• EDS – Vendredi 30 novembre – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « Unité dans la diversité », p. 96-100, dans Évangéliser. La citation qui suit contribue à révéler comment l’Église primitive, unie en Christ, a pu maintenir l’unité malgré ses différences, et devenir ainsi un puissant témoin pour le monde. « Dans l’Église, la Bible illustre la manière dont le Saint-Esprit a guidé l’Église primitive dans son processus de prise de décision. Cela s’est fait d’au moins trois manières, étroitement liées : par des révélations (par exemple, l’Esprit disait aux gens quoi faire ; Corneille, Ananias, Philippe ; et peut-être le tirage au sort), par les Écritures (l’Église parvint à une conclusion en employant les Écritures), et le consensus (l’Esprit a agi de l’intérieur du groupe, de manière presque imperceptible, en créant un consensus par le dialogue et l’étude, au terme desquels l’Église a pris conscience que l’Esprit était à l’œuvre en son sein). Il semble que lorsqu’il a dû faire face à des controverses culturelles, doctrinales et théologiques au sein de la communauté de croyants, le Saint-Esprit a agi par le consensus dans sa prise de décision. Nous voyons par là le rôle actif joué par la communauté de croyants et non pas seulement par ses dirigeants, ainsi que l’importance de prier pour le discernement. La direction du Saint-Esprit est palpable dans la compréhension qu’avait le groupe de la Parole de Dieu, dans l’expérience de la communauté et ses besoins, et à travers l’expérience de ses dirigeants dans leur ministère. Différentes décisions collectives ont été prises grâce à un processus guidé par le Saint-Esprit, et dans lequel les Écritures, la prière, et l’expérience étaient des éléments de réflexion théologique. »35

    À méditer

    • En classe, passez en revue votre réponse à la question de mercredi sur la manière dont nous décidons quels enseignements et quelles pratiques sont essentiels pour nous en tant qu’adventistes, et ceux et celles qui ne le sont
    • Quelles sont nos relations avec les chrétiens d’autres Églises qui, comme nous, croient en la mort et en la résurrection de Jésus ?

    Résumé

    La preuve la plus convaincante de l’unité, c’est quand des frères et des sœurs s’aiment comme Jésus les aime. Le pardon de nos péchés et le salut que nous avons en commun en tant qu’adventistes sont les meilleurs liens de notre communion fraternelle. En Christ, nous pouvons ainsi montrer au monde notre unité et témoigner de notre foi commune. Rien de moins.

    35 Denis Fortin, « fte Holy Spirit and the Church », dans Angel Manuel Rodriguez, ed.,

    Message, Mission, and Unity of the Church, p. 321, 322.


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  • EDS – Jeudi 29 novembre – L′unité dans la mission

    Comparez l’humeur des disciples pendant la Cène dans Luc 22.24 à celle juste avant l’expérience de la Pentecôte dans Actes 1.14 et 2.1,46. Qu’est-ce qui a fait une telle différence dans leur vie ?

    Dans Actes 1.14 et 2.46, L’expression « d’un commun accord » signifie également « persévéraient d’un même esprit ». C’était le résultat du temps passé ensemble en un même endroit, à chercher dans la prière l’accomplissement de la promesse de Jésus de leur envoyer le Consolateur.

    Pendant qu’ils attendaient, il aurait été facile pour eux de se mettre à se critiquer mutuellement. Certains auraient pu rappeler à Pierre son reniement (Jn 18.15-18 ; 25- 27), et à ftomas le fait qu’il avait douté de la résurrection (Jn 20.25). Ils auraient pu rappeler à tous que Jean et Jacques avaient demandé à recevoir les positions de pouvoir dans le royaume de Jésus (Mc 10.35-41), ou que Matthieu avait été un collecteur d’impôts méprisé (Mt 9.9). Mais, « pendant ces jours de préparation, les disciples sondèrent leurs cœurs. Ils sentaient leurs besoins spirituels, et suppliaient le Seigneur de leur accorder l’onction sainte qui les rendrait propres à sauver les âmes. Mais ils ne demandaient pas ces bénédictions pour eux seuls. Ils se préoccupaient vivement du salut de leurs semblables. Ils savaient que l’Évangile devrait être porté au monde, et ils désiraient recevoir la puissance promise par le Christ ».33

    La communion fraternelle entre les disciples et l’intensité de leurs prières les préparèrent pour cette expérience historique de la Pentecôte. À mesure qu’ils s’approchaient de Dieu et qu’ils mettaient de côté leurs différences personnelles, les disciples étaient préparés par le Saint-Esprit à devenir les témoins audacieux et courageux de la résurrection de Jésus. Ils savaient que Jésus avait pardonné leurs nombreux défauts, et cela leur donna du courage pour persévérer. Ils savaient ce que Jésus avait fait dans leurs vies. Ils connaissaient la promesse du salut qui se trouve en lui, et ainsi « un seul intérêt prévalait, un seul sujet d’émulation éclipsait tous les autres : refléter le caractère du Christ, travailler à l’édification de son royaume »34. Ne soyons donc pas surpris que le Seigneur ait pu faire de grandes choses à travers eux. Quelle leçon pour nous en tant qu’Église aujourd’hui !

    C’est très facile de repérer ce qui ne va pas dans la vie d’autrui.

    Comment apprendre à mettre de côté les erreurs des autres, pour la cause supérieure de l’accomplissement de la volonté de Dieu dans une Église unie ?

    33 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 35.

    34 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 44.


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    33 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 35.

    34 Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 44.

  • EDS – Mercredi 28 novembre – L′unité au sein de la diversité

    Dans Romains 14 et 15, l’apôtre Paul traite de questions qui causaient de profondes divisions dans l’Église de Rome. Sa réponse fut d’inviter les Romains à faire preuve de tolérance et de patience les uns envers les autres, et à ne pas diviser l’Église à cause de ces préoccupations. Que peut-on apprendre de ses conseils ?

    Lisez Romains 14.1-6. Quels problèmes de conscience poussaient les membres d’Église de Rome à se juger et à ne pas manger les uns avec les autres ?

    Vraisemblablement, ces questions étaient liées à l’impureté cérémonielle juive. Selon Paul, il s’agissait de « décision de questions douteuses » (Rm 14.1, Darby), ce qui indique que ce n’étaient pas des questions de salut, mais d’opinion, qu’on aurait dû laisser à la conscience individuelle (voir Rm 14.5).

    Ces disputes concernaient d’abord le type de nourriture consommée. La consommation des animaux interdits de Lévitique 11 n’était pas le problème dont traitait Paul ici. Rien n’indique que les premiers chrétiens se soient mis à consommer du porc ou d’autres animaux impurs à l’époque de Paul, et nous savons que Pierre ne consommait pas de telles viandes (voir Ac 10.14). De même, le fait que les faibles ne consommaient que des légumes (Rm 14.2) et que la controverse incluait également des boissons (Rm 14.17,21) indiquent que la préoccupation concernait l’impureté cérémonielle. On le voit de manière supplémentaire par l’emploi du terme « souillé » (koinos), dans Romains 14.14. Ce terme est employé dans l’ancienne traduction grecque de l’Ancien Testament pour faire référence aux animaux souillés, et non aux animaux impurs de Lévitique 11. Apparemment, certaines personnes dans l’Église de Rome refusaient de participer aux repas fraternels car elles n’étaient pas convaincues que la nourriture était préparée convenablement, ou qu’elle n’avait pas été sacrifiée aux idoles. C’est la même chose pour l’observation de certains jours. Il n’est pas question ici de l’observation hebdomadaire du sabbat, car nous savons que Paul l’observait de manière régulière (Ac 13.14 ; 16.13 ; 17.2). Il s’agit probablement d’une référence aux différentes fêtes juives ou aux jours de jeûne. L’intention de Paul dans ces versets est d’exhorter à la tolérance envers ceux qui sont sincères et consciencieux dans leur observance de ces rituels, tant qu’ils ne les considéraient pas comme un moyen de salut. L’unité parmi les chrétiens se manifeste dans la patience et la tolérance quand ils sont parfois en désaccord sur certains points, en particulier quand ils ne sont pas essentiels à notre foi.

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  • EDS – Mardi 27 novembre – Unité pratique

    En 1902, Ellen G. White a écrit : « Ce que le Christ était sur la terre, le chrétien doit s’efforcer de l’être. Jésus est notre modèle, non seulement dans sa pureté immaculée, mais dans sa patience, son amabilité, son enjouement »32. Ces paroles nous rappellent l’appel de Paul aux Philippiens : « Ayez entre vous les dispositions qui sont en Jésus-Christ » (Ph 2.5).

    Lisez Éphésiens 4.25-5.2 et Colossiens 3.1-17, puis répondez à ces deux questions : Dans quels domaines de notre vie en particulier sommes-nous invités à manifester notre fidélité envers Jésus ? Comment pouvons-nous être des témoins de l’Évangile de Jésus dans notre vie publique ?

    La Bible compte de nombreux autres passages qui invitent les chrétiens à suivre l’exemple de Jésus et à être des témoignages vivants de la grâce de Dieu auprès des autres. Nous sommes également invités à rechercher le bien-être d’autrui (Mt 7.12), à porter les fardeaux les uns des autres (Ga 6.2), à vivre avec simplicité, à nous focaliser sur la spiritualité intérieure plutôt que sur l’apparence extérieure (Mt 16.24-26 ; 1 P 3.3,4), et à suivre des pratiques de vie saines (1 Co 10.31).

    « Bien-aimés, je vous encourage, comme des exilés et des étrangers, à vous abstenir des désirs de la chair qui font la guerre à l’âme. Ayez une belle conduite parmi les gens des nations, pour que, sur le point même où ils vous accusent de faire le mal, ils voient vos belles œuvres et glorifient Dieu au jour de son intervention. » (1 P 2.11,12.) Nous arrive-t-il souvent de sous-estimer l’impact du caractère chrétien sur ceux qui nous observent ? La patience manifestée dans les moments d’agacement, une vie de rigueur au sein des tensions et des conflits, un esprit doux en réaction à l’impatience et aux paroles dures, sont des marques de l’esprit de Jésus que nous sommes invités à imiter. Quand les adventistes du septième jour témoignent de concert dans un monde qui comprend de travers le caractère de Dieu, ils deviennent une puissance pour le bien et pour la gloire de Dieu. En tant que représentants de Christ, les croyants doivent être connus non seulement pour leur rectitude morale, mais également pour leur intérêt concret pour le bien des autres. Si notre vécu religieux est authentique, il ne restera pas caché, et aura un impact dans le monde. Un corps unifié de croyants révélant le caractère de Christ au monde constitue en effet un témoignage puissant.

    Quel genre de témoignage présentez-vous aux autres ?

    Dans votre vie, qu’est-ce qui pourrait leur donner envie de suivre Jésus ?

    32 Ellen G. White, Signs of the Times, 16 juillet 1902 ; voir également Le colporteur évangéliste, p. 84.


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  • EDS – Lundi 26 novembre – Ministère de réconciliation

    Notre monde est connu pour le désordre, les bouleversements, les conflits et les guerres qui y règnent. Tous ces facteurs affectent nos vies sur le plan personnel, collectif, et national. Parfois, c’est comme si notre vie entière était en guerre. Mais la division et le désordre ne prévaudront pas toujours. Dieu est en mission, il veut créer l’unité cosmique. Le péché a abouti à la division, mais le plan éternel de Dieu en vue de la réconciliation apporte la paix et la plénitude.

    Dans Éphésiens 2.13-16, Paul met en avant les principes que Christ a suivis afin d’apporter la paix parmi les chrétiens : par sa mort sur la croix, Jésus a fait des Juifs et des Gentils un seul peuple, et il a renversé les barrières ethniques et religieuses qui les séparaient. Si Christ a pu accomplir cela avec les Juifs et les Gentils au premier siècle, à combien plus forte raison peut-il toujours abattre les barrières raciales, ethniques et culturelles qui divisent les gens au sein de notre propre église aujourd’hui !

    Et avec ce point de départ, nous pouvons atteindre le monde.

    Dans 2 Corinthiens 5.17-21, Paul déclare qu’en Christ, nous sommes une nouvelle création, réconciliés avec Dieu. Quel est donc notre ministère dans ce monde ? Quelles différences pourrions-nous faire dans nos quartiers en tant que corps d’Église uni ?

    En tant que nouvelle création de Dieu, les croyants reçoivent un ministère crucial, un triple ministère de réconciliation. (1) Notre Église est composée de croyants qui étaient jadis séparés de Dieu mais qui, par la grâce salvatrice du sacrifice de Christ, sont désormais unis à Dieu par le Saint-Esprit. Nous sommes le reste appelé à proclamer un message au monde pour la fin des temps. Notre ministère consiste à inviter ceux qui sont encore séparés de Dieu à se réconcilier avec lui et à nous rejoindre dans notre mission. (2) L’Église est également un peuple constitué de gens réconciliés entre eux. Être unis en Christ signifie que nous sommes unis les uns aux autres. Ce n’est pas simplement un idéal élevé, cela doit être une réalité visible. La réconciliation mutuelle, la paix et l’harmonie parmi les frères et sœurs, sont un témoignage caractéristique que Jésus-Christ est notre Sauveur et Rédempteur.

    « Si vous avez de l’amour les uns pour les autres, tous sauront que vous êtes mes disciples. » (Jn 13.35.) (3) Par ce ministère de réconciliation, l’Église dit à l’univers que le plan de la rédemption est réel et puissant. Le grand conflit concerne Dieu et son caractère. Dans la mesure où l’Église cultive l’unité et la réconciliation, l’univers voit l’action de la sagesse éternelle de Dieu (voir Ep 3.8-11).


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  • EDS – Dimanche 25 novembre – Sous la croix de Jésus

    À l’instar de bien d’autres bénédictions spirituelles que Dieu accorde à son peuple, l’unité de l’Église est également un don de Dieu. L’unité n’est pas une création humaine, à laquelle on parviendrait à force d’efforts, de bonnes œuvres, et d’intentions. Fondamentalement, Jésus-Christ crée cette unité par sa mort et sa résurrection. Quand, par la foi, nous nous approprions sa mort et sa résurrection à travers le baptême et le pardon de nos péchés, quand nous nous réunissons dans la communion fraternelle, et quand nous partageons le message des trois anges avec le monde, nous sommes unis avec lui et les uns avec les autres.

    Lisez Jean 11.51,52 et Éphésiens 1.7-10. Quel événement de la vie de Jésus est le fondement de l’unité parmi nous en tant qu’adventistes du septième jour ?

    « Or il [Caïphe] ne dit pas cela de lui-même ; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il annonça, en prophète, que Jésus allait mourir pour la nation – et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. » (Jn 11.51,52.) Comme il est étrange que Dieu soit passé par Caïphe pour expliquer le sens de la mort de Jésus, alors que Caïphe ignorait ce qu’il faisait en condamnant Jésus à mourir ! Le prêtre ne soupçonnait pas non plus la profondeur de sa déclaration. Caïphe pensait faire une déclaration politique. Mais Jean s’est servi de cette déclaration pour révéler une vérité fondatrice sur ce que la mort substitutive de Jésus signifiait pour tous ceux du peuple de Dieu qui étaient fidèles, et qui seraient un jour « rassemblés dans l’unité ». Quelles que soient nos autres croyances en tant qu’adventistes du septième jour, quel que soit le message que nous sommes les seuls à proclamer, le fondement de notre unité se situe dans notre acceptation partagée de la mort de Christ en notre faveur. En outre, nous vivons également cette unité en Christ par le baptême. « Car vous êtes tous, par la foi, fils de Dieu en Jésus-Christ. En effet, vous tous qui avez reçu le baptême du Christ, vous avez revêtu le Christ. » (Ga 3.26,27.) Le baptême est un autre lien que nous, les adventistes, avons en commun, car il symbolise notre foi en Christ. Nous avons le même Père, ainsi, nous sommes tous fils et filles de Dieu. Et nous avons un même Sauveur, dans la mort et la résurrection duquel nous sommes baptisés (Rm 6.3,4).

    Quelles que soient les différences culturelles, sociales, ethniques, et politiques qui peuvent exister en notre sein, pourquoi notre foi commune en Jésus devrait-elle transcender toutes ces divisions ?


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  • EDS – Samedi 24 novembre – LA PREUVE LA PLUS CONVAINCANTE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Jn 11.51,52 ; Ep 2.13-16 ; 2 Co 5.17-21 ; Ep 4.25-5.2 ; Rm 14.1-6 ; Ac 1.14.

    Verset à mémoriser :
    « Or il ne dit pas cela de lui-même ; mais, comme il était grand prêtre cette année-là, il annonça, en prophète, que Jésus allait mourir pour la nation
    – et non pas seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés. » (Jean 11.51,52.)

    La semaine dernière, nous avons étudié comment l’unité est rendue visible par un message commun, centré sur Jésus comme Sauveur et sur les vérités des Écritures, message qui doit être mis en avant dans le temps de la fin. Nous sommes qui nous sommes à cause du message que Dieu nous a donné et de l’appel que nous avons reçu de le propager au monde. Cette semaine, nous nous concentrons sur l’unité visible de l’Église, exprimée dans la vie quotidienne des chrétiens et dans la mission de l’Église. D’après Jésus, l’Église ne se contente pas de proclamer le message du salut de Dieu et de réconciliation. L’unité de l’Église est également en soi une expression essentielle de cette réconciliation. Dans un monde cerné par le péché et la rébellion, l’Église se dresse comme un témoignage visible de l’œuvre salvatrice et la puissance de Christ. Sans l’unité et la solidarité de l’Église dans son témoignage unanime, la puissance de salut de la Croix ne pourrait être visible dans ce monde.

    « L’union avec le Sauveur crée des liens réciproques. Cette union est pour le monde la preuve la plus convaincante de la majesté, de l’efficacité du Christ, et de son pouvoir d’éliminer le péché. »31

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 1er décembre.

     31 Ellen G. White Comments, The SDA Bible Commentary, vol. 5, p. 1148. Voir également Pour un bon équilibre mental et spirituel, vol. 1, p. 30.


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  • EDS – Vendredi 23 novembre – Pour aller plus loin…

    Lisez Ellen G. White, « The Foundations, Pillars, and Landmarks », p. 28-32, dans Counsels to Writers and Editors. Lisez l’article « Doctrines, Importance of », p. 778, 779, dans The Ellen G. White Encyclopedia.

    Les adventistes du septième jour ont d’importantes doctrines en commun avec d’autres

    dénominations chrétiennes. La principale étant, bien entendu, la croyance en le salut par la foi seule à travers la mort expiatoire et substitutive de Jésus. Avec les autres chrétiens, nous croyons que notre justice se trouve, non en nos propres œuvres, mais dans celle de Christ, qui nous est imputée par la foi, comme un don de la grâce immérité. Ou, selon cette déclaration bien connue d’Ellen G. White : « Le Christ a été traité selon nos mérites afin que nous puissions être traités selon ses mérites. Il a été condamné pour nos péchés, auxquels il n’avait pas participé, afin que nous puissions être justifiés par sa justice, à laquelle nous n’avions pas participé. Il a souffert la mort qui était la nôtre, afin que nous puissions recevoir la vie qui est la sienne »30. En même temps, prises dans leur globalité, nos croyances fondamentales, ainsi que les pratiques et le mode de vie qui en résultent, nous rendent uniques dans le monde chrétien. Mais c’est dans l’ordre des choses. Sinon, quelle serait notre raison d’être, en tout cas en tant qu’adventistes du septième jour ? Notre amour pour Jésus, et les enseignements que nous proclamons, doivent constituer le facteur d’unité le plus puissant parmi nous.

    À méditer

    • Dans Faith and Works, 103, Ellen G. White assimile la justification au pardon des péchés. En quoi l’appréciation de notre pardon et de notre justification en Christ constitue-t-elle le fondement de notre communion fraternelle avec nos frères et sœurs ?
    • Pensez à l’importance de nos doctrines dans le cadre de l’unité de l’Église. C’est- à-dire, qu’est-ce qui peut rassembler des millions de gens de situations ethniques, religieuses, politiques, et culturelles aussi différentes, à part nos croyances doctrinales ? Qu’est-ce que cela nous indique sur l’importance de la doctrine, non seulement dans le cadre de la mission et du message, mais également dans celui de l’unité de l’Église ?
    • Notre nom même, « adventistes du septième jour », renvoie à deux enseignements cruciaux, le sabbat du septième jour, et le retour de Jésus [second avènement, advent en anglais]. Une partie de notre nom renvoie à la Création, l’autre à la rédemption. En quoi ces deux enseignements sont-ils liés, et comment capturent-ils ensemble l’essence de notre identité en tant que peuple ?

    Résumé

    Les adventistes du septième jour ont de nombreuses croyances en commun avec les autres chrétiens, tandis que d’autres nous sont exclusives. Pris dans leur globalité, ces enseignements forment notre identité en tant qu’Église distincte, et sont le fondement de notre unité en Jésus.

    30 Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 15.


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  • La loi te tue

    Les premiers versets de la Bible décrivent les paroles de Dieu comme extrêmement puissantes. Il parle et la chose existe. Dieu prononce un commandement et les choses commencent simplement à exister. Dieu l’a dit, et ce fut ainsi.

    Cela ne signifie-t-il donc pas que les commandements moraux de Dieu contiennent également le pouvoir de nous amener à lui obéir ? Les commandements de Dieu ne sont-ils pas fondamentalement accompagnés de la force pour lui obéir, car ce sont les paroles de Dieu ? Certains chrétiens ont affirmé que Dieu disant : « ne convoite pas », a le même effet puissant que celui-ci : « Que la lumière soit. » Si la parole de Dieu est suffisamment puissante pour faire jaillir des galaxies, ou pour créer de la lumière à partir de rien, alors ses commandements moraux ne devraient-ils pas également être accompagnés du pouvoir de nous aider à lui obéir ? Cela n’aurait-il pas un sens, puisque ces deux choses sont des paroles de Dieu ?

    Bien qu’il puisse y avoir une logique convaincante dans cette pensée, ce n’est pas tout à fait ce que dit la Bible. Dans Romains 5, Paul nous dit que « la loi est intervenue pour que la faute soit amplifiée » Romains 5.20a COL. Cela semble étrange. Des règles telles que « ne vole pas, ne tue pas » ne permettent-elles pas de réduire les péchés ? N’est-ce pas là le but des lois – qu’elles nous disent de ne pas faire de mauvaises choses ?

    Depuis le début – depuis Adam, le début de l’humanité – les gens ont été façonnés par le péché et l’imperfection. De Adam à aujourd’hui, l’humanité est caractérisée par la tentation, le péché et la mort. Adam a péché et cela a tracé le cours de l’histoire humaine sur la voie de la confusion morale. Nous avons commencé à nous sentir enclins à faire des choses égoïstes et perverses. Pendant longtemps, les gens ont péché, sont morts et ont répété le cycle alors même qu’il n’y avait pas de loi présente (Romains 5.12-14).

    Lorsque la loi est entrée en vigueur, cela n’a fait qu’accroître l’immoralité du péché. Lorsque l’humanité a obtenu gain de cause, nous avons pu clairement savoir que nos péchés étaient faux. Mais notre nature humaine, l’état d’être que nous avons hérité de nos premiers parents, n’avait pas changé. Nous étions encore « dans » l’état déchu d’Adam. Surtout pour Israël – le peuple qui avait la loi de Dieu – le péché était dévastateur parce qu’il entraînait des conséquences plus explicites. Israël savait qu’il y avait des bénédictions pour ceux qui observaient la loi et des malédictions pour ceux qui l’avaient enfreinte – Deutéronome 28 – et pourtant, ils choisissaient encore souvent le péché.

    Paul a dit ceci à propos du rôle de la loi : « Or, la loi est intervenue pour que la faute soit amplifiée ; mais là où le péché s’est amplifié, la grâce a surabondé. De la sorte, comme le péché a régné avec la mort, ainsi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur. » Romains 5.20-21 COL

    Jésus a traité le péché alors que le monde était aussi pécheur que possible. Il n’a pas rencontré des ignorants qui commettaient des erreurs, mais des personnes qui connaissaient la loi et ses conséquences mais qui péchaient encore. Jésus est mort pour nous alors que nous étions totalement impuissants pour nous sauver nous-mêmes, lorsque la loi confirmait notre condamnation, lorsque l’humanité avait démontré qu’elle ne voulait même pas être sauvée, mais qu’elle préférait poursuivre sa propre voie. Nous avons démontré la vraie nature humaine d’Adam.

    Mais Jésus a vécu d’une manière différente. Il a réussi là où Adam et Israël ont échoué, résistant à la tentation et remplissant les termes de l’alliance d’Israël avec Dieu. Jésus a créé une nouvelle façon d’être humain, en dehors de l’acte fautif du péché d’Adam. Alors que le péché d’Adam a plongé le monde dans les ténèbres, l’obéissance de Jésus et son propre sacrifice ont ouvert la voie à la lumière.

    « Il n’en va pas de ce don comme du péché d’un seul homme. Car le jugement après une seule faute (aboutit) à la condamnation, tandis que le don gratuit après de nombreuses fautes (aboutit) à la justification. » Romains 5.16 COL « Mais en ceci, Dieu prouve son amour envers nous : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. » « Plus encore, nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ par qui maintenant nous avons obtenu la réconciliation. » Romains 5.8, 11 COL

    Les lois que Dieu a données sont bonnes, mais elles ne peuvent pas changer votre cœur. Elles peuvent seulement vous dire ce qu’il ne faut pas faire, et ensuite vous rendre conscient de vous-même lorsque vous vous voyez ne pas être à la hauteur exacte de « la loi ». Dieu ne commande pas et n’instruit pas nos péchés. Au lieu de cela, il veut changer nos cœurs pour avoir une nouvelle nature, avec de nouveaux désirs.

    Si votre cœur ne change pas, la loi vous tue, augmentant votre culpabilité chaque fois que votre cœur vous pousse à faire quelque chose de mal. Les mots de Dieu qui nous changent ne sont pas des mots comme « ne vole pas, ne convoite pas », mais plutôt : « Vous êtes une nouvelle personne, avec une nouvelle vie gagnée par Jésus. Vous appartenez à Dieu et vous avez un nouveau cœur, une nouvelle nature façonnée par l’amour et l’altruisme. » C’est l’évangile et non la loi qui nous transforme et nous permet d’être en paix avec Dieu. Les paroles de Dieu qui viennent avec le pouvoir de vous aider à lui obéir ne sont pas ses commandements, mais la bonne nouvelle est que Jésus a effacé la condamnation de vos péchés et le pouvoir de la mort.

    Grâce à Jésus, Dieu a un nouveau mot à dire à propos de qui vous êtes :
    Vous êtes son ami. Si Dieu vous appelle son ami, comment allez-vous vivre votre vie ?

    Des questions :

    Lisez Romains 5.1-2 : Qu’est-ce que cela signifie d’avoir la paix avec Dieu ? Avez-vous déjà eu le sentiment d’être en paix ou en conflit avec Dieu ?

    Lisez Romains 5.3-5 : Regardez la liste des expériences et des qualités – souffrance, persévérance, caractère, espoir – et réfléchissez, si vous avez déjà connu ce type de croissance auparavant. Comment était-ce ?

    Lisez Romains 5.6-11 dans la version Parole de Vie. Est-il possible de savoir avec confiance que Dieu vous a pardonné et accepté ? Jésus est-il mort pour des gens qui rassemblent leurs actes et deviennent justes ou pour des pécheurs ?

    Paul dit que grâce à Jésus, nous pouvons être amis avec Dieu. Qu’est-ce que cela signifie d’avoir une amitié avec Dieu ?

    Qu’est-ce qui pousse les gens à vaincre le péché : les commandements moraux de Dieu ou la grâce gratuite de Dieu trouvée dans l’évangile de Jésus ? Lisez Romains 5.17 pour la réponse.

    Source : https://www.ibelievebible.com/the-rules-are-killing-you/


    AU-DELÀ DE LA LOI..LA GRÂCE

    Mieux comprendre les valeurs et les principes de la loi biblique. Discerner les controverses qu’elle suscite. De Roberto Badenas.

    RÉSUMÉ DE L’OUVRAGE

    Avec son caractère polémique, la Bible a défié les siècles, les idéologies et les modes jusqu’à nos jours. Parmi ses passages les plus discutés se trouvent, sans aucun doute, ceux qui traitent de la loi. Robert Badenas examine en profondeur les valeurs de la loi. S’appuyant sur une compréhension globale de la Bible, il apporte des réflexions et des réponses à des questions essentielles comme celles-ci : – Comment accorder loi et grâce ? – Quelle est la valeur de la loi biblique aujourd’hui ? – Cette loi est-elle en vigueur après la croix ? – Le respect de la loi est-il
  • EDS – Jeudi 22 novembre – La mort et la résurrection

    À la Création, « le Seigneur Dieu façonna l’homme de la poussière de la terre ; il insuffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant » (Gn 2.7). Ce récit de la création de l’humanité révèle que la vie vient de Dieu. L’immortalité est-elle un aspect intrinsèque de cette vie ? La Bible nous dit que seul Dieu est immortel (1 Tm 6.16). L’immortalité n’est pas donnée aux humains à la naissance. Contrairement à Dieu, les êtres humains sont mortels. La Bible compare nos vies à « une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît » (Jc 4.14). Au moment de notre mort, nos vies entrent dans un état de sommeil dans lequel il n’y a pas de conscience (Voir Ec 9.5,6,10 ; Ps 146.4 ; Ps 115.17 ; Jn 11.11-15).

    Bien que les gens naissent mortels et soumis à la mort, la Bible parle de Jésus- Christ comme la source de l’immortalité, et nous dit qu’il donne la promesse de l’immortalité et de la vie éternelle à tous ceux qui croient en son salut. « Le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur » (Rm 6.23). Jésus « a réduit la mort à l’impuissance et a mis en lumière la vie et l’immortalité par l’Évangile » (2 Tm 1.10, Segond 21). « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, pour que quiconque met sa foi en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » (Jn 3.16.) Ainsi, il y a l’espoir d’une vie après la mort.

    Lisez 1 Corinthiens 15.51-54 et 1 Thessaloniciens 4.13-18. Que nous indiquent ces passages sur la vie après la mort, et sur le moment où l’immortalité sera accordée aux êtres humains ?

    L’apôtre Paul dit clairement que Dieu accordera l’immortalité aux gens, non au moment de leur mort, mais plutôt à la résurrection, quand la dernière trompette sonnera. Tandis que les croyants reçoivent la promesse de la vie éternelle au moment où ils acceptent Jésus comme leur Sauveur, l’immortalité n’est donnée qu’au moment de la résurrection. Le Nouveau Testament ne dit rien à propos d’âmes s’en allant au ciel immédiatement après la mort. Cet enseignement vient tout droit du paganisme, et remonte à la philosophie de la Grèce antique. Il ne se trouve ni dans l’Ancien ni dans le Nouveau Testament.

    En quoi notre compréhension de la mort nous aide-t-elle à apprécier encore davantage la promesse du retour de Jésus ?

    En quoi cette croyance est-elle une force d’unité pour nous, adventistes du septième jour ?


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2018)