Tous concernés !

Par Doris Vargas-Hordosch
Pour la rédaction

Cris, disputes incessantes, menaces, emprise psychologique, harcèlement, attouchements, viols, mutilations, violences en tout genre allant jusqu’au meurtre… La liste des violences domestiques ou familiales est longue et affligeante. Les femmes sont particulièrement touchées, ainsi que les enfants, mais les hommes aussi. Ces situations induisent une baisse de l’espérance de vie si aucun soin spécifique n’est apporté, et mènent bien souvent à des conduites addictives, voire des tentatives de suicide. À cela s’ajoute bien souvent une mauvaise prise en charge des victimes : la minimisation des faits et l’incrédulité face à leur parole, allant jusqu’à les rendre responsables. Une blessure supplémentaire quand il est déjà si difficile de dénoncer les faits. À peine 1 % des agresseurs sont condamnés pour viol ! Si nous avons voulu traiter ce sujet dans ce dossier thématique, c’est parce qu’il est urgent de sensibiliser le plus grand nombre. Nous avons besoin de nous sentir concernés pour réagir. En outre, nous savons que les solutions ne peuvent pas venir que de la sphère politique. Tous les milieux socioculturels sont touchés. La violence ne s’arrête pas non plus devant les portes des Églises, rempart traditionnel de la moralité. Il y a sans doute un agresseur ou une victime dans chaque famille. Il s’agit de sortir de nos mutismes, de nos peurs, du tabou autour de l’intimité de la vie conjugale et familiale car l’amour n’est plus l’amour quand il fait mal. Dans ce numéro, vous trouverez un déchiffrage des caractéristiques de la spirale de la violence du point de vue biblique, mais aussi des pistes pour en sortir ainsi que des témoignages. Retenez au moins ce numéro : le 3919 (Violences Femmes Info), confidentiel et gratuit, pour trouver une écoute attentive et professionnelle, avec une orientation vers des solutions concrètes. Puis aussi le 119 (Allô enfance en danger), numéro mis à la disposition des enfants et adolescents. Connaître ces numéros et les faire connaître à ceux ou celles qui en auraient besoin, c’est déjà une façon d’être un peu plus engagé !

Source : Signes des temps - n° 1638 - Juillet-août 2017

 

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