• EDS – Lundi 15 juillet – « Fais quelque chose, Dieu ! »

    Lisez le Psaume 82. Quel message nous est adressé ici ?

    Malgré l’ordre et les règles sociétaux que Dieu leur avait donnés, la nation israélite, à différents moments de son histoire, ne fut pas à la hauteur de ce plan. Ils devinrent comme les nations autour d’eux, vivant selon un modèle d’injustice et d’oppression. Les chefs et les juges ne s’occupaient que d’eux-mêmes, et l’on pouvait les acheter par la corruption. Sans tribunaux pour les protéger, les gens ordinaires, et en particulier les pauvres, étaient susceptibles d’être exploités.

    Le Psaume 82 est une réponse à ce genre de situation. Il décrit le rôle de Dieu comme Juge Suprême, et dépeint une scène dans laquelle il juge les dirigeants et même les juges du peuple. Ce psaume souligne que ceux qui assument de tels rôles dans la société « remplissent les fonctions de juges au-dessous de lui. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 147. Ils détiennent leur position et mènent leur travail comme représentants et subordonnés de Dieu. Dans l’idée du psalmiste, la justice de Dieu est un modèle qui nous montre comment la justice doit opérer, et elle fournit également la mesure selon laquelle une telle justice (ou injustice) et ceux qui la rendent seront jugés.

    Le psaume conclut par un appel spécifique pour que Dieu agisse (Ps 82.8), qu’il intervienne et qu’il mette un terme à l’injustice tellement répandue dans la nation. Comme bon nombre des psaumes, celui-ci prête une voix à ceux qui n’en ont pas, et aux opprimés, dont la voix a été réduite au silence par les systèmes injustes dans lesquels ils vivent et travaillent.

    Le psaume 82 lance un appel à Dieu dans sa position de Juge Suprême et de Chef Souverain de l’univers et de toutes les nations. Il n’est pas de tribunal ou d’autorité plus élevés qu’on puisse invoquer. Quand les tribunaux terrestres n’entendent pas les cris des pauvres et des opprimés, ce qui est si souvent le cas ici, il nous reste l’assurance que nous pouvons appeler Dieu à l’aide.

    En différentes occasions dans nos vies, il peut nous arriver d’être victimes d’injustice, mais nous pouvons aussi être ceux qui commettent ou qui profitent de l’injustice. Dans des passages comme le Psaume 82, nous trouvons vision et sagesse, que l’on soit opprimé ou oppresseur. Dieu se soucie des juges injustes aussi, car il les décrit comme ses enfants et veut qu’ils fassent de meilleurs choix de vie (voir Ps 82.6). Ainsi, il y a de l’espérance pour ceux qui sont du mauvais côté de l’oppression, s’ils veulent bien se laisser changer.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)