• EDS – Jeudi 31 août – Ismaël et Isaac aujourd′hui

    La rapide esquisse que fait Paul de l’histoire d’Israël était censée contrer les arguments de ses adversaires qui affirmaient qu’ils étaient les véritables descendants d’Abraham et que Jérusalem, le cœur du christianisme juif et de la loi, était leur mère. Les Gentils, accusaient-ils, étaient des enfants illégitimes. S’ils voulaient devenir de véritables disciples de Christ, ils devaient d’abord devenir fils d’Abraham en se soumettant à la loi de la circoncision. Paul dit que c’est en fait tout le contraire. Ces légalistes n’étaient pas les fils d’Abraham, mais des fils illégitimes, comme Ismaël. En plaçant leur confiance dans la circoncision, ils comptaient sur « la chair », comme Sara avec Hagar, et comme les Israélites avec la loi de Dieu au Sinaï. Les croyants d’origine païenne, de leur côté, étaient eux les fils d’Abraham, par une filiation surnaturelle, à l’instar d’Isaac.

    « Comme Isaac, ils étaient un accomplissement de la promesse faite à Abraham […] ; comme Isaac, leur naissance à la liberté était l’effet de la grâce divine ; comme Isaac, ils appartiennent au pilier de l’alliance de la promesse. »[1]

    Que doivent affronter les véritables descendants d’Abraham dans ce monde ? Ga 4.28-31 ; Gn 21.8-12.

    En qualité de fils promis, Isaac reçut non seulement des bénédictions, mais aussi l’opposition et la persécution. En référence à la persécution, Paul pense à la cérémonie de Genèse 21.8-10, où Isaac est honoré et qu’Ismaël semble se moquer de lui. En hébreu, le terme dans Genèse 21.9 signifie littéralement « rire », mais la réaction de Sara laisse supposer qu’Ismaël se moquait d’Isaac ou qu’il le tournait en ridicule. Même si l’attitude d’Ismaël peut nous sembler anecdotique aujourd’hui, elle révèle l’hostilité profonde de cette situation où le droit d’aînesse était en jeu. Bien des chefs dans l’Antiquité ont tenté d’assurer leur position en éliminant des rivaux potentiels, y compris leur fratrie (Jg 9.1-6). Isaac fit certes face à l’opposition, mais il profita aussi de tous les privilèges de l’amour, de la protection et de la faveur qui accompagnaient son statut d’héritier de son père.

    En tant que descendants spirituels d’Isaac, ne soyons pas surpris si nous subissons des épreuves et de l’opposition, y compris du sein même de la famille d’Église.

    De quelles manières avez-vous subi la persécution, en particulier de la part de ceux qui vous sont proches, à cause de votre foi ?

    Posez-vous cette question difficile : êtes-vous coupable de persécution sur d’autres pour leur foi ? Réfléchissez-y.

    [1] James D. G. Dunn, The Epistle to the Galatians, London : Hendrickson Publishers, 1993, p. 256.


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  • EDS – Mercredi 30 août – Hagar et le Mont Sinaï

    (Ga 4.21-31)

    Quel type d’alliance Dieu voulait-il établir avec son peuple au Sinaï ? Quelles similitudes y a-t-il avec la promesse que Dieu a faite à Abraham ? Ex 6.2-8 ; 19.3-6 ; Dt 32.10-12.

    Dieu désirait partager la même relation d’alliance qu’il avait avec Abraham avec les enfants d’Israël au Sinaï. En fait, les paroles de Dieu à Abraham dans Genèse 12.1-3 ressemblent aux paroles qu’il dit à Moïse dans Exode 19. Dans les deux cas, Dieu met l’accent sur ce qu’il fera pour son peuple. Il ne demande pas aux Israélites de promettre quoi que ce soit pour gagner ses bénédictions, non. Ils devaient simplement obéir en réponse à ces bénédictions. En hébreu, le mot parfois traduit par « obéissez » dans Exode 19.5 signifie littéralement « entendre ». Les paroles de Dieu n’impliquent pas la justification par les œuvres. Au contraire, Dieu voulait qu’Israël ait la même foi manifestée par les réactions d’Abraham face à ses promesses (en tout cas, la plupart du temps !).

    Si la relation que Dieu proposait à Israël au Sinaï est similaire à celle d’Abraham, pourquoi Paul assimile-t-il le Mont Sinaï à l’expérience négative d’Hagar ? Ex 19.7-25 ; He 8.6,7.

    L’alliance au Sinaï était prévue pour montrer à la fois l’état de péché de l’humanité et le remède : l’abondante grâce de Dieu, dont les services du sanctuaire étaient un type. Le problème avec l’alliance au Sinaï ne se situait pas du côté de Dieu, mais plutôt du côté des promesses déficientes du peuple (He 8.6). Au lieu de répondre aux promesses de Dieu avec humilité et foi, les Israélites réagirent avec suffisance. « Tout ce que le Seigneur a dit, nous le ferons. » (Ex 19.8.) Après avoir vécu en esclaves en Égypte pendant plus de quatre cents ans, ils n’avaient aucune notion de la majesté de Dieu ni de l’ampleur de leur propre condition de péché. De la même manière qu’Abraham et Sara avaient tenté d’aider Dieu à tenir ses promesses, les Israélites cherchèrent à faire de l’alliance de grâce une alliance d’œuvres. Hagar symbolise le Sinaï dans le sens où les deux montrent des tentatives humaines de salut par les œuvres. Paul ne prétend pas que la loi donnée au Sinaï était mauvaise ou abolie. Il est préoccupé par la vision légaliste de la loi qu’ont les Galates. « Au lieu de les convaincre de l’impossibilité absolue de plaire à Dieu en observant la loi, la loi entretenait chez eux une détermination profondément enracinée de dépendre de leurs ressources personnelles afin de plaire à Dieu. Ainsi, la loi ne servait pas ses objectifs de grâce, en les guidant à Christ. Elle fermait au contraire la porte à Christ. »[1]

    [1] O. Palmer Robertson, The Christ of the Covenants, Phillipsburg, N. J. : Presbyterian and Reformed Publishing Co., 1980, p. 181.


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  • EDS – Mardi 29 août – Abraham, Sara et Hagar

    Pourquoi Paul a-t-il une vision aussi peu flatteuse de l’incident avec Hagar (Ga 4.21-31 ; Gn 16) ? Que veut dire Paul de crucial concernant le salut en relatant ce récit de l’Ancien Testament ?

    Hagar était une esclave égyptienne dans la maison d’Abram. Sa place dans le récit de la Genèse est directement liée à l’incapacité d’Abram à croire en la promesse de Dieu. Après avoir attendu dix ans la naissance du fils promis, Abram et Saraï demeuraient sans enfant. Parvenant à la conclusion que Dieu avait besoin de leur aide, Sara donna Hagar à Abram comme concubine. Bien qu’il nous paraisse étrange aujourd’hui, le plan de Saraï était ingénieux. Selon les anciennes coutumes, une esclave pouvait légalement servir de mère porteuse pour sa maîtresse stérile. Ainsi, Saraï pouvait considérer tout enfant né de l’union entre son mari et Hagar comme le sien. Le plan produisit bien un enfant, mais ce n’était pas l’enfant que Dieu avait promis. Dans cette histoire, nous avons un exemple puissant de la manière dont même un grand homme de Dieu peut commettre un écart de conduite quand il se retrouve face à des circonstances décourageantes. Dans Genèse 17.18,19, Abraham prie Dieu d’accepter Ismaël comme son héritier. Bien sûr, le Seigneur décline la proposition. Le seul élément « miraculeux » dans la naissance d’Ismaël, c’est bien la volonté de Sara de partager son mari avec une autre femme ! Il n’y avait rien d’extraordinaire à ce que cette femme donne naissance à un enfant, un enfant né « selon la chair ». Si Abraham avait eu confiance en ce que Dieu avait promis, au lieu de laisser les circonstances venir à bout de cette confiance, rien de tout cela ne serait arrivé, et beaucoup de chagrins auraient été évités.

    En les comparant à la naissance d’Ismaël, examinez les circonstances de la naissance d’Isaac (Gn 17.15-19 ; 18.10-13 ; He 11.11,12). Pourquoi cette situation demandait-elle autant de foi de la part d’Abraham et de Sara ?

    En quoi votre manque de foi dans les promesses de Dieu vous a-t-il causé de la souffrance ?

    Comment tirer des leçons de ces erreurs et prendre Dieu au mot, quoi qu’il arrive ?

    Quels choix pouvez-vous faire pour renforcer votre capacité à faire confiance aux promesses de Dieu ?


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  • EDS – Lundi 28 août – L′alliance Abrahamique

    Quelles promesses Dieu a-t-il faites à Abram dans Genèse 12.1-5 ? Quelle a été la réaction d’Abram ?

    Les promesses initiales que Dieu fit à Abram constituent l’un des passages les plus forts de l’Ancien Testament. Ces versets ne parlent que de la grâce de Dieu. C’est Dieu, et non Abram, qui fait les promesses. Abram n’avait rien fait pour gagner ou mériter la faveur de Dieu, et rien n’indique non plus que Dieu et Abram avaient réfléchi ensemble pour parvenir à cet accord. C’est Dieu qui fait toutes les promesses. Abram, au contraire, est appelé à avoir foi en la promesse de Dieu, non pas une foi fragile, mais une foi qui s’est manifestée quand il a quitté sa famille élargie (à l’âge de soixante-quinze ans !) pour se mettre en route vers le pays promis par Dieu. « Avec cette bénédiction prononcée sur Abraham et à travers lui, sur tous les êtres humains, le Créateur renouvela son objectif rédempteur. Il avait béni Adam et Ève au Paradis (Gn 1.28 ; 5.2), puis il avait béni Noé et ses fils après le Déluge (9.1). Ainsi, Dieu clarifiait sa première promesse d’un Rédempteur qui rachèterait l’humanité, détruirait le mal, et restaurerait le Paradis (Gn 3.15). Dieu confirma sa promesse de bénir toutes les nations dans sa main tendue universelle. »[1]

    Après dix ans à attendre la naissance du fils promis, quelles questions Abram avait-il sur la promesse de Dieu (Gn 15.1-6) ?

    C’est souvent facile de glorifier Abram comme l’homme de foi qui n’avait jamais aucune question ni aucun doute. Mais la Bible nous dresse un tableau différent. Certes, Abram a cru, mais il a aussi eu des questions en cours de route. Sa foi était une foi en devenir. Comme le père dans Marc 9.24, Abram a, en gros, dit à Dieu dans Genèse 15.8 : « Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ». En réponse, Dieu a gracieusement assuré Abram de la certitude de sa promesse en entrant formellement dans une alliance avec lui (Gn 15.7-18). Ce qui rend ce passage aussi surprenant, ce n’est pas tellement que Dieu contracte une alliance avec Abraham, mais c’est jusqu’à quel point Dieu était disposé à s’abaisser. Contrairement aux chefs dans le ProcheOrient ancien, qui rechignaient à l’idée de faire des promesses à leurs serviteurs, Dieu a non seulement donné sa parole mais, en passant symboliquement parmi les morceaux d’animaux tués, c’est sa propre vie qu’il investissait. Et bien entendu, Jésus a fini par donner sa vie au Calvaire pour faire de cette promesse une réalité.

    Dans quels domaines avez-vous besoin d’avoir plus de foi et de croire en ce qui semble impossible ? Comment apprendre à persévérer, quoi qu’il arrive ?

    [1] Hans K. LaRondelle, Our Creator Redeemer, p. 22, 23.


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  • EDS – Dimanche 27 août – Rudiment de l′alliance

    Beaucoup considèrent que l’interprétation que fait Paul de l’histoire d’Israël dans Galates 4.21-31 constitue le passage le plus difficile de sa lettre. C’est un argument hautement complexe qui suppose une grande connaissance des acteurs et de l’histoire de l’Ancien Testament. Première étape pour comprendre ce passage : comprendre un minimum la notion vétérotestamentaire centrale dans l’argument de Paul, la notion d’alliance. En hébreu, le mot traduit par « alliance » est berit. Ce mot apparaît près de trois cents fois dans l’Ancien Testament et fait référence à un contrat, un accord ou un traité. Pendant des milliers d’années, les alliances définissaient les relations entre les gens et les peuples dans tout le Proche-Orient ancien. On tuait souvent un animal pour conclure une alliance (littéralement : « couper »). Le fait de tuer des animaux symbolisait ce qui arriverait à l’une des parties si elle ne tenait pas ses promesses et ses obligations dans le cadre de l’alliance en question. « Depuis Adam jusqu’à Jésus, Dieu a traité avec l’humanité à travers une série de promesses qui concernaient un Rédempteur à venir et qui culminaient dans l’alliance davidique (Gn 12.2,3 ; 2 Sm 7.12-17 ; Es 11). Aux enfants d’Israël alors captifs à Babylone, Dieu promit une “nouvelle alliance” plus effective (Jr 31.3134) en lien avec la venue du Messie davidique (Ez 36.26-28 ; 37.22-28). »[1]

    Quel était le fondement de l’alliance originale entre Dieu et Adam dans le jardin d’Éden avant le péché ? Gn 1.28 ; 2.2,3,15-17.

    Le mariage, le travail physique et le sabbat faisaient partie des clauses générales de l’alliance conclue à la Création, mais son point de mire était un commandement de Dieu : ne pas manger du fruit défendu. La nature fondamentale de l’alliance était : « Obéissez et vivez ! ». Leur nature ayant été créée en harmonie avec Dieu, le Seigneur ne leur demandait pas l’impossible. L’obéissance était la tendance naturelle de l’humanité. Mais Adam et Ève ont choisi de faire ce qui n’était pas naturel et, par cet acte, ils ont non seulement rompu l’alliance de la Création, mais ils ont rendu ses clauses impossibles à garder pour des humains désormais corrompus par le péché. Dieu lui-même devait restaurer la relation qu’Adam et Ève avaient perdue. Il le fit en promulguant une alliance de grâce fondée sur la promesse éternelle d’un Sauveur (Gn 3.15).

    Lisez Genèse 3.15, qui constitue la première promesse de l’évangile de la Bible. Dans ce verset, percevez-vous un indice de l’espérance que nous avons en Christ ?

    [1] Hans K. LaRondelle, Our Creator Redeemer, Berrien Springs, Mich. : Andrews University Press, 2005, p. 4.


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  • EDS – Samedi 26 août – LES DEUX ALLIANCES

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ga 4.21-31 ; Gn 1.28 ; 2.2,3 ; 3.15 ; 15.1-6 ; Ex 6.2-8 ; 19.3-6.

    Verset à mémoriser :

    « Mais la Jérusalem d’en haut est libre, et c’est elle qui est notre mère. » (Galates 4.26)

    Les chrétiens qui rejettent l’autorité de l’Ancien Testament voient souvent le don de la loi au Sinaï comme en contradiction avec l’évangile. Ils en concluent que l’alliance donnée au Sinaï représente une époque, une dispensation à un moment de l’histoire humaine où le salut était basé sur l’obéissance à la loi. Mais comme le peuple n’était pas parvenu à être à la hauteur des exigences de la loi, Dieu (disent-ils) a inauguré une nouvelle alliance, une alliance de grâce à travers les mérites de Jésus-Christ. Voilà en tout cas leur compréhension des deux alliances : l’ancienne fondée sur la loi, la nouvelle fondée sur la grâce.

    Bien que très répandue, cette idée est fausse. Le salut n’a jamais été fondé sur l’obéissance à la loi. Depuis le départ, le judaïsme biblique a toujours été une religion de grâce. Le légalisme que Paul affrontait en Galatie était une perversion, non seulement du christianisme, mais aussi de l’Ancien Testament. Les deux alliances n’ont rien à voir avec des questions de temps. Elles reflètent plutôt deux manières différentes d’entrer en relation avec Dieu, deux manières qui remontent à Caïn et Abel. L’ancienne alliance représente ceux qui, comme Caïn, comptent à tort sur leur propre obéissance pour tenter de plaire à Dieu. A contrario, la nouvelle alliance représente l’expérience de ceux qui, comme Abel, se reposent totalement sur la grâce de Dieu, qui fera tout ce qu’il a promis.


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  • EDS – Vendredi 25 Août – Pour aller plus loin…

    « Dans les églises de Galatie, le message évangélique avait été supplanté par une erreur flagrante. Le Christ, vrai fondement de la foi, était virtuellement éliminé au bénéfice des cérémonies périmées du judaïsme. L’apôtre comprenait que pour sauver les Galates des dangereuses influences qui les menaçaient, il fallait recourir aux mesures les plus rapides et aux arguments les plus incisifs. Les ministres de l’Évangile doivent apprendre à adapter leur action à la situation de ceux qu’ils veulent aider. L’affection, la patience, l’esprit de décision, la fermeté leur sont également nécessaires, mais ils doivent en user à bon escient. Pour avoir une heureuse influence sur différents types de mentalité, placés dans des circonstances et des conditions diverses, il faut agir avec sagesse et faire preuve d’un jugement éclairé et sanctifié par l’Esprit de Dieu. […] [Paul] suppliait ceux qui avaient connu autrefois la puissance du Sauveur de retourner à leur premier amour. Avec des arguments irréfutables, il leur rappelait le privilège que Dieu leur accordait en les affranchissant par le Christ. C’est par son sacrifice, disait-il, que tous ceux qui s’abandonnent à lui entièrement peuvent revêtir la robe de justice. Il déclarait que quiconque désire le salut doit avoir une expérience personnelle et vécue des choses de Dieu. Les supplications ardentes de Paul ne restèrent pas vaines. Le SaintEsprit agit puissamment dans les cœurs, et ceux qui avaient erré dans les sentiers de l’erreur retournèrent à la foi évangélique. Désormais, les Galates demeurèrent fermes dans la liberté qui est en Jésus-Christ. »[1]

    À méditer

    Attardez-vous davantage sur la question de la souffrance et de la manière dont Dieu peut l’utiliser. Qu’en est-il des situations dont il ne sort rien de positif ? Méditez sur l’idée de Christ se formant en nous. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ? Comment savoir si Christ se forme en nous ? Comment ne pas céder au découragement si cela n’arrive pas aussi vite que nous le voudrions ?

    Résumé

    Après avoir donné un certain nombre d’arguments théologiques détaillés et approfondis, Paul lance à présent un appel plus personnel et affectif aux Galates. Il les supplie d’écouter ses conseils, en leur rappelant les liens qui les unissaient autrefois, ainsi que l’amour et la sollicitude authentiques qu’il a pour eux en tant que parent spirituel.

    [1] Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 341, 343.


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  • Rencontre nationale des malentendants, des sourds et entendants signants

    Le ministère des sourds des Fédérations du Nord et du Sud de la France organisent tous les deux ans, depuis 2015, une rencontre nationale des sourds, malentendants et entendants signants de France, adventistes ou pas. Ces rencontres ont pour but : de créer l’espace nécessaire et propice à la rencontre et au partage entre sourds et entendants, de susciter l’engagement des sourds eux-mêmes au sein des ministères, d’attirer toujours plus de sourds non-adventistes à découvrir la Parole.

    C’est donc la deuxième édition Signes 2017 qui s’est tenue du 2 au 5 juin au Moulin de l’Ayrolles, sur le thème de « La relation » (à soi, aux autres, à la Bible, à Dieu). Quatre invités ont tenu avec brio des ateliers où chacun a pu échanger, apprendre et participer à la création de nouveaux signes bibliques. Avec 45 participants cette année dont 12 sourds, nous avons pu vivre des moments à la fois passionnants, distrayants (soirée jeux, visite d’une bambouseraie) et riches en émotions.

    Aussi nous encourageons tout pasteur ou tout membre d’église à nous indiquer la présence d’une personne sourde ou malentendante dans son église ou dans son entourage. D’autres évènements sont à venir dont, entre autres, un week-end international dédié aux interprètes de la langue des signes qui se tiendra au mois de septembre à Lisbonne, au Portugal.

    Retrouvez-nous sur http://www.signesdesperance.org


    Source : Revue adventiste | Juillet - Août 2017

    Demander la Revue Adventiste par mail ici : commandes@viesante.com

  • EDS – Jeudi 24 août – Dire la vérité

    Lisez Galates 4.16. Que dit Paul ici ? De quelle manière avez-vous peut-être vécu quelque chose de semblable ? Voir également Jn 3.19 ; Mt 26.64,5 ; Jr 36.17-23.

    L’expression « dire la vérité » a souvent des connotations négatives, en particulier à notre époque, où l’on peut la considérer comme une tactique percutante, du genre « tous les coups sont permis », « pas de quartier » pour dire à quelqu’un les faits, peu importe qu’ils soient désagréables ou non sollicités. Si nous n’avions pas les commentaires de Paul dans Galates 4.12-20 et quelques commentaires supplémentaires disséminés dans sa lettre (voir Ga 6.9,10), on pourrait en conclure que l’intérêt de Paul pour la vérité de l’évangile surpassait toute expression d’amour. Mais comme nous l’avons vu, même si Paul voulait que les Galates connaissent « la vérité de la bonne nouvelle » (voir Ga 2.5,14), c’était parce qu’il les aimait.

    Nous avons tous dû un jour reprendre quelqu’un ou dire la vérité clairement à des gens qui, pour une raison ou pour une autre, ne voulaient pas l’entendre. C’est par souci de la personne que nous faisons cela, et non parce que nous cherchons à la blesser, bien que, parfois, nos paroles ont précisément cet effet : elles blessent ou même suscitent de la colère ou du ressentiment envers nous. Mais nous le faisons quand même, parce que nous savons que la personne a besoin de l’entendre, même si cela ne lui fait pas plaisir.

    Dans Galates 4.17-20, que dit Paul sur ceux qu’il doit affronter ? À part leur théologie, que remet-il en question ?

    Contrairement à la franchise de l’évangile de Paul, qui risquait de provoquer la colère des Galates, ses adversaires recherchaient activement la faveur des Galates, non par amour pour eux, mais à cause de mobiles égoïstes. On ne sait pas exactement ce que Paul veut dire par « veulent vous séparer de moi », mais il fait peut-être référence à une tentative de les séparer des privilèges de l’évangile tant qu’ils ne se soumettent pas d’abord à la circoncision.

    Repensez à un incident où vos paroles, bien que véridiques et nécessaires, ont suscité de la colère envers vous.

    Qu’avez-vous appris pour la prochaine fois où vous aurez besoin de le refaire ?


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  • EDS – Mercredi 23 août – Hier et aujourd′hui

    Le lien entre Paul et les croyants de Galatie n’avait pas toujours été aussi difficile et distant qu’il l’était à présent. En fait, quand Paul repense à la première fois où il a prêché en Galatie, il parle en termes élogieux de la manière dont ils l’avaient traité. Que s’est-il passé entre-temps ?

    Quel événement semble avoir entraîné la décision de Paul de prêcher en Galatie (Ga 4.13) ?

    Apparemment, Paul n’avait pas eu l’intention, initialement, de prêcher l’Évangile en Galatie. Mais pendant le voyage, il est tombé malade, et il a été forcé soit de rester plus longtemps que prévu en Galatie, soit de voyager en Galatie pour récupérer. La nature exacte de la maladie de Paul demeure un mystère. Certains ont dit qu’il avait peut-être contracté la malaria. D’autres (en partant de la référence que fait Paul à la volonté des Galates de s’arracher les yeux pour les lui donner) disent que c’était peut-être une maladie ophtalmique. Sa maladie était peut-être également liée à « l’écharde dans la chair » dont il parle dans 2 Corinthiens 12.7-9. Quoi qu’il en soit, Paul nous dit que cette maladie était si désagréable qu’elle est devenue une épreuve pour les Galates. Dans un monde où la maladie était souvent considérée comme un signe de désapprobation divine (Jn 9.1,2 ; Lc 13.1-4), la maladie de Paul a très bien pu fournir une excuse facile aux Galates pour le rejeter, lui, ainsi que son message. Pourtant, ils ont accueilli Paul à bras ouverts. Pourquoi ? Parce que leurs cœurs avaient été attendris par la prédication de la Croix (Ga 3.1) et la conviction du Saint-Esprit. Quelle raison pouvaient-ils invoquer à présent pour leur changement d’attitude ?

    Pourquoi Dieu a-t-il laissé Paul souffrir ? Comment Paul pouvait-il s’occuper des autres quand il était aux prises avec ses propres problèmes ? Rm 8.28 ; 2 Co 4.7-12 ; 12.7-10.

    Quelle qu’ait été la maladie de Paul, elle était grave, et il aurait facilement pu s’en servir comme d’une excuse soit pour blâmer Dieu pour ses problèmes, soit pour simplement abandonner la prédication de l’Évangile. Paul n’a fait ni l’un ni l’autre. Au lieu de laisser sa situation le miner, Paul s’en est servi comme d’une occasion pour se reposer encore davantage sur la grâce de Dieu. « Encore et encore, Dieu s’est servi des aléas de la vie, de la maladie, de la persécution, de la pauvreté, et même des catastrophes naturelles et des tragédies incompréhensibles, comme des occasions pour manifester sa miséricorde et sa grâce et comme un moyen de faire avancer l’évangile. »[1]

    Comment apprendre à compter davantage sur le Seigneur dans vos épreuves et votre souffrance ? Quelles autres options avez-vous ?

    [1] Timothy George, Galatians, p. 323, 324.


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