EDS – Mardi 18 juillet – Le fondement de notre justification

« Et d’être trouvé en lui, non pas avec ma propre justice, qui viendrait de la loi, mais avec celle qui est par la foi du Christ, une justice venant de Dieu et fondée sur la foi. » (Philippiens 3.9.) Ne partons pas du principe que les chrétiens d’origine juive insinuaient que la foi en Christ n’était pas importante. Après tout, ils croyaient tous en Jésus. Ils avaient tous foi en lui. Leur conduite montrait, cependant, qu’ils considéraient que la foi n’était pas suffisante en soi. Elle devait être « complétée » par l’obéissance, comme si notre obéissance ajoutait quoi que ce soit à la justification. La justification, auraient-ils affirmé, se faisait par la foi et par les œuvres. La manière dont Paul n’a de cesse de mettre en opposition la foi en Christ et les œuvres de la loi indique qu’il s’oppose fermement à ce genre d’approche « complémentaire ». La foi, et la foi seule, est le fondement de notre justification. Pour Paul, la foi n’est pas seulement un concept abstrait. Elle est liée à Jésus de manière indissociable. En fait, l’expression traduite à deux reprises par « foi en Christ » dans Galates 2.16 (Colombe) est bien plus riche qu’aucune traduction ne peut l’exprimer. L’expression grecque signifie littéralement « la foi » ou « la fidélité » de Jésus. Cette traduction littérale révèle le contraste fort que Paul établit entre les œuvres de la loi et « l’œuvre » de Christ accomplie pour nous, les œuvres que lui, à travers sa fidélité (d’où « la fidélité de Jésus »), a faites pour nous. Il est important de ne pas oublier que la foi elle-même n’ajoute rien à la justification, comme si la foi était méritoire en soi. La foi est plutôt le moyen par lequel nous nous saisissons de Christ et de ses œuvres en notre nom. Nous ne sommes pas justifiés sur la base de notre foi mais sur la base de la fidélité de Christ pour nous, et que nous réclamons pour nous-mêmes par la foi. Christ a accompli ce qu’aucun individu n’est parvenu à faire : lui seul a été fidèle à Dieu dans tout ce qu’il a fait. Notre espérance se trouve en la fidélité de Christ, et non dans la nôtre. C’est une des grandes et importantes vérités qui a, entre autres, initié la Réforme protestante, une vérité qui demeure aussi cruciale aujourd’hui qu’elle l’était quand Martin Luther a commencé à la prêcher il y a des siècles de cela. Une ancienne traduction syriaque de Galates 2.16 transmet bien le sens que lui donne Paul : « Ainsi, nous savons qu’un homme n’est pas justifié d’après les œuvres de la loi, mais par la foi de Jésus le Messie, et nous croyons en lui, en Jésus le Messie, qu’à partir de sa foi, celle du Messie, nous pouvons être justifiés, et non pas à partir des œuvres de la loi »

Lisez Romains 3.22,26 ; Galates 3.22 ; Éphésiens 3.12 et Philippiens 3.9.

En quoi ces textes, ainsi que ce que nous venons de lire, nous aident-ils à comprendre cette vérité extraordinaire que la fidélité de Christ en notre nom, et sa parfaite obéissance à Dieu, constituent le seul fondement de notre salut ?


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