EDS – Mercredi 16 août – Les privilèges de l′adoption (Ga 4.5-7)

Dans Galates 4.5-7, Paul développe son thème, soulignant que Jésus a « rachet[é] ceux qui étaient sous la loi » (v.4,5). Le terme « racheter » concernait le prix payé pour acheter la liberté soit d’un otage, soit d’un esclave. Comme l’indique ce contexte, la rédemption implique un arrière-plan négatif : quelqu’un a besoin d’être libéré.

Mais de quoi avons-nous besoin d’être libérés ? Le Nouveau Testament présente, entre autres, quatre choses : (1) libérés du diable et de ses ruses (He 2.14,15) ; (2) libérés de la mort (1 Co 15.56,57) ; (3) libérés de la puissance du péché qui nous rend esclaves par nature (Rm 6.22), et (4) libérés de la condamnation de la loi (Rm 3.19-24 ; Ga 3.13 ; 4.5).

Quel objectif positif Christ a-t-il accompli pour nous à travers la rédemption que nous avons en lui ? Ga 4.5-7 ; Ep 1.5 ; Rm 8.15,16,23 ; 9.4,5.

Nous parlons souvent de ce que Christ a accompli pour nous comme étant le « salut ». C’est certes vrai, mais ce terme n’est pas aussi frappant et descriptif que l’emploi unique que Paul fait du terme « adoption » (huiothesia). Bien que Paul soit le seul auteur du Nouveau Testament à employer ce terme, l’adoption était une procédure légale très connue dans le monde gréco-romain. Plusieurs empereurs romains du vivant de Paul ont eu recours à l’adoption comme un moyen de choisir un successeur quand ils n’avaient pas d’héritier légal. L’adoption garantissait un certain nombre de privilèges. « (1) Le fils adoptif devient le véritable fils […] de l’adoptant […]. (2) L’adoptant donne son accord pour élever l’enfant convenablement, et lui fournir ce dont il a besoin pour sa nourriture et son vêtement. (3) L’adoptant ne peut pas répudier son fils adoptif. (4) L’enfant ne peut pas être réduit en esclavage. (5) Les parents biologiques de l’enfant n’ont aucun droit de le réclamer. (6) L’adoption établit le droit d’hériter. »[1] Si ces droits sont garantis à un niveau terrestre, imaginez les privilèges que nous avons en tant qu’enfants adoptés de Dieu !

Lisez Galates 4.6, en prenant conscience que le mot hébreu Abba était le mot qu’employaient les enfants pour parler à leur père, comme papa aujourd’hui. Jésus l’a employé dans la prière (Mc 14.36), et en tant qu’enfants de Dieu, nous avons également le privilège d’appeler Dieu « Abba ». Profitez-vous de cette intimité affective avec Dieu dans votre vie ? Dans le cas contraire, quel est le problème ? Que pouvez-vous changer pour favoriser cette proximité ?

[1] Derek R. Moore-Crispin, « Galatians 4.1-9 : The Use and Abuse of Parallels », The Evangelical Quarterly, vol. LXI/No 3, 1989, p. 216


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