• L′Église, un peu, beaucoup, pas du tout… 

    Par Gabriel Monet,
    Doyen de la Faculté adventiste de théologie

    L’Église inspire toutes sortes de réactions, du rejet à l’adhésion la plus fervente. Avant de poser sur elle un regard définitif, revenons à sa vocation et ce qu’une Église est censée être.

    Depuis qu’elle existe, l’Église ne laisse souvent pas indifférent. Par les uns elle est adulée, alors que par d’autres elle est détestée. Certains y voient un élément indispensable au vécu de la foi alors que d’autres n’y discernent qu’une institution qui au contraire empêche l’élan libre d’une vie spirituelle épanouie.

    Si l’Église suscite de la passion, c’est qu’elle a une histoire, avec ses bons et ses mauvais côtés. Mais pour se faire une idée de la relation qu’on peut avoir avec elle, il est utile d’essayer de répondre à quelques questions comme :

    Qu′est-ce que l′Église et quelle est sa fonction ?
    Quelle Église pour aujourd′hui ?

    Si répondre de manière absolue et exhaustive à ces questions est une gageure, osons esquisser quelques pistes pour alimenter la réflexion.

    Qu′est-ce que l′Église ?

    Dans son essence, l’Église est le rassemblement des croyants, de ceux qui acceptent Jésus-Christ comme leur Seigneur et sauveur. Le mot Église décrit l’assemblée ou la communauté. Dans le Nouveau testament il se rapporte à un groupe de personnes liées par un attachement commun au Christ, et non à un bâtiment même si aujourd’hui on appelle aussi églises les lieux de cultes.

    L’Église est donc d’abord une réalité spirituelle qui peut avoir une dimension locale et universelle. L’Église décrit autant la communauté locale des croyants que l’ensemble de ceux qui, dans le temps et dans l’espace, ont reconnu et confessé leur foi en Jésus. Mais l’Église c’est aussi une réalité institutionnelle.

    Le lien spirituel qui unit les croyants s’est étayé d’une organisation pour mieux vivre la foi et la partager. C’est ainsi′ que l’Église est devenue une organisation avec des structures établies, des responsabilités définies, des confessions de foi affirmées, etc.

    Si cet aspect de l’Église est loin d’être négatif en soi, il a connu au cours de l’histoire des dérives et des divisions. Il s’agit aujourd’hui pour chacun de ne pas s’arrêter à un regard humain et historique de la réalité ecclésiale, mais aussi de savoir revenir et discerner ce pourquoi l’Église existe et à quoi elle sert ?

    À quoi sert l′Église ?

    L’Église a quatre fonctions principales que sont l’adoration, l’édification, l’évangélisation et la compassion. L’adoration, c’est l’Église pour Dieu. Le but de l’Église débute avec la reconnaissance que nous ne nous appartenons pas, ayant été créés par Dieu et rachetés par la mort du Christ. C’est lui le seul Seigneur, il est la tête de l’Église. Pour les chrétiens, chercher à vivre la volonté de Dieu révélée dans sa Parole, et apporter gloire à son nom est quelque chose d’important. Reconnaître Dieu comme étant Dieu : là est la première étape de toute démarche de foi. Seul, en petit groupe, ou avec une grande assemblée, il est possible d’exprimer sa reconnaissance à Dieu en lui rendant un culte.

    L’édification, c’est l’Église pour elle-même. Un des buts fondamentaux de l’Église consiste en la transformation de chacun de ses membres. Les croyants sont engagés les uns envers les autres. Le corps de Christ est ainsi composé de membres interdépendants, ayant chacun reçu du Saint-Esprit un ministère qui a vocation à être exercé au bénéfice de l’ensemble. Ainsi, tout le corps, bien coordonné et formant un solide assemblage, tire son accroissement de la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans l’amour.

    L’évangélisation, c’est l’Église pour la mission. Les chrétiens ont l’opportunité d’être des ambassadeurs du Christ. Évangéliser, c’est le désir de l’Église, et de chaque croyant, de partager les valeurs de respect et de bonté contenues dans l’Évangile, la bonne nouvelle du pardon de Dieu en Christ. Il ne s’agit pas de chercher la croissance de l’Église pour notre propre intérêt mais parce que Dieu veut que les gens soient sauvés. Dieu équipe et appelle chaque croyant à une variété de ministères et de vocations, et dans ce contexte, chacun peut être un témoin du Seigneur Jésus-Christ parce que Dieu aime chacun sans distinction.

    Enfin, la compassion, c’est l’Église pour la société. En plus de la proclamation de l’Évangile, l’Église a été commissionnée par le Christ à étendre dans le monde son ministère de service et d’altruisme. L’Église ne peut se contenter de son propre confort dans un monde tiraillé par des problèmes tels que la décadence morale, la corruption, l’oppression, la violence, le crime, l’injustice sociale. Sans entrer dans le jeu du pouvoir politique pour imposer les valeurs chrétiennes dans une société sécularisée et pluraliste, l’Église est invitée à une action de conscience envers le monde en démontrant l’amour et la justice du Christ.

    L′unité est fondamentale. Mais unité ne signifie pas uniformité.
    À un monde multipolaire, une Église multipolaire

    Quelle Église pour aujourd′hui ?

    L’Église reste aujourd’hui une réalité spirituelle pour tous ceux qui se réclament du Christ mais aussi une réalité visible qui est plurielle. Il existe en effet de nombreuses Églises. Est-ce un problème ou une chance ? Certes, Jésus lui-même l’a affirmé dans l’évangile de Jean (chapitre 17), l’unité est fondamentale. Mais unité ne signifie pas uniformité. Une certaine pluralité de l’Église est d’abord un principe théologique. « On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres » ; il était donc prévu que pour accueillir le vin nouveau, de nouvelles outres soient utilisées. C’est du reste inhérent à la personne de Dieu qui se laisse voir sous des figures différentes : Père, Fils, Saint-Esprit… donc une réalité multifacette.

    Les images bibliques montrent que l’Église ou les Églises peuvent avoir des formes différentes pour répondre à des besoins différents (forteresse, sel de la terre, corps du Christ, peuple de Dieu, etc.). Une certaine pluralité de l’Église, c’est aussi une réalité historique. À commencer par l’histoire biblique : à la Pentecôte, les auditeurs du discours de Pierre ont chacun entendu ce discours dans leur langue. Du reste, les modèles d’Église de Jérusalem et d’Antioche qui sont décrits dans la Bible par le livre des Actes sont très différents. Ceci est également vrai au niveau de l’histoire de l’Église post-biblique : les Églises des différentes périodes ont été très différentes.

    Une certaine pluralité de l’Église, c’est enfin un besoin pragmatique. La diversité culturelle, l’individualisme, la multiplication des moyens de communication, font que pour mieux permettre aux uns et aux autres de vivre leur foi, il est utile que cohabitent des Églises de sensibilités différentes.

    À un monde multipolaire, une Église multipolaire…

    À chacun donc de se faire un avis sur l’Église qui lui semble la plus en phase avec ses besoins, mais aussi, et surtout peut-être, celle qui lui semble la plus fidèle à la Parole de Dieu et à ce que Jésus attend de l’Église.

    Il ne faut pas se leurrer, humainement l’Église parfaite n’existe pas, car toute Église est l’assemblée d’hommes et de femmes qui ont des qualités comme des défauts. L’Église est donc la somme des qualités de ceux qui la composent, mais aussi de leurs limites. Cela peut nous encourager à être partie prenante pour contribuer au développement de l’Église et surtout à laisser Dieu agir pour qu’il fasse émerger, en chacun de nous et dans l’Église, son amour et son idéal spirituel. C’est alors que l’Église correspondra à ce que Dieu attend d’elle, une entité où se vit et se construit une relation avec Jésus qui donne du sens à la vie.

    Source : Signes des temps – n° 1647 – Janvier – février 2019


     

  • EDS – Jeudi 28 février – La marque de la bête

    Apocalypse 13 indique que la bête semblable à un agneau tiendra le premier rôle dans la crise finale. Cette puissance mondiale établira un système global dans une tentative de contrôler les croyances des gens.

    Lisez Apocalypse 13.16,17 et Deutéronome 6.4-8. Qu’est-ce que le fait d’apposer la marque la main droite ou sur le front a à voir avec les commandements de Dieu ?

    Des gens de toutes classes sociales seront contraints de recevoir la marque de la bête sur leur main droite ou leur front. Tout comme le sceau sur le front identifie ceux que Dieu considère comme les siens (Ap 7.3,4 ; Ap 14.1), de même, la marque de la bête identifie les adorateurs de la bête. La marque de la bête n’est pas un quelconque signe visible. Le fait qu’elle soit apposée sur la main droite ou sur le front contrefait l’instruction que Moïse a donnée aux Israélites de lier la loi de Dieu comme un signe sur leur main ou leur front (Dt 6.8). La main droite est liée au comportement, tandis que le front   est lié aux pensées ou au consentement. Certains choisiront de recevoir la marque     de la bête pour échapper à la menace de mort, tandis que d’autres seront totalement engagés mentalement et spirituellement dans ce système d’adoration apostat. Les questions centrales dans la crise finale seront l’adoration et l’obéissance à Dieu dans l’observation de ses commandements (Ap 14.12). Le commandement du sabbat en particulier sera le test de fidélité et d’obéissance à Dieu. De même que le sabbat est le signe distinctif d’obéissance du peuple fidèle de Dieu (Ez 20.12,20), la marque de la bête est le signe d’allégeance à la bête. La marque de la bête implique le remplacement du commandement de Dieu par un commandement humain. La plus grande preuve  de cela, c’est l’institution du dimanche (voir Dn 7.25) établi par les hommes comme jour d’adoration, à la place du sabbat du septième jour, prescrit dans l’Écriture par notre Créateur. La tentative de changer le signe de l’autorité de Dieu à un autre jour est une tentative d’usurper le rôle et le pouvoir de Dieu lui-même. « La marque de la bête est le sabbat papal. […] Quand sera proclamé le décret imposant le pseudo-sabbat, et quand le grand cri du troisième ange mettra les humains en garde contre l’adoration de la bête et de son image, […] ceux qui persisteront dans la transgression recevront la marque de la bête. » Ellen G. White, Évangéliser, pp. 214,215. Apocalypse 13.18 dit : C’est ici qu’intervient la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le chiffre de la bête. Car c’est un chiffre humain : son chiffre est six‑cent soixante six. Qui est cet humain ? Paul le décrit comme l’homme de péché (2 ft 2.3, Segond 21). Ce titre renvoie à la puissance papale symbolisée par la bête qui monte de la mer, dont le nom blasphématoire sur ses têtes renvoie au titre divin qu’elle réclame pour elle-même, en se tenant prétendument à la place du Fils de Dieu sur terre.


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  • EDS – Mercredi 27 février – L’image de la bête

    Lisez Apocalypse 13.12,13. En quoi 1 Rois 18.38 et Actes 2.3 nous aident-ils à comprendre la nature des activités fallacieuses de la bête semblable à un agneau, dont la plus grande est celle de faire descendre le feu du ciel ?

    En faisant des miracles, la bête semblable à un agneau convaincra beaucoup de gens de la véracité de ses paroles malgré leur manque d’harmonie avec les Écritures. « Par l’intermédiaire du spiritisme, des miracles se feront, des malades seront guéris et de nombreux prodiges incontestables seront réalisés. » Ellen G. White, Le grand espoir, 431. Ces miracles aident la bête semblable à un agneau à persuader les habitants de la terre de faire une image à la bête qui monte de la mer qui a reçu la blessure mortelle. La guérison de la blessure mortelle de la bête qui monte de la mer renvoie à la restauration de la papauté romaine comme puissance politico-religieuse. La bête semblable à un agneau se mettra également à parler comme un dragon et à exercer le pouvoir de la bête qui monte de la mer, montrant par là qu’elle deviendra aussi intolérante que les nations représentées par ces symboles.

    « De tels actes seraient directement opposés aux principes de ce gouvernement,   au génie de ses libres institutions, aux affirmations directes et solennelles de sa Déclaration d’Indépendance, et à sa Constitution. […] Mais l’inconséquence d’un tel acte n’est pas plus grande que celle qui est représentée dans ce symbole : où la bête aux « cornes semblables à celle d’un agneau », pure, douce et inoffensive dans sa profession de foi, parle « comme un dragon ». Elle disait « aux habitants de la terre de faire une image de la bête ». Cette image nous présente clairement une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir législatif appartient au peuple, preuve extrêmement frappante que les États-Unis sont la nation décrite dans cette prophétie. Mais qu’est-ce que cette « image de la bête » ? Et comment se formera-t-elle ? C’est la bête à deux cornes qui érige l’image de la première bête ; et celle-ci est aussi appelée

    « image de la bête. » Pour savoir ce qu’est cette image et comment elle se formera, nous devons donc étudier les caractéristiques de la bête elle-même, c’est-à-dire de la papauté. Lorsque l’Église primitive se corrompit en s’éloignant de la simplicité de l’Évangile et en acceptant les rites et les coutumes des païens, elle perdit l’Esprit et la puissance de Dieu ; et, pour opprimer la conscience des hommes, elle rechercha le soutien du pouvoir séculier. Ainsi naquit la papauté : une Église qui dominait l’État et l’employait pour arriver à ses propres fins, spécialement pour châtier l’ « hérésie ». […] Lorsque les principales Églises des États-Unis s’uniront sur les points de doctrine qu’elles professent en commun et influenceront l’État pour qu’il impose leurs  décrets et soutienne leurs institutions, l’Amérique protestante formera alors une image de la hiérarchie romaine, et il en résultera inévitablement l’application de sanctions aux dissidents. […] L’ « image de la bête » représente le protestantisme apostat qui apparaitra lorsque ses Églises rechercheront l’aide du pouvoir civil pour imposer leurs dogmes. » Ellen G. White, Le grand espoir, pp. 323-325.


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  • EDS – Mardi 26 février – La bête qui monte de la terre

    La première moitié d’Apocalypse 13 décrit la puissance Catholique romaine active durant la période prophétique des 1 260 jours/années. Avec  les événements de    la Révolution française, ce système politico-religieux se voit infliger une blessure mortelle. Mais la blessure mortelle finit par être guérie, et ce système revient à la vie. La deuxième moitié du chapitre décrit la manière dont la blessure mortelle de la bête sera guérie.

    Lisez Apocalypse 13.11. Quelles sont les caractéristiques de la deuxième bête ? À la lumière d’Apocalypse 12.14-16, que signifie le fait que cette bête monte de la terre ?

    Jean observe une autre bête. Contrairement à la première bête, la deuxième bête qui monte de la terre. Cette deuxième bête est une puissance mondiale, avec une influence du même calibre que la première  bête.  Mais,  contrairement  à la bête  qui  monte  de la mer, qui avait une apparence terrifiante, la bête qui monte de la terre semble inoffensive, en tous cas, au début. Elle a deux cornes semblables à celles d’un agneau (Ap 13.11). Cet agneau est un symbole pour Christ. Ainsi, cette puissance eschatologique ressemble à Christ. Cette puissance monte d’un territoire qui protégeait la femme, symbole de la véritable Église de Dieu, du déluge de persécution du dragon à la fin des 1 260 jours/années prophétiques (Ap 12.14-16). Cette bête qui monte de la terre est de toute évidence un nouvel arrivant sur la scène, puisqu’elle se lève en tant que puissance mondiale après que la bête qui monte de la mer a reçu sa blessure mortelle lors des événements de la Révolution française, ce qui signifie que la bête qui monte de la terre est exclusivement un acteur de la fin des temps.

    « Quelle était la nation du Nouveau Monde qui montait en puissance en 1798, présageant un avenir de force et de grandeur et attirant l’attention du monde ? L’application de ce symbole ne permet aucun doute. Une nation, et une seule, répond aux spécifications de cette prophétie : sans erreur possible, il s’agit des États-Unis d’Amérique. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 322. Apocalypse 13.11 montre cependant que l’Amérique, en grande partie protestante, se mettra finalement à parler comme le dragon, comme le diable en personne, avec une influence semblable à l’Empire romain. Cette puissance eschatologique jouera un rôle clé pour faire que le monde adore la première bête, qui a reçu la blessure mortelle. En d’autres termes, les États- Unis, qui à un moment donné, avaient fourni protection et refuge à l’église, joueront à un certain moment un rôle de persécution dans les événements des derniers jours.

    Quand on identifia pour la première fois la deuxième bête d’Apocalypse 13 comme étant les États-Unis, ce pays était bien loin d’avoir la puissance et l’influence qu’il a aujourd’hui. En quoi cette donnée contribue-t-elle à affirmer l’identification des États-Unis comme la puissance décrite dans cette prophétie ?


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  • EDS – Lundi 25 février – Les activités de la bête qui monte de la mer

    Apocalypse 13.5 spécifie une période de persécution, comme évoqué dans la leçon d’hier. Les 42 mois des activités de la bête coïncident avec les 1 260 jours/années de la persécution de la femme/Église d’Apocalypse 12.6,14. (Un jour prophétique symbolise une année [Nb 14.34, Ez 4.6]. Voir l’étude de mardi dans la leçon 7. L’an 538 de notre ère marque le début de cette période prophétique, quand l’Église romaine, avec le pape à sa tête, s’établit comme une puissance qui dominait le monde occidental au Moyen Âge. Les événements de la Révolution française ont infligé à la bête la blessure mortelle de 1798, mettant ainsi temporairement un terme à la tyrannie et à la religion d’État de l’Église.

    Comparez Apocalypse 13.5-8 à Daniel 7.24,25 et 2 Thessaloniciens 2.2-12. En quoi les activités de la bête qui monte de la mer reflètent-elles les descriptions de la petite corne et du Mauvais ?

    Les activités de la bête qui monte de la mer durant les 1 260 jours/années sont qualifiées de blasphèmes. Dans le Nouveau Testament, le blasphème peut dénoter une prétention à égaler Dieu (Jn 10.33, Mt 26.63-65) et le fait d’usurper son autorité (Mc 2.7). Les blasphèmes de la bête qui monte de la mer sont dirigés contre Dieu, pour calomnier son nom et sa demeure, ceux qui ont leur demeure au ciel (Ap 13.6). La demeure de Dieu est le sanctuaire céleste, où Christ agit au nom de notre salut. La bête qui monte de la mer cherche à nier l’œuvre de médiation de Christ en tentant de le remplacer par une prêtrise humaine qui prétend administrer le salut et le pardon des péchés. Assumer ces pouvoirs qui n’appartiennent qu’à Dieu constitue l’essence même du blasphème.

    Apocalypse 13 renvoie à une période d’apostasie majeure dans la chrétienté accomplie quand le Catholicisme romain a revendiqué la position et l’autorité de Dieu avec le pape qui siégeait à sa tête. Ceux qui refusaient de se soumettre à Rome connurent la persécution et le martyr. Aujourd’hui, de telles déclarations sont considérées comme dures, et même fanatiques, mais le présent ne peut effacer l’histoire, peu importe à quel point les gens souhaiteraient que ce soit le cas.

    Comment rester fidèles à la prophétie sur l’histoire de l’Église tout en faisant preuve de bienveillance et de prudence quand nous présentons ces vérités à autrui ?


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  • EDS – Dimanche 24 février – La bête qui monte de la mer

    Lisez Apocalypse 13.1-4,8 et Apocalypse 17.8. Quelles sont les caractéristiques de cette bête, et quelles sont les phases de son existence ?

    Jean observe une bête monstrueuse qui monte de la mer. Tandis qu’une bête représente une puissance politique, la description de la bête  qui  monte  de la mer  renvoie  à  une puissance politique qui a la religion comme caractéristique dominante. La mer symbolise la région très peuplée d’Europe dont sort la bête qui monte de la mer après la chute de l’Empire romain (voir Ap 17.15). Jean décrit la bête alors qu’elle émerge de l’eau. La bête a sept têtes et dix cornes, comme le dragon d’Apocalypse 12.3,4, ce qui montre le lien étroit avec la Rome païenne. Sur les têtes de la bête, il y a un nom de blasphème, et sur les cornes, des diadèmes. Les têtes de la bête sont les royaumes dont Satan s’est servi pour persécuter le peuple de Dieu tout au long de l’histoire (voir Ap 17.9-11). Les noms de blasphème renvoient au titre divin que revendique la bête. Les dix cornes renvoient à Daniel 7.24, et symbolisent les nations issues de l’Empire romain après sa chute. Ces caractéristiques de la bête qui monte de la mer renvoient toutes à la papauté qui est sortie de l’Empire romain. La bête qui monte de la mer ressemble à un léopard, avec des pattes d’ours et la gueule d’un lion. En tant que telle, la bête combine les caractéristiques des quatre bêtes (symboles des empires mondiaux) de Daniel 7.2-7 : Babylone, les Mèdes et les Perses, la Grèce, et Rome. Cependant, Jean les énumère dans l’ordre inverse, ce qui, dans sa perspective du premier siècle, montre que la bête qui monte de la mer est liée à la quatrième bête de Daniel 7, l’Empire romain. Le dragon (l’Empire romain païen qui a reçu sa puissance de Satan) a donné à la bête sa puissance, son trône, et sa grande autorité. Tout comme le Père a donné son trône et son autorité à Christ (Ap 2.27), de même, Satan investit la bête comme son corégent et représentant sur terre. Apocalypse 13.5-7 déclare que la période d’activité de persécution de la bête tout au long de l’histoire chrétienne correspond aux 42 « mois. » Comme nous l’avons vu, la persécution de la femme pure a duré pendant un temps, des temps, et la moitié d’un temps, c’est-à-dire trois « temps » et demi ou « années » prophétiques (Ap 12.13,14 ; comparez Dn 7.25), ou 1 260 jours/années (ap 12.6). Par conséquent, un temps, des temps, et la moitié d’un temps, 42 mois, et 1260 jours font tous référence à la même période de 1260 années. Cette phase se termine quand Jean voit l’une des têtes de la bête mortellement blessée. La guérison de cette blessure mortelle renvoie à l’époque après 1798 quand la bête reviendrait à la vie et verrait sa puissance restaurée. Et cette guérison de la blessure mortelle provoque l’admiration du monde, qui adore à la fois le dragon et la bête.


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  • EDS – Samedi 23 février – SATAN ET SES ALLIÉS

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ap 13, Ap 17.8, Dn 7.24, 2 Th 2.2-12, Ap 12.14-16, 1 R 18.38.

    Verset à mémoriser :

    En colère contre la femme, le dragon s’en alla faire la guerre au reste de sa descendance, à ceux qui gardent les commandements de Dieu et qui portent le témoignage de Jésus. (Apocalypse 12.17.)

    Apocalypse 12 décrit les attaques de Satan perpétrées contre le peuple fidèle de Dieu, dont la persécution par la Rome païenne et plus tard la Rome papale lors  des 1260 jours/années (de l’an 538 à l’an 1798 ; voir Ap 12.6,13,14 et le mardi de la Leçon 7). Le chapitre 13 décrit plus en détails les attaques de Satan au cours de l’histoire chrétienne, avec l’aide de deux alliés, tous deux décrits comme des bêtes. Sous la direction de Satan, le dragon et ces deux bêtes s’uniront à la fin des temps pour s’opposer aux activités rédemptrices de Dieu et chercher à gagner l’allégeance du monde. Une  petite mise en garde est nécessaire. Il est facile d’interpréter    les prophéties déjà accomplies. Mais quand il s’agit de prophéties qui restent à s’accomplir, comme dans l’étude de mardi, nous devons être plus prudents. Dieu nous montre ce qui arrivera à la fin des temps de sorte que nous ne soyons pas surpris, mais il ne nous dit pas tous les détails que nous aimerions savoir.  Nous  ne devons jamais oublier une chose : tandis que ces prophéties nous disent ce    qui arrivera à la fin, elles ne nous disent pas quand ni comment exactement les derniers événements se dérouleront. Par  conséquent, nous devons être prudents,  et ne pas nous livrer à des spéculations qui iraient au-delà de ce que les prophéties nous disent. Souvenons-nous que les prophéties de l’Apocalypse ont un objectif pratique : nous enseigner à vivre aujourd’hui et à nous préparer pour l’avenir.

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 2 mars.


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  • EDS – Vendredi 22 février – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Les pièges de Satan, » pp. 381-389, dans Le grand espoir.

    L’objectif  d’Apocalypse  12  est  avant  tout  de  dire  au  peuple  de  Dieu  que  les événements eschatologiques font partie du grand conflit entre Christ d’un côté, et Satan de l’autre. Le livre avertit le peuple de Dieu de ce qu’il affronte aujourd’hui, et de ce qu’il est sur le point d’affronter de manière encore plus dramatique à l’avenir : un ennemi expérimenté et en colère. Paul nous avertit de l’activité eschatologique de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les tromperies de l’injustice pour ceux qui vont à leur perte, parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité pour être sauvés (2 Th 2.9,10).

    Apocalypse nous exhorte à prendre l’avenir au sérieux et à faire de notre dépendance envers Dieu notre priorité. D’un autre côté, Apocalypse nous assure que bien que Satan soit un ennemi puissant et expérimenté, il n’est pas assez fort pour vaincre Christ (voir Ap 12.8). Pour le peuple de Dieu, l’espérance ne se trouve qu’en Celui qui a par le passé vaincu Satan et ses forces démoniaques. Et qui a promis d’être avec des fidèles disciples tous les jours, jusqu’à la fin du monde (Mt 28.20).

    À MÉDITER

    • En tant qu’adventistes du septième jour, nous nous considérons comme répondant aux caractéristiques de ce reste des temps de la Quel privilège ! Mais aussi, quelle responsabilité. (Voir Lc 12.48). Pourquoi devons-nous faire attention, cependant, à ne pas penser que ce rôle garantit notre salut personnel ?
    • « Nous parlons beaucoup trop de la puissance de Il est vrai que Satan est un être puissant ; mais, grâce à Dieu, nous avons un Sauveur qui a chassé le malin du ciel. Nous parlons de notre adversaire, nous prions à son sujet, nous pensons à lui, si bien qu’il finit par grandir démesurément dans notre imagination. Pourquoi ne parlerions-nous pas plutôt de Jésus ? Pourquoi n’exalterions-nous pas plutôt sa puissance et son amour ? Satan est content que nous exagérions sa puissance. Élevons Jésus, méditons sur lui, et en le regardant, nous serons changés à son image. » Ellen G. White, Advent Review and Sabbath Herald, 19 mars 1889. De quelle manière les chrétiens exagèrent-ils la puissance de Satan ? D’un autre côté, quels dangers court-on à nier non seulement la réalité de la puissance de Satan, mais également la réalité de son existence même ?

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  • EDS – Jeudi 21 février – La stratégie de Satan pour la fin des temps

    Apocalypse 12.17 marque un changement de stratégie de la part de Satan, alors qu’il tente de séduire les habitants de la terre, jusqu’à tromper même les fidèles disciples de Christ. Tout au long de l’histoire chrétienne, il s’est opposé à l’œuvre de salut de Dieu, principalement à travers des compromis subtils dans l’église, et par la contrainte et la persécution en-dehors de l’église. L’histoire montre que, bien que couronnée de succès pendant des siècles, cette stratégie n’a pas empêché la Réforme et la redécouverte progressive des vérités de la Bible par le peuple de Dieu. Cependant, alors que Satan prend conscience que ce temps s’épuise, il intensifie ses efforts et s’en va faire la guerre au reste eschatologique de Dieu (Ap 12.17). Ses attaques dirigées contre le reste comprendront un important élément de tromperie. Des démons feront des miracles et des manifestations spiritualistes (Ap 16.14). Ce glissement dans sa stratégie correspond à la transition d’un intérêt historique à un intérêt eschatologique (voir Mt 24.24). Chose significative : le terme égarer dans Apocalypse 12-20 décrit les activités de Satan à la fin des temps. Le terme égarer introduit (Ap 12.9) et conclut (Ap 20.7-10) la description des activités eschatologiques de Satan dans l’Apocalypse.

    Lisez 2 Thessaloniciens 2.8-12, Apocalypse 13.13,14 et 19.20. Quelle est la nature des supercheries de Satan à la fin des temps ?

    Apocalypse 12-20 décrit Satan s’efforçant de gagner la loyauté du monde. Il emploie, en retour des puissances politiques et religieuses, ainsi que des puissances politiques, pour accomplir son œuvre : la Rome païenne Dans le reste du livre, les membres de cette triade satanique : paganisme/spiritisme tels qu’ils sont symbolisés par le dragon : le Catholicisme romain, symbolisé par la bête qui monte de la mer ; et le protestantisme apostat, symbolisé par la bête qui monte de la terre, ou pareille à un agneau, sont unis de manière indissociable pour s’opposer aux activités de Dieu dans le monde. Ils agissent de concert pour égarer les gens, afin de les détourner de Dieu, et de les pousser du côté de Satan dans la guerre du grand jour de Dieu, le Tout‑Puissant (Ap 16.13,14). Ces faux systèmes seront tous détruits lors du retour de Jésus (Ap 9.20), tandis que le dragon, qui symbolise le diable qui a agi à travers ces puissances terrestres (Ap 12.9), sera détruit à la fin des mille ans (Ap 20.10). Apocalypse montre que cette tromperie des temps de la fin sera si grande que la majorité des gens seront amenés à choisir la voie de la destruction (Mt 7.13).

    Par deux fois dans Apocalypse, un appel est lancé à la sagesse et au discernement spirituel afin de percevoir la nature trompeuse des activités de Satan à la fin des temps et d’y résister (Ap 13.18, 17.9). De quel genre de sagesse est-il question ici ? D’après Jacques 1.5, comment obtenir cette sagesse ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1er Trimestre 2019)

  • LA BIBLE EN 692 LANGUES

    La Bible complète peut maintenant être lue dans 692 langues. à cette indication provient de l’Union des Sociétés de la Bible (United Bible Societies, UBS) dans le « Rapport global sur l’accès aux Écritures ». C’est 18 langues de plus que l’an dernier.

    Selon UBS, environ 5,6 milliards de personnes ont accès à tous les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament dans leur langue maternelle.

    Le Nouveau Testament est maintenant traduit dans 1547 autres langues, au moins quelques écrits bibliques dans 1123 langues. Il existe donc au moins un livre de la Bible dans 3362 langues (38 de plus que l’année précédente). Les Sociétés bibliques sont basées sur environ 7350 langues dans le monde, dont 245 langues des signes pour les personnes malentendantes. Il y a environ 4000 langues dans lesquelles aucun livre de la Bible n’est traduit.

    « Nous vivons une époque où le message de la Bible de miséricorde, de réconciliation, de justice, de paix et d’amour est urgent », a déclaré Alexander M. Schweitzer, responsable du service de traduction d’UBS.

    « C’est pourquoi il est important de veiller à ce que tout le monde ait accès aux Écritures, quelle que soit leur langue. Les Sociétés bibliques, les chercheurs et donateurs ont travaillé ensemble plus efficacement que jamais et les développements technologiques ont ouvert des possibilités inimaginables.

    En 2018, la Fédération mondiale des sociétés bibliques a publié de nouvelles éditions de la Bible, du Nouveau Testament ou des écrits individuels dans 66 projets de traduction. Dans 44 d’entre eux, les premières traductions ont été faites dans une nouvelle langue. Ces premières traductions peuvent être comprises par 77 millions de personnes. Les nouvelles langues de la Bible incluent, par exemple, le bilen et le gondi. Le bilen est une langue couchitique utilisée par environ 112 000 citoyens en Érythrée. Le gondi est parlé dans le centre de l’Inde par environ 300 000 personnes et appartient à la famille des langues dravidiennes. Les deux langues ont maintenant un Nouveau Testament.

    À mesure que les langues et les connaissances bibliques évoluent, de nouvelles traductions et révisions des langues bibliques classiques restent importantes pour les sociétés bibliques. Dans 22 projets de ce type, les nouvelles éditions 2018 sont parues en langues, employant environ 363 millions de personnes. Il s’agit notamment des Bibles en japonais et en polonais, ainsi que des nouveaux testaments en géorgien et en tagalog, la langue la plus utilisée aux Philippines.

    Pour les personnes malentendantes, les écritures bibliques ont été publiées en 2018 en langue des signes en Hongrie, en Lituanie, au Japon, en Thaïlande et au Guatemala. Selon le rapport sur le discours, les Sociétés bibliques se concentrent davantage sur les langues des signes afin de donner accès au message biblique aux 70 millions de personnes malentendantes du monde.

    Le travail pour les personnes aveugles et malvoyantes constitue un autre axe. En 2018, la 45ème Bible complète est apparue en luganda braille. C’est la langue luganda qui est parlée dans l’est de l’Ouganda.

    Pour mener à bien d’autres projets, un fort engagement des donateurs et des églises est nécessaire.

    La Société biblique suisse est membre de la United Bible Societies (UBS), la plus grande agence de traduction du monde. La Fédération mondiale compte 148 sociétés bibliques et est active dans plus de 200 pays. Les tâches sont la traduction, la production et la diffusion de la Bible. Au cours de plus de 200 ans d’histoire, UBS a publié plus de 340 Bibles (Ancien et Nouveau Testament) entièrement traduites. Les règles suivantes s’appliquent : la traduction provient toujours du texte original. Des locuteurs natifs formés assurent la meilleure traduction possible. Et la Bible est toujours traduite à la demande et à l’initiative du destinataire. Il faut quelques mois pour traduire un livre de la Bible. Pour traduire toute une Bible, un groupe de traducteurs aura besoin d’environ douze ans.

    SOURCE : © Agence de presse APD Bâle (Suisse) et Ostfildern (Allemagne). "Rapport mondial sur l'accès aux Écritures 2018". :  https://www.die-bibel.ch/aktuelles/die-bibel/bibeluebersetzung/bibel-in-692-sprachen/

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    Traduction : Editions Vie et Santé


    BIBLE DU DISCIPLE – FAUVE

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    Editorial Safeliz