• EDS – PRÉPARATION POUR LES TEMPS DE LA FIN

    INTRODUCTION AU PROCHAIN TRIMESTRE

     avril, mai, juin 2018 par Norman R. Gulley

    Sommaire

    1. Le conflit cosmique (31 mars – 6 avril)
    2. Daniel et les temps de la fin (7 – 13 avril)
    3. Jésus et le livre de l’Apocalypse (14 – 20 avril)
    4. Le salut et les temps de la fin (21 – 27 avril)
    5. Christ dans le sanctuaire céleste (28 avril – 4 mai)
    6. Le « changement » de loi (5 – 11 mai)
    7. Matthieu 24 et 25 (12 – 18 mai)
    8. Adorer le Créateur (19 – 25 mai)
    9. Impostures des temps de la fin (26 mai – 1er juin)
    10. L’Amérique et Babylone (2 – 8 juin)
    11. Sceau de Dieu ou marque de la bête ? (9 – 15 juin)
    12. Babylone et Harmaguédon (16 – 22 juin)
    13. Le retour de notre Seigneur Jésus-Christ (23 – 29 juin)

     Christ et la fin des temps

    Dans les dernières heures de son séjour terrestre pendant son incarnation, Jésus a adressé ces paroles de réconfort à ses disciples : « Que votre cœur ne se trouble pas. Mettez votre foi en Dieu, mettez aussi votre foi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Sinon, vous aurais-je dit que je vais vous préparer une place ? Si donc je m’en vais vous préparer une place, je reviens vous prendre auprès de moi, pour que là où, moi, je suis, vous soyez, vous aussi. Et là où, moi, je vais, vous en savez le chemin » (Jn 14.1,4).

    Ils n’ont certainement pas totalement compris ce qu’il voulait dire ni l’époque à laquelle sa promesse devait s’accomplir, mais ces hommes ont certainement éprouvé du réconfort à l’ouïe des paroles de Jésus. « Une place dans la maison de son Père ? Une place préparée par Jésus lui-même ? » Même le meilleur endroit au monde ne peut surpasser un tel lieu.

    En  effet,  peu  de  temps  auparavant,  alors  qu’il  était  assis  avec  ses  disciples,  Jésus leur avait donné un aperçu de ce qui arrivera avant son retour. C’était un genre d’« histoire du futur ». Et ce n’était pas beau à voir. Des guerres, des bruits de guerres, une nation contre une nation, des famines, et aussi des tremblements de terre, qui  ne sont, dit Jésus, que le « commencement des douleurs ». Les persécutions, les trahisons, les supercheries, et les épreuves étaient également en vue.

    Aujourd’hui, nous voyons rétrospectivement que la quasi-totalité des avertissements de Jésus s’est réalisée, exactement comme il l’avait prédit. Nous voyons également l’accomplissement de deux prophéties temporelles importantes. La première est le

    « un temps, des temps, et la moitié d’un temps » de Daniel 7.25 (voir également Ap 12.6,14 ; Nb 14.34), qui a commencé au sixième siècle après J.-C. (en l’an 538) et s’est terminé à la fin du dix-huitième siècle (en 1798). Puis, la plus longue prophétie temporelle, les 2 300 jours de Daniel 8.14, s’est réalisée en l’an 1844.

    Nous vivons certainement à la fin des jours (Dn 12.13). Mais non seulement nous ne savons pas quand la fin viendra, avec en point d’orgue le retour de Jésus, mais nous n’avons pas besoin de le savoir. Nous avons seulement besoin de savoir qu’il viendra, et que nous devons être prêts à ce moment-là. Comment ? La meilleure réponse à cette question se trouve peut-être dans ce texte : « Ainsi, comme vous avez reçu Jésus-Christ, le Seigneur, vivez en lui » (Col 2.6). Autrement dit, avec autant d’événements dans le monde, autant de gros titres et autant de théories sur la fin des temps, il est facile de se laisser distraire en se concentrant sur les événements qui précèdent le retour de Jésus, au lieu de nous focaliser sur Jésus à la place, qui seul est la clé de notre préparation.

    Ce trimestre, nous nous intéressons à la fin des temps, mais pas seulement. Notre point de mire, c’est Jésus, mais dans le cadre des derniers jours, et de notre préparation en vue de ces derniers jours. Certes, nous devons examiner les dates historiques, et l’histoire elle-même, car la Bible en parle dans un cadre eschatologique. Mais même dans ce contexte, la Bible parle de Jésus, de qui il est, de ce qu’il a fait pour nous, ce qu’il fait en nous, et ce qu’il fera quand il reviendra. Christ et Christ crucifié doivent être au cœur de notre foi. Ou, comme Paul l’a dit : « Car j’ai jugé bon, parmi vous, de ne rien savoir d’autre que Jésus-Christ, Jésus-Christ crucifié » (1 Co 2.2). Plus nous nous focalisons sur lui, et plus nous devenons comme lui, plus nous lui obéissons, et plus nous serons préparés à tout ce qui nous attend, à la fois dans le futur immédiat et à la fin, le jour où nous entrerons dans cette place que Jésus a préparée pour ceux qui l’aiment.

    GUIDE D’ÉTUDE DE LA BIBLE (2ÈME TRIMESTRE 2018)

    VERSION PAPIER

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  • Les idées reçues

    Jean-Michel MARTIN

    • Conseiller et formateur accrédité en relation d′aide,
    • Membre titulaire du Syndicat national des Praticiens en psychothérapie,
    • Aumônier au Centre hospitalier d′Annecy et Genevois
    • Membre de l′église adventiste de Collonges-sous-Salève.

    Notre siècle est celui de la communication, de la libre circulation des biens et des personnes, et aussi celle des idées, qui parfois sont tenaces et se répandent facilement, souvent bien loin de la vérité ou de la réalité. Les épinards contiennent énormément de fer, le rouge excite les taureaux, l’homme descend du singe. Le Titanic s’est montré submersible et la ligne Maginot contournable, pourtant l’irrationnel et la rumeur ont encore de beaux jours devant eux, parfois alimentés par la théorie du complot et le manque de repères1.

    Il n’est pas évident d’épingler quelques-unes de ces fausses vérités tellement elles sont ancrées dans nos consciences et dans l’inconscient collectif, et tellement la science est remplie d’idées reçues qui ne doivent pas être acceptées sans les interroger.

    Les épinards sont riches en fer ou comment Popeye s′avère être un imposteur

    Nous pouvons affirmer sans peur que Popeye est un fierà- bras sans vergogne, un charlatan de l’élixir, quitte à susciter l’opprobre de quelques-uns. Le plus célèbre des marines américains a une santé de fer, un moral d’acier, mais, contrairement à ce qu’il a voulu nous faire croire pendant des dizaines d’années, il ne tire pas sa force exceptionnelle de la vertu alimentaire des épinards.

    Venue de Perse, cette plante aux graines épineuses (espanach en arabe), contient du fer. Avec ses 3 milligrammes de métal pour 100 grammes de légumes frais (une fois cuit, c’est la débandade), elle ne s’en sort pas trop mal. Elle est pourtant moins riche en fer que d’autres fruits ou légumes, comme les lentilles ou des aliments comme le sucre, les oeufs … Le rappel de quelques faits historiques va nous aider à éclairer notre lanterne : en 1890, un chercheur américain analysa une feuille d’épinard, mais sa secrétaire eut le malheur de commettre une erreur de frappe à la ligne iron (fer). Cette simple erreur de virgule (30 milligrammes au lieu de 3), a fait l’objet d’une correction2 et des chercheurs allemands ont rétabli la vérité, mais en vain. Dès 1933, les dessinateurs Dave et Max Fleischer s’étaient emparés de ce légume et l’avaient transformé en potion magique pour leur nouvel héros, Popeye, le mangeur d’épinards nouvelle icône de l’optimisme et du vitalisme américain. La propagande nationaliste durant les jours maigres de la Seconde guerre mondiale fit le reste. La puissante Amérique était « assez forte pour finir la guerre parce qu’elle mangeait des épinards » pouvait-on entendre dans la propagande de l’époque, or, les Américains se sont trompés, et avec eux le monde entier. Nous sommes néanmoins contents qu’ils se soient engagés en faveur de la libération de notre pays, qu’ils nous aient offert une belle histoire d’amour, qui, bien qu’agitée, ne connaît guère les affres de la rouille.

    Il y a bien d’autres idées reçues dont nous avons du mal à nous défaire et nous aimerions en présenter quelques-unes.

    Le rouge excite les taureaux …

    La tauromachie, c’est l’habit de lumière des toreros, la cape rose et jaune en soie, la muleta en flanelle rouge du matador, la foule qui applaudit. La tauromachie, c’est la couleur, comme Goya, le flamenco ou les jardins d’Andalousie. Pour le taureau, la corrida, c’est en noir et blanc. On devrait dire au matador que s’il utilisait en guise de muleta un pacifique drapeau blanc, cela ne changerait rien. Parmi les animaux qui ont droit à la couleur, on peut citer le goujon, la tortue, le lézard et les oiseaux diurnes. Les écureuils et les primates, vivant dans les arbres et mangeant des fruits. L’être le plus sensible au rouge est peut-être l’homme. Cette couleur est capitale et flamboyante, séduisante ou effrayante : drapeau communiste ou drapeau nazi, armée rouge, bérets rouges, rouge à lèvre, rouge cardinal, rouge de la braise et de la lave, rouge des pompiers, et des Ferrari, rouge de la muleta. Avec le rouge du sang, l’homme entretient un rapport ambigu, effrayé et fasciné, codifié jusqu’à la perfection pour la tauromachie. La Bible dit dans Lévitique 17.11 «… la vie de la chair est dans le sang » : quand coule le sang, la vie s’écoule ou s’enfuit.

    C′est scientifique, c′est prouvé …

    Le savant, on le sait, est rationnel, mais en même temps c’est un fou, un original, un excentrique. Il rêve d’eau de jouvence et de plomb devenu or. Il est un apprenti sorcier. Il joue au Docteur Folamour et bricole des virus. Il est un professeur Tournesol. Il perd la tête à force de la diriger vers le soleil. Le scientifique, lui, est un être logique, rigoureux, rationnel, impartial. Un saint Thomas du microscope. Hélas, l’homo scientificus est souvent homme avant d’être scientifique. Comme tous les humains, il lui arrive de dissimuler, mentir, tricher, frauder… Contrairement à sa réputation, il peut être fragile, irréfléchi et parfois il se laisse guider par les sirènes de son époque. Grande est alors la tentation de trafiquer les chiffres pour les rendre plus convaincants, de modifier la démonstration pour arriver au résultat tant désiré ou attendu …

    Erreurs individuelles, erreurs collectives. Ainsi aujourd’hui on veut du tout génétique. L’idée rousseauiste de l’homme bon de nature, conditionné par son environnement, a cédé la place à une vision calviniste d’une prédestination par les gènes. Ainsi le gène de l’alcoolisme et celui de la violence, sans oublier celui de l’homosexualité que plusieurs laboratoires américains s’échinent actuellement à débusquer.  Qu’importe que l’échantillon statistique soit insuffisant, les conditions de l’expérience douteuses et les interprétations plus ou moins fantaisistes, les revues scientifiques les plus prestigieuses, d’ordinaire très critiques, s’arrachent ce genre de révélation. Le public est ravi, les dirigeants y puisent une légitimation de leur pouvoir, tandis que les marginaux concernés peuvent faire appel de cette singularité pour réclamer un statut à part.

    Certaines de ces erreurs sont aussi des bourdes qui ont échappé à la sagacité des scientifiques chargés de vérifier la qualité du travail accompli, sa fiabilité, sa validité et sa relevance. D’autres, au contraire, sont intentionnelles et difficiles à déceler, car elles impliquent de lourdes retombées économiques. Parfois, l’homme scientifique est aussi victime de ses propres désirs, dont celui d’avoir raison, d’être le premier, d’être enfin reconnu est honoré3.

    Dans un de ses ouvrages, le physicien français bien connu Louis Leprince-Ringuet en parle non sans humour, montrant les limites d’une pensée causale unique : « … donnez une puce à un polytechnicien ; il lui coupe une patte et lui ordonne : « Saute ! », et la puce saute. Il lui coupe deux autres pattes et lui dit : « Saute! », et la brave puce, dans un ultime effort, saute. Puis il lui coupe à nouveau une patte et lui dit encore : « Saute ! », mais la puce ne bouge pas. Conclusion logique qu’il tirera de l’observation de ce phénomène : « Coupez quatre patte à une puce, et elle deviendra sourde »4.


    REVUE ADVENTISTE MARS 2018

    La Revue adventiste s’adresse avant tout au lectorat adventiste francophone européen. Elle peut également être lue par un public non adventiste. Elle existe depuis 1896.

  • EDS – Vendredi 30 mars – Pour aller plus loin…

    « Le Christ est venu dans ce monde pour révéler l’amour de Dieu. Ses disciples doivent continuer l’œuvre qu’il a commencée. Efforçons-nous de nous entraider et de nous raffermir mutuellement. Le vrai bonheur se trouve dès que l’on cherche à faire du bien à autrui. En aimant Dieu et ses semblables, l’homme ne travaille pas contre son propre intérêt. Plus l’esprit se libère de l’égoïsme, plus il s’approche du bonheur, du fait qu’il réalise le but que Dieu a formé pour lui. »69 « Dès que la vie s’empare d’une Église, celle-ci progresse et grandit. Il s’y manifeste un courant ininterrompu d’échanges : elle prend et donne, elle reçoit et rend à Dieu ce qui lui appartient. Dieu accorde lumière et bénédiction à chaque vrai croyant qui transmet ces bienfaits à d’autres en accomplissant son œuvre pour le Seigneur. En donnant une part de ce qu’il reçoit, il accroît sa capacité de recevoir. Il augmente sa réceptivité pour une mesure nouvelle de grâce et de vérité.  Il reçoit ainsi des lumières plus vives, des connaissances plus vastes. De cette faculté de recevoir et de donner dépendent la vie et la croissance de l’Église. Celui qui reçoit sans jamais donner perd bientôt la capacité de recevoir. Si la vérité n’émane pas de lui pour aller à d’autres, il devient incapable de recevoir. Nous devons transmettre les biens qui nous viennent du ciel si nous voulons recevoir de nouvelles bénédictions. »70

    À méditer

    ■ En quoi la confiance dans le Seigneur engendre-t-elle le contentement ? Que faut-il pour faire confiance à Dieu de tout votre cœur à un niveau intellectuel (2 Co 10.5) ? Pourquoi est-il si facile de dire que tout coopère pour le bien (Rm 8.28), mais si difficile d’y croire ? Autrement dit, pourquoi dit-on que nous faisons confiance à Dieu, et que nous lui faisons confiance à un niveau intellectuel, tout en ayant aussi peur de l’avenir ?

    ■  En classe, posez cette question puis comparez les réponses : « En 25 mots maximum, quelle est votre définition de la gestion chrétienne de la vie ? ». Puis posez la question : « En 25 mots maximum, pourquoi la gestion chrétienne de la vie est-elle une part importante de la vie chrétienne ? ».

    ■  Relisez Matthieu 7.21-23. De quoi est-il question ? Pourquoi ces personnes disent-elles ce qu’elles ont fait ? Comment être sûrs que, même en cherchant à être de bons intendants, même en cherchant à mener une vie de foi et d’obéissance, même en cherchant à faire de bonnes œuvres au nom de Dieu, nous ne tomberons pas dans le même genre d’aveuglement ?

    ■  Nous avons tendance à penser à l’influence chrétienne uniquement à un niveau individuel. Mais qu’en est-il au niveau de votre église locale ? Quel genre d’influence votre église a-t-elle sur la population ?

    70 Ellen G. White, Conseils à l’économe, p. 40.69 Ellen G. White, Conseils à l’économe, p. 27, 28.


    GUIDE D′ÉTUDE DE LA BIBLE (1ER TRIMESTRE 2018)
    NUMÉRIQUE

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