EDS – Mercredi 5 juin – Conflits, violence, pouvoir, et contrôle

Parfois, les conflits et la colère non résolus peuvent évoluer en une dynamique très négative, destructrice, et même en une relation violente. La violence peut prendre un certain nombre de formes : physique, verbale, émotionnelle, psychologique, sexuelle, etc. Mais toute forme de violence est contraire au principe central du royaume de Dieu : l’amour désintéressé.

Quels enseignements cruciaux sur les relations trouve-t-on dans 1 Jn 4.7,8 et Colossiens 3.19 ?

Maris, aimez votre femme, et ne vous aigrissez pas contre elle. (Col 3.19.) Le mot aigrir dans l’original grec renvoie à quelqu’un qui est en colère ou amer envers son partenaire, causant une douleur permanente, une hostilité intense, et des expressions de haine envers l’autre. Paul est très clair : un conjoint ne doit pas être hostile ou violent. La violence émotionnelle, sexuelle et physique n’est pas un comportement acceptable pour un mari ou un partenaire chrétien. Au lieu de cela, ce qui est acceptable, c’est d’aimer son conjoint. Paul dit également clairement que l’amour est patient et bon, qu’il n’envie pas, ne se vante pas, n’est pas orgueilleux, ni grossier, qu’il ne cherche pas son intérêt, ne se met pas facilement en colère, ne tient pas compte des torts, ne se réjouit pas du mal, mais se réjouit dans la vérité. L’amour protège toujours, fait toujours confiance, espère toujours, et persévère toujours. Aucun des attributs de l’amour ne cautionne ni n’accepte la violence, sous aucune forme.

Une relation saine, c’est une relation dans laquelle les deux partenaires se sentent protégés et en sécurité, où la colère est gérée de manière saine, et où se mettre au service de l’autre est la norme. Souvent, les victimes de violences ressentent de la culpabilité, comme si elles étaient responsables d’avoir provoqué leur agresseur, ou peut-être comme si, quelque part, elles méritaient les violences. Les auteurs de violences peuvent être autoritaires et souvent doués pour faire en sorte que leurs victimes se sentent responsables. En vérité, personne ne mérite d’être maltraité, et les agresseurs sont responsables de leurs choix et de leurs actions. La bonne nouvelle, c’est que la Bible apporte réconfort, et non culpabilité, aux victimes de violence. Dans certaines situations, quand le problème devient ingérable, les personnes concernées ne devraient pas avoir peur de chercher une aide extérieure.

Comme c’est malheureux que certaines cultures cautionnent presque la violence faite aux femmes. Pourquoi aucun chrétien ne devrait-il tomber dans ce genre de comportement, quel que soit ce que permet sa culture ?


GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2019)

2ème trimestre 2019 du Guide d’étude de la Bible adulte.