• Dieu a-t-il créé le Diable ?

    Par Loren Seibold

    Ma fleur préférée est le souci, je la plante chaque année. Une saison, j’ai eu une récolte particulièrement merveilleuse. En les regardant, je me suis dit : pourquoi acheter de nouvelles semences chaque année ? Je vais juste garder mes propres graines. C’est ainsi qu’à l’automne, j’ai cueilli mes fleurs de soucis, je les ai séchées et je les ai mises dans des enveloppes.

    J’ai remarqué que les fleurs, l’année suivante, n’étaient pas aussi belles à regarder, et la troisième année, alors qu’elles étaient encore reconnaissables comme étant des soucis, elles ne ressemblaient pas beaucoup aux originales dont j’avais conservé les graines. Les plantes étaient lugubres, les fleurs rabougries, et elles n’étaient pas très jolies.

    Un pépiniériste m’a expliqué que les entreprises récoltent les semences, les sélectionnent et les hybrident pour obtenir les meilleures fleurs, mais quand quelqu’un comme moi cueille des graines au hasard et ceci, pendant plusieurs années, la variété se détériore. L’ADN des traits que je n’appréciais pas prenait le dessus, et mes magnifiques soucis reprenaient leur forme originale, pas tout ce qu’il y a de plus beau.

    Le lien entre la source et le produit est un principe à la fois scientifique et spirituel. Jésus dit : « Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. » (Matthieu 7.17). C’est une leçon de génétique et de caractère humain. Paul a écrit : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » (Galates 6.7). Personne ne plante une mauvaise variété de blé et n’en récolte une bonne. Mais plus important encore, les résultats de sa vie dépendent de ses décisions et de ses actions. « La source fait-elle jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère ? » (Jacques 3.11). Évidemment non – et ni l’un ni l’autre, l’apôtre Jacques dit : « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. » (Voir verset 10).

    Pourtant, dans ce royaume humain, rien n’est à l’abri de la détérioration des effets du péché. Nous devons continuer à trier le mauvais, sinon le mal prendra le dessus.

    Ce qui fait de l’histoire de Lucifer l’une des plus étranges de la Bible. Comment quelqu’un qui était parfait dans tous les sens du terme – sans la moindre tache de péché – est-il devenu le mal ultime ?

    Créé parfait

    Ézéchiel 28 nous donne une biographie de l’être que nous appelons aujourd’hui Satan, ou le diable. Il y a trois choses que nous apprenons sur lui. D’abord, il a été créé par Dieu (Ézéchiel 28.15).

    C’est un fait crucial. Dieu est un être essentiel – Il n’a été ni créé ni fait, mais il a existé « d’éternité en éternité » (Psaume 90.2). Il n’y a jamais eu un temps où Dieu n’était pas, et il n’y aura jamais un temps où Dieu ne sera pas. De plus, la Bible décrit Dieu comme un Dieu sans faille dans sa bonté. « Les voies de Dieu sont parfaites, La parole de l’Éternel est éprouvée ;» (Psaume 18.30a). La Bible nous assure que Dieu ne pèche pas, et même dans son incarnation humaine en Jésus-Christ, bien qu’il ait été « tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4.15b).

    Mais Lucifer était la création de Dieu. Il existait avant le Jardin d’Éden et la création des êtres humains (Ézéchiel 28.13). Et il n’était pas seulement un habitant du ciel, mais un fonctionnaire céleste « placé » par Dieu à la position de « chérubin protecteur » (Ézéchiel 28.14).

    Pourtant, il était un être créé, et ce que Dieu crée est, par définition, moins que Dieu, quelle que soit la perfection et la beauté de cette création.

    Ce qui nous amène à la deuxième chose que nous savons de Lucifer : il était beau, parfait, sans péché. Ézéchiel disait : « Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté. » ; « Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé » (Ézéchiel 28.12,15) – c’est-à-dire : « Jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi. » (Ézéchiel 28.15). Et voici la troisième chose que nous apprenons sur Lucifer : cet être parfait était la source de tout le péché, de la mort et de la tristesse qui nous accablent aujourd’hui.

    D′où vient le péché

    C’était la première voiture neuve de mon ami. C’était un gros investissement, et il voulait que ça dure. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi attentif à un véhicule ! Il s’en occupait non seulement mécaniquement, mais il la lavait et la polissait plusieurs fois par semaine, même en frottant les pneus. Pendant des années, j’ai toujours vu sa voiture brillante et impeccable.

    Imaginez sa surprise, alors, quand un jour il baissa les yeux sur la partie inférieure de l’aile de la voiture et vit une tache de rouille foncée ! Au fil des mois, la rouille s’est développée jusqu’à ce que plusieurs des parties du châssis proches de la route aient été rongés. Il a blâmé le constructeur automobile : comment sa belle voiture a-t-elle pu rouiller à ce point ? Le concessionnaire lui a rappelé, en toute logique, que sa voiture neuve n’était plus neuve. Les voitures neuves ne restent pas toujours neuves, surtout lorsqu’elles roulent pendant 10 ans sur les routes salées de la région, en hiver.

    Il n’y a pas de rouille dans le ciel (Matthieu 6.19), mais pour cette histoire, il n’y a pas de péché non plus. Alors comment le péché pourrait-il survenir dans un être sans péché dans un royaume sans péché ? Dans notre monde, il y a assez de mauvais gènes, de produits mal fabriqués, de mauvais traits de caractère pour qu’on ne soit pas surpris quand les bonnes choses vont mal ou quand les gens font de mauvaises choses. Mais comment Lucifer est-il devenu Satan ?

    Répandre le péché

    Lucifer apparaît ensuite au moment où les êtres humains nouvellement créés s’installent sur notre planète. Le serpent qui apparut un jour à Ève ne se présenta pas comme Satan, mais sa méthode l’identifie comme le même usurpateur jaloux. Le serpent demande innocemment :

    « Dieu a-t-il réellement dit : « Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ! » La femme dit au serpent : Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : « Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez ! » Alors le serpent dit à la femme : Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! » (Genèse 3.1-3)

    Entendez-vous les échos de l’ambition de Lucifer ? Il dit à Ève que Dieu n’est qu’un tyran jaloux, essayant de vous empêcher d’être aussi grand et puissant qu’Il l’est ! « Je serai un dieu ! » s’était promis Lucifer tout à l’heure. Maintenant, il fait la même promesse à Ève et, par implication, à Adam.

    « Tous meurent en Adam », explique Paul dans (1 Corinthiens 15.22). Le péché et la mort sont la faute de Satan, et quand notre premier père et notre première mère sont tombés dans la tentation de Satan, ils ont fait tomber le péché et la mort sur nous tous comme une plaie universelle. Mais je suis ravi que Paul ajoute que « tous seront rendus vivants dans le Christ » (1 Corinthiens 15.22). Bien que Dieu n’ait pas créé le péché ou Satan, par Son Fils Jésus-Christ, Il a pris la responsabilité de traiter avec les deux. Quand Jésus-Christ est mort sur la croix, il a sacrifié sa vie pour que nous puissions avoir la vie éternelle (Jean 3.16) et surmonter la tentation pendant que nous vivions ici.

    Satan a introduit le péché dans ce monde, et ce monde finira par sa destruction. Après le jour où le diable sera « jeté dans l’étang de feu et de soufre » (Apocalypse 20.10 NBS), Dieu créera pour nous « un ciel nouveau et une terre nouvelle » (Apocalypse 21.1) pour remplacer celle qui a été corrompue.

    « Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Celui qui était assis sur le trône dit : De tout je fais du nouveau. Et il dit : Écris, car ces paroles sont certaines et vraies. » (Apocalypse 21.4- 5).

    Et encore une chose : je suis sûr que dans le nouveau monde de Dieu, j’aurai les plus beaux « soucis [fleurs] » du monde !


  • EDS – Mardi 19 mars – Identification de la bête écarlate

    Apocalypse 17.3, décrit la bête écarlate en des termes similaires à la bête qui monte de la mer d’Apocalypse 13, qui faisait la guerre au peuple de Dieu et l’a vaincu (Ap 13.5-7). C’est cette ancienne période de persécution qui a poussé la femme à fuir dans le désert durant la période de 1 260 jours/années, entre 578 et 1798 (Ap 12.13,14). Bien que vivant une époque d’œcuménisme, les protestants feraient bien de se souvenir de la terrible persécution du passé, car, selon la prophétie, quelque chose de similaire, mais pire encore, se produira de nouveau.

    Lisez Apocalypse 17.8. Comparez la formulation de ce verset avec Apocalypse 13.8. En quoi Apocalypse 13.3 clarifie-t-il les trois phases de l’existence et des activités de la bête ?

    La bête écarlate est identifiée comme celle qui était, qui n’est plus, et qui va monter de l’abîme et s’en aller à la perdition. Cette expression en trois parties est tout d’abord une contrefaçon du nom divin, YHWH, celui qui est, qui était, et qui vient (Ap 1.4 ; voir également Ap 4.8). Elle renvoie également aux trois phases de l’existence par lesquelles la bête est passée :

    • La bête « était. » Elle a existé par le passé. Ses activités précédentes ont duré la période prophétique de 42 mois, qui sont également les 1 260 jours/années (voir Ap 13.5 et la leçon 9, au jour de dimanche).
    • Elle « n’est plus ». Avec sa blessure mortelle (voir Ap 3), la bête est entrée dans sa phase de non-existence, en tout cas en tant que persécutrice, en 1798. Elle a disparu pour quelque temps de la scène internationale. Mais elle a survécu.
    • Enfin, avec la guérison de la blessure mortelle, la bête se réveillera, regagnera sa puissance, et l’exercera avec une rage toute Apocalypse 17 décrit la bête d’Apocalypse 13.1-8 au moment de la guérison de sa blessure mortelle. Babylone la prostituée est assise sur cette bête ranimée. À nouveau, il y aura une brève union entre la religion et la politique, comme cela fut le cas pendant le Moyen Âge, et la persécution fera de nouveau rage.

    « Que l’opposition apparaisse, que la bigoterie et l’intolérance dominent de nouveau, que la persécution s’allume, et ceux qui sont hésitants et hypocrites chancelleront et abandonneront la foi. Mais le véritable chrétien tiendra ferme comme un roc, sa foi encore plus forte, son espérance encore plus vive qu’aux moments de prospérité. » Ellen White, Le grand espoir, p. 441.

    Quel avertissement retirer de ces paroles sur ce que doit être notre expérience chrétienne aujourd’hui, avant que les derniers événements ne se produisent ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2019)