• EDS – Jeudi 6 décembre – Restauration et unité

    Lisez Matthieu 18.15-17. Quelles sont les trois étapes que Jésus nous demande de suivre pour nous aider à résoudre les conflits quand un autre membre d’Église nous a fait du mal ? Comment appliquer ces paroles à nos situations contemporaines ? En donnant ces conseils dans Matthieu 18, Jésus souhaite cantonner les conflits de personnes à un groupe le plus restreint possible. Il entend que les deux personnes concernées résolvent le problème elles-mêmes. C’est pourquoi Jésus déclare : « Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le seul à seul » (Mt 18.15). Plus le nombre de personnes impliquées dans un conflit entre deux personnes augmente, plus le potentiel de dispute augmente, et plus cela peut affecter la communion fraternelle des autres croyants. Les gens prennent parti, et chacun choisit son camp. Mais quand les chrétiens tentent de régler leurs différends en privé, et cela, dans un esprit chrétien d’amour et de compréhension mutuels, cela crée un climat de réconciliation. L’atmosphère est propice à l’action du Saint-Esprit en eux tandis qu’ils s’efforcent de résoudre leur différend.

    Parfois, les appels personnels à la résolution de conflits restent inefficaces. Dans ces cas-là, Jésus nous invite à prendre une ou deux personnes avec nous. Cette deuxième étape dans le processus de réconciliation doit toujours venir après la première. Le but est de rassembler les gens, non de les éloigner davantage. La ou les personnes qui se joignent à la personne lésée ne viennent pas pour lui donner raison en accusant l’autre. Elles viennent motivées par l’amour et la compassion chrétienne, en tant que conseillers et partenaires de prière, afin de participer au processus qui consiste à réunir deux personnes brouillées. Parfois, toutes les tentatives pour résoudre un problème se soldent par un échec. Dans ce cas, Jésus nous dit d’amener la question devant l’Église. Il ne parle certainement pas d’interrompre le culte du sabbat matin avec une question de conflit privé. Si les deux premières étapes n’ont pas permis de réconcilier les deux parties, le comité d’Église constitue le bon espace-temps pour en parler. À nouveau, l’objectif de Christ est la réconciliation. Il ne s’agit pas d’accuser l’un et de mettre l’autre hors de cause.

    « Ne laissez pas mûrir le ressentiment. Ne permettez pas à la blessure de s’envenimer de telle sorte que des mots empoisonnés vous échappent et souillent l’esprit de ceux qui les entendent. Ne permettez pas à des pensées amères de remplir l’esprit de votre frère et le vôtre. Allez à lui et réglez l’affaire avec humilité et sincérité. »37

    37 Ellen G. White, Ministère évangélique, p. 488.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2018)