EDS – Jeudi 27 juillet – Rachetés d′une malédiction

(Ga 3.9-14)

Les adversaires de Paul ont sans aucun doute été sidérés par ces paroles audacieuses de Galates 3.10. Ils ne se considéraient certainement pas comme étant sous une malédiction. Au contraire, ils s’attendaient à être bénis pour leur obéissance. Pourtant, Paul parle sans équivoque : « Tous ceux en effet qui relèvent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit quiconque ne persévère pas en tout ce qui est écrit dans le livre de la loi pour le faire ! ». (Ga 3.10). Paul oppose deux options totalement différentes : le salut par la foi et le salut par les œuvres. Les bénédictions et les malédictions relatives à l’alliance présentées dans Deutéronome 27 et 28 étaient simples : ceux qui obéissaient étaient bénis, et ceux qui désobéissaient étaient maudits. Cela signifie que si quelqu’un veut compter sur l’obéissance à la loi pour être accepté par Dieu, alors toute la loi doit être observée. Nous n’avons pas la liberté de choisir ce que nous voulons suivre. Et nous ne devons pas croire non plus que Dieu est disposé à fermer les yeux sur une petite erreur par-ci par-là. C’est tout ou rien. C’est une mauvaise nouvelle non seulement pour les Gentils, mais aussi pour les adversaires légalistes de Paul, car « Tous, en effet, ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rm 3.23). Quels que soient les efforts que nous consacrons à essayer d’être bons, la loi ne peut que nous condamner comme transgresseurs.

Comment Christ nous a-t-il délivrés de la malédiction de la loi ? Voir Ga 3.13 ; 2 Co 5.21.

Paul présente une nouvelle métaphore pour expliquer ce que Dieu a fait pour nous en Christ. On employait le terme racheté pour parler du prix de la rançon payée pour libérer des otages ou un esclave. Puisque le salaire du péché, c’est la mort, cette malédiction, cette incapacité à observer la loi revenait souvent à une condamnation à mort. La rançon payée pour notre salut n’était pas insignifiante. Elle a coûté à Dieu la vie de son propre Fils (Jn 3.16). Jésus nous a rachetés de la malédiction en portant nos péchés (1 Co 6.20 ; 7.23). Il a pris volontairement notre malédiction sur lui et a souffert en notre nom la peine du péché (2 Co 5.21). Paul cite Deutéronome 21.23 comme preuve scripturaire. D’après la coutume juive, une personne se trouvait sous la malédiction de Dieu si, après son exécution, son corps était pendu à un arbre. La mort de Jésus sur la croix était considérée comme un exemple de cette malédiction (Ac 5.30 ; 1 P 2.24). Rien d’étonnant donc à ce que la croix ait constitué une telle pierre d’achoppement pour certains Juifs, qui ne pouvaient concevoir que le Messie était maudit par Dieu. Mais c’était exactement le plan de Dieu. Oui, le Messie a porté une malédiction, mais ce n’était pas la sienne, c’était la nôtre !


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