EDS – Dimanche 27 août – Rudiment de l′alliance

Beaucoup considèrent que l’interprétation que fait Paul de l’histoire d’Israël dans Galates 4.21-31 constitue le passage le plus difficile de sa lettre. C’est un argument hautement complexe qui suppose une grande connaissance des acteurs et de l’histoire de l’Ancien Testament. Première étape pour comprendre ce passage : comprendre un minimum la notion vétérotestamentaire centrale dans l’argument de Paul, la notion d’alliance. En hébreu, le mot traduit par « alliance » est berit. Ce mot apparaît près de trois cents fois dans l’Ancien Testament et fait référence à un contrat, un accord ou un traité. Pendant des milliers d’années, les alliances définissaient les relations entre les gens et les peuples dans tout le Proche-Orient ancien. On tuait souvent un animal pour conclure une alliance (littéralement : « couper »). Le fait de tuer des animaux symbolisait ce qui arriverait à l’une des parties si elle ne tenait pas ses promesses et ses obligations dans le cadre de l’alliance en question. « Depuis Adam jusqu’à Jésus, Dieu a traité avec l’humanité à travers une série de promesses qui concernaient un Rédempteur à venir et qui culminaient dans l’alliance davidique (Gn 12.2,3 ; 2 Sm 7.12-17 ; Es 11). Aux enfants d’Israël alors captifs à Babylone, Dieu promit une “nouvelle alliance” plus effective (Jr 31.3134) en lien avec la venue du Messie davidique (Ez 36.26-28 ; 37.22-28). »[1]

Quel était le fondement de l’alliance originale entre Dieu et Adam dans le jardin d’Éden avant le péché ? Gn 1.28 ; 2.2,3,15-17.

Le mariage, le travail physique et le sabbat faisaient partie des clauses générales de l’alliance conclue à la Création, mais son point de mire était un commandement de Dieu : ne pas manger du fruit défendu. La nature fondamentale de l’alliance était : « Obéissez et vivez ! ». Leur nature ayant été créée en harmonie avec Dieu, le Seigneur ne leur demandait pas l’impossible. L’obéissance était la tendance naturelle de l’humanité. Mais Adam et Ève ont choisi de faire ce qui n’était pas naturel et, par cet acte, ils ont non seulement rompu l’alliance de la Création, mais ils ont rendu ses clauses impossibles à garder pour des humains désormais corrompus par le péché. Dieu lui-même devait restaurer la relation qu’Adam et Ève avaient perdue. Il le fit en promulguant une alliance de grâce fondée sur la promesse éternelle d’un Sauveur (Gn 3.15).

Lisez Genèse 3.15, qui constitue la première promesse de l’évangile de la Bible. Dans ce verset, percevez-vous un indice de l’espérance que nous avons en Christ ?

[1] Hans K. LaRondelle, Our Creator Redeemer, Berrien Springs, Mich. : Andrews University Press, 2005, p. 4.


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