• Lectio divina en commun

    Jean-Paul BARQUON Rédacteur en chef de la Revue adventiste, secrétaire général de l’Union des Fédérations adventistes

    En cette année 2017, le département de l’École du sabbat de la Conférence générale propose aux églises deux études fondamentales, celle de l’épître aux Galates pour le troisième trimestre et celle de l’épître aux Romains pour le dernier trimestre. Nous sommes finalement marqués par les 500 ans de la Réforme protestante en cette année de Martin Luther…

    L’Église du reste n’oublie pas son ancrage et ses racines théologiques dans l’histoire. Ce privilège de l’étude de la Bible offerte à tous les chrétiens au sein de l’Église adventiste a toujours été une merveilleuse opportunité. Nous sommes la seule dénomination chrétienne en Europe et dans le monde à permettre à chaque membre d’accéder à la pensée biblique, à la théologie en variant les thèmes, les livres bibliques, les croyances chaque trimestre de l’année.

    Le guide de l’École du sabbat est donc un outil indispensable dans la découverte des textes. Il fut une époque où ce guide n’était que compilation de citations. Dans cette perspective, ce n’était pas l’étude de la Bible mais l’étude de la pensée d’Ellen White sur la Bible. Vous saisissez la nuance ? Il ne s’agit pas pour autant de sous-estimer le ministère si particulier d’Ellen White mais le canon des Écritures concerne les auteurs des deux alliances.

    La compréhension biblique et la transmission de notre interprétation reste l’œuvre de toute une vie. La commission de l’École du sabbat de la Conférence générale a donc amélioré considérablement les choses depuis quelques années. Nous pouvons en être reconnaissants même si tout n’est pas parfait.

    Les réflexions partagées dans les groupes de catéchèse d’adultes sont le résultat des découvertes de nos études quotidiennes personnelles. Nous avons le devoir d’enrichir notre partage en commun de la Bible. Apprendre à comprendre la pensée de l’auteur biblique, découvrir son orientation tout en essayant de la vivre personnellement sans tomber dans le piège d’une lecture apologétique ou dans la facilité moralisatrice. Les études exégétiques ont montré depuis combien la distance et la remise en contexte étaient indispensables pour comprendre le texte biblique.

    Bien avant 1888, la justification par la foi était connue dans l’adventisme. Mais une tentation très forte existait au point de souligner une importance démesurée des commandements de Dieu. Ne soyons donc pas surpris si dans l’histoire de notre Église, Ellen White affirmait que certains prédicateurs prêchaient la loi d’une manière tellement sèche que cela fait penser aux collines de Guilboa, desséchées et brûlées par le soleil. A.T. Jones et E.J. Wagonner ont rendu de grands services dans ce domaine dans l’histoire de notre Église en 1888. Leur enseignement ne concerne pas seulement la justification par la foi, mais la justice par Jésus-Christ.

    Ellen White en a été bouleversé au point qu’elle rédigea le livre Vers Jésus.

    Au-delà des différentes étapes de l’histoire de l’Église adventiste se trouvent les livres bibliques que l’apôtre Paul destine à ses lecteurs. La justification par la foi en Jésus-Christ, la rédemption, la grâce sont au cœur du christianisme véritable et ces sujets méritent toute notre attention. Si nous comprenons la réalité de la justification par la foi en laissant le Christ prendre possession de notre vie intérieure, on découvrira toujours des conséquences dans proche environnement, dans le regard que nous portons sur les autres.

    L’obéissance naturelle à Dieu se systématise. Ce n’est pas le décalogue que nous aurons sur les lèvres ni sur les portes de nos églises, mais Jésus-Christ. La conversion ne peut se faire que dans la justification par la foi. Ce n’est pas une compréhension intellectuelle réservée à une élite de privilégiés. C’est la raison pour laquelle Jésus-Christ mérite l’attention de tous les humains.

    Nous sommes appelés à valoriser la personne de Jésus-Christ, Lui seul a la possibilité de transformer la nature des êtres humains. Et si nous sommes réellement transformés, le regard de la grâce, la compréhension du pardon, l’amour du prochain révéleront l’identité de celui qui vit en nous. Nos contemporains ont besoin de le voir.

    C’est à cette condition qu’ils pourront l’attendre. Généralement nous attendons quelqu’un que nous aimons et non pas quelqu’un que nous redoutons. Notre défi ? Apprendre à nos contemporains à aimer Dieu, le vrai Dieu.

    Source : Juillet - Août 2017 | Revue adventiste |

     

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  • EDS – Mardi 11 juillet – L′unité dans la diversité

    Lisez Galates 2.1-10. Paul parle des faux frères « qui s’étaient introduits parmi nous pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l’intention de nous asservir » (Ga 2.4). De quoi les chrétiens sont-ils libres ? Lisez Jn 8.31-36 ; Rm 6.6,7 ; 8.2,3 ; Ga 3.23-25 ; Ga 4.7,8 ; He 2.14,15. Comment vivons-nous la réalité de cette liberté personnellement ?

    La liberté comme description de l’expérience chrétienne est une notion importante pour Paul. Il emploie le mot plus fréquemment que tout autre auteur dans le Nouveau Testament, et dans le livre de Galates, les mots « libre » et « liberté » reviennent à de nombreuses reprises. Mais pour le chrétien, la liberté signifie la liberté en Christ. C’est l’occasion de mener une vie de dévotion sans entraves envers Dieu. Elle implique être libre des convoitises de notre nature pécheresse (Romains 6), de la condamnation de la loi (Rm 8.1,2), ainsi que de la puissance de la mort (1 Co 15.55).

    Les apôtres reconnaissaient que la bonne nouvelle « avait été confiée [à Paul] pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis » (Ga 2.7). Qu’est-ce que cela indique sur la nature de l’unité et de la diversité au sein de l’Église ? Les apôtres reconnaissaient que Dieu avait appelé Paul à prêcher l’Évangile aux Gentils, tout comme il avait appelé Pierre à prêcher aux Juifs. Dans les deux cas, l’évangile était le même, mais la façon dont il était présenté dépendait des gens auxquels les apôtres s’adressaient. L’évangile devait amener cette unité qui est la base de l’unité chrétienne, précisément comme l’unité dans la diversité »[1].

    Quel doit être notre degré d’ouverture aux méthodes d’évangélisation et de témoignage qui nous sortent de notre « zone de confort » ? Y a-t-il certaines formes d’évangélisation qui vous dérangent ?

    Le cas échéant, lesquelles, pourquoi, et comment déterminer si une nouvelle méthode est bonne ?

    [1] James D. G. Dunn, The Epistle to the Galatians, Peabody, Mass. : Hendrickson Publishers, Inc., 1993, p. 106.


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