• LA LUTTE EN VAUT LA PEINE

    Romains 8 est l’un des plus beaux chapitres de toute la Bible. Suite à la structure édifiée tout au long du livre, Paul atteint un point culminant, à mi-chemin, qui relie les points principaux de toute la première moitié et met en place le reste du livre. Si vous avez déjà eu besoin d’un passage de l’Écriture pour vous réconforter et vous rassurer, pour vous offrir de l’espoir ou des encouragements, tout est là. Surtout après les ombres noires de Romains 7, ce chapitre est particulièrement porteur d’espoir.

    Romains 7 se terminait par ces déclarations : « Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?… Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !… Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » (Romains 7.24-25 LSG). En réalité, puisque les segmentations de chapitre ont été ajoutées beaucoup plus tard dans l’histoire, il s’agissait à l’origine d’une ligne de pensée qui s’est étendue au début du chapitre 8 :

    « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, – Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. » (Romains 8.1-4 LSG)

    Tout ce que Paul a dit sur le pouvoir de la loi, l’application de la loi, le péché, la justice, les promesses de Dieu, l’identité d’Israël et des Juifs, et la place des païens dans l’église de Dieu se rejoignent dans ces déclarations. La loi que Dieu a donnée à la nation juive, au peuple de sa promesse et de son alliance, ne pouvait que souligner leur caractère pécheur, en soulignant et en intensifiant leur vide moral chaque fois qu’ils échouaient. Les humains étaient censés être une lumière et un exemple pour les autres nations et cependant ils ont cédé sous la pression de la loi. Et dans sa miséricorde et sa compassion, Dieu est personnellement entré dans leur histoire en la personne de Jésus. Jésus a réussi là où son peuple avait échoué et a pris la peine de leurs échecs, il a ouvert une nouvelle voie pour que l’humanité se connecte avec Dieu en pardonnant les péchés qui nous séparaient de lui et en envoyant son Esprit vivre au milieu de nous.

    L’humanité a reçu une nouvelle vocation, une nouvelle direction et une nouvelle motivation. C’est l’histoire de Dieu et de son amour venant vivre chez l’homme.

    Tout a été mené vers ce moment. Toute l’histoire de la Bible hébraïque indiquait le jour où Dieu enverrait un serviteur souffrant (Esaïe 53) et rédigerait sa loi dans le cœur des humains plutôt que sur des tablettes de pierre (Jérémie 31). Ce que Dieu a accompli est une transformation de la nature humaine à travers Christ et l’Esprit. L’humanité a reçu une nouvelle vocation, une nouvelle direction et une nouvelle motivation. C’est l’histoire de Dieu et de son amour venant vivre chez l’homme. C’est la promesse que Dieu nous adresse à tous.

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  • EDS – Jeudi 13 décembre – Le partage du pain et la prière

    Quelles que fussent les difficultés de l’Église primitive, ses membres étaient unis dans leur foi commune en Jésus et dans la vérité qu’il leur avait confiée pour qu’ils la transmettent au monde. C’est ce que Pierre a même appelé la « vérité présente » (2 P 1.12). Et ainsi, unis dans la vérité, ils exprimaient leur unité d’un certain nombre de manières.

    « Ils étaient assidus […] au partage du pain et aux prières. » (Ac 2.42.) Cette référence au partage du pain renvoie probablement à un repas partagé, ou aux repas habituels que partageaient les croyants. À un certain moment pendant le repas, quelqu’un bénissait le pain et la boisson d’une manière spéciale, en mémoire de la mort et de la résurrection de Jésus, et dans l’attente de son proche retour. Les premiers chrétiens consacraient ainsi leur temps à se souvenir du sens de la vie et du ministère de Jésus, et aimaient en parler lors des repas partagés. Les repas qu’ils partageaient devinrent des moments d’adoration.

    « Chaque jour, ils étaient assidus au temple, d’un commun accord, ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur ; ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à la communauté ceux qu’il sauvait. » (Ac 2.46,47.) Nul doute que ce temps de communion fraternelle passé ensemble contribua beaucoup à renforcer ce sentiment d’unité qu’ils avaient en Jésus.

    Quels exemples avons-nous dans le livre des Actes de chrétiens priant ensemble ? Pour quoi priaient-ils ? Actes 1.14 ; Actes 4.23-31 ; Actes 12.12.

    L’Église primitive chérissait l’occasion de communiquer directement avec Dieu et ne manquait jamais de lui offrir des requêtes quand ils se rassemblaient pour adorer. Paul, dans sa première épître à Timothée, mentionne l’importance de la prière quand les chrétiens sont réunis (1 Tm 2.1). Aux Éphésiens, il a également mis en avant la nécessité de la prière : « Priez en tout temps par l’Esprit, avec toutes sortes de prières et de supplications. Pour ce faire, restez éveillés et consacrez-vous toujours assidûment à supplier pour tous les saints ; pour moi aussi » (Ep 6.18,19).

    De quelles manières peut-on connaître une unité plus profonde par la puissance de la prière d’intercession en vue de causes communes ?

    En quoi cette prière contribue-t-elle à nous unir en tant qu’Église ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2018)