• EDS – Dimanche 2 décembre – Amitié restaurée

    Paul et Barnabé agissaient de concert dans leur témoignage pour Jésus. Mais ils avaient un désaccord : fallait-il oui ou non faire confiance à quelqu’un d’aussi peureux que Jean Marc (Ac 15.36-39) ? Les dangers potentiels de prêcher l’Évangile avaient poussé Jean Marc à abandonner Paul et Barnabé pour rentrer chez lui (Ac 13.13).

    « Cette désertion incita Paul à juger Marc défavorablement et même sévèrement pendant un certain temps. Barnabas, d’autre part, était enclin à l’excuser à cause de son inexpérience. Il désirait que Marc ne quittât pas son ministère, car il voyait en lui des talents qui lui permettraient d’être utile à la cause du Christ. »36

    Bien que Dieu ait employé tous ces hommes, les problèmes entre eux avaient besoin d’être résolus. L’apôtre qui prêchait la grâce avait besoin d’étendre la grâce à un jeune prédicateur qui l’avait déçu. L’apôtre du pardon avait besoin de pardonner. Marc grandit grâce à Barnabé, qui devint son conseiller (Ac 15.39) et, finalement, le cœur de Paul fut apparemment touché par les changements.

    En quoi les lettres de Paul à Timothée et à l’Église de Colosses révèlent-elles le renouvellement dans sa relation avec Marc et sa confiance en ce jeune prédicateur ? Col 4.10,11 ; 2 Tm 4.11.

    Bien que les détails de la réconciliation entre Paul et Marc soient partiels, le récit biblique est clair. Marc est devenu l’un des compagnons de confiance de l’apôtre. Paul recommandait chaudement Marc comme un « collaborateur » à l’Église de Colosses. À la fin de sa vie, Paul encourageait vivement Timothée à prendre Marc avec lui à Rome parce qu’il lui était « bien utile pour le ministère » (2 Tm 4.11). Le ministère de Paul fut enrichi par le jeune prédicateur, auquel il avait de toute évidence pardonné. Le mur dressé entre eux avait été renversé, et ils pouvaient agir de concert pour la cause de l’Évangile. Quelles qu’aient été les barrières entre eux, et quand bien même Paul se disait qu’il avait eu raison dans sa première attitude envers Marc, tout cela appartenait désormais au passé.

    Comment apprendre à pardonner à ceux qui nous ont blessés ou déçus ?

    En même temps, pourquoi le pardon n’inclut-il pas toujours une restauration complète d’une précédente relation ?

    Pourquoi n’est-ce pas toujours nécessaire ?

    36 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 150.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2018)

     

     

     

     

     

     

     

    36 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 150.