• Country Life, 30 ans déjà…

    Par Marijke et Bernard BERANGER

    En lisant les 4 pages consacrées à la « déferlante végane » dans le journal Nouvel’Obs du mois d’août 2016, je me souviens …

    Au cœur du quartier de l’Opéra, à Paris, dans un local de 500 m², le restaurant végétalien COUNTRY LIFE ouvrait ses portes en 1985. Le succès fut immédiatement au rendez-vous (200 couverts après une semaine et par la suite des pics à 400 couverts). Même si nous étions dans ce domaine, la vision qui nous portait s’enracinait pourtant dans une histoire ancienne.

    Lors d’un comité de la nouvelle division européenne en 1917, un espion fut envoyé à Paris. Sa recommandation était claire : « Il faudrait ouvrir un restaurant végétarien… ». Quoi de plus naturel pour l’Église adventiste ? Elle a toujours porté un immense intérêt à la santé. Bras droit de l’évangile, elle est un formidable moyen de contacts et de témoignages. Notre centre de santé fut une superbe occasion de voir venir des personnes qui n’auraient jamais mis les pieds dans une Église. Ils étaient pourtant prêts à nous ouvrir en grand leurs soucis, leurs recherches, leurs interrogations et leurs envies.

    C’est pour cela que nous avions ciblé ce quartier, afin d’y rencontrer ceux que nos formes d’évangélisation ne touchent pratiquement jamais, les classes dirigeantes et plus aisées. Être présent au cœur des grandes villes est une mission parfois effrayante pour un disciple de Jésus mais ô combien nécessaire. Il y a 30 ans, pourtant bien peu en étaient convaincus…

    Il est difficile de résister bien longtemps à l’appel du Seigneur et quitter notre vie agricole fut pour nous comme un arrachement. Et si c’était à nous d’y aller ?

    Portés par ce même désir, des membres d’église, se sont donc lancés avec nous dans cette folle aventure pour relever le défi lancé à ce comité il y a bien longtemps. Notre tout premier « miracle » fût la création de cette équipe prête à tous les sacrifices pour réaliser son rêve : faire entendre l’Évangile au cœur de Paris. Trouver nos locaux à quelques pas de la fameuse rue de la Paix sera le second et les moyens financiers nécessaires, mais absents au départ, le troisième qui mettra Country Life en état de marche.

    Pendant 15 ans, notre témoignage s’est fait de multiples manières. Tout d’abord, par la qualité d’une alimentation gourmande et saine, puis l’épicerie bio en relais qui donnait la possibilité de poursuivre les initiations gustatives. Les cours de cuisine, ciné-club, conférences, plan de 5 jours et autres soirées ont permis à des centaines de personnes d’approfondir ces découvertes. Leur surprise et leur émerveillement faisaient nos délices. Il faut dire que, souvent, les salades, tomates et autres légumes vendus venaient des jardins potagers que nous avions à la campagne. Une propriété de 20 hectares avait été acquise (miracle n°4) près de Melun, où la plus grande partie de l’équipe vivait et où l’on organisait des séjours de remise en forme.

    Nombreux furent ceux qui partagèrent ce travail avec nous. Rien n’aurait été possible sans eux et leur dévouement. Qu’ils en soient tous ici sincèrement remerciés. Ce ne fut jamais simple.

    Lier les incertitudes de l’entreprise avec l’engagement spirituel est un défi. Il fallut souvent inventer, car cette démarche était nouvelle à l’époque. L’action faite et dirigée par des laïcs ouvrait de nouveaux chemins. Si « les ministères de soutien » étaient encore inconnus, nous avons toujours marché main dans la main avec le leadership de l’oeuvre adventiste. Cette action nouvelle était aussi porteuse de beaucoup d’inconnues qu’il a fallut apprivoiser, avec son lot de tâtonnements et d’erreurs. Quel privilège malgré tout que de pouvoir être actif dans la vigne du Seigneur, être avec lui à la recherche des nombreuses perles dans cette grande ville. [Lire la suite dans la revue adventiste du mois de mai]


    Restaurant et magasin Country Life, Paris, quartier Opéra 

     

     

     

     

     


    Source : Revue Adventiste – Mai 2017

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  • EDS – Mardi 27 juin – Saul à Damas

    Lors de sa rencontre avec Jésus, Saul fut aveuglé et reçut l’ordre de se rendre chez un homme du nom de Judas et d’attendre là un autre homme, Ananias. La cécité physique de Saul était sans aucun doute un rappel fort de la grande cécité spirituelle qui l’avait poussé à persécuter les disciples de Jésus.

    L’apparition de Jésus sur la route de Damas a tout changé. Là où Saul avait cru avoir raison, il avait eu totalement tort. Plutôt que de travailler pour Dieu, il avait agi contre lui. Saul entra dans Damas en homme transformé. Il n’était plus ce Pharisien orgueilleux et zélé qui avait quitté Jérusalem. Au lieu de manger et de boire, Saul passa ses trois premiers jours à Damas à jeûner et à prier en réfléchissant aux événements.

    Lisez Actes 9.10-14. Imaginez ce qui a dû se passer dans la tête d’Ananias : non seulement Saul, le persécuteur, croyait à présent en Jésus, mais il était aussi Paul, l’apôtre choisi par Dieu pour apporter l’évangile au monde (voir Ac 26.16-18).

    Pas étonnant qu’Ananias ait été un peu perdu. Si l’Église, à Jérusalem, avait hésité à accepter Paul trois ans après sa conversion (Ac 9.26-30), on peut imaginer les questions et les inquiétudes qui étreignaient le cœur des croyants à Damas quelques jours seulement après l’événement !

    Notez également qu’Ananias reçut une vision du Seigneur lui apprenant cette nouvelle surprenante et inattendue sur Saul de Tarse. Il fallait au moins cela, une vision, pour le convaincre que ce qu’il entendait sur Saul était vrai, que l’ennemi des croyants juifs était devenu l’un d’entre eux.

    Saul avait quitté Jérusalem pourvu de l’autorité et du mandat des prêtres juifs pour éradiquer la foi chrétienne (Ac 26.12). Mais Dieu avait un mandat bien différent pour Saul, un mandat qui reposait sur une autorité bien plus grande. Saul devait apporter l’évangile au monde païen. Aux yeux d’Ananias et des autres croyants, cette idée a dû sembler encore bien plus choquante que la conversion de Saul.

    Là où Saul avait cherché à couper court à la propagation de la foi chrétienne, Dieu l’utilisait à présent pour la diffuser bien au-delà de ce que les croyants juifs auraient jamais pu imaginer.

    Lisez 1 Samuel 16.7 ; Matthieu 7.1 et 1 Corinthiens 4.5.

    Quel message nous délivrent ces textes au sujet de la prudence dont il faut Quelles erreurs avez-vous commises dans vos jugements sur autrui, et qu’avez-vous appris de ces erreurs ?


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