EDS – Dimanche 3 septembre – Christ nous a libérés

« C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés. Tenez donc ferme, et ne vous remettez pas sous le joug de l’esclavage. » (Ga 5.1.) Comme l’ordre de ralliement d’un chef militaire à ses troupes chancelantes, Paul encourage les Galates à ne pas abandonner leur liberté en Christ. La puissance et l’intensité du ton de Paul nous donnent presque l’impression que ses paroles jaillissent de la page. En fait, il semble que c’était précisément l’intention de Paul. Ce verset est thématiquement lié à ce qui précède et à ce qui suit, et sa rapidité ainsi que l’absence de liens syntaxiques en grec laissent entendre que Paul voulait que ce verset ressorte comme un gigantesque panneau d’affichage. La liberté en Christ résume toute la discussion de Paul ; or, les Galates risquaient de la trahir.

Lisez Galates 1.3,4 ; 2.16 ; et 3.13. Quelles sont les métaphores employées dans ces versets, et en quoi nous aident-elles à comprendre ce que Christ a fait pour nous ? Les paroles de Paul : « C’est pour la liberté que Christ nous a libérés » (Ga 5.1) sous-entendent peut-être qu’il pense à une autre métaphore. La formulation de cette expression est similaire à la formule employée dans la libération sacrée (affranchissement) des esclaves. Du fait que les esclaves n’avaient aucun droit légal, on supposait qu’une divinité pouvait acheter leur liberté, et en retour, l’esclave, bien que libre, appartenait légalement au dieu en question. Bien sûr, dans la pratique, ce procédé n’était qu’une illusion. C’était l’esclave qui donnait l’argent au temple en échange de sa liberté. Voyez par exemple la formule employée sur une inscription parmi des milliers retrouvées dans le temple d’Apollon Pythien à Delphes, datant de 201 avant J.-C. à 100 après J.-C. : « Pour la liberté, Apollon a acheté de Sosibus d’Amphissa une esclave du nom de Nicée […] Mais cet achat, Nicée l’a confié à Apollon pour sa liberté. »[1]  Cette formule a un point commun fondamental avec la terminologie de Paul, mais aussi une différence fondamentale. Dans la métaphore de Paul, il n’y a pas d’illusion. Nous n’avons pas fourni nous-mêmes le prix du rachat (1 Co 6.20 ; 7.23). Le prix était bien trop élevé pour nous. Nous étions impuissants à nous sauver nous-mêmes, mais Jésus est intervenu et a fait pour nous ce que nous ne pouvions pas faire (en tout cas, pas sans abandonner notre vie). Il a payé le prix pour nos péchés, nous libérant ainsi de la condamnation.

Examinez votre vie. Pensez-vous parfois que vous pouvez vous sauver vous-mêmes ? Qu’indique votre réponse sur la reconnaissance que vous devez avoir pour ce que nous avons reçu en Jésus ?

[1] Ben Witherington III, Grace in Galatia, Grand Rapids, Mich. : William B. Eerdmans Publishing Company, 1998, p. 340.


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