• EDS – Mercredi 31 juillet – Ézéchiel

    Si l’on devait demander à un groupe de chrétiens ce que sont les « péchés de Sodome », il y a de fortes chances que beaucoup se lanceraient dans une description de ses différents péchés sexuels et autres formes de dépravation. Après tout, Genèse 19.1-13 décrit bien une société malade et tordue, plus que mûre pour la destruction.

    Chose intéressante, cependant, la réponse est plus compliquée que cela. Considérez la description que fait Ézéchiel : Voici quelle a été la faute de Sodome, ta sœur : elle avait de l’orgueil, du pain à satiété, une insouciante tranquillité, elle et ses filles, et elle ne faisait rien pour redonner courage au pauvre et au déshérité (Ez 16.49). Clairement, le Seigneur n’allait pas fermer les yeux sur d’autres formes de décadence, mais Ézéchiel pense ici à l’injustice économique et à la négligence des nécessiteux.

    Se pourrait-il, qu’aux yeux de Dieu, ces péchés économiques aient été tout aussi répréhensibles que les péchés sexuels ?

    Les premières prophéties d’Ézéchiel interviennent après l’époque d’Amos, de Michée, et d’Ésaïe, mais elles font retentir la même note d’avertissement de destruction imminente. Cependant, après la chute de Jérusalem au profit de Babylone, puis la captivité de son peuple, Ézéchiel change d’orientation et passe aux promesses de restauration de Dieu.

    Lisez Ézéchiel 34.2-4, 7-16. Comparez l’évaluation que fait Dieu des dirigeants corrompus d’Israël avec sa propre façon de conduire le troupeau. En quoi leur traitement des « brebis » les plus faibles contraste-t-il avec les méthodes de Dieu ? Malgré toute leur méchanceté, au point d’être comparés à Sodome, le Seigneur continuait de leur tendre la main dans l’espoir de les détourner de leur méchanceté. Dans le plan renouvelé de Dieu pour son peuple, ils devaient revenir chez eux, Jérusalem serait restaurée, et le temple serait rebâti. Les fêtes que Dieu avait données seraient de nouveau célébrées, et la terre serait de nouveau divisée équitablement entre les gens en héritage (voir Ez 47.13-48.29). Il semble évident que Dieu avait l’intention que son plan pour son peuple, tel qu’il avait été donné à Moïse au départ et au peuple d’Israël après leur sauvetage d’Égypte, reprendrait avec le retour du peuple de captivité. Il incluait le soin aux membres les plus faibles de la société, ainsi qu’à ceux qui pouvaient être considérés comme des étrangers.

    Quelle est l’importance pour vous que Dieu soit un Dieu qui offre des secondes chances et plus, même à son peuple qui s’écarte du droit chemin après avoir pourtant eu l’occasion de faire de meilleurs choix ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • Prévention spécifique de certains cancers

    Par le Dr Patrick Guenin

    La prévention du cancer passe par des facteurs plus ou moins connus, dont certains ont un effet sur un type précis de cancers.

    Le style de vie permettant le mieux de prévenir la survenue de cancers commence à être connu :

    • pas de consommation de tabac ni d’alcool ;
    • un régime alimentaire favorisant le végétal, en opposition aux aliments d’origine animale, avec une préférence pour les viandes blanches (volaille) et le poisson trois à quatre fois par semaine. Peu ou pas de sucre ni de sel surajouté aux aliments ;
    • une activité physique régulière : au moins 30 minutes chaque jour.

    Le simple fait de respecter ces trois facteurs diminue le nombre total des cancers de moitié. De plus, on prévient aussi les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et la surcharge pondérale. En un mot, toutes les maladies de civilisation évitables.

    En matière de cancérologie, toutefois, les facteurs déclenchants sont multiples et on ne saurait tout prévoir. C’est pour cette raison que deux informations nouvelles, parues dans Le Quotidien du médecin, ont retenu notre attention.

    D’une part, une étude internationale sur 17 cohortes met en évidence que le taux de vitamine D dans l’organisme est inversement lié au risque de cancer colorectal. C’est un type de cancer assez fréquent. Il touche, en effet, un homme sur 22 et une femme sur 24. On a donc étudié le taux sanguin de vitamine D chez 5 700 patients atteints d’un cancer colorectal et on l’a comparé à celui de 7 500 témoins non malades. Le taux considéré comme satisfaisant pour la santé osseuse est de 50 à 62,5 nmol/litre.

    L’analyse des résultats de cette étude a montré que les personnes présentant un taux inférieur de 30 nmol/litre ont un risque de 31 % plus élevé de souffrir d’un cancer colorectal. Lorsque le taux de vitamine D se situe entre 75 et 87,5, les risques de présenter ce cancer se réduit de 19 % et si le taux de vitamine D atteint 87,5 à 100 nmol/litre, le risque est réduit de 29 %.

    Au-delà de ces chiffres, on ne constate pas d’abaissement supérieur du risque. La Pr Marjorie Mc Cullough, de l’American Cancer Society d’Atlanta, auteur de l’article, rappelle fort opportunément quels autres éléments de prévention permettent de réduire encore davantage le risque :

    • maintenir un poids normal ;
    • être physiquement actif ;
    • avoir une alimentation saine : pauvre en viandes rouges et charcuterie, riche en légumes ;
    • limiter l’alcool et ne pas fumer.

    Mais surtout, prendre au sérieux les recommandations du dépistage du cancer colorectal.

    Le fait d’être attentif au taux de vitamine D, quitte à envisager une supplémentation, pourrait diminuer le risque de ce cancer. En effet, le taux optimal se révèle supérieur à la recommandation actuelle basée sur la santé des os.

    Par ailleurs, il reste parfois à convaincre les malades, les médecins eux-mêmes ou les pouvoirs publics du caractère bénéfique et préventif de l’exercice physique en matière de lutte contre le cancer. Dès 2010, les scientifiques ont mis en évidence les bienfaits procurés par l’exercice physique. Et ce, aussi bien en cours de traitement, concernant la fatigue, que concernant le repli sur soi, fréquent après l’annonce du cancer. Rapidement, les améliorations apportées par l’exercice physique ont été mises en lumière lors du contrôle médical.

    On sait, depuis de nombreuses années déjà, que l’exercice physique est un acte de prévention primaire concernant le cancer du sein ainsi qu’une prévention secondaire permettant de diminuer le nombre de récidives. Peut-être faudrait-il préciser que c’est en fait la sédentarité qui est à l’origine d’un certain nombre de cancers. Cela revient à dire que bouger peut être considéré comme une mesure de prévention dans le domaine de l’oncologie, comme dans d’autres domaines tels que les maladies cardiovasculaires ou les maladies métaboliques, comme le diabète de type 2, etc.

    Sources :

    • Dr Véronique Nguyen, dans Le Quotidien du médecin, 18 juin 2018, d’après le Journal of National Cancer Institute, Marjorie McCullough et collaborateurs.
    • Le Quotidien du médecin, n°9670, 4 juin 2018.
    • Revue Signe des temps – Mai-Juin 2019

    SANTÉ ET BIEN-ÊTRE

    Les sujets de ce livre portent sur la santé et le bien-être et couvrent des thèmes liés à la dépression, la résilience, les relations saines, la vie active, l’alimentation saine, la foi en Dieu… Le but de ce livre est d’offrir à nos contemporains une réflexion sur la santé. De Mark Finley. Existe aussi en numérique.

    VERSION PAPIER

    NUMÉRIQUE

  • EDS – Mardi 30 juillet – Michée

    Il t’a fait connaitre, ô humain, ce qui est bon ; et qu’est-ce que le Seigneur réclame de toi, si ce n’est que tu agisses selon l’équité, que tu aimes la fidélité, et que tu marches modestement avec ton Dieu ? (Mi 6.8). Comment, dès maintenant, vivre ces paroles ?

    Michée 6.8 est peut-être l’un des textes les plus connus de la Bible. Pourtant, comme beaucoup des versets qui deviennent des slogans, ou des posters, nous connaissons sans doute moins le contexte de ce verset que nous ne voudrions l’admettre.

    Lisez Michée 2.8-11 et 3.8-12. Que faisait le peuple que Michée condamne ?

    Le règne d’Achaz comme roi de Juda vit le peuple de Dieu tomber plus bas que jamais auparavant dans l’histoire et la spiritualité de leur nation. L’idolâtrie et ses différentes pratiques impies augmentaient. En même temps, comme d’autres prophètes de l’époque le firent également remarquer, les pauvres continuaient d’être exploités et tourmentés.

    Michée est tout autant un prophète de malheur que ses contemporains. La plus grande partie de ses trois premiers chapitres exprime la colère et le chagrin de Dieu face au mal qu’avait commis son peuple, ainsi que la destruction qui les attendait. Mais Dieu n’avait pas abandonné son peuple. Même les voix insistantes et les messages sévères des prophètes étaient une preuve de l’intérêt constant de Dieu pour son peuple. Il les avertissait à cause de son amour et de sa bienveillance envers eux. Il aspirait à les pardonner et à les restaurer. Il ne resterait pas fâché à jamais (Mi 7.18-20).

    Voilà le contexte de cette « formule » bien connue : agir avec justice, aimer la miséricorde, marcher modestement. Cela peut paraître simple, mais vivre une telle foi de manière concrète est bien plus difficile, surtout quand cela semble en décalage total avec la société environnante. Quand d’autres tirent avantage de l’injustice, qu’ils se rient de la miséricorde en s’enorgueillissant, agir avec justice, aimer la miséricorde et marcher modestement exige courage et persévérance. Cependant, nous ne sommes pas seuls. Quand nous agissons ainsi, nous marchons avec notre Dieu.

    Quel est le lien entre agir avec justice, aimer la miséricorde et marcher modestement devant Dieu ?


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  • EDS – Lundi 29 juillet – Amos

    Je ne suis ni prophète, ni fils de prophète ; je suis éleveur de bovins et cultivateur de sycomores. Le Seigneur m’a pris derrière le troupeau ; le Seigneur m’a dit : Va, parle en prophète à Israël, mon peuple (Am 7.14,15).

    Amos était tout à fait franc en admettant son manque de qualifications pour devenir prophète, mais alors qu’il présente son message à la nation israélite, il fait preuve d’une capacité évidente à capter l’attention de ses auditeurs afin qu’ils entendent ce qu’il a à leur dire.

    Il commence sur une note populaire, en énumérant les nations alentours, la Syrie, la Philistie, la Phénicie, Edom, Ammon, et Moab, et en détaillant leurs crimes, leurs affronts, et les atrocités pour lesquelles Dieu les punira (voir Am 1.3-2.3). Il est facile d’imaginer les Israélites applaudir ces accusations envers leurs ennemis, surtout que les Israélites eux-mêmes avaient été les victimes et la cible de nombre des crimes de ces nations.

    Puis Amos passe à des choses plus proches d’eux, en déclarant que le jugement de Dieu va être rendu sur le peuple de Juda, les voisins du sud d’Israël, dans les royaumes à présent divisés. S’exprimant au nom de Dieu, Amos cite leur rejet de Dieu, leur désobéissance à ses commandements, et les châtiments qui s’abattraient sur eux (voir Am 2.4,5). À nouveau, on peut imaginer le peuple du royaume du nord applaudir alors qu’Amos relève les fautes de ceux qui les entourent.

    Mais c’est alors qu’Amos s’en prend à son public. Le reste du livre se concentre sur la méchanceté d’Israël, son idolâtrie, son injustice, et ses échecs répétés devant Dieu.

    Lisez Amos 3.9-11 ; 4.1,2 ; 5.10-15 ; et 8.4-6. Contre quels péchés met-il en garde ? Amos n’use pas de diplomatie dans sa façon de parler, et ses avertissements sont des avertissements de ruine, mais son message est émaillé de supplications à revenir à leur Dieu. Cela incluait un renouvellement de leur sentiment de justice et de souci des pauvres parmi eux : mais que l’équité roule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable (Am 5.24). Les derniers versets de la prophétie d’Amos renvoient à une restauration future pour le peuple de Dieu (voir Am 9.11-15) : « À l’heure la plus sombre de l’apostasie, Dieu envoya à Israël un message de pardon et d’espoir. » Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 218.

    Y a-t-il des moments où nous avons besoin d’être préparés à parler durement pour redresser les torts ? Comment discerner quand de telles paroles sont nécessaires ?


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  • EDS – Dimanche 28 juillet – Un appel récurrent à la justice

    Malgré le plan clairement détaillé de Dieu pour la nation israélite, le peuple     était rarement à la hauteur de son appel. Quelques générations à peine après leur établissement dans le pays, ils demandèrent à Samuel, le prophète et juge, de nommer un roi pour diriger leur nation, comme en ont toutes les nations (1 S 8.5).

    Lisez 1 Samuel 8.10-18. Quel fut l’avertissement de Samuel pour le peuple, en réponse à leur demande ?

    Samuel reconnut cela comme une étape supplémentaire pour ressembler aux autres nations sur d’autres plans également. Tandis que Samuel chercha à conseiller le premier roi, Saül, il ne fallut pas longtemps avant que sa prophétie devienne réalité. Même à  la tête du royaume israélite, David et Salomon n’échappèrent pas aux tentations, à la corruption, et aux excès liés au pouvoir qu’ils détenaient.

    Tout au long des règnes des rois d’Israël et de Juda, l’une des réponses de Dieu fut d’envoyer des prophètes pour exprimer sa volonté, et rappeler aux dirigeants et au peuple d’Israël leurs responsabilités sacrées envers les membres oubliés de leur société. Dans les écrits des prophètes hébreux, nous voyons un appel constant et récurrent à vivre avec justice et à accomplir la justice dans la société. Face à l’infidélité d’Israël et de ses dirigeants, les prophètes étaient une voix régulière et urgente pour les sans voix, en particulier ceux qui étaient meurtris par l’incapacité d’Israël à suivre la volonté de Dieu. En réfléchissant à la passion des prophètes de l’Ancien Testament, Abraham Joshua Heschel compare notre suffisance à leur sens urgent de la justice : « Les choses qui horrifiaient les prophètes arrivent encore quotidiennement dans le monde entier. […] Leur impatience haletante face à l’injustice peut nous frapper comme étant de l’hystérie. Nous sommes nous-mêmes continuellement témoins d’actes d’injustice, de manifestations d’hypocrisie, de mensonge, de scandales, de malheurs, mais il est rare que nous nous indignions ou que nous nous énervions. Pour les prophètes, même une injustice mineure prend des proportions cosmiques. » The Prophets (New York, Jewish Publication Society of America, 1962), pp. 3,4.

    Ce que ces prophètes nous offrent, c’est un aperçu du cœur et de l’esprit de Dieu. Porte-paroles de Dieu, ils peuvent voir l’injustice et la souffrance de notre monde à travers les yeux remplis de larmes de Dieu. Mais cette passion est également un appel à passer à l’action, à agir avec Dieu pour soulager et remédier à l’oppression et à la peine de ceux qui nous entourent.

    Cherchons-nous parfois à être « comme toutes les nations » de manières qui peuvent nuire à nous-mêmes et aux autres ?


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  • EDS – Samedi 27 juillet – LE CRI DES PROPHÈTES

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    1 S 8.10-18, Am 5.10-15, Mi 6.8, Gn 19.1-13, Ez 16.49, Es 1.15-23.

    Verset à mémoriser :

    Il t’a fait connaitre, ô humain, ce qui est bon ; et qu’est-ce que le Seigneur réclame de toi, si ce n’est que tu agisses selon l’équité, que tu aimes la fidélité, et que tu marches modestement avec ton Dieu (Michée 6.8.).

    Les prophètes de l’Ancien Testament sont parmi les personnages les plus intéressants de la Bible. Leurs voix dissonantes, leurs messages courageux, leur sentiment de douleur, de colère, et d’indignation, et les prestations occasionnelles de leurs messages faisaient d’eux des gens qu’on ne pouvait ignorer, même si l’on n’était pas toujours très à l’aise en leur présence.

    Envoyés principalement à Israël et Juda, ils appelaient le peuple élu à revenir à l’appel qui était le leur en Dieu. Le peuple et leurs dirigeants étaient trop facilement balayés par les idoles et les modes de vie des nations environnantes. La tâche ingrate des prophètes était de les exhorter à se repentir, parfois en leur rappelant l’amour de Dieu pour eux et son action passé en leur faveur, et parfois en avertissant des conséquences s’ils persistaient à s’éloigner de Dieu.

    Comme nous le verrons, parmi les péchés et les maux contre lesquels ils mettaient en garde les chefs et le peuple, l’un des plus grands était celui de l’oppression des pauvres, des nécessiteux et des sans défense parmi eux. Oui, adorer les idoles était mal. Oui, suivre de fausses pratiques religieuses était mal. Mais oui, profiter des faibles et des pauvres était également digne de condamnation.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 3 août.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

  • EDS – Vendredi 26 juillet – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Dernières années de David », pp. 723-732, dans Patriarches et prophètes ; C.S. Lewis, « ‘Judgment’ in the Psalms » pp. 15-22, dans Reflections on the Psalms.

    « Les psaumes du roi d’Israël, en effet, nous font passer à travers toutes les phases de l’expérience religieuse. Des profondeurs de la culpabilité consciente et du remords, ils nous transportent jusque sur les hauteurs séraphiques de la foi la plus sereine   et de la communion avec Dieu. La vie du roi David nous enseigne que si le péché n’apporte que le malheur et la honte, l’amour et la miséricorde de Dieu descendent jusque dans les plus noirs abîmes du mal pour en ramener l’âme repentante et la transporter sur les sommets sublimes réservés aux fidèles. La carrière du roi-berger est l’un des plus puissants témoignages qui soient de la fidélité, de la justice et de la miséricorde de Dieu. » Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 754.

    En référence à la sagesse dans le livre des Proverbes : « Du respect de ces principes dépend le bien-être de la société et des communautés, tant profanes que religieuses. Ce sont ces principes qui garantissent la sécurité de la propriété et de la vie. Pour tout ce qui rend possibles la confiance et la collaboration, le monde est redevable à la loi divine, telle que nous la donne la Parole, cette loi dont il subsiste encore des traces, souvent bien légères, presque effacées, dans le cœur de l’homme. » Ellen G. White, Éducation, p. 137.

    À MÉDITER

    1. En quoi vous considérez-vous comme un leader ou dans une position influente ? Comment être un agent de justice dans cet aspect de votre vie ?
    2. Pensez à la culture et aux structures sociales de l’endroit où vous Comment pouvez-vous agir au sein du système existant pour améliorer le sort des nécessiteux ?
    3. Pourquoi les principes de justice et d’équité sont-ils si importants pour bâtir une société forte ?
    4. Tandis que le livre des Proverbes se concentre sur la sagesse pour bien vivre, que nous dit-il sur le caractère de Dieu ?

    Résumé : Les Psaumes et les Proverbes sont deux livres particulièrement réglés sur les difficultés à vivre fidèlement malgré les expériences et les épreuves courantes de l’existence. Les deux offrent des aperçus de la vision de Dieu pour la société et sa préoccupation particulière pour les pauvres et les opprimés. Le cri des Psaumes et la sagesse des Proverbes montrent que Dieu prend note de tout cela, et qu’il intervient pour protéger ceux qui sont trop souvent ignorés ou exploités. Et si Dieu est comme ça, alors nous devrions l’imiter.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)

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  • Je doute, donc j′écoute

    Par Doris Vargas-Hordosch

    Dans le monde actuel et complexe le doute est de mise. Faut-il donc se résigner à vivre dans un état permanent d’incertitude, ou la Bible propose-t-elle une ouverture ?

    Nous sommes les héritiers de la pensée de Descartes qui disait : « Je pense donc je suis ». Pour en être arrivé là, il a fallu tout remettre en cause, balayer toutes sortes de convictions et opinions, l’expérience par les cinq sens, voire l’existence de Dieu et la religion. Aujourd’hui, l’exigence de tout aborder par la raison et de tout mettre en question fait partie de notre vie, comme l’air que nous respirons… Impossible de rester en apnée ! Pourtant, il y a quelques mois, à la fin du Grand débat qui a mis en mouvement différentes idées, propositions et plaintes dans notre pays, certains intellectuels ont osé dire à notre président qu’il ne doutait pas assez, qu’il était, en quelque sorte, incapable de revisiter ses positions bien réfléchies et bien argumentées. Faudrait-il donc arriver à douter du doute ? Quelles sont les limites de cette mise en question permanente ?

    Côté chrétien, le doute a mauvaise presse. Ne lisons-nous pas dans la Bible : « Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu, celui qui s’approche de lui doit croire… » (Hébreux 11.6) ? Et Jésus n’a-t-il pas reproché à son disciple Thomas de douter ? Foi et doute paraissent donc s’exclure. C’est bien pour cette raison que les chrétiens sont souvent perçus dans la société comme naïfs, rigides et arriérés dans leurs prises de position face aux questionnements bien complexes de notre époque.

    Nous voulons donc nous mettre en mouvement et accompagner Thomas pour voir si dans la Bible, il y a également une place pour le doute en tant qu’espace permettant d’interroger des certitudes trop figées et de rester disponible pour l’inattendu.

    Tout d’abord, rappelons que la Bible n’a pas été écrite à l’époque des Lumières, mais bien avant. Le doute n’est donc pas considéré comme un acte de réflexion ou de mise en question, mais plutôt comme un « non-choix », un « non-positionnement », une hésitation sans fin. Parfois, il est aussi l’équivalent de l’incrédulité, de l’incapacité, de la difficulté de croire. D’autre part, croire n’est pas simplement « admettre, penser » ; c’est plutôt de l’ordre de l’adhérence, comme une ancre jetée dans la mer s’accroche au fond et assure la sécurité du navire.

    Suivons donc Thomas. Selon l’évangile de Jean (chapitre 20), après sa résurrection, Jésus va à la rencontre de ses disciples barricadés derrière des portes fermées. En leur souhaitant la paix, il leur montre ses mains et son côté (qui avaient été transpercés sur la croix) et les disciples se réjouissent de voir leur Seigneur ressuscité. Ils racontent l’expérience à Thomas qui n’a pas vu Jésus ressuscité. Il dira alors cette parole : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas ! » (Jean 20.25). Depuis ce moment-là, on lui a collé l’étiquette d’homme qui doute, on lui a reproché de manquer de foi. Pourtant, Thomas ne demande rien d’autre que ce que Jésus, de sa propre initiative, a montré aux autres disciples. De quel droit l’accusons-nous ?

    En fait, l’histoire de Thomas nous enseigne comment grandir par le biais du doute. Thomas n’est pas tant celui qui doute, mais celui qui cherche à tout éprouver par lui-même. Il ne se contente pas de croire ce que les autres lui racontent. Il veut voir et toucher par lui-même. Lorsque nous sommes ébranlés dans notre foi, en proie à des situations éprouvantes, nous pouvons nous mettre à l’école de Thomas. La foi a besoin d’expérience1. Sans expérience, elle perd sa saveur et ne devient que croyance, opinion. Mais il faudra aussi accepter la réponse inattendue de Jésus. En effet, lorsque huit jours plus tard, Jésus apparaît de nouveau aux disciples, il répond à la demande de Thomas et Thomas peut voir, Thomas peut toucher. Qu’est-ce que cela veut dire pour lui ? Que le Seigneur l’a entendu ! Qu’il tient compte de sa demande, de son cri, de ses besoins. Et Thomas répondra par une magnifique déclaration de foi (Jean 20.28) (voir article en p.4-5). Il ne déclare pas simplement que Jésus est Dieu, mais c’est une parole personnelle par laquelle il exprime comment la rencontre avec le Ressuscité l’a touché au plus profond. Jésus est pour lui quelqu’un à qui il appartient désormais. Comme Jésus a accepté le doute de Thomas, son expérience de foi a pu s’épanouir, s’approfondir.

    Pourtant Jésus lui dit aussi : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ? Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! » (Jean 20.29) Je retiens surtout que cette réponse surprenante de Jésus n’est pas un reproche, mais une interpellation, voire une béatitude2.

    On pense souvent que ces paroles sont destinées à tous les chrétiens qui croiront sans avoir eu le privilège de voir et toucher Jésus. Pourtant, si notre foi peut s’identifier avec celle de Thomas, nous devons donner un sens différent à cette parole. Il y a en effet deux chemins : il y a des moments où la foi est confirmée par des expériences et des sensations, mais il n’est pas possible de forcer l’expérience. Il y a aussi des moments où l’on est confronté à un désert, à l’obscurité, au vide. Jésus nous dit que la foi peut, par moment, dépasser l’expérience, qu’elle peut continuer à exister même lorsque Dieu semble absent, même dans la maladie et les épreuves. Si Jésus adresse cette parole singulière à Thomas sous la forme d’une béatitude c’est qu’elle contient en quelque sorte la promesse d’y être accompagné. Jésus lui-même n’a-t-il pas dû affronter cette obscurité à la croix ?

    Revenons au doute. Il est évident que le doute tel que le décrit la Bible n’a rien à voir avec la mise en question systématique et purement intellectuelle. En fait, le doute tel qu’il ressort dans l’histoire de Thomas semble davantage lié à une écoute attentive qui crée un espace ouvert dans lequel tout devient possible. Le Jésus de la Bible me touche car il tient compte des besoins et des fragilités humains. En même temps, il lance aux hommes et femmes de toutes les époques des défis leur permettant d’aller plus loin. Il leur procure aussi la sécurité dont ils ont besoin pour grandir et respecte toujours leur liberté.

    Nous vivons une époque compliquée et complexe. L’exemple de Thomas nous apprend qu’il n’est pas toujours utile de tout décortiquer, de trouver des arguments pour tout et son contraire. Que Dieu lui-même est à notre écoute et que l’écoute de l’autre ouvre un espace à des possibles insoupçonnés.

    1. Anselm Grün, Petit manuel de guérison intérieure, Albin Michel, 2001, p. 85-86.
    2. Matthieu 28.17 relate aussi que « certains eurent des doutes ». Jésus ne leur fait pas de reproches mais leur répond en les rassurant que tout pouvoir lui a été donné… et leur donne la mission d’aller faire des disciples.

    À L’ÉCOUTE DE LA BIBLE

    Un manuel d’étude complet : plus de 140 sujets, un index biblique et alphabétique complet, des notes explicatives.

    Cet ouvrages s’adresse à des « chercheurs de vérité ». Ils y trouveront, grâce aux textes bibliques cités, un itinéraire qui les guidera sur la voie de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2 : 4)

  • EDS – Jeudi 25 juillet – Les Proverbes : miséricorde pour les nécessiteux

    En tant que collection de sages dictons, le livre des Proverbes aborde toute un éventail de thèmes et d’expériences vécues. Parmi eux, il y a des réflexions sur la pauvreté, les richesses, le contentement, la justice, et l’injustice, et parfois de différentes perspectives. La vie n’est pas toujours simple, et les Proverbes nous alertent sur les différentes circonstances et différents choix qui influencent notre manière de vivre, même au sein de ceux qui sont fidèles à Dieu.

    Lisez et comparez Proverbes 10.4 ; 13.23, 25 ; 14.31 ; 15.15,16 ; et 30.7-9. Que disent ces textes concernant la richesse, la pauvreté, et le fait d’aider ceux qui en ont besoin ?

    Le livre des Proverbes souligne la préoccupation et l’attention que Dieu accorde aux pauvres et aux plus vulnérables. Parfois les gens sont pauvres à cause des circonstances, de mauvais choix, ou de l’exploitation, mas quelle que soit la cause de leur situation, le Seigneur est toujours décrit comme leur Créateur (voir Pr 22.22,23). On ne doit pas les opprimer ou se servir d’eux, quelles que soient leurs erreurs.

    Tandis  que Proverbes offre une vie meilleure à condition de choisir la sagesse     et l’obéissance à Dieu, les richesses ne sont pas toujours la conséquence de la bénédiction de Dieu. La fidélité envers Dieu est toujours considérée comme plus importante et en fin de compte plus gratifiante que les gains matériels : Mieux vaut peu avec la justice que d’abondants revenus illicites (Pr 16.8).

    Une autre préoccupation des Proverbes concerne l’honnêteté et l’équité en matière d’affaires, de politique et de justice (voir Pr 14.5,25 ; 16.11-13 ; 17.15 ; 20.23 ;

    21.28 ; 28.14-16). Les Proverbes se soucient non seulement de la vie des individus, mais proposent également des idées quant à la manière dont la société dans son ensemble devrait fonctionner pour le bien de tous, en particulier de ceux qui ont besoin qu’on les protège. On nous rappelle à nouveau que dans l’idéal, ceux qui gouvernent et dirigent le font avec l’aide de Dieu (voir Pr 8.15,16) et devraient agir comme des agents de sa grâce et de sa compassion envers les nécessiteux.

    On peut facilement compatir pour les personnes qui sont dans de mauvaises situations. Comment, cependant, peut-on changer ce sentiment de chagrin en actes ?


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  • EDS – Mercredi 24 juillet – Marcher avec le Seigneur

    Alors que nous approchons de la fin du livre des Psaumes, les exclamations de louange semblent grandir, crescendo après crescendo. Les cinq derniers psaumes commencent par l’ordre simple et direct : Louez le Seigneur ! Mais le premier d’entre eux, le Psaume 146, se focalise particulièrement sur la préoccupation qu’a Dieu pour les pauvres et les opprimés, comme raison première d’une telle louange.

    Lisez le Psaume 146. Quel message nous est adressé ici ? Que dit Dieu, en particulier au Psaume 146.5-9 ?

    Aussi sûrement que Dieu est Créateur de ce monde (voir Ps 146.6), ce psaume décrit l’œuvre constante de Dieu dans le monde en tant que juge, dispensateur, libérateur, médecin, et défenseur, toutes ces qualités focalisées sur des personnes ayant spécifiquement besoin de ce genre d’aide. C’est une vision inspirante de ce que Dieu fait et de ce qu’il cherche à faire dans nos vies, dans nos quartiers, et dans notre monde.

    Parfois nous pensons aux soins à apporter aux nécessiteux comme à quelque chose que nous devons faire parce que Dieu l’a dit. Mais le Psaume 146 dit que c’est quelque chose que Dieu fait déjà, et nous sommes invités à nous joindre à lui. Quand nous agissons contre la pauvreté, l’oppression, et la maladie, nous agissons véritablement en harmonie avec Dieu et ses objectifs. Quel plus grand privilège peut-il y avoir que d’être partenaire avec Dieu pour accomplir quelque chose d’aussi inspirant que le Psaume 146 ?

    Mais il y a également des bienfaits pour nous. Les chrétiens parlent souvent de leur quête de Dieu et de leur désir d’avoir une relation plus étroite avec lui. Cependant, des versets comme Ps 146.7-9, et tant d’autres tout au long de la Bible, nous indiquent qu’une manière de trouver Dieu est de se joindre à lui dans ce qu’il fait. Ainsi, s’il agit pour relever les pauvres, les malades, et les opprimés, comme le dit le Psaume 146, nous devrions également agir de concert avec lui. « Christ est venu sur cette terre pour marcher et œuvrer parmi les pauvres et ceux qui souffrent. Ils reçurent la plus grande part de son attention. Et aujourd’hui, en la personne de ses enfants, il visite les pauvres et les nécessiteux, en les délivrant du malheur et en allégeant la souffrance.

    Si l’on supprime la souffrance et le besoin, nous n’avons plus aucun moyen de comprendre la miséricorde et l’amour de Dieu, aucun moyen de connaitre le Père céleste compatissant. Jamais l’évangile n’assume un aspect de plus grande sainteté que lorsqu’il est apporté dans les régions les plus nécessiteuses et démunies. » Ellen White, Testimonies for the Church, vol. 7, p. 226.

    Avez-vous déjà vécu cette expérience de proximité avec Dieu qui s’accroit en servant les autres ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (3ÈME TRIMESTRE 2019)