouve un exemple de cela dans Matthieu 5.38-48. Ces instructions, tends-lui aussi l’autre [joue], laisse-lui aussi ton vêtement, et fais deux [milles] avec lui, sont tellement connues qu’elles sont devenues des clichés. Mais cela ne doit pas pour autant nous dissimuler la radicalité des actions et des attitudes que Jésus enseigne ici.

    Les scénarios décrits par Jésus étaient des expériences quotidiennes pour beaucoup de ses auditeurs. Ils étaient souvent violemment agressés par leurs « supérieurs » ou maitres. Ils étaient souvent endettés et perdaient leurs biens au profit des propriétaires et des prêteurs. Les soldats d’occupation romaine les obligeaient souvent à travailler. Jésus enseigna aux gens à réagir avec intégrité, à traiter leurs oppresseurs mieux qu’ils ne le méritaient, et, ce faisant, à résister à la disparition de leur humanité. Tandis que ces oppresseurs essayaient d’exercer leur pouvoir, les gens avaient néanmoins toujours la liberté de choisir comment ils allaient réagir, et, en résistant de manière non-violente et avec générosité, ils exposaient l’infamie de l’oppression et l’injustice commises.

    Comparez Matthieu 5.38-48 et Romains 12.20,21. Comment vivre ces principes radicaux dans nos vies ?

    Jésus a résumé toute la Loi et les Prophètes, c’est-à-dire tous les écrits sacrés que nous appelons souvent l’Ancien Testament, en un simple principe, que l’on appelle la règle d’or : Tout ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux (Mt 7.12). Quels efforts, tout de suite, pouvez-vous faire pour obéir à ce qu’il nous commande ici, quel que soit le prix à payer ?


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  • EDS – Dimanche 18 août – Introduction du Sermon sur la montagne

    Le Sermon sur la montagne, ensemble d’enseignements, est le plus long de Jésus. Son plan sur trois chapitres de la vie dans le royaume de Dieu commence par une déclaration de valeurs que l’on appelle aujourd’hui les Béatitudes.

    Lisez Matthieu 5.2-16 (voir aussi Luc 6.20). Quels sont les traits communs de ces neuf valeurs ou types de personnes décrits par Jésus comme étant « heureux » ?

    En plus de l’application spirituelle profonde de ces paroles, nous ne devons pas passer à côté de leur lecture pratique. Jésus a parlé de reconnaitre la pauvreté en nous-mêmes et dans notre monde. Il a également parlé de justice, d’humilité, de miséricorde, de résolution de conflits, et de pureté de cœur. Nous devrions prendre note de la différence pratique que ces qualités font dans nos vies et dans notre monde quand elles sont vécues. Cette lecture pratique est mise en avant dans les déclarations suivantes de Jésus, dans lesquelles il exhorte ses disciples à être le sel et la lumière du monde (Mt 5.13-16). Quand on s’en sert convenablement, le sel et la lumière doivent faire une différence suivant leur cadre d’action. Le sel relève les saveurs, et préserve aussi les aliments auxquels il est ajouté. Il symbolise le bien que nous devrions être pour notre entourage. De la même manière, la lumière chasse l’obscurité, et révèle les obstacles et les périls, elle rend une maison ou une ville plus sûre, et donne un point à partir duquel naviguer, même de loin. Comme une lumière dans la nuit noire, Jésus a dit : Que votre lumière brille ainsi devant les gens, afin qu’ils voient vos belles œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux (Mt 5.16).

    Ces deux symboles, sel et lumière, nous renvoient à la responsabilité des disciples, qui est d’influencer et d’améliorer la vie de ceux qui les entourent. Nous sommes sel et lumière lorsque nous pleurons de manière adéquate, que nous avons la pureté de cœur, pratiquons l’humilité, manifestons la miséricorde, œuvrons pour la paix et supportons l’oppression. Ainsi, Jésus commence ce sermon avec l’appel à incarner ces valeurs parfois « sous-estimées » de son royaume.

    De quelles manières votre église agit-elle comme sel et lumière dans votre quartier ? En quoi votre quartier est-il un endroit meilleur grâce à votre église qui y est à l’œuvre ? D’un autre côté, si vous deviez vous dissoudre, quelle différence cela ferait-il dans votre voisinage ?


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  • EDS – Samedi 17 août – L’UN DE CES PLUS PETITS

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Mt 5.2-16, 38-48 ; Rm 12.20,21 ; Lc 16.19-31 ; 12.13-21 ; Mt 25.31-46.

    Verset à mémoriser :

    Et le roi leur répondra : « Amen, je vous le dis, dans la mesure où vous avez fait cela pour l’un de ces plus petits, l’un de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait (Matthieu 25.40.).

    Après avoir vu que Jésus a vécu en se préoccupant des autres, en particulier ceux qui souffrent et sont perdus, nous devrions nous attendre à ce que Jésus ait également beaucoup à dire sur le fait de s’occuper d’eux. Et c’est le cas.

    L’enseignement de Jésus est pratique, focalisé sur ce que signifie vivre comme disciple de Dieu. De ce fait, nous pouvons voir que Jésus nous exhorte à accomplir des actes de justice, de bonté, et de miséricorde, comme ceux qu’il a lui-même accomplis en personne tandis qu’il était sur la terre. Si nous suivons son exemple, nous nous occuperons d’autrui comme il l’a fait.

    Jésus a également parlé du royaume des cieux. Dans sa description, le royaume des cieux est une réalité qui fonctionne avec des priorités, des valeurs et une morale différentes de celles que l’on trouve dans les royaumes terrestres. Les enseignements de Jésus ont établi le modèle de ce royaume, qui met fortement l’accent sur la manière dont nous servons Dieu et, en le servant, dont nous agissons envers autrui. Nous découvrons également que servir les autres, se soucier de leurs besoins et les encourager, sont des moyens par lesquels nous pouvons offrir directement notre service à Dieu.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 24 août.


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  • EDS – Vendredi 16 août – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Sur les pas de Jésus, » pp. 89-94, dans Ministère de la bienfaisance ; « Les jours de ministère, » pp. 25-39, dans Ministère de la guérison ; « Le temple purifié à nouveau, » pp. 583-596 ; « Dans le prétoire de Pilate, » pp. 725-744, dans Jésus-Christ.

    « Dieu a donné dans sa Parole des preuves concluantes qu’il punira ceux qui transgressent sa loi. Ceux qui s’imaginent que Dieu est trop miséricordieux pour exercer sa justice à l’égard du pécheur n’ont qu’à porter les regards sur la Croix du Calvaire. La mort de l’immaculé Fils de Dieu est un témoignage que ‘le salaire du péché, c’est la mort’ et que toute transgression de la loi divine doit recevoir sa juste rétribution. Le Christ, être sans péché, est devenu péché pour l’homme. Il a porté la culpabilité de la transgression et a vu son Père se cacher la face, jusqu’à ce que son cœur se brise et que sa vie soit anéantie. Tout ce sacrifice a été consenti pour que les pécheurs puissent être rachetés. Il n’y avait aucune autre manière de libérer l’homme de la pénalité du péché. Chaque âme qui refuse d’accepter cette expiation offerte à si grand prix devra porter la culpabilité et le châtiment de sa transgression. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 396.

    À MÉDITER

    1. Lisez la citation d’Ellen White ci-dessus. Parlez de la réalité de l’injustice : Christ, l’innocent, supportant la pénalité du péché ! Pourquoi est-il si important de ne jamais oublier cette vérité cruciale ?
    2. Jésus n’a jamais défendu des réformes politiques pour précipiter le genre de « royaume » dont il parlait. Après tout, l’histoire regorge d’histoires très tristes de gens qui ont utilisé la violence et l’oppression, tout cela en prétendant aider les opprimés. Souvent, la seule chose accomplie se limite au remplacement d’un pouvoir oppressif par un autre. Bien que les chrétiens puissent et doivent agir avec les pouvoirs en place pour essayer d’aider les opprimés, pourquoi doivent-ils toujours se méfier d’utiliser la politique pour atteindre ces objectifs ?
    3. Réfléchissez à ce que le plan du salut Jésus, le juste, souffrant pour les injustes, c’est-à-dire chacun d’entre nous. Pourquoi ce grand sacrifice, en notre faveur, devrait-il faire de nous de nouvelles personnes en Christ ?

    Résumé : Dans les évangiles, le ministère de Jésus est présenté et expliqué en référence à l’œuvre des prophètes de l’Ancien Testament. La bonne nouvelle pour les pauvres, la liberté pour les opprimés, et la guérison pour les malades étaient proclamées comme des jalons du Messie, et c’est quelque chose que Jésus a démontré tout au long de son ministère. Cependant, par sa mort, il a également supporté le poids de l’injustice, et il a en définitive vaincu ce qu’il y a de pire dans l’humanité (et l’inhumanité) déchue. Grâce à sa mort injuste pour nous, nos péchés peuvent être pardonnés, et nous avons la promesse de la vie éternelle.


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  • EDS – Jeudi 15 août – La croix de Christ

    Le fait que Dieu soit un Dieu qui voit et entend les cris des pauvres et des opprimés est réconfortant. Le fait que Dieu soit un Dieu qui, en Jésus, a vécu et enduré ce qu’il y a de pire dans l’humanité, l’oppression et l’injustice de notre monde, est stupéfiant. Malgré toute la compassion et la bonté dont Jésus a fait preuve dans sa vie et son ministère, sa mort est arrivée en conséquence de la haine, de la jalousie, et de l’injustice.

    Des prières angoissées de Jésus au Jardin de Gethsémani jusqu’à son arrestation, son « procès », sa torture, les moqueries, la crucifixion, et la mort, il a enduré une épreuve épuisante de douleur, de cruauté, de méchanceté, et de pouvoir oppressif. Tout cela était exacerbé par l’innocence, la pureté, et la bonté de celui qui a souffert tout cela : il s’est vidé de lui-même en se faisant vraiment esclave, en devenant semblable aux humains ; reconnu à son aspect comme humain, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort – la mort sur la croix (Ph 2.7,8). Par le prisme de l’histoire du salut, nous voyons la beauté du sacrifice de Jésus pour nous, mais nous ne devrions pas oublier la brutalité de la souffrance et de l’injustice qu’il a vécues.

    Lisez Ésaïe 53.3-6. Que nous indique ce passage sur ce qui est arrivé à Jésus, l’innocent qui souffre pour les coupables ? En quoi cela nous aide-t-il à comprendre ce qu’il a traversé pour nous ?

    En Jésus, Dieu sait ce que c’est que d’être victime du mal et de l’injustice. L’exécution d’un homme innocent est un scandale. Le meurtre du fils de Dieu davantage encore. Dieu s’est tellement identifié à nous dans notre condition misérable et déchue que nous ne pouvons douter de son empathie, de sa compassion, et de      sa fidélité : en effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses ; au contraire, il a été tenté en tout point comme nous, mais sans commettre de péché (He 4.15, S21). Quelle révélation du caractère de notre Dieu ! Comment saisir la bonne nouvelle sur Dieu que représente la croix ?

    Dans tout ce que nous faisons pour le Seigneur, en particulier pour tendre la main aux nécessiteux, pourquoi devons-nous toujours garder au centre de notre mission et de notre raison d’être la mort de Jésus comme notre Substitut, non seulement pour nous, mais pour ceux que nous aidons ?


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  • EDS – Mercredi 14 août – Purifier le temple

    Quand nous lisons les récits de Jésus dans les évangiles, nous sommes souvent attirés par ces images d’un Jésus plein de douceur, par le soin qu’il avait des malades et des enfants, les récits où il cherche les perdus, et son discours sur le royaume  de Dieu. C’est peut-être pour cela que d’autres récits peuvent nous prendre par surprise : ceux où nous le voyons agir énergiquement et sans ménagement, en particulier à l’encontre des chefs religieux de son époque et de certaines de leurs pratiques.

    Lisez Matthieu 21.12-16, Marc 11.15-19, Luc 19.45-48 et Jean 2.13-17. Pourquoi ces histoires similaires sont-elles relatées dans chacun des récits évangéliques ?

    Il n’est guère surprenant que cet incident soit inclus dans chacun des évangiles. C’est un récit dramatique, plein d’action et de passion. Jésus était de toute évidence préoccupé par le fait qu’on utilisait le temple dans ce but, et qu’on avait remplacé la véritable adoration par la vente d’animaux sacrificiels. Quel sacrilège, si l’on considère tout ce que ces sacrifices devaient représenter, c’est-à-dire sa mort substitutive pour les péchés du monde !

    Une action aussi directe s’inscrit dans la tradition des prophètes hébreux. Ce point est implicite dans chacun des évangiles soit par Jésus soit par les évangélistes qui citent Ésaïe, Jérémie ou les Psaumes pour expliquer ce qui se passe dans le récit. Les gens reconnaissaient Jésus comme un prophète (voir Mt 21.11) et venaient  à  lui  alors  qu’il  guérissait  et  enseignait  dans  le  parvis  du  temple  après  qu’il  a chassé les marchands et les changeurs. Ce sont les gens qui trouvaient la guérison à son contact, et l’espoir grandissait dans leur cœur tandis qu’ils écoutaient son enseignement.

    Les chefs religieux reconnaissaient également Jésus comme un prophète, mais aussi comme une menace pour leur pouvoir et la stabilité de leur ordre social, et ils s’en allèrent comploter pour tuer Jésus, de la même manière que leurs prédécesseurs avaient comploté contre les prophètes dans les siècles passés (voir ce parallèle dans Lc 19.47,48).

    En tant que membres d’église, comment faire notre part pour nous assurer que nos églises locales ne deviennent jamais des lieux qui ont besoin de ce que le temple avait besoin du temps de Christ ? Comment éviter ces dangers spirituels ? En fait, quels peuvent être certains de ces dangers ?


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  • EDS – Mardi 13 août – Jésus guérit

    Les évangiles sont émaillés d’histoires des miracles de Jésus, en particulier les miracles de guérison. Comme Ésaïe l’avait prophétisé, il guérissait les aveugles et libérait ceux qui avait été retenus captifs par la maladie, parfois après de nombreuses années de souffrance (voir par exemple Mc 5.24-34, Jn 5.1-15). Mais il a fait plus que cela : il a fait remarcher les infirmes. Il a guéri des lépreux, pas seulement par la parole, mais en les touchant, tout « impurs » qu’ils étaient. Il a affronté des démons qui possédaient des gens, mentalement et physiquement. Et il a même ressuscité des morts.

    On pourrait s’attendre à ce que ces miracles aient attiré des foules et prouvé sa puissance aux nombreux détracteurs et incrédules. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Au lieu de cela, Jésus a souvent recommandé à la personne guérie de ne rien dire. Il semble que les personnes fraichement guéries avaient peu de chances de suivre ces instructions et de garder leur merveilleuse nouvelle pour eux, mais Jésus essayait de montrer que ses miracles étaient plus importants qu’un simple spectacle. L’objectif ultime, bien entendu, c’était que les gens reçoivent le salut en lui.

    Cependant, les guérisons miraculeuses de Jésus étaient une expression de sa compassion. Par exemple, dans la période qui précède l’épisode où Jésus nourrit les 5000 hommes, Matthieu raconte : En débarquant, il vit une grande foule ; il fut pris de pitié pour eux et guérit leurs infirmes (Mt 14.14). Jésus ressentait la douleur de ceux qui souffraient et faisait son possible avec les gens qu’il rencontrait pour les aider et les relever.

    Lisez la prophétie d’Ésaïe dans Matthieu 12.15-21. De quelles manières Ésaïe et Matthieu identifient-ils ce que Jésus faisait comme allant au-delà de la simple guérison de quelques, ou même quelques centaines, de malades ?

    « Tout miracle accompli par de Christ était un signe de sa divinité. Les Juifs comprenaient l’œuvre annoncée comme devant être celle du Messie ; mais les pharisiens considéraient les œuvres miséricordieuses du Christ comme des délits. Les chefs de la nation juive voyaient la souffrance humaine avec une parfaite indifférence ; dans bien des cas leur égoïsme et leur oppression étaient la cause des souffrances que le Christ soulageait. Ses miracles étaient, par conséquent, un blâme à leur adresse. » Ellen G. White, Jésus- Christ, pp. 400-401.

    Les miracles de guérison de Jésus étaient des actes de compassion et de justice. Mais dans tous les cas, ils ne constituaient pas une fin en soi. En fin de compte, tout ce que Christ faisait était dans l’objectif d’amener les gens à la vie éternelle (voir Jn 17.3).


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