• Comment être sûr que Dieu m′aime ?

    Tout le monde a envie d′être aimé ! La Bible affirme d’ailleurs que Dieu aime chacun dans ce qu′il a de particulier. Mais nous pouvons nous demander pour quelle raison… et ne pas oser y croire.

    Par Élise Lazarus

    Être aimé de quelqu’un est l’émotion la plus belle qui existe mais aussi la plus angoissante : « M’aime-til vraiment ? », « Est-ce que cet amour ne changera pas avec le temps ? », « Quand il ou elle aura vu le pire en moi, ses sentiments ne disparaîtront-ils pas ? ». Finalement, nous nous posons exactement les mêmes questions à propos de Dieu. La Bible dit de lui qu’il nous aime, mais comment en être sûr ? Nous avons une image très limitée de l’amour car l’être humain a toujours une bonne raison d’aimer : l’autre nous plaît physiquement, il nous apporte quelque chose, nous sécurise ou nous fait nous sentir la personne la plus importante de cette planète.

    Nous avons bien parfois quelques fulgurances d’amour : des parents prêts à donner jusqu’à leur vie ou leur santé pour protéger leurs enfants, des amis ou un conjoint qui vont au bout d’eux mêmes pour une personne importante. Mais ces évènements sont rares, et c’est bien pour cela qu’ils nous marquent. Dans la Bible, Paul fait le même constat. Les êtres humains sont parfois capables de se sacrifier pour quelqu’un de particulièrement bon1, quelqu’un d’extraordinaire, c’est vrai.

    Mais voici la différence avec l’amour de Dieu : il a décidé de tout sacrifier alors que nous n’étions pas des gens particulièrement bons. Il n’avait pas de raison objective de nous sauver : Dieu n’a pas besoin de l’argent que nous pourrions lui donner, il n’a pas besoin du réconfort que nous pourrions lui apporter, ni même besoin de notre considération pour le faire se sentir bien et important. Cet amour qu’il a exprimé, au travers de la vie et de la mort de Jésus, pour chaque être humain individuellement, n’a pas d’autre motivation que le choix de vouloir être en relation avec nous, le choix de nous aimer pour ce que nous sommes, aussi imparfaits que nous soyons.

    L’amour de Dieu est la définition même de l’amour inconditionnel car cet amour s’est exprimé dans sa plénitude avant même que nous ayons décidé si oui ou non nous l’acceptions. Imaginons un homme, éperdument amoureux d’une jeune fille. Il veut l’épouser, et faire sa vie avec elle. Il décide donc de construire pour elle une maison belle et accueillante pour qu’elle s’y sente bien avec lui. Il va tout faire : poser les fondations, construire les murs, poser le toit. Mais il va aussi peindre, décorer, acheter les meubles et même préparer un dîner et mettre des fleurs dans les vases. Et enfin, une fois que tout cela est accompli, il va voir la jeune fille en lui disant : « Je t’aime d’un amour éternel, j’ai tout préparé pour toi. Si tu souhaites vivre cette relation avec moi, tu as juste à dire oui. » Voilà le genre d’amour que Dieu exprime pour nous : un pari fou où il a tout sacrifié en espérant que nous dirions « oui ». Il est impossible d’apporter une preuve tangible de l’amour de Dieu car l’amour, quelle que soit son origine, n’a pas de preuve absolue.

    Accepter l’amour de quelqu’un, c’est faire le pas de croire ses mots quand il vous dit : « Je t’aime ». Dans la Bible, Paul dira de l’amour qu’il « croit tout, et espère tout »2. Je peux choisir de croire, d’avoir foi dans la promesse d’amour de Dieu. Je peux apprendre à mon regard à discerner dans ma vie tous ces indices sur mon parcours qui me montrent son action dans mon existence et la façon dont il prend soin de moi. L’amour de Dieu ne se prouve pas, il s’éprouve seulement.

    1. Cf. dans la Bible Romains 5.8.
    2. Dans la Bible, 1 Corinthiens 13.7.

     

  • EDS – Verdredi 5 avril – Pour aller plus loin…

    Imaginez les changements qui se sont produits dans la vie des disciples de Christ alors qu’ils passaient du temps avec lui. Ils étaient en majorité sans instruction, c’étaient des gens simples, familiers des enseignements et des traditions de leur foi juive, mais à présent, voilà qu’ils étaient remis en question par le Rabbi galiléen. Ils connurent la jalousie (Mt 20.20-24) et les conflits (Jn 3.25). Ils semblaient manquer de foi (Mc 9.28,29) et trahirent Jésus (Mt 26.69-74). En même temps,   ils grandissaient spirituellement de sorte que les gens reconnurent que Pierre avait été avec Jésus (Mt 26.73), et même les membres du Sanhédrin s’étonnèrent quand ils s’aperçurent que Pierre et Jean étaient des gens du peuple sans instruction. Ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus (Ac 4.13).

    Pensez également à l’impact incroyablement positif que nous pourrions avoir dans nos familles si nous vivions d’une manière telle que quand les autres membres de notre famille nous verraient, ils sauraient que nous sommes avec Jésus.

    Qu’indiquent ces paroles d’Ellen White sur les influences au foyer ? « Sous son apparence de simplicité, le foyer peut toujours être un endroit où des paroles gaies sont prononcées et où des actes de bonté sont accomplis, où la courtoisie et l’amour sont des hôtes permanents. » Le foyer chrétien, pp. 17, 18.

    À MÉDITER

    1. Lisez Ecclésiaste 3.1-8. Que disent ces versets, et comment appliquer le principe qui s’y trouve à votre vie et vos expériences personnelles ?
    2. En classe, parlez de quelques expériences que vous avez traversées et qui ont changé votre Parlez des leçons que vous avez apprises et, le cas échéant, des leçons que vous auriez dû apprendre. Qu’avez-vous appris que vous ne saviez pas ? Parlez également de l’impact que ces expériences bouleversantes ont eu sur votre famille. Quelles leçons avez-vous apprises dans ces situations également ?
    3. Quelles façons de vivre avez-vous aujourd’hui qui, s’il n’y avait pas Christ dans votre vie, seraient radicalement différentes ? Qu’est-ce que cela devrait vous indiquer sur la puissance de Christ à nous changer ?

    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2019)

    2ème trimestre 2019 du Guide d’étude de la Bible adulte.

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