• LE RÈGNE DU VIVANT : UN PARCOURS BIBLIQUE

    Le règne de Dieu, savez-vous ce qu’il implique réellement ?

  • EDS – Lundi 31 juillet – La foi et la loi (Rm 3.31)

    Paul a défendu avec force la suprématie de la foi dans la relation qu’entretient l’individu avec Dieu. Il n’a eu de cesse de déclarer que ni la circoncision ni aucune autre œuvre de la loi n’est requise pour le salut, « sachant que l’être humain n’est pas justifié en vertu des œuvres de la loi » (Ga 2.16). De plus, ce ne sont pas les œuvres de la loi mais la foi qui est la caractéristique principale du croyant (Ga 3.7). Cette négation répétée des œuvres de la loi soulève une question : « Dans ce cas, la loi n’a-t-elle absolument aucune valeur ? Dieu s’est-il débarrassé de la loi ? ».

    Du fait que le salut s’obtient par la foi et non par les œuvres de la loi, Paul veutil dire que la foi abolit la loi ? Que nous disent les textes suivants ? Comparez Rm 3.31 et Rm 7.7,12 ; Rm 8.3 et Mt 5.17-20.

    L’argument de Paul dans Romains 3 coïncide avec sa discussion sur la foi et la loi dans Galates. Sentant que ses commentaires pourraient en amener certains à conclure qu’il exalte la foi aux dépens de la loi, Paul pose cette question rhétorique : « Alors au moyen de la foi, réduisons-nous à rien la loi ? ». Le mot traduit par « réduire à rien » dans Romains 3.31 est katargeo. Paul emploie fréquemment le mot, que l’on peut traduire par « annuler » (Rm 3.3, Segond 21), « abolir » (Ep 2.15, Darby), « réduire à rien » (Rm 6.6), ou même détruire (1 Co 6.13, Colombe). Clairement, si Paul voulait promouvoir l’idée que la Croix nous a débarrassés de la loi, comme certains le prétendent aujourd’hui, cela aurait été le moment. Pourtant, non seulement Paul réfute cette idée avec un « Jamais de la vie ! » emphatique, mais il déclare en réalité que son évangile confirme la loi ! « Le plan de la justification par la foi révèle la considération qu’a Dieu pour sa loi en exigeant et en fournissant le sacrifice d’expiation. Si la justification par la foi abolit la loi, alors il n’y avait nul besoin de la mort expiatoire de Christ pour libérer le pécheur de ses péchés, et ainsi de le restaurer dans une paix avec Dieu. De plus, la foi authentique implique en soi une disposition sans réserve à accomplir la volonté de Dieu dans une vie d’obéissance à sa loi. […] La foi véritable, basée sur un amour sincère pour le Sauveur, ne peut que conduire à l’obéissance. »[1]

    Pensez aux conséquences si Paul avait vraiment dit qu’il ne fallait plus garder la loi. Par exemple, l’adultère serait-il encore un péché, ou bien le vol, ou même le meurtre ? Pensez au chagrin, à la douleur et à la souffrance que vous pourriez vous épargner si vous vous contentiez d’obéir simplement à la loi de Dieu. Quelles souffrances vous-même, ou d’autres, avez-vous traversées en conséquence directe de la désobéissance à la loi de Dieu ?

    [1] Ellen G. White, The SDA Bible Commentary, vol. 6, p. 510.


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  • EDS – Dimanche 30 juillet – La loi et la foi (Ga 3.15-18)

    Même si ses adversaires concédaient que la vie d’Abraham était principalement marquée par la foi, Paul savait qu’ils se demandaient tout de même pourquoi Dieu avait donné la loi à Israël environ quatre siècles après Abraham. Le don de la loi n’annulait-il pas tout arrangement précédent ?

    Quel est le but de l’analogie de Paul entre les dernières volontés d’une personne et son testament, et l’alliance entre Dieu et Abraham (Ga 3.15-18) ?

    Une alliance et un testament sont généralement différents. Une alliance, c’est généralement un accord mutuel entre deux personnes ou plus, souvent appelé un « contrat » ou un « traité ». A contrario, un testament est la déclaration d’une seule personne. La traduction grecque de l’Ancien Testament, la Septante, ne traduit jamais l’alliance entre Dieu et Abraham par le terme grec employé pour des accords ou des contrats mutuels (syntheke). À la place, elle emploie le mot pour testament ou dernières volontés (diatheke). Pourquoi ? Probablement parce que les traducteurs reconnaissaient que l’alliance de Dieu avec Abraham n’était pas un traité entre deux individus, où l’on fait des promesses qui engagent les deux parties. Au contraire, l’alliance de Dieu n’était fondée que sur sa propre volonté. Pas de séries de « si, et, mais » en pièces jointes. Abraham devait simplement prendre Dieu au mot.

    Paul rebondit sur ce double sens de « testament » et d’« alliance » pour mettre en relief des traits spécifiques de l’alliance entre Dieu et Abraham. Comme avec un testament humain, la promesse de Dieu concerne un bénéficiaire spécifique, Abraham et sa descendance (Gn 12.1-5 ; Ga 3.16). Elle implique aussi un héritage (Gn 13.15 ; 17.8 ; Rm 4.13 ; Ga 3.29). Le plus important pour Paul, c’est la nature immuable de la promesse de Dieu. Tout comme le testament d’une personne ne peut plus être changé une fois qu’il est entré en vigueur, de la même manière le don de la loi par l’intermédiaire de Moïse ne peut simplement invalider la précédente alliance entre Dieu et Abraham. L’alliance de Dieu est une promesse (Ga 3.16), et en aucun cas Dieu ne revient sur ses promesses (Es 46.11 ; He 6.18).

    Remplacez le mot alliance par le mot promesse dans les passages suivants. Quelle est la nature de « l’alliance » dans chaque passage ?

    En quoi une bonne compréhension de l’alliance de Dieu comme promesse clarifie-t-elle le sens du passage, et en quoi nous aide-t-elle à mieux saisir ce qu’est une alliance (Gn 9.11-17 ; 15.18 ; 17.1-21) ?

    Qu’est-ce que cela nous enseigne également sur le caractère de Dieu, et sur la manière dont nous pouvons lui faire confiance ?


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  • EDS – Samedi 29 juillet – PRIORITÉ À LA PROMESSE

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :

    Ga 3.15-20 ; Gn 9.11-17 ; Mt 5.17-20 ; Ex 16.22-26 ; Gn 15.1-6.

    Verset à mémoriser :

    « Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or c’est par la promesse que Dieu a accordé sa grâce à Abraham. » (Galates 3.18.)

    On demanda un jour au proche conseiller d’un président : « Le président a-t-il tenu toutes les promesses qu’il avait faites durant sa campagne ? » Il répondit : « Oui, enfin, du moins, toutes celles qu’il avait l’intention de tenir. »

    Qui n’a jamais été d’un côté ou de l’autre d’une promesse non tenue ? Qui n’est jamais revenu sur une promesse, ou qui n’a jamais vu quelqu’un rompre une promesse qu’il lui avait faite ?

    Parfois, les gens font une promesse en ayant l’intention de la tenir, mais ne la tiennent pas. D’autres font une promesse tout en sachant, à peine les mots sont-ils sortis de leur bouche ou de leur plume, que c’est un mensonge.

    Heureusement pour nous, les promesses de Dieu sont tout à fait différentes. La Parole de Dieu est certaine et immuable. « Ce que j’ai dit, je le fais arriver ; ce que j’ai conçu, je l’exécute », dit l’Éternel (Es 46.11, Colombe).

    Dans la leçon de cette semaine, Paul attire notre attention sur le lien entre la promesse de Dieu faite à Abraham et la loi donnée à Israël quatre cent trente années plus tard. Comment comprendre le rapport entre les deux, et qu’est-ce que cela implique pour la prédication de l’évangile ?


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  • DE LA GROTTE À L’ÉVANGILE

    Fils adolescent d’un père millionnaire et d’une mère montréalaise, Doug Batchelor avait tout ce que l’argent pouvait acheter: tout sauf le bonheur. Mais c’était sans compter sur…

  • EDS – Vendredi 28 juillet – Pour aller plus loin…

    « Le Christ s’est substitué à nous, il a porté l’iniquité de tous. Il a été mis au nombre des transgresseurs, afin de pouvoir nous racheter de la condamnation de la loi. La culpabilité de tous les descendants d’Adam pesait sur son cœur ; l’effroyable manifestation de la colère que Dieu éprouve contre le péché remplissait de consternation l’âme de Jésus. Pendant toute sa vie, le Christ n’avait pas cessé de publier à un monde perdu la bonne nouvelle de la grâce du Père et de l’amour qui pardonne. Son thème constant, c’était le salut du plus grand pécheur. Maintenant, sous le poids de la culpabilité qui l’accable, il ne lui est pas donné d’apercevoir le visage miséricordieux du Père. Personne ne comprendra jamais la douleur mortelle qu’éprouva le Sauveur en cette heure d’angoisse suprême où la présence divine lui était retirée. Son agonie morale était si grande qu’il en oubliait ses tortures physiques. »[1]

    « Luther entreprit maintenant avec audace son œuvre en tant que champion de la vérité. Sa voix se fit entendre depuis la chaire en avertissements fervents et solennels. Il démontra au peuple la nature odieuse du péché et lui enseigna qu’il est impossible à l’homme, par ses propres œuvres, d’atténuer sa culpabilité ou d’échapper au châtiment. Rien, sinon la repentance et la foi en Christ, ne peut sauver le pécheur. La grâce du Christ ne peut être achetée à prix d’argent, car c’est un don gratuit. Il leur conseilla non d’acheter des indulgences, mais de regarder avec foi vers le Rédempteur crucifié. »[2]

    À méditer

    Aujourd’hui encore, dans notre Église, certaines personnes ont de la difficulté à accepter le salut par la foi seule, c’est-à-dire que la grâce de Dieu, à travers Christ, nous sauve, en dehors de nos œuvres. Que cache l’hésitation de certains à accepter cette vérité cruciale ?

    Paul a eu des mots très durs pour cette erreur théologique du salut par les œuvres. Qu’est-ce que cela nous indique sur l’importance d’une bonne théologie ? Pourquoi devrions-nous, en tant qu’Église, prendre position, avec force si nécessaire, quand l’erreur est enseignée parmi nous ?

    Résumé

    Du début à la fin de la vie chrétienne, le fondement de notre salut, c’est la seule foi en Christ. C’est à cause de la foi qu’Abraham a eue dans les promesses de Dieu qu’il a été considéré comme juste, et ce même don de la justice est disponible pour quiconque aujourd’hui partage la foi d’Abraham. La seule raison pour laquelle nous ne sommes pas condamnés pour nos erreurs, c’est que Jésus a payé le prix de nos péchés en mourant à notre place.

    [1] Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 756.

    [2] Ellen G. White, Le grand espoir, p. 100-101.


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  • EDS – Jeudi 27 juillet – Rachetés d′une malédiction

    (Ga 3.9-14)

    Les adversaires de Paul ont sans aucun doute été sidérés par ces paroles audacieuses de Galates 3.10. Ils ne se considéraient certainement pas comme étant sous une malédiction. Au contraire, ils s’attendaient à être bénis pour leur obéissance. Pourtant, Paul parle sans équivoque : « Tous ceux en effet qui relèvent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit quiconque ne persévère pas en tout ce qui est écrit dans le livre de la loi pour le faire ! ». (Ga 3.10). Paul oppose deux options totalement différentes : le salut par la foi et le salut par les œuvres. Les bénédictions et les malédictions relatives à l’alliance présentées dans Deutéronome 27 et 28 étaient simples : ceux qui obéissaient étaient bénis, et ceux qui désobéissaient étaient maudits. Cela signifie que si quelqu’un veut compter sur l’obéissance à la loi pour être accepté par Dieu, alors toute la loi doit être observée. Nous n’avons pas la liberté de choisir ce que nous voulons suivre. Et nous ne devons pas croire non plus que Dieu est disposé à fermer les yeux sur une petite erreur par-ci par-là. C’est tout ou rien. C’est une mauvaise nouvelle non seulement pour les Gentils, mais aussi pour les adversaires légalistes de Paul, car « Tous, en effet, ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rm 3.23). Quels que soient les efforts que nous consacrons à essayer d’être bons, la loi ne peut que nous condamner comme transgresseurs.

    Comment Christ nous a-t-il délivrés de la malédiction de la loi ? Voir Ga 3.13 ; 2 Co 5.21.

    Paul présente une nouvelle métaphore pour expliquer ce que Dieu a fait pour nous en Christ. On employait le terme racheté pour parler du prix de la rançon payée pour libérer des otages ou un esclave. Puisque le salaire du péché, c’est la mort, cette malédiction, cette incapacité à observer la loi revenait souvent à une condamnation à mort. La rançon payée pour notre salut n’était pas insignifiante. Elle a coûté à Dieu la vie de son propre Fils (Jn 3.16). Jésus nous a rachetés de la malédiction en portant nos péchés (1 Co 6.20 ; 7.23). Il a pris volontairement notre malédiction sur lui et a souffert en notre nom la peine du péché (2 Co 5.21). Paul cite Deutéronome 21.23 comme preuve scripturaire. D’après la coutume juive, une personne se trouvait sous la malédiction de Dieu si, après son exécution, son corps était pendu à un arbre. La mort de Jésus sur la croix était considérée comme un exemple de cette malédiction (Ac 5.30 ; 1 P 2.24). Rien d’étonnant donc à ce que la croix ait constitué une telle pierre d’achoppement pour certains Juifs, qui ne pouvaient concevoir que le Messie était maudit par Dieu. Mais c’était exactement le plan de Dieu. Oui, le Messie a porté une malédiction, mais ce n’était pas la sienne, c’était la nôtre !


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  • L’ÉGLISE DU RESTE

    A la recherche de l’église du reste.

  • LE MYSTÈRE DE LA CROIX

    Venez découvrir pourquoi tant d’hommes et de femmes croient en #Jésus !

  • EDS – Mercredi 26 juillet – L′Évangile dans l′Ancien Testament

    « Aussi l’Écriture, voyant d’avance que Dieu justifierait les non-Juifs en vertu de la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : toutes les nations seront bénies en toi. » (Ga 3.8.) Paul écrit que non seulement l’Évangile a été prêché à Abraham, mais que c’est Dieu qui l’a prêché. Il s’agissait donc du véritable Évangile. Mais à quel moment Dieu a-t-il prêché l’Évangile à Abraham ? Paul cite Genèse 12.3, ce qui indique qu’il pense à l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham quand il l’a appelé dans Genèse 12.1-3.

    Lisez Genèse 12.1-3. Que nous indique ce passage sur la nature de l’alliance que Dieu a faite avec Abraham ?

    La base de l’alliance entre Dieu et Abraham concernait les promesses que Dieu lui avait faites. Dieu dit à Abraham à quatre reprises ce qu’il va faire : « Je ferai », « Je bénirai », « Je rendrai », « Je maudirai ». Les promesses que Dieu fait à Abraham sont étonnantes, car elles sont totalement unilatérales. Dieu fait toutes les promesses. Abraham ne promet rien. C’est tout le contraire de la manière dont la plupart des gens essaient d’entrer en relation avec Dieu. Nous promettons généralement de le servir, s’il veut bien faire quelque chose pour nous en échange. Mais c’est du légalisme. Dieu n’a pas demandé à Abraham de lui promettre quoi que ce soit, mais d’accepter ses promesses par la foi. Bien entendu, ce ne fut pas chose facile, car Abraham a dû apprendre à se confier totalement en Dieu et non en lui-même (voir Gn 22). L’appel d’Abraham illustre ainsi l’essence de l’Évangile, qui est le salut par la foi. Certains se trompent en concluant que la Bible enseigne deux voies de salut. Ils affirment qu’à l’époque de l’Ancien Testament, le salut était basé sur l’observation des commandements. Mais comme cela ne marchait pas très bien, Dieu a aboli la loi et a rendu possible le salut par la foi. On ne saurait être plus éloigné de la vérité. Comme Paul l’a écrit dans Galates 1.7, il n’y a qu’un seul évangile.

    Quels autres exemples pouvez-vous trouver dans l’Ancien Testament du salut par la foi seule ? Voir par exemple Lv 17.11 ; Ps 32.1-5 ; 2 S 12.1-13 ; Za 3.1-4. Nous entendons souvent l’expression « grâce à bon marché ». Le terme est inapproprié. La grâce n’est pas à bon marché, elle est gratuite (en tout cas pour nous). Mais nous la ruinons quand nous pensons que nous pouvons y ajouter quelque chose par nos œuvres, ou bien quand nous pensons pouvoir nous en servir comme une excuse pour pécher. Dans votre vécu, laquelle de ces deux tendances avez-vous, et comment mettre un terme à cela ?


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