• EDS – Dimanche 16 juillet – La question de la justification

    (Ga 2.15,16)

    Dans Galates 2.15, Paul écrit : « Nous, nous sommes juifs de naissance, nous ne sommes pas de ces pécheurs de non-Juifs ». D’après vous, que voulait dire Paul ?

    Il convient de comprendre les paroles de Paul dans leur contexte. Pour tenter de gagner ses frères chrétiens d’origine juive à son raisonnement, Paul commence par un élément consensuel : la distinction traditionnelle entre Juifs et non-Juifs (ou Gentils). Les Juifs étaient les élus de Dieu, ils avaient reçu sa Loi, et ils profitaient des bénéfices de l’alliance avec Dieu. Les Gentils, eux, étaient des pécheurs : la loi de Dieu ne freinait pas leur comportement, et ils étaient exclus de la promesse de l’alliance (Ep 2.12 ; Rm 2.14). Les Gentils étaient évidemment des « pécheurs », avertit Paul les chrétiens d’origine juive au verset 16 : leurs privilèges spirituels ne les rendent pas plus acceptables aux yeux de Dieu, car nul n’est justifié par « les œuvres de la loi ».

    Paul emploie le mot « justifié » quatre fois dans Galates 2.16,17. Que veut-il dire par « justifier » ? Considérez Ex 23.7 et Dt 25.1.

    Le verbe justifier est un terme-clé chez Paul. Sur trente-neuf occurrences dans le Nouveau Testament, vingt-sept se trouvent dans les lettres de Paul. Il l’emploie huit fois dans Galates, dont quatre dans Galates 2.16,17. Justification est un terme légal, présent dans les tribunaux. Il concerne le verdict prononcé quand une personne est déclarée innocente des accusations portées contre elle. C’est l’opposé de la condamnation. De plus, du fait que les termes juste et justifié viennent du même mot grec, quand quelqu’un est justifié, cela signifie que cette personne est considérée comme juste. Ainsi, la justification implique davantage que simplement le pardon. C’est une déclaration certaine qu’une personne est juste.

    Pour certains des croyants d’origine juive, cependant, la justification était également relationnelle. Elle concernait leur relation avec Dieu et son alliance. Être justifié signifie également qu’une personne était considérée comme un membre fidèle de la communauté de Dieu, de la famille d’Abraham.

    Que nous dit Paul ici, et comment appliquer ces paroles à votre expérience chrétienne personnelle ?


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  • EDS – Mercredi 16 août – Les privilèges de l′adoption (Ga 4.5-7)

    Dans Galates 4.5-7, Paul développe son thème, soulignant que Jésus a « rachet[é] ceux qui étaient sous la loi » (v.4,5). Le terme « racheter » concernait le prix payé pour acheter la liberté soit d’un otage, soit d’un esclave. Comme l’indique ce contexte, la rédemption implique un arrière-plan négatif : quelqu’un a besoin d’être libéré.

    Mais de quoi avons-nous besoin d’être libérés ? Le Nouveau Testament présente, entre autres, quatre choses : (1) libérés du diable et de ses ruses (He 2.14,15) ; (2) libérés de la mort (1 Co 15.56,57) ; (3) libérés de la puissance du péché qui nous rend esclaves par nature (Rm 6.22), et (4) libérés de la condamnation de la loi (Rm 3.19-24 ; Ga 3.13 ; 4.5).

    Quel objectif positif Christ a-t-il accompli pour nous à travers la rédemption que nous avons en lui ? Ga 4.5-7 ; Ep 1.5 ; Rm 8.15,16,23 ; 9.4,5.

    Nous parlons souvent de ce que Christ a accompli pour nous comme étant le « salut ». C’est certes vrai, mais ce terme n’est pas aussi frappant et descriptif que l’emploi unique que Paul fait du terme « adoption » (huiothesia). Bien que Paul soit le seul auteur du Nouveau Testament à employer ce terme, l’adoption était une procédure légale très connue dans le monde gréco-romain. Plusieurs empereurs romains du vivant de Paul ont eu recours à l’adoption comme un moyen de choisir un successeur quand ils n’avaient pas d’héritier légal. L’adoption garantissait un certain nombre de privilèges. « (1) Le fils adoptif devient le véritable fils […] de l’adoptant […]. (2) L’adoptant donne son accord pour élever l’enfant convenablement, et lui fournir ce dont il a besoin pour sa nourriture et son vêtement. (3) L’adoptant ne peut pas répudier son fils adoptif. (4) L’enfant ne peut pas être réduit en esclavage. (5) Les parents biologiques de l’enfant n’ont aucun droit de le réclamer. (6) L’adoption établit le droit d’hériter. »[1] Si ces droits sont garantis à un niveau terrestre, imaginez les privilèges que nous avons en tant qu’enfants adoptés de Dieu !

    Lisez Galates 4.6, en prenant conscience que le mot hébreu Abba était le mot qu’employaient les enfants pour parler à leur père, comme papa aujourd’hui. Jésus l’a employé dans la prière (Mc 14.36), et en tant qu’enfants de Dieu, nous avons également le privilège d’appeler Dieu « Abba ». Profitez-vous de cette intimité affective avec Dieu dans votre vie ? Dans le cas contraire, quel est le problème ? Que pouvez-vous changer pour favoriser cette proximité ?

    [1] Derek R. Moore-Crispin, « Galatians 4.1-9 : The Use and Abuse of Parallels », The Evangelical Quarterly, vol. LXI/No 3, 1989, p. 216


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