• DANIEL. UN HOMME D′ACTION

    Par Francis Owusu-Banahene

    Dans le refrain de la chanson « Standing By a Purpose True », l’auteur (Philip Bliss) chante : « Osez être Daniel ! » En fait, le désir d’être un Daniel est une nécessité dans la vie de tout chrétien attaché au ciel. Mais par rapport à ce désir, il faut se poser la question : « Comment ? » C’est-à-dire, comment apprendre à être un Daniel dans sa propre sphère ?  Cet article est une tentative de réponse et dévoile un principe majeur de la vie de Daniel, tel que vu dans Daniel 1.8.

    Daniel avait de fermes résolutions

    Dans Daniel 1.8, nous lisons :

    « Or Daniel résolut dans son cœur de ne pas se souiller par les mets du roi, ni par le vin qu’il buvait ; et il pria le chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. » (Dn 1.8 version Ostervald)

    Beaucoup de chrétiens, comme Daniel, ont aussi des fermes résolutions pour de nombreuses bonnes choses. Par exemple, un mariage heureux, de bons enfants, une croissance spirituelle, etc. Mais la question est de savoir s’il suffit d’avoir de fermes et sincères résolutions pour quelque chose de bien.

    Daniel a couplé sa résolution à une action

    Dans le même verset (Dn 1.8), nous voyons Daniel accomplir ses résolutions par l’action. « Il pria le chef des eunuques de ne pas l’obliger à se souiller. » (Dn 1.8b) Dans les versets suivants (Dn 1.9-16), nous voyons les résultats positifs de la démarche de Daniel. Imaginez Daniel seulement résolu à ne pas manger les provisions du roi, sans accomplissement de son désir par l’action et sans s’accorder avec le prince des eunuques ? Sa résolution sans application, aussi forte et vraie soit-elle, n’aurait en aucun cas donné des résultats positifs. Lui et ses trois amis seraient morts de faim avant la fin des trois années d’études. S’ils avaient tout de même réussi à vivre, ils seraient devenus faibles, contrairement à leurs collègues.

    Oser « être un Daniel »

    Daniel était vraiment un homme d’action. Il a toujours appuyé ses résolutions par l’action (voir Dn 2.13-16, Dn 2.17-18 ; Dn 9.1-4). Pour « être un Daniel », il faut toujours laisser ses bonnes résolutions se matérialiser en actions correspondantes. Selon Ellen White, « une forme de piété » (Le meilleur chemin, p 32) ne donne aucun résultat positif. Au sujet de la consécration à Dieu, elle ajoute que « Désirer la bonté et la sainteté, c’est bien ; mais si vous vous en tenez là, cela ne vous servira de rien. » (Ibid., p. 45)

    C’est pourquoi les couples qui désirent un mariage heureux doivent s’assurer que les maris aiment leurs femmes et que les femmes se soumettent à leurs maris (Col 3.18, 19). De même, les parents qui désirent ardemment de bons enfants doivent apprendre à former leurs enfants dans la voie du Seigneur (Pr 22.6). Et tous ceux qui désirent grandir spirituellement doivent développer un intérêt pour l’étude de la Bible, la prière, le témoignage et le caractère divin (Ép 6.10-18).

    Dans l’exemple donné par Daniel, entre autres (voir Jc 2.14,17 ; Jc 2.27 ; Mat 26.4), il est évident qu’avant de pouvoir exceller dans sa vie (« être un Daniel »), un chrétien doit toujours appuyer ses résolutions par ses actions. Une telle conduite, bien sûr, n’est possible que par le pouvoir surnaturel expérimenté par la conversion et la sanctification. Mais bien que Dieu donne toute la puissance nécessaire pour réussir dans de telles entreprises, c’est la responsabilité du chrétien de trouver en quoi Dieu agit (Ph 2.12-13 ; Col 1.29).  Ainsi Ellen White déclare, à propos de Daniel et de ses amis.

    Alors que le Seigneur produisait en Daniel et en ses compagnons « le vouloir et le faire, selon son bon plaisir », (Philippiens 2.13.) les jeunes Hébreux travaillaient à leur propre salut. Ainsi se manifeste l’œuvre du principe divin de coopération, sans laquelle nul vrai succès ne peut être obtenu. Les tentatives humaines sont vouées à l’échec sans la puissance d’en haut ; et sans la participation de l’homme, l’action divine n’est d’aucun effet sur de nombreux individus. Pour que la grâce de Dieu puisse devenir nôtre, il nous faut jouer un rôle personnel. Cette grâce nous est offerte pour produire en nous « le vouloir et le faire », et non pour se substituer à notre œuvre propre. (Prophètes et Rois, pp. 486-487).

    J’en appelle donc à vous, cher lecteur, osez « être un Daniel. »

    Francis Owusu-Bahanene est un jeune entrepreneur ghanéen et cofondateur de la Fondation ROBROP. Actuellement, il est directeur général de Fobbaket Enterprise et directeur des jeunes de la South Ridge Seventh-Day Adventist Church, Sunyani, Brong Ahafo.

    Source : http://advindicate.com/articles/2019/2/11/daniel-a-man-of-action

    LE SOUPIR DE LA TERRE

    Un commentaire sur le livre de Daniel qui fait preuve d’une grande sensibilité prophétique et d’une solide connaissance de la culture hébraïque. Ce livre vous éclairera sur le livre de Daniel. De Jacques Doukhan.

  • EDS – Jeudi 4 avril – Interactions

    La Bible est un livre d’interactions. Dieu nous a créés pour être en relation avec les autres. En effet, nous sommes très peu nombreux à vivre totalement isolés des autres. Pour commencer, aucun d’entre nous ne pourrait venir au monde sans ses parents. Même après la naissance, nous avons besoin des autres pour s’occuper de nous, du moins jusqu’à l’âge où, en principe en tout cas, nous pourrions exister seuls. Mais même si c’était possible, qui voudrait une chose pareille ? La majorité d’entre nous recherchent la compagnie d’autres êtres humains et en ont besoin. Bien que les animaux domestiques, comme les chiens, puissent être d’agréables compagnons, à la fin, les interactions les plus profondes et bouleversantes viennent d’autres personnes. Il n’est donc pas étonnant que la famille et les relations familiales soient si cruciales dans notre existence. Puisque la majorité d’entre nous interagissent, et souvent, de manière constante, avec les autres, ces interactions ont souvent un impact sur les changements et les rythmes de nos vies. Mais cela marche dans les deux sens : les autres, dans leurs interactions avec nous, ont un impact sur nos vies. Pendant ce temps, nous, dans nos interactions avec les autres, pouvons avoir un impact sur leur vie. Et que l’on en soit conscient ou non (et souvent nous ne le sommes pas), ces interactions, dans un sens ou dans l’autre, peuvent être soit pour le bien, soit pour le mal. Combien il est donc crucial que nous soyons proactifs, en tout temps, pour que cette influence inévitable sur les autres soit toujours pour le bien, en particulier avec ceux dont nous sommes le plus proches, généralement les membres de notre famille. Lisez les textes suivants. Que nous disent-ils de faire dans nos interactions avec autrui ? Rm 15.7 ; Ep 4.2,32 ; 1 Th 3.12 ; Jc 5.16.

    Sur bien des plans, le principe est simple. Si nous agissons avec gentillesse et compassion envers autrui, nous serons une influence positive sur eux, à tel point que nous pourrons changer leur vie d’une manière très positive. Tout comme Jésus change la vie des gens d’une manière très positive, quel privilège avons-nous de faire quelque chose de similaire pour les autres, également ? À nouveau, n’oublions pas : notre influence sera soit en faveur du bien, soit en faveur du mal, même de manière subtile. Et cette influence, subtile ou non, n’est prononcée nulle part de manière plus intense que dans nos familles.

    Voyez ces deux déclarations de Jésus : Luc 11.34 et Marc 4.24,25. Qu’indiquent- elles sur l’importance de la manière dont nous interagissons avec autrui ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2019)

    2ème trimestre 2019 du Guide d’étude de la Bible adulte.

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