• EDS – Lundi 30 avril – L′agneau de Dieu

    Lisez Jean 1.29 ; Apocalypse 5.12 ; 13.8. Quelle est l’image en commun dans ces textes, et quelle est l’importance de cette image pour nous aider à comprendre le plan du salut ?

    Quand Jean-Baptiste a appelé Jésus « Agneau de Dieu », il faisait référence de manière évidente au sanctuaire. Il faisait référence de manière encore plus directe à la mort de Christ pour le péché comme seul et unique accomplissement de tous les agneaux (et tout autre animal sacrificiel dans le rituel du sanctuaire hébreu) qui avaient été sacrifiés comme sacrifice pour le péché. En effet, les quatre évangiles, quels que soient leurs autres enseignements, nous rapportent en fin de compte le récit de ce que Jésus a fait en tant qu’Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde. Mais l’histoire de Jésus et de son œuvre en vue de notre salut ne se termine pas dans les évangiles, jusqu’à sa mort et sa résurrection.

    Depuis le début, le livre des Hébreux évoque le thème de Christ comme GrandPrêtre dans le sanctuaire céleste après son œuvre comme agneau sacrificiel. Depuis la première mention qui est faite de lui dans ce rôle après la croix (He 1.3), les chapitres qui suivent dans le livre font référence à Jésus comme Grand-Prêtre. La description de son œuvre dans le sanctuaire céleste est développée en détail dans Hébreux 7.1-28.

    Lisez Hébreux 7.1-28. Que dit l’auteur sur Jésus ici ?

    Ces versets sont tellement profonds et riches, mais l’essence de leur propos, c’est que Jésus-Christ a une prêtrise supérieure aux prêtres de la lignée d’Aaron dans le service du sanctuaire terrestre. Désormais, au lieu d’une prêtrise terrestre dans un sanctuaire terrestre, nous avons un Grand-Prêtre céleste qui œuvre en notre faveur dans le sanctuaire au ciel. Ainsi, quand nous fixons nos yeux sur Jésus aujourd’hui, nous pouvons nous concentrer sur lui comme notre Grand-Prêtre dans le sanctuaire céleste.


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  • EDS – Dimanche 29 avril – Le sacrifice suprême

    Étudier le sacrifice suprême de Christ fait beaucoup pour préparer les croyants pour la fin des temps. Souvent, les humains voient ce qui les attend, et c’est logique. Mais il est bon aussi de comprendre que l’objectif est derrière eux. Nous parlons du Calvaire. L’objectif, que Jésus a atteint pour nous, est irréversible, ultime, et donne la certitude de l’objectif devant nous également.

    Lisez Romains 8.3 ; 1 Timothée 1.17 ; 6.16 ; 1 Corinthiens 15.53. Pourquoi Dieu a-t-il envoyé son Fils dans le monde ?

    Dieu a envoyé Christ en offrande pour le péché, afin de condamner le péché dans la chair. Qu’est-ce que cela signifie ? En tant qu’Être immortel, Christ ne pouvait pas mourir. Par conséquent, le Seigneur s’est fait homme, en prenant notre mortalité sur lui pour pouvoir mourir en prenant notre place.

    Bien que divin, et bien que Dieu par nature, Jésus est devenu « semblable aux humains », et il s’est humilié « en devenant obéissant jusqu’à la mort » sur la croix (Ph 2.6-8). D’une manière connue seulement de Dieu, la divinité de Christ n’est pas morte quand Jésus est mort sur la croix. Cela dépasse notre compréhension humaine, mais la divinité de Jésus est restée en sommeil durant les neuf mois de la grossesse de Marie et dans les jours du tombeau, et Jésus ne s’en est jamais servi pour secourir son humanité pendant sa vie et son ministère ici-bas.

    Lisez Luc 9.22. Que nous indique ce texte sur combien la mort de Christ était délibérée ?

    Christ était né pour mourir. On peut imaginer que dans l’éternité, il n’y a pas eu un instant où il n’a pas pensé aux moqueries, à la flagellation, et à la crucifixion déchirante qu’il aurait à subir. C’est un amour hors pair, jamais vu auparavant, et en partie incompris.

    Que peut-on faire d’autre devant un tel amour, à part tomber à genoux et adorer dans la foi et l’obéissance ?

    Que nous démontre la réalité de la croix sur l’absence totale de valeur des mérites humains ?


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  • EDS – Samedi 28 avril – CHRIST DANS LE SANCTUAIRE CÉLESTE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Rm 8.3 ; Jn 1.29 ; Ap 5.12 ; He 7.1-28 ; 9.11-15 ; Lv 16.13 ; He 9.20-23.

    Verset à mémoriser :

    « C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a accordé le nom qui est au-dessus de tout nom, pour qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre. » (Philippiens 2.9,10.)

    En parlant de Jésus dans le sanctuaire céleste, le livre d’Hébreux déclare : « Là où Jésus est entré pour nous comme un précurseur, devenu grand prêtre pour toujours, selon l’ordre de Melchisédek » (He 6.20). La Bible, et en particulier le Nouveau Testament, sont on ne peut plus clairs sur le rôle de Christ comme notre grand-prêtre dans le sanctuaire céleste, rôle qu’il a assumé après avoir achevé son œuvre en tant que notre sacrifice ici sur terre (voir He 10.12).

    Cette semaine, nous explorerons le ministère de Christ dans le sanctuaire céleste. Son œuvre d’intercession est cruciale pour la préparation de son peuple pour la fin des temps. C’est pourquoi nous avons reçu cet avertissement crucial : « Le peuple de Dieu doit clairement comprendre le sujet du sanctuaire et de l’instruction du jugement. Chacun devrait connaître pour lui-même la fonction et l’œuvre de notre Grand-Prêtre. Sinon, il est impossible d’exercer la foi qui est essentielle à cette époque-ci ou d’occuper la fonction que le Seigneur a prévu de nous assigner ».[1]Que fait Christ pour nous dans le sanctuaire céleste, et pourquoi est-ce si important pour nous de le comprendre, en particulier dans les derniers jours ?

    Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 5 mai.

    [1] Ellen G. White, Le grand espoir, p. 357.


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  • EDS – Vendredi 27 avril – Pour aller plus loin…

    Nous pouvons avoir l’assurance du salut, mais nous ne devons pas pour autant être présomptueux sur ce sujet. Existe-t-il une fausse assurance du salut ? Absolument. Et Jésus lui-même nous a mis en garde contre cela, en disant : « Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : “Seigneur ! Seigneur !” qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas par ton nom que nous avons parlé en prophètes, par ton nom que nous avons chassé des démons, par ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?” Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus ; éloignez-vous de moi, vous qui faites le mal !” » (Mt 7.21-23).

    Ces personnes ont commis deux erreurs fatales. D’abord, malgré toutes les grandes choses qu’ils avaient accomplies au nom du Seigneur, ils ne faisaient pas la volonté du Seigneur, qui est d’obéir à sa loi. Jésus n’a pas dit : « Éloignez-vous de moi, vous qui n’avez pas été sans péché ou sans faute ou qui étiez imparfaits ». Il les décrit comme « faisant le mal », traduction d’anomian, c’est-à-dire « sans loi ». Deuxièmement, remarquez combien ils mettent l’accent sur eux-mêmes et ce qu’ils ont accompli : « N’est-ce pas par ton nom que nous avons fait ceci ? N’est-ce pas par ton nom que nous avons fait cela ? ». Oh, ça suffit ! Comme ils devaient être loin de Christ pour faire la liste de leurs propres œuvres dans une tentative de se justifier devant Dieu ! Les seules œuvres qui nous sauveront sont celles de Christ, qui sont portées à notre crédit par la foi. Voilà où se situe notre assurance, non pas en nous ou en nos œuvres, mais en ce que Christ a fait pour nous. Vous voulez de l’assurance ? Obéissez à la loi de Dieu et reposez-vous uniquement sur les mérites de la justice de Christ, et vous aurez toute l’assurance qu’il vous faut.

    À méditer

    Martin Luther aurait déclaré : « Quand je regarde à moi-même, je ne sais pas comment je pourrais être sauvé. Quand je regarde à Jésus, je ne sais pas comment je pourrais être perdu ». Quelle grande sagesse comportent ces paroles ? Pourquoi est-ce une bonne idée de toujours garder ce sentiment à l’esprit ?

    Attardez-vous davantage sur l’idée que nous avons été choisis pour le salut avant la fondation du monde. Pourquoi cela ne signifie-t-il pas pour autant que tous seront sauvés ? Si des gens ne sont pas sauvés, est-ce parce que Dieu ne les aura pas choisis, ou à cause des choix qu’eux auront faits ? Échangez là-dessus en classe.

    En quoi la réalité du scénario du grand conflit nous aide-t-elle à mieux vivre la réalité du mal même dans un monde que le Père, le Fils et le Saint-Esprit aiment ?


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  • EDS – Jeudi 26 avril – L′Évangile éternel

    Lisez Apocalypse 14.6,7. Qu’est-ce que « l’Évangile éternel » ?

    L’Évangile est qualifié ici d’éternel. Preuve supplémentaire que Dieu ne change pas. Un Dieu qui ne change pas a un Évangile qui ne change pas. Cet Évangile éternel donne l’assurance à tous ceux qui veulent bien l’accepter. L’Évangile révèle l’amour immuable de Dieu, et c’est de ce message dont le monde a besoin. Tout le monde doit avoir une chance de l’entendre, et c’est pour cela que Dieu a appelé son peuple à le diffuser.

    « En lui, il nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a destinés d’avance, par Jésus-Christ, à l’adoption filiale, pour lui, selon sa volonté bienveillante. » (Ep 1.4,5.) Qu’est-ce que cela nous indique encore davantage sur le caractère éternel de l’Évangile ?

    Choisis en lui « avant la fondation du monde ». Quand on parle d’Évangile éternel ! Même avant la Création de ce monde, le plan de Dieu, c’était que nous ayons le salut en lui.

    Voyez quelques-uns des termes employés ici : « choisis », « destinés par avance », « adoption », « volonté bienveillante ». Voyez à quel point ces deux versets montrent combien Dieu souhaite que nous ayons la vie éternelle en lui. Et le fait que Dieu ait accompli tout cela avant la fondation du monde (voir également 2 Th 2.13 ; 2 Tm 1.9) montre clairement sa grâce, indiquant par là que notre salut ne vient pas de quelque chose que nous pourrions faire, ni du mérite d’aucune créature, mais exclusivement du caractère même d’amour de Dieu. Comment le salut pourrait-il venir de quelque chose que nous ferions si nous avons été élus pour avoir ce salut en lui avant notre existence ? Le choix nous revient de l’accepter ou de le rejeter.

    Comment se manifeste cette élection dans la vie de celui qui est élu ? « Pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui » (Ep 1.4). Nous avons aussi été choisis pour cela.

    Nous sommes appelés à répandre « l’Évangile éternel » dans le monde, cela fait partie du message pour la fin des temps, avant le retour de Jésus. Pourquoi devons-nous connaître et vivre la réalité de « l’Évangile éternel » dans notre vie personnelle avant de le partager avec d’autres ?


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  • EDS – Mercredi 25 avril – L′assurance du salut

    Certains adventistes du septième jour se demandent s’ils seront sauvés. Ils manquent d’assurance et aspirent à connaître leur avenir éternel. Ils se donnent du mal pour être bons, et pourtant, ils savent qu’ils ne sont pas à la hauteur. Ils regardent à eux-mêmes et trouvent peu d’éléments propres à les encourager dans le voyage de la vie.

    Quand on voit le fossé immense entre le caractère de Jésus et le nôtre, ou quand on lit un texte comme : « étroite est la porte et resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent » (Mt 7.14), qui n’a jamais eu des moments de doute, où l’on se demande si on va y arriver ?

    Si nous voulons être prêts pour les temps de la fin, nous devons avoir l’assurance du salut aujourd’hui. Nous devons nous réjouir de la réalité du salut pour pouvoir faire face à l’avenir sans avoir peur. Pourtant, comme nous l’avons vu, toutes les personnes de la Divinité sont vivantes et à l’œuvre en notre faveur. Ainsi, nous pouvons et devrions vivre avec l’assurance de notre salut.

    Lisez les textes suivants. Quelle espérance et quelle assurance nous donnentils concernant le salut, ainsi que Dieu a fait pour nous et promet de faire ? Psaume 91.15,16 ; Joël 2.31,32 ; Jean 10.28 ; Romains 10.9-13 ; 1 Jean 5.11-13. Nous sommes appelés, et même sommés, de mener une vie sainte, mais cette vie est la conséquence de notre salut par Christ, et non le moyen d’atteindre ce salut. Nous devons être fidèles, et jusqu’à la mort s’il le faut, mais nous devons toujours compter sur ce don comme notre seul espoir de salut. Le peuple de Dieu sera trouvé fidèle et obéissant aux derniers jours, une fidélité et une obéissance qui naissent de l’assurance de ce que Christ a fait pour eux.


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  • Dieu risque la création – Deuxième partie

    Par Gérard FRATIANNI
    pasteur à la retraite, église d’Anduze

    Dans la première partie de son article, l’auteur nous a montré que Dieu a pris un certain nombre de risques. Dieu s’est exposé dès l’origine, il s’est exposé à son incarnation, il s’expose de nombreuses fois dans le plan du salut… par amour pour l’homme, par amour pour ses créatures. Quelle confiance Dieu nous accorde !

    4. Risquer la Parole

    Dieu recrute pour sa mission, des hommes pas très cultivés, parfois présomptueux et arrogants, qui peuvent se retourner contre lui et l’abandonner : Élie, Judas, Pierre, vous et moi, l’avons fait plus d’une fois. Dieu fait un gros investissement sur ses serviteurs. Il crut en Abraham, le menteur, Moise le bègue, Jacob, le trompeur, à Isaac qui peina à surmonter le choc de son sacrifice non abouti, Élie, le dépressif, David, l’homme de sang, Pierre l’impulsif et lâche ; Saul, le persécuteur, etc.

    La trinité risque sa réputation. C’est bouleversant ! Dieu croit en nous plus que nous ne croyons en lui. Le message qu’ils prêchent est parfait, mais, eux, les messagers sont loin de l’être. Il joue la carte de la confiance, avec le risque que ses envoyés déforment sa Parole et son caractère. ‘Seigneur, pourquoi n’as-tu pas envoyé, à leur place, des séraphins, des chérubins ? Ils auraient fait un travail impeccable ! Pierre, après son triple reniement, en larmes, se souvient amèrement de ses bravades. « Je suis prêt à aller avec toi, en prison et à la mort ! » Par son regard, Jésus lui fait comprendre, qu’il continue de croire en lui : « Pierre, j’ai prié pour toi », j’ai confiance en toi, relève-toi et « pais mes brebis1. » Alors que le fils prodigue, sur son chemin de retour, doutant de lui-même et n’espérant obtenir qu’une place de mercenaire dans la maison qu’il avait quittée, son père continue de croire en son fils, parce que l’amour « espère tout et croit tout2. »

    Tant qu’il y quelqu’un qui croit en nous, nous nous relèverons. C’est une tragédie quand il n’y a plus personne qui nous fait confiance. Où puiserai-je ma force pour me relever après une chute ?

    Dieu a foi en nous. Dieu a misé sur nous, à travers son Fils bien aimé. Mais le risque est quand même là. Car il m’appelle et je peux lui résister. « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos coeurs3. » Mais tous ceux qui quittent la foi, ne reviennent pas tous ! Salomon, Jonas, Pierre, l’enfant prodigue, sont revenus, mais Balaam, Saül, Démas, le jeune homme riche, etc., ont-ils fait le chemin de retour ? 5.

    5. Risquer la miséricorde et le don de soi

    Et ce n’est pas le moindre ! Qu’on abuse de sa grâce et de son pardon. N’est-il pas écrit « que notre Dieu ne se lasse pas de pardonner4. » ?

    « Combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui répondit : je ne te dis pas jusqu’à sept fois sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois5 ». C’est de la folie ! Mais c’est Jésus qui le dit !

    Le risque que le sacrifice de Jésus ne rapporte pas gros et que sa mort n’obtienne l’adhésion du plus grand nombre. Le résultat n’est pas garanti et Jésus le pressent : « Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus. » Dans la voie large, beaucoup y transitent, tandis que par la porte étroite, peu y entrent. « Ne crains pas petit troupeau…. »

    Jésus guérit dix lépreux, un seul revient le remercier. La réaction face à sa prédication est significative : « Dès ce moment, plusieurs disciples se retirèrent et ils n’allaient plus avec Jésus ». Après avoir envoyé bien des prophètes pour parler au cœur de son peuple, Dieu dit : « J’enverrai mon fils, peut-être auront-il du respect6. » Parlons-en du respect que les hommes lui ont réservé !

    Dans la parabole du semeur, la semence tombe dans quatre endroits différents et ne rapporte qu’un quart de l’investissement ! La Parole est respectueuse, elle ne force pas la terre à produire. D’une part, la parabole illustre la générosité du semeur, de l’autre, elle décrit la fermeture du sol. Toute la Bible soutient que le rapport entre Dieu et l’homme est un rapport difficile et à risque : que l’enfant claque la porte de la maison, que la brebis s’égare, que la piécette soit ensevelie et que la vigne ne produise pas le fruit espéré. Dans Ésaïe, la complainte du propriétaire de la vigne le confirme : « Il espéra que la vigne produirait de bons raisins, mais elle en produit de mauvais.

    Maintenant donc, habitants de Jérusalem et homme de Juda, soyez juges entre moi et ma vigne, qu’y avait-il encore à faire à ma vigne ! Que n’ai-je pas fait pour elle ? Pourquoi, quand j’ai espéré qu’elle produirait de bons raisins, en a-t-elle produit de mauvais7 ? » Il est vrai que la comptabilité de l’amour n’est pas la même. L’amour ne s’assure pas d’abord le succès, avant d’agir. En affaires, on fait d’abord une étude de marketing, avant de faire un gros investissement pour ne pas risquer la faillite. On s’attend à ce que les résultats correspondent ou dépassent l’investissement. Une belle pensée d’Ellen White nous réchauffe le cœur : « S’il n’y avait eu sur la terre qu’une seule âme à sauver, Jésus serait mort pour elle8.» Après tout cela, dirais-je comme les ennemis de Paul : « Péchons, pour que la grâce abonde ? ». Loin de là, Père, je ne veux plus abuser de ta miséricorde. Je désire honorer ta confiance et me montrer reconnaissant envers ta grâce qui a coûté cher. [Voir plus…]

  • EDS – Mardi 24 avril – L′amour de l′Esprit

    Le Saint-Esprit est mal compris, presque autant que le Père. Certains théologiens considèrent l’Esprit comme l’amour qui existe entre le Père et le Fils. En d’autres termes, l’Esprit ne serait que l’affection que se portent le Père et le Fils. Cela signifie qu’il est réduit à une relation entre deux membres de la Divinité et qu’il n’en est pas membre lui-même.

    Mais la Bible prouve son statut de personne. Les chrétiens sont baptisés en son nom, avec le Père et le Fils (Mt 28.19). L’Esprit glorifie Christ (Jn 16.14). L’Esprit convainc (Jn 16.8). Il peut être attristé (Ep 4.30). C’est un Consolateur (Jn 14.16), quelqu’un qui nous vient en aide (BFC). Il enseigne (Lc 12.12), il intercède (Rm 8.26), et sanctifie (1 P 1.2). Christ a dit que l’Esprit conduit les gens dans toute la vérité (Jn 16.13).

    En un mot, l’Esprit est Dieu, tout comme le Père et le Fils. Ensemble, ils sont un seul et même Dieu.

    Tout ce que fait l’Esprit révèle l’amour divin. Citez quelques-unes des choses qu’il fait. Lc 12.12 ; Jn 16.8-13 ; Ac 13.2.

    La plus grande preuve que le Saint-Esprit est Dieu, c’est l’incarnation de Christ. Jésus est né du Saint-Esprit (Mt 1.20). Seul Dieu pouvait « créer » de cette manière.

    Le Saint-Esprit est capable d’accomplir deux miracles opposés pour Christ. D’abord, il a placé le Christ omniprésent dans le ventre de Marie. Christ est monté au ciel sous forme corporelle, cantonné à ce corps. Deuxièmement, l’Esprit prend Christ limité par son humanité et, lors d’un autre miracle inexplicable, il le rend présent aux chrétiens du monde entier.

    Ainsi, le Saint-Esprit, avec le Père et le Fils, agit en notre faveur. « La Divinité fut émue de pitié pour la race, et le Père, le Fils et le Saint-Esprit se consacrèrent à la préparation du plan de la rédemption. »[1]

    Le Père, le Fils, et le Saint-Esprit nous aiment de la même manière, et ils sont à l’œuvre pour nous sauver et nous faire entrer dans le royaume éternel de Dieu. Comment, dans ce cas, pouvons-nous négliger un si grand salut ?

    Quelle mesure de réconfort peut-on tirer du fait que le Père, le Fils et le Saint-Esprit soient tous à l’œuvre en vue de notre bien éternel ?

    [1] Ellen G. White, Counsels on Health, p. 222.


    En quoi nos lectures de la leçon d’aujourd’hui nous donnent-elles de puissantes raisons de faire confiance à ce que Paul nous dit ici ?


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  • EDS – Lundi 23 avril – L’amour de Christ

    Le péché a séparé l’humanité de Dieu. Un fossé béant s’est ouvert entre eux, et si ce fossé n’avait pas été comblé, l’humanité aurait été vouée à la destruction éternelle. Le gouffre était profond et dangereux. Il a fallu quelque chose de tout à fait incroyable pour résoudre le problème du péché et rapprocher l’humanité pécheresse d’un Dieu juste et saint. Il a fallu quelqu’un de coéternel avec Dieu lui-même, quelqu’un de divin comme Dieu lui-même, devenu un être humain et qui, dans cette humanité, s’est offert en sacrifice pour nos péchés.

    Lisez Jean 1.1-3,14 et Philippiens 2.5-8. Que nous enseignent ces passages sur l’identité de Jésus ?

    Christ était éternel et son existence ne dépendait pas de qui que ce soit ou de quoi que ce soit. Il était Dieu, non pas l’apparence de Dieu, mais Dieu lui-même. Sa nature fondamentale était divine et éternelle. Jésus a conservé cette divinité, mais il est devenu un être humain afin de garder la loi dans cette humanité et de mourir en Substitut de tous ceux qui ont transgressé la loi, c’est-à-dire nous tous (Rm 3.23). Christ s’est fait humain, sans aucun avantage sur les autres humains. Il a observé la loi de Dieu, non pas grâce à sa puissance divine propre, mais en se reposant sur la puissance divine extérieure disponible pour n’importe qui.

    Jésus était pleinement Dieu et pleinement humain. Cela signifie que celui qui soutient « tout par sa parole puissante » (He 1.3) est aussi « le nouveau-né [que l’on trouva] couché dans la mangeoire » (Lc 2.16). Cela signifie que celui qui est « avant tout, et c’est en lui que tout se tient » (Col 1.17) est aussi celui qui, quand il était enfant, « progressait en sagesse, en stature et en grâce » (Lc 2.52). Cela signifie que celui sans lequel « rien n’est venu à l’existence » (Jn 1.3) est aussi celui qui a été « éliminé en [étant pendu] au bois » (Ac 5.30).

    Si tout cela nous révèle l’amour que Christ a pour nous, et si l’amour que Christ a pour nous est une manifestation de l’amour que le Père a envers nous, alors comment s’étonner que nous ayons autant de raisons de nous réjouir et d’être reconnaissants !

    >> Lisez Romains 8.38,39.

    En quoi nos lectures de la leçon d’aujourd’hui nous donnent-elles de puissantes raisons de faire confiance à ce que Paul nous dit ici ?


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  • EDS – Dimanche 22 avril – L’amour du Père

    Peu de temps avant la croix, Jésus a parlé avec ses proches de la manière dont on peut venir au Père à travers lui. C’est là que Philippe a dit : « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit » (Jn 14.8).

    Comment Jésus a-t-il répondu à Philippe ? Jean 14.9. Que nous apprend sa réponse sur le Père ? Quelles idées fausses sur Dieu sa réponse devrait-elle balayer ? Certains disent que le Dieu de l’Ancien Testament est un Dieu de justice, en comparaison avec le Dieu du Nouveau Testament, qui est plein de miséricorde, de grâce et de pardon. Cette distinction qu’ils font entre les deux n’est pas valable. C’est le même Dieu, avec les mêmes attributs, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament.

    Christ est venu dans ce monde entre autres pour révéler la vérité sur Dieu le Père. Au fil des siècles, de fausses idées sur lui et son caractère ont circulé, non seulement chez les païens, mais aussi au sein de son peuple élu. « Parce que Dieu a été méconnu, les ténèbres ont envahi la terre. Pour dissiper ces ombres lugubres, pour ramener le monde à Dieu, il fallait briser le pouvoir trompeur de Satan. »[1] Voilà quelques-unes des raisons pour lesquelles Jésus est venu sur cette terre.

    Dieu ne change pas. Si nous connaissions les faits autour des événements de l’Ancien Testament, nous découvririons un Dieu tout aussi miséricordieux dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau. La Bible a déclaré : « Dieu est amour » (1 Jn 4.8), et Dieu ne change pas. « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour toujours. » (He 13.8.)

    N’oublions pas également que c’est le Dieu de l’Ancien Testament qui était pendu à la croix.

    Ce Dieu est également clément et compatissant, patient et grand par la fidélité (Ps 145.8). Dieu a un amour à toute épreuve (Ps 143.8) et il prend plaisir en ses disciples (Ps 147.11). Dieu a des projets pour que son peuple prospère et il veut lui donner de l’espérance (Jr 29.11). Dans son amour, il cessera de réprimander, mais se réjouira de son peuple par des chants (So 3.17). Tout cela n’est qu’un aperçu de l’identité de Dieu le Père.

    >> Réfléchissez au fait que Jésus représente Dieu le Père.

    Pourquoi s’agit-il d’une vérité aussi merveilleuse et encourageante, en particulier pour ceux qui ont peut-être peur de Dieu parfois ?

    [1] Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 11, 12.


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