• EDS – Samedi 31 août – VIVRE L’ÉVANGILE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Rm 8.20-23 ; Jn 3.16,17 ; Mt 9.36 ; Ep 2.8-10 ; 1 Jn 3.16,17 ; Ap 14.6,7.

    Verset à mémoriser :

    C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés au moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas en vertu des œuvres, pour que personne ne puisse faire le fier. Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous nous y adonnions (Éphésiens 2.8-10.).

    Dès que l’on parle des commandements de Dieu, de ses exigences ou de ses instructions, nous courons le risque, ou même la tentation, de croire que d’une manière ou d’une autre, ce que nous faisons peut nous gagner notre salut ou y contribuer, ou du moins de gagner la faveur de Dieu. Mais la Bible nous dit à maintes reprises que nous sommes des pécheurs, sauvés par la grâce de Dieu à travers Jésus et sa mort en notre faveur sur la croix. Que pourrions-nous bien y ajouter, de toute façon ? Ou, comme Ellen White, l’a écrit : « Si vous réunissiez tout ce qui est bon et saint, noble et aimable en l’homme, et que vous présentiez la question aux anges de Dieu comme des éléments faisant partie du salut de l’âme humaine ou comme mérite, la proposition serait rejetée comme une trahison. » Faith and Works, p. 24.

    Ainsi, même nos œuvres de miséricorde et de compassion envers les nécessiteux ne doivent pas être considérées comme légalistes. Au contraire, à mesure que notre compréhension et notre appréciation du salut grandissent, le lien entre l’amour de Dieu et son souci des pauvres et des opprimés nous est transmis, nous qui sommes bénéficiaires de son amour. De la même manière que nous avons reçu, nous devons donner. Quand nous voyons combien Dieu nous a aimés, nous voyons également combien il aime les autres et nous appelle à les aimer aussi.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 7 septembre.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Vendredi 30 août – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Dorcas, son œuvre et son influence, » pp. 52,53, dans Ministère de la bienfaisance ; « Une église généreuse, » pp. 297-306, dans Conquérants pacifiques ; « La pure religion, » pp. 29-33, dans Ministère de la bienfaisance.

    « Le Sauveur a donné sa vie précieuse afin d’établir une Eglise capable de s’occuper des âmes affligées et tentées. Un groupe de croyants pauvres, sans instruction et ignorés, peut avec l’aide du Christ, accomplir une œuvre au foyer, dans le voisinage, dans l’église, et même au loin, dont les résultats seront visibles jusque dans l’éternité. » Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 643. « Les offrandes désintéressées enthousiasmaient la jeune église de Corinthe, car les nouveaux convertis savaient qu’ils contribuaient à la proclamation de l’Évangile dans les pays où régnaient les ténèbres. Leur générosité prouvait qu’ils n’avaient pas reçu la grâce de Dieu en vain. Quelle pouvait être la cause d’une telle générosité, sinon la sanctification de l’Esprit ? Pour les croyants et les non-croyants, cette générosité apparaissait comme un miracle de la grâce. » Ellen G. White, Conquérants pacifiques, pp. 304,305.

    À MÉDITER

    1. Comment votre église peut-elle ressembler davantage à celle décrite dans les premiers chapitres du livre des Actes ? Quelles pourraient être les mesures pratiques que vos dirigeants d’église pourraient prendre pour encourager l’église dans cette direction ?
    2. L’église adventiste du septième jour mondiale suit certains des principes évoqués dans l’étude de cette semaine pour déterminer la manière dont les dîmes et les offrandes sont réparties dans différentes régions du Quels sont les bénéfices de ce genre de système de partage des ressources mondiales ?
    3. Les instructions en matière de mode de vie, comme celles résumées dans Romains 12 par exemple, sont-elles réalistes et concrètes (fonctionnent-elles dans la « vraie vie » ?), ou bien est-ce qu’elles sont davantage des images idéalisées pour des « saints » de vitraux ?
    4. Jacques 1-5 emploie des mots très durs qui font écho aux avertissements sévères donnés par les prophètes de l’Ancien Testament. Pourquoi ce genre de langage très virulent est-il approprié et nécessaire ?

    Résumé : Poussé par le mandat de Jésus et la puissance du Saint-Esprit, les disciples et les premiers croyants entreprirent de partager le message et la mission de Jésus aussi largement que possible. Citant les enseignements de Jésus et des Écritures hébraïques, l’église primitive était une communauté d’un genre nouveau, dont les membres partageaient ce qu’ils avaient avec les nécessiteux, à la fois dans leur communauté et au-delà. Par leur exemple et leur enseignement rapportés dans leurs lettres à ces églises, les premiers dirigeants chrétiens exhortèrent les croyants à des vies de fidélité et de service, en particulier envers les nécessiteux.


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  • EDS – Jeudi 29 août – Jacques « le Juste »

    La tradition chrétienne suggère que Jacques, le frère ou demi-frère de Jésus, est devenu un dirigeant de l’église primitive à Jérusalem et qu’il était ce même Jacques qui siégea à la conférence de Jérusalem (voir Actes 15, ainsi que Galates 1 et 2). Si c’est le cas, il est vraisemblable qu’il soit l’auteur de la lettre préservée dans la Bible comme l’épitre de Jacques.

    Jacques était un nom courant à l’époque, mais s’il s’agit de la même personne, il était peut-être aussi le dirigeant d’église connu sous le nom de Jacques « le Juste, » ce qui laisse entendre que c’était un dirigeant plein de sagesse qui donnait la priorité à la manière dont il traitait les autres, et qui s’occupait de ceux qui étaient souvent laissés pour compte ou opprimés. Le livre qui porte son nom a été décrit comme le « livre des Proverbes du Nouveau Testament, » focalisé sur la piété pratique et une vie pleine de sagesse en tant que disciples de Dieu.

    L’auteur de Jacques avait hâte de rappeler à ses lecteurs chrétiens de mettre la Parole en pratique, de ne pas se contenter de l’écouter, en [s’] abusant [eux-]mêmes (Jc 1.22), et que la religion qui compte, celle qui est pure et durable aux yeux de Dieu, se concentre sur les nécessiteux et les opprimés, et résiste aux influences corruptrices de la société environnante (voir Jc 1.27).

    Lisez Jacques 2.1-9 et 5.1-5. En quoi l’attitude de Jacques envers les riches diffère-t-elle de ce qu’on pense généralement dans la plupart des sociétés ? Quelles sont ses instructions particulières concernant la manière dont on doit traiter riches et pauvres au sein de la communauté d’église ?

    Jacques affirme que souhaiter du bien à quelqu’un, en lui souhaitant la bénédiction de Dieu, ne servira pas à grand-chose si cette personne souffre du froid ou de la faim. Lui fournir nourriture et vêtements sera bien plus utile dans l’expression et la démonstration de notre préoccupation envers lui que tous les nobles sentiments et les témoignages de sympathie (voir Jc 2.14-16). Jacques se sert de cela comme exemple de l’interaction entre la foi et les œuvres dans le cadre de notre relation avec Dieu. Il répète également (Jc 2.8) ce que Jésus a enseigné sur le fait d’aimer son prochain comme soi-même, en montrant comment l’on doit obéir à ce commandement au quotidien. Il est vécu dans le service de Dieu et des autres, non pour gagner le salut, mais parce qu’il s’agit de la manifestation de la foi véritable.

    Pourquoi est-il si facile, même inconsciemment, de préférer les riches aux pauvres ?


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  • Violence humaine et divine dans la Bible

    Comme vous, je suis contre. J’aurais souhaité une Bible bien lisse, sans les aspérités qui nous plongent parfois dans l’inconfort et heurtent notre sensibilité. « Dieu aurait pu refuser ces textes. Et la Bible aurait été expurgée…de toutes les scènes violentes ou inconvenantes ».1 Pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Jésus, lecteur fidèle et diligent de l’Ancien Testament, ne pouvait les ignorer. En a-t-il été offusqué ? Certainement et même plus que nous, mais le Seigneur ne fait aucun commentaire sur la violence dans l’AT. Comme nous, il en prend acte.

    Aujourd’hui encore, ces textes, restent intraitables et choquants, car là où le lecteur s’attend à rencontrer des hommes parfaits, il découvre des hommes comme nous, habités par le bien, mais bien souvent traversés par d’obscures forces maléfiques. Le lecteur découvre aussi un Dieu en quête des hommes et passionnément épris de ses créatures en proie à la violence.

    Je ne suis pas le premier venu à me confronter à ce problème. Un grand nombre de collègues avant moi ont partagé le fruit de leurs recherches dans nos différentes revues et livres2. On peut bien sûr ignorer ces épisodes choquants, leur donner une portée allégorique, mythique, à l’instar de l’Iliade et l’Odyssée, leur refuser toute inspiration divine, ou respecter leurs mystères, en attendant le jour où « je connaîtrai comme j’ai été connu »3. Notre Créateur a dit et fait des choses impénétrables. Or, seul Dieu peut comprendre Dieu. Mais les hommes de la Bible aussi, ont dit et fait des choses qui ne reflétaient pas toujours la volonté de leur Seigneur. Il est vrai que : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu »4. Mais ces « choses » sont-elles toujours voulues et accomplies par Dieu ? Une chose est certaine : Dieu remet ensemble nos vies en miettes et recycle nos ratages et nos scories.

    Toute explication humaine de ces « mystères divins », bien que « nous ayons la pensée du Christ »5 et que nous soyons « créés de peu inférieurs à Dieu »6, doit être empreinte d’humilité, toujours ouverte à une meilleure compréhension. D’où la fragilité de nos interprétations qu’il faut affiner sans cesse.

    La violence dans les Saintes Écritures est l’un de ces « rochers de scandale » (G. Steveny) qui trouble nos esprits. Les auteurs inspirés ne cachent pas l’âpreté du langage. « Pour éviter ce trouble, le piège serait de dissimuler la violence ou de la faire disparaître »7.

    « Une chose est certaine : Dieu remet ensemble nos vies en miettes et recycle nos ratages et nos scories »

    Rejetons d’emblée l’idée que le Dieu colérique de l’AT soit devenu le Dieu amour du NT. On trouve dans les 2 Testaments douceur et violence. Pour nous chrétiens, c’est une évidence « qu’en Dieu, il n’y a ni changement, ni ombre de variations »8. Le Dieu qui fit périr l’armée égyptienne et anéantit Sodome et Gomorrhe est le même Dieu du Sermon sur la Montagne. Le Yaweh de l’Ancienne Alliance est le Jésus de la Nouvelle Alliance. (J. Doukhan). Les traits constitutifs de sa personne sont : miséricorde, compassion, fidélité, bonté, grâce, pardon, justice, amour, etc. « La violence ne fait pas partie de l’essence divine »9. Elle ne se trouve pas parmi les qualités de Dieu. Mais comment peut-il venir à bout de la violence sans avoir recours à la violence ? Or il existe en Dieu une violence « autre », dont nous parlerons dans la 3e partie de ce thème.

    Pour l’instant retenons que les auteurs inspirés décrivent Dieu tantôt dans toute sa tendresse, « comme souffle doux et léger », Père désappointé, amant trahi et abandonné, tantôt dans ses impressionnantes théophanies (Sinaï, Carmel, Mer Rouge, chemin de Damas, etc.)10. Cette ambivalence divine dans les Écritures est à respecter.

    Mon intention n’est pas d’analyser tous les textes se rapportant à la violence et aux guerres dans la Bible. Je me permets de présenter une vue d’ensemble du problème qui m’a troublé et je pense l’avoir en grande partie surmonté. Quand nous sommes confrontés aux forces maléfiques et mortifères, de quelque nature que ce soit, souvenons-nous que Dieu est toujours du côté de la victime, même si celle-ci est dans ses torts11.

    Pour cette réflexion sur la violence et les guerres dans la Bible, je suis redevable à bien des auteurs, en particulier : Jacques Doukhan, Georges Steveny, Pierre Chaunu, Guy Labouérie, Joseph Barbaglio, Paul Beauchamp et Denise Vasse, etc.12 J’ai beaucoup apprécié une conférence que notre ami J. Doukhan a présentée à l’église de la Lignière à Gland en Suisse dans les années 90. Sauf erreur, cette étude n’a jamais été publiée dans la Revue Adventiste en langue française. Je me permets, avec son aimable autorisation, de vous la résumer brièvement.

    Gérard Fratianni
    Pasteur à la retraite, église d′Anduze
    1. Ph. Augendre, Le journal de l’I.E.B.C., vol. 5 n° 2 juin 1992 ;
    2. - Gérard Poublan, Les adventistes et la guerre, p. 93 ;
      
      - Alberto Treyer, Toute l’Assemblée le lapidera, Servir I/80 p. 22-2 ;
      
      - Jean Lavanchy, « Les guerres dans la Bible », Signes des Temps, mars-avril 1975, p. 16-18 ;
      
      - Raymond Monneins, « Les guerres d’Israël », Signes des Temps, mai-juin 1975 ;
      
      - Robert Braeger, « Quando i santi vanno in guerra », Segni dei Tempi, n° 472, Maggio-Giugno, 1977, p. 87-88 ;
      
      - Yvan Bourquin, « Guerres et violence dans l’Ancien Testament », Signes des Temps, mars-avril 1980, p. 12-14 ;
      
      - Ruth Gal, « Ce Dieu cruel de l’Ancien Testament », Signes des Temps, avril 1985, p. 15-16 ;
      
      - Bernard Dénéchaud, « Les guerres saintes bibliques : divines et humaines ? », Signes des Temps Juillet-août 1992, p. 6-8 ;
      
      - Georges Steveny, Convictions n° 22, la violence dans la Bible ;
      
      - Philippe Augendre, « Seigneur, anéantis-les », Le journal de l’IEBC, Volume 5, n°2 juin, 1992, p. 2-3 ;
      
      - Gérard Poublan, les adventistes et la guerre. Léon Liénard, Essai sur les Guerres de l’Eternel, 29 févr. 2016. (Manuscrit non publié aimablement prêté par l’auteur).
    3. 1 Co 13.9-12.
    4. Rm. 8.28.
    5. 1 Cor 2.6.
    6. Ps. 8.6.
    7. Paul Beauchamp et Denise Vasse, La Violence dans la Bible, Cahiers Evangile. N° 76, Cerf, 1991. https://www.google.ch/search
    8. Jc 1.17.
    9. Réforme, Le Dieu de la Bible est-il violent ? N°. 3181.
    10. 1 Rois 19.12 ; Es 5.1-4 ; Ex 19.16-18 ; 1 Rois 18.20-40.
    11. Jn 8.3-11.
    12. - Jacques Doukhan, Aux portes de l’espérance, Ed. Vie et Santé, Dammarie-les-Lys, 1983, 188-196 ;
      
      - Georges Steveny, La non-violence de Dieu et des hommes, Ed. Vie et Santé, 2001 ;
      
      - Pierre Chaunu, La violence de Dieu, Robert Lafont, Paris, 1978 ;
      
      - Guy Labouérie, Giuseppe Barbaglio, Dio violento ?, Lettura delle Scritture Ebraiche e cristiane, Cittadella Editrice, Assisi, 1991.
      
      - Paul Beauchamp et Denise Vasse, La Violence dans la Bible, Cahiers Evangile. n° 6, Cerf, 199.
      
      

    LA NON-VIOLENCE DE DIEU ET DES HOMMES

    Apprenez à distinguer entre ce que Dieu veut et ce qu’Il permet. De George Stéveny.

    8.00 €      

    RÉSUMÉ DE L’OUVRAGE

    Dans la Bible, il y a 2 testaments, mais un seul Dieu : telle est la conviction de Georges Stéveny, en abordant le problème de la non-violence. Les questions délicates soulevées par les « guerres saintes » du peuple hébreu, par certaines lois mosaïques, ou plus simplement par la fameuse « colère » de Dieu, méritaient mieux, en effet, que les formulations traditionnelles dans lesquelles la foi chrétienne s’est longtemps coulée. De l’ancienne à la nouvelle alliance, du décalogue aux révélations apportées par Jésus-Christ, cet ouvrage pose le problème avec franchise et justesse. Il apprend surtout à distinguer entre ce que Dieu veut et ce qu’il permet, entre ce qu’il fait et ce que les hommes font au nom de Dieu. Il n’oublie pas d’examiner les rapports entre les chrétiens et les autorités, selon l’apôtre Paul. Il fournit, bien entendu, nombre de clés utiles pour mieux comprendre l’Ancien Testament.

  • EDS – Mercredi 28 août – Le guide de Paul pour bien vivre et bien aimer

    La lettre de Paul aux Romains est surtout connue pour ses explications détaillées de la grande doctrine du salut par la foi à travers la mort du Christ. Mais après onze chapitres d’un tel enseignement, il y a un changement d’orientation. Paul propose un guide pratique pour bien vivre et bien aimer, guide fondé sur la grâce et l’amour de Dieu tels qu’ils sont révélés en Jésus et dans le récit évangélique : Je vous encourage donc, mes frères, au nom de toute la magnanimité de Dieu, à offrir votre corps comme un sacrifice vivant, saint et agréé de Dieu ; voilà quel sera pour vous le culte conforme à la Parole (Rm 12.1). Dans les faits, Paul dit qu’à cause de ce que Dieu a fait pour nous en Jésus, c’est ainsi que nous devrions vivre.

    Lisez et résumez Romains 12, en notant en particulier les instructions concernant le fait d’aimer et de se soucier des autres, surtout des nécessiteux.

    En un sens, Romains 12 résume bien des thèmes auxquels Paul accorde une attention plus détaillée dans certaines de ses autres lettres. Il parle des différents rôles et dons au sein du corps de l’église, y compris le service et l’encouragement d’autrui, et la libéralité (voir versets 3-8). Mais non seulement ces choses doivent être faites, encore doivent- elles être bien faites, avec enthousiasme et, surtout, avec amour (voir versets 9-11).

    Paul décrit en termes concrets en quoi consiste ce genre de vie. Il exhorte les croyants à être patients dans les difficultés et la persécution, à s’occuper des nécessiteux, à être des pacificateurs partout et chaque fois que c’est possible, et, comme nous l’avons vu précédemment, à répondre au mal et à l’injustice avec bonté, et à surmonter le mal en faisant ce qui est bien (voir Rm 12.20,21).

    Ce chapitre souligne ce que signifie vivre comme une nouvelle personne, en servant Dieu individuellement et en tant que membre de la communauté de foi. Paul dit à ces nouveaux disciples de Jésus que leur vie, leurs priorités, et leurs actes devaient changer en raison de ce que Jésus avait fait pour eux par sa mort sur la croix et de l’espérance en la vie éternelle. Comme ils vivaient dans une société tyrannique, et souvent cruelle au cœur de l’Empire romain, Paul leur ordonna de vivre différemment : Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence (Rm 12.2).

    Quelles sont certaines des attitudes et des pratiques auxquelles il vous faut résister pour pouvoir bien vivre et bien aimer en tant que disciple de Jésus aujourd’hui ?


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  • EDS – Mardi 27 août – Le don comme moyen de partager

    Après sa conversion, l’apôtre Paul entreprit d’amener l’évangile au monde païen. Le succès que Dieu lui accorda souleva d’importantes questions sur le lien entre les racines juives de la jeune foi chrétienne et les nouveaux disciples de Jésus d’origine païenne. Un conseil de dirigeants chrétiens, aussi bien Juifs que Gentils, se réunit à Jérusalem pour discuter de la question et rechercher la direction de Dieu concernant ces questions compliquées. La réunion et ses résultats sont rapportés dans Actes 15. Cependant, dans le rapport que Paul en fait dans Galates 2, il ajoute un élément important aux instructions reçues de la conférence de Jérusalem pour son ministère parmi les Gentils : nous devions seulement nous souvenir des pauvres, ce que j’ai fait avec empressement (Ga 2.10).

    Et Paul continua de poursuivre cette priorité personnellement (voir par exemple Ac 20.35), et tout au long de son ministère. Comme l’église primitive à Jérusalem, Paul amplifia la vision de la communauté chrétienne pour accueillir tous les croyants.

    Lisez 2 Corinthiens 8.7-15. De quelle manière Paul associe-t-il l’évangile et le fait de donner généreusement ?

    Paul cite également deux références de l’Ancien Testament pour exhorter les croyants à la générosité et au soin des frères dans la foi, dans des circonstances difficiles. Il cite l’histoire de la générosité de Dieu avec la manne qu’il procurait aux Israélites dans le désert comme modèle de don et de partage parmi la communauté d’église dans son ensemble (voir 2 Co 8.15). Il cite également le Psaume 112.9 : il a répandu, il a donné aux pauvres, sa justice demeure éternellement (2 Co 9.9, Darby).

    Paul exhortait ses lecteurs à donner de manière délibérée, à mettre régulièrement de côté une portion de leur revenu pour faciliter les choses quand lui ou Tite visiteraient leur église pour collecter leurs offrandes et les remettre aux chrétiens nécessiteux de Jérusalem. Il cita l’exemple d’une église pour encourager d’autres églises à une générosité similaire. Du fait de la valeur éprouvée de ce ministère, dit Paul, ils glorifient Dieu pour l’obéissance avec laquelle vous reconnaissez publiquement la bonne nouvelle du Christ et pour la générosité de votre solidarité avec eux et avec tous (2 Co 9.13).

    Comment pouvons-nous prioriser nos dons quand il nous est impossible de donner à chaque cause ou besoin qui nous est présenté ?


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  • EDS – Lundi 26 août – Ministère et témoignage de Dorcas

    Alors que l’église commençait à se répandre, comme Jésus l’avait prédit, à Jérusalem, dans toute la Judée et en Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre (Ac 1.8), les nouveaux croyants acceptaient la foi et le ministère de Jésus. Parmi eux, il y avait Dorcas, également appelée Tabitha, dans la ville de Joppé. Elle prenait de toute évidence au sérieux l’instruction spécifique de Jésus qui avait dit que lorsque l’on vêtait ceux qui sont nus, c’était pour Jésus lui-même qu’on le faisait (voir Mt 25.38,40).

    Lisez la description de Dorcas et de son ministère dans Actes 9.36. Comment pourrait-on décrire votre vie et votre ministère dans un format similaire à ce verset ? Comment aimeriez-vous être décrit ?

    Il semble que le ministère de Dorcas était tel que la description qui est faite d’elle comme un disciple (voir Ac 9.36) et sa fidélité, son énergie, et son souci des autres étaient reconnus même au-delà de sa ville.

    Pierre visitait la ville voisine de Lydda, et les gens de Joppé lui demandèrent de venir suite à la mort prématurée de Dorcas (voir Ac 9.37-41). Quand il arriva à Joppé, Pierre fut accueilli par de nombreuses personnes parmi ceux que Dorcas avait aidées par l’intermédiaire de son travail en faveur des pauvres. Ils lui montrèrent les vêtements qu’elle avait faits et lui racontèrent sans doute bien des histoires sur la manière dont elle les avait aidés, eux, ainsi que d’autres.

    Le fait que Pierre ait ensuite prié pour Dorcas et que Dieu l’ait ramenée à la vie n’est, bien sûr, pas une garantie que tout ira toujours bien pour ceux qui consacrent leur vie à servir autrui. Après tout, Dorcas avait déjà souffert de la maladie et était morte, et Etienne, l’un des premiers diacres nommés pour servir les veuves dans l’église, était également devenu le premier martyr (voir Ac 7.54-60). Une vie de service n’est pas un chemin sans problèmes. Il peut parfois même s’agir de la route la plus difficile.

    Mais dans cette histoire, les habitants de Joppé ont pu reconnaître l’amour et la puissance de Dieu dans la vie et la mort de Dorcas, ce qui a eu un impact fort sur eux : Tout Joppé fut au courant, et beaucoup crurent au Seigneur (Ac 9.42).

    Si vous deviez mourir, votre contribution serait-elle regrettée ? Manquerait-elle aux gens comme le ministère de Dorcas ? Comment laisser un meilleur héritage de service ? Quels dons pratiques avez-vous, comme Dorcas qui faisait des vêtements, que vous pourriez employer au service des autres ?


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  • EDS – Dimanche 25 août – Une communauté d’un genre nouveau

    Après l’ascension de Jésus et la venue du Saint-Esprit lors de la Pentecôte, le groupe de croyants crût rapidement et constitua l’église primitive, une communauté d’un genre nouveau parmi les disciples de Jésus, et au départ conduite par ses disciples d’origine. Cependant, cette nouvelle communauté n’était pas basée sur une invention de leur propre fait. Elle était bâtie sur les enseignements et le ministère de Jésus et puisait dans la longue histoire des Écritures hébraïques et de leurs prophètes.

    Lisez Actes 2.42-47 et 4.32-37. Qu’identifiez-vous comme les éléments clé dans ces descriptions de la communauté de l’église primitive ?

    Tandis qu’il semble que les Israélites avaient échoué à vivre pleinement le projet d’une société juste et généreuse, l’église primitive prit au sérieux l’instruction qu’il ne devrait pas y avoir de pauvre chez toi (Dt 15.4). L’une des expressions pratiques de leur foi était de partager leurs ressources matérielles, jusqu’à vendre des terrains et contribuer à rassembler des fonds (voir Ac 4.34-5.2), pour combler les besoins de leurs frères dans la foi, en plus d’être une bénédiction pour ceux qui ne faisaient pas partie de la jeune communauté, en particulier par le ministère de la guérison (voir Ac 3.1-11, 5.12-16). Pourtant, cette communauté n’était en aucun cas une société utopique. À mesure que le nombre de croyants augmentait, les tensions s’intensifièrent au sujet de l’administration de ces ressources, en particulier concernant la distribution quotidienne de la nourriture aux veuves (voir Ac 6.1). Les disciples, qui étaient les dirigeants naturels du groupe, voulaient se focaliser sur la prédication de l’évangile. Pour gérer la situation en cours, ils avaient besoin de faire un peu de réorganisation.

    Ainsi, sept personnes furent nommées pour se consacrer aux questions pratiques de    la communauté d’église. Ce fut peut-être la première reconnaissance des différents ministères et compétences qui doivent s’exercer dans l’église. En même temps, cela démontrait l’importance d’un ministère pratique pour la vie et le témoignage de l’église.

    « Ces principes de piété et de justice qui conduisaient les chefs du peuple de Dieu, au temps de Moïse et de David, devaient être suivis de la même manière par ceux qui étaient chargés d’une direction, dans la nouvelle organisation de l’Eglise, au temps de la dispensation évangélique. » Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 83.

    Essayez d’imaginer comment cela devait se passer dans cette communauté primitive. Comment refléter ces mêmes principes aujourd’hui ?


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  • EDS – Samedi 24 août – L’ÉGLISE DU NOUVEAU TESTAMENT ET LE MINISTÈRE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ac 2.42-47 ; 4.32-37 ; Mt 25.38,40 ; Ac 9.36 ; 2 Co 8.7-15 ; Rm 12 ; Jc 2.1-9.

    Verset à mémoriser :

    La religion pure et sans souillure devant celui qui est Dieu et Père consiste à prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse, et à se garder de toute tâche du monde (Jacques 1.27.).

    Le passage que l’on a appelé le grand mandat (Mt 28.18-20) fait partie des passages les plus connus de la Bible, ou en tous cas des chrétiens. Ce texte a souvent été décrit comme notre déclaration de mission et a inspiré toutes sortes de projets missionnaires et évangéliques. En effet, inspirés par ces textes, des chrétiens sont allés dans le monde entier, parfois au prix de grands sacrifices personnels, afin de propager l’évangile.

    Et qu’a dit Jésus dans ce grand mandat ?  De faire des disciples, de baptiser, et d’enseigner aux gens à garder tout ce que je vous ai commandé (Mt 28.20). Et, comme nous l’avons vu, une bonne partie de ce que Jésus nous a ordonné est lié à s’occuper des nécessiteux, de ceux qui souffrent, de ceux qui sont incapables de prendre soin d’eux-mêmes. À ce titre, nous ne devons pas oublier que ces instructions aux premiers disciples de Jésus ne constituaient pas tant une nouvelle mission, quelque chose qu’ils n’avaient jamais entendue, mais un prolongement de la mission que Jésus avait déjà commencé à accomplir parmi eux. De ce fait, cet aspect de l’enseignement de Jésus se voit clairement dans la vie de la nouvelle communauté d’église comme faisant partie de l’accomplissement du grand mandat.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 31 août.


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  • EDS – Vendredi 23 août – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Le bon Samaritain, » pp. 494-501, et « L’un de ces plus petits, » pp. 639-644, dans Jésus-Christ ; « Un grand abîme, » pp. 221-232, « Qui est mon prochain, » pp. 331-342, dans Les paraboles de Jésus.

    « [Christ] a abattu le mur de séparation, ainsi que les préjugés de race et il a enseigné l’amour universel à la grande famille humaine. Il a fait sortir les hommes du cercle étroit de leur égoïsme ; il a aboli les frontières et les distinctions de classes. Il n’a fait aucune différence entre les voisins et les étrangers, entre les amis et les ennemis. Il nous a enseigné à considérer comme notre prochain toute âme se trouvant dans le besoin, et le monde comme notre champ de travail. » Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 51.

    « L’idéal de la règle d’or est, en réalité, celui du christianisme lui-même. Tout ce qui ne l’atteint pas n’est que vanité et mensonge. Une religion qui nous permettrait de mépriser nos semblables quand Jésus les a estimés assez précieux pour leur donner sa vie, ou de rester indifférents devant leurs besoins, leurs souffrances, ou leurs droits matériels, serait une religion inconséquente. En dédaignant les appels de ceux qui se débattent dans la misère, la douleur ou le péché, nous trahissons le Sauveur. C’est parce que les hommes portent le nom du Christ tout en reniant son caractère par leur conduite, que le christianisme a si peu de puissance dans le monde et que ce nom est blasphémé. » Ellen G. White, Heureux ceux qui, p. 142.

    À MÉDITER

    1. Quel est votre passage favori parmi ceux étudiés cette semaine ? Pourquoi ?
    2. Examinez ce qu’Ellen White a écrit sur la manière dont une foi qui « nous permettrait de mépriser nos semblables […] ou de rester indifférents devant leurs besoins, leurs souffrances, ou leurs droits matériels, serait une religion inconséquente. » Pourquoi doit-on faire attention d’éviter le piège facile qui consiste à penser que puisque nous avons la « vérité » (même si c’est le cas), alors rien d’autre ne compte ?
    3. En quoi ces versets de l’étude de jeudi nous montrent-ils ce qu’implique également le fait d’avoir la « vérité » ?

    Résumé : Les enseignements de Jésus présentent un mode de vie différent pour ceux qui sont citoyens et agents du royaume de Dieu. En s’appuyant sur la fondation des Écritures de l’Ancien Testament, il a fait écho et a élargi notre perspective en s’occupant des pauvres et des opprimés, en insistant sur le fait que ses disciples vivent comme des gens de compassion et de miséricorde tandis qu’ils attendent son retour.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)