L′AMOUR : UN PRINCIPE SAINT ET ÉLEVÉ

Par Willie et Elaine OLIVER

Responsables du département du ministère de la Famille, à la Conférence générale à Silver Spring, dans le Maryland (États-Unis).

Walter Trobisch, missionnaire allemand au Cameroun et écrivain prolifique sur le mariage et les questions familiales, a dit : « La sexualité n’est pas un test pour l’amour, car c’est précisément la chose même que l’on veut tester qui est détruite en la testant 1. »

Ellen White a écrit : « Le véritable amour est un principe saint et élevé, totalement différent des attachements qu’éveille une flamme soudaine s’éteignant à la première épreuve sérieuse 2. »

Ces déclarations sont antithétiques aux conventions de notre époque, où l’individu est la valeur suprême dans la société. On entend souvent dire : « Peu importe ce que l’individu a envie de faire, il a le droit de le faire tant et aussi longtemps que personne n’est blessé dans le processus. » De telles notions narcissiques et hédonistes pourraient, à coup sûr, ne pas s’intéresser vraiment à ceux qui sont blessés. La personne qui adopte cette vision des choses s’intéresse à ce qu’elle peut obtenir plutôt qu’à ce qu’elle peut donner. Le véritable amour soulève toujours la question suivante : « Que puis-je donner ? »

C’est ce qui est mis en relief dans Jean 3.16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné […]. »

Nous nous empressons d’ajouter que la meilleure option possible, en opposition avec toute autre option disponible, consiste à tenter votre chance avec l’éthique de Dieu, lequel nous a créés pour sa gloire.

Dans Jérémie 29.11, Dieu nous rappelle : « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »

C’est là, en matière d’éthique sexuelle, un bon point de départ afin de jouir de relations saines dans un monde obsédé par le sexe.

Parlant d’un bon point de départ, Stephen R. Covey, dans son livre Les sept habitudes des familles épanouies 3 , intitule l’habitude n° 2 comme suit : Commencer en ayant la fin à l’esprit (Begin With the End in Mind ).En résumé, cette habitude est comparable au vol d’un avion. Chaque fois qu’un avion vole du point A au point B, le pilote doit disposer d’une destination claire et d’un plan de vol précis. Ceci est extrêmement important, parce que des tempêtes éclatent souvent pendant la traversée, forçant le pilote à manœuvrer l’avion au-dessus ou autour de la turbulence. Comme il a une destination claire à l’esprit et dispose d’un plan de vol précis, il pourra arriver à bon port à peu près dans les temps prévus, tant et aussi longtemps qu’il se conformera au plan préétabli.

Il en est de même dans notre parcours de vie. Nous devons décider très tôt d’une destination claire pour notre mariage ou nos relations familiales et créer une déclaration de mission qui nous gardera focalisés sur cette destination. Ce « plan de vol » est lié à notre choix de valeurs. Nous devons décider quelles valeurs feront partie ou non de notre plan de vol, ce qui nous permettra d’arriver sains et saufs à la destination que nous avons choisie. Tandis que des orages éclatent, comme lors d’un véritable vol, nous éprouverons sans aucun doute des sentiments et des désirs puissants. Cependant, si le plan de vol de notre vie s’appuie sur les valeurs bibliques, il est plus que probable que nous arriverons sains et saufs à la destination choisie au début de notre parcours.

Nos pensées sont influencées par ce que nous voyons et entendons. Elles font partie des pièges menant à l’impureté sexuelle. Dans l’histoire de l’humanité, on n’a jamais été autant exposé qu’aujourd’hui à un contenu sexuel impur. Le Web a facilité la vie de tant de façons pour les étudiants universitaires ! Mais en même temps, il a rendu plus difficile que jamais la pureté sexuelle. Avec un contenu sexuel aussi largement accessible sur les ordinateurs, les tablettes et les smartphones, le défi consistant à rester pur s’accroît pour tous. Mais il y a plus : les célibataires ne sont pas les seuls à affronter ce type de tentation. Tous les êtres humains – mariés ou célibataires – sont confrontés à cette même réalité.

Le sage nous en a bien avertis : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie » (Proverbes 4.23).

Ceci ramène probablement nombre d’entre vous à votre enfance au sein de l’Église, à l’École du sabbat des enfants, où l’un des chants disait de faire attention à ce que vous voyiez, à ce que vous entendiez, sous le regard d’un Père céleste rempli d’amour.

Ainsi, contrairement à la convention dominante de notre époque alléguant qu’il nous est impossible de maîtriser nos instincts animaux, il est reconnu dans les milieux scientifiques que le cerveau est l’organe sexuel humain le plus important. La sexualité humaine est, à coup sûr, à des lieues de celle des oiseaux et des abeilles. Le désir sexuel fonctionne à partir du cortex préfrontal du cerveau – la partie cérébrale de l’apprentissage et le centre du jugement. Comme Dieu nous a créés avec un cerveau, nous sommes responsables de notre sexualité et des choix que nous faisons quotidiennement à cet égard. Nous pouvons faire des choix, même lorsque notre biochimie lutte contre notre cerveau. En tant qu’êtres humains, nous devons utiliser notre cerveau hautement développé pour décider comment, quand, où, et si nous donnerons libre cours à nos désirs sexuels. C’est là, en effet, ce qui nous différencie des animaux.

Un autre mensonge circule dans notre société aujourd’hui : les relations sexuelles renforcent, prétend-on, notre image de nous-mêmes en nous rendant plus désirables ou plus confiants. Les femmes en particulier veulent être désirables, et souvent, elles font de la sexualité un baromètre de valeur et un moyen de connectivité relationnelle. Les hommes, eux, utilisent le sexe pour se sentir plus confiants, plus compétents ; tout tourne autour de la puissance et de la performance, de la compétition et de l’accomplissement. Pour beaucoup d’entre eux, la sexualité est avant tout une affaire de chiffres, histoire de déterminer combien de conquêtes ils peuvent collectionner.

Malheureusement, les rapports sexuels pré-conjugaux et/ou extraconjugaux ne renforceront jamais votre valeur ou celle de votre relation. Si vous êtes une femme, ils ne vous rendront pas plus désirable. Si vous êtes un homme, ils ne vous débarrasseront pas de votre insécurité ; en fait, les relations sexuelles clandestines sont plus susceptibles de produire exactement l’effet contraire. Elles finiront par vous faire sentir davantage dénigré, désespéré, seul, et anxieux.

Source : Extrait de l'article "Des relations saines dans un monde difficile " de la Revue Adventiste du mois de juin 2018

DIFFÉRENTS CERTES, MAIS…INSÉPARABLES

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