• Le ciment du ciel – Comment former des relations saines et durables dans le couple ?

    Par Allan R. HANDYSIDES
    Ancien responsable du département des ministères de la Santé à la Conférence générale

    Parce que j’exerce la profession de médecin, beaucoup croient que je peux parler de la vie sexuelle et intime sans aucune gêne. En fait, les médecins, comme beaucoup d’autres professionnels, ne connaissent pas énormément ce sujet. Toutefois, en raison de mon expérience en obstétrique et en gynécologie, et après avoir mis au monde des milliers de bébés et conseillé un grand nombre de personnes, je peux parler librement de la sexualité. Je souhaite par cet article présenter une philosophie chrétienne concernant une sexualité saine**. Seules des personnes stables et équilibrées, ayant un bon réseau de soutien, peuvent entretenir des relations saines, sexuelles ou non. Les relations du couple, ou relations sexuelles, représentent un besoin fondamental.

    L’électricité de la sexualité soude des liens d’attachement entre l’homme et la femme. Dans une rubrique d’une revue féminine – eh oui, les hommes les lisent également -, une femme écrivait : « Je voulais simplement avoir quelques relations sexuelles sans obligation. L’homme n’était pas vraiment mon genre, mais il était bon au lit. Aujourd’hui, je me sens attachée à lui et cela me trouble. Que se passe-t-il ? Il ne veut rien de plus que des relations sexuelles. »

    Cela ne fonctionne pas ainsi, car nous ne sommes pas faits ainsi. La sexualité est un ciment, un ciment émotionnel très solide. Donald Joy, dans son livre Bonding : Relationships in the Image of God 1 raconte l’expérience vécue que voici : En 1964, Karen Waterfill, 13 ans, et Roger Caldwell, 16 ans, sont devenus instantanément de petits amis après s’être rencontrés dans la chorale de l’église. Roger était un bon garçon, dur à l’ouvrage et il a bientôt commencé à travailler à la ferme des Waterfill. Les adolescents étaient tous deux des leaders à l’école et, à l’automne 1965, Roger est parti étudier à l’université du Kentucky. Vers le mois de février 1966, Karen a confié à sa mère qu’elle était enceinte. Son père a fondu en larmes à l’annonce de cette nouvelle. Sa mère, montée sur ses grands chevaux, a fait immédiatement des arrangements pour envoyer Karen dans un foyer pour mères célibataires ; ensuite, elle a annoncé que Karen était partie faire une tournée avec une chorale. Elle a appelé Roger pour lui interdire de revoir Karen en se gardant bien de lui dire où se trouvait la jeune fille. Ensuite, elle a intercepté tous les appels téléphoniques et le courrier de sorte que Karen a cru que Roger l’avait abandonnée.

    Le 11 septembre 1966, Karen a mis au monde un petit garçon qu’elle a donné en adoption. Les choses en sont restées là jusqu’à ce que le 4 juin 1991 (24 ans plus tard) un appel provenant du Service des ressources humaines de la ville de Frankfort (USA) informe Karen qu’un jeune homme avait fait une demande formelle de renseignements concernant un bébé mâle né le 11 septembre 1966. Maintenant 24 ans plus tard, le père de Karen était décédé des suites d’un accident de voiture et sa mère du cancer. Toutefois, après deux divorces et un troisième mariage en voie de dissolution, Karen n’avait toujours pas oublié Roger. Chaque année, elle prenait congé le 11 septembre en souvenir de ce « jour sombre » où elle avait donné naissance à un fils qu’elle n’avait pu garder. Karen accepta de rencontrer le jeune homme, et grâce aux informations contenues dans le dossier, elle put prendre contact avec Roger.

    Après 24 longues années, elle a enfin découvert la vérité concernant son silence. Roger a terminé la conversation en disant : « Karen, tu es la seule femme que j’ai jamais aimée. » En l’absence de nouvelles de la part de Karen, il avait cru qu’elle ne voulait plus lui parler. Il s’était marié un peu plus tard et avait quitté l’université, car il n’arrivait plus à se concentrer. Il avait perdu accidentellement un fils, sa fille s’était mariée et il était maintenant divorcé.

    Leur rencontre de quatre heures du 14 juin a été suivie par une seconde rencontre, deux semaines plus tard, avec un jeune homme et sa femme. Mark Kitts et Dee Dee attendaient leur premier enfant. Pendant cinq heures, ils ont pu partager ce qu’avait été leur vie jusqu’à ce jour.

    Le 3 août 1991, dans le jardin d’une église, le pasteur qui les unissait a déclaré : « Il y a vingt-quatre ans, vous êtes devenus mon père et ma mère. Aujourd’hui, il est juste que je sois celui qui annonce que vous êtes finalement reconnus comme mari et femme. »

    C’est ainsi que Mark Kitts a marié ses parents, Karen et Roger.

    Cette histoire, si pathétique et douloureuse, souligne la persistance des liens d’attachement et le besoin de traiter la sexualité avec le plus grand respect.

    Bibliquement, l’intimité sexuelle ou consommation était considérée comme un mariage dans les situations de relations sexuelles consensuelles. Le rituel public du service de mariage sert à faire approuver publiquement l’union entre deux personnes. Dans le cadre de l’Église, il s’y ajoute la bénédiction divine, et lorsque Dieu scelle l’union, le lien d’attachement est solidifié. Le ciment de la sexualité est le cadeau de Dieu, le processus d’attachement divin.

    Les étapes de la création de liens d′attachement

    Donald Joy présente dans son livre la description donnée par Desmond Morris des douze étapes menant à la création de liens d’attachement entre un homme et une femme.

    1. Les étapes se réalisent uniquement dans l’ordre où elles sont décrites.
    2. Si des étapes sont sautées, le lien d’attachement sera faible.
    3. Les êtres humains sont intrinsèquement programmés pour ce cheminement.

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  • EDS – Mardi 4 juillet – L′évangile de Paul

    En plus de son apostolat, quel est l’autre élément que Paul met en avant dans sa salutation aux Galates ? Comparez Ga 1.3-5 avec Ep 1.2 ; Phil 1.2 et Col 1.2. L’une des caractéristiques des lettres de Paul, c’est la manière dont il associe les mots « grâce » et « paix » dans les salutations. La combinaison de ces deux mots est une modification des salutations les plus caractéristiques dans le monde grec et juif. Là où un auteur grec aurait écrit « Salutations » (chairein), Paul écrit « Grâce », un mot qui a la même sonorité en grec (charis). À cela, Paul ajoute la salutation juive habituelle : « Paix ». Il ne s’agit pas de simples civilités. Au contraire, l’association de ces mots décrit l’essentiel de son message évangélique (Paul emploie d’ailleurs ces deux mots plus que tout autre auteur dans le Nouveau Testament). La grâce et la paix ne viennent pas de Paul, mais de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ.

    Quels aspects de l’évangile Paul inclut-il dans Ga 1.1-6 ?

    Paul ne dispose pas de beaucoup de place pour s’étendre sur la nature de l’évangile, mais il en décrit néanmoins magistralement l’essence en quelques courts versets. Quelle est la vérité centrale sur laquelle repose l’évangile ? Selon Paul, ce n’est pas notre conformité à la loi, contrairement à ce que claironnaient ses adversaires. Au contraire, l’évangile repose totalement sur ce que Christ a accompli pour nous par sa mort sur la croix et par sa résurrection d’entre les morts. La mort et la résurrection de Christ ont accompli quelque chose que nous n’aurions pu faire. Elles brisent le pouvoir du péché et de la mort en libérant ses disciples de la puissance du mal, qui retient tant de gens dans la peur et l’esclavage.

    Alors que Paul réfléchit à la merveilleuse nouvelle de la grâce et de la paix que Dieu a créées pour nous en Christ, il se livre à une doxologie spontanée, qui apparaît au verset 5.

    Écrivez, avec le même nombre de mots que Paul dans Ga 1.1-5, votre compréhension de l’Évangile.

    Venez en classe avec votre réponse ce sabbat.


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