• À la reconquête de l′Éducation chrétienne

    Première partie : Panorama historique

    Par André VILLER
    pasteur au Havre

    L’éducation chrétienne a une histoire dans la progression spirituelle et religieuse de l’homme. L’auteur de cet article nous propose un parcours rapide de cette évolution.

     

    L′Éducation dans l′Ancien Testament
    • À l’origine – Nos premiers parents avaient pour salle de classe le jardin d’Éden, pour manuel d’étude la nature et pour instructeur le Créateur lui-même.
    • Naissance du peuple élu – Lorsque Dieu lui-même se déclare le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, il nous déclare que la foi des trois premiers patriarches s’est transmise de père en fls, et de ce fait qu’un principe d’éducation des enfants était déjà en place : la transmission de la foi.
    • À la sortie d’Égypte – Dieu demande aux hommes d’avoir le souci de transmettre à leurs enfants les principes de vie qu’il leur avait donnés : « Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. » (Deutéronome 6.7) Il leur demandait donc de prendre en compte l’éducation des enfants.
    • Aux temps des rois d’Israël – Dans le livre des Proverbes : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » (Proverbe 22.6), Dieu rappelle que l’éducation des enfants est un point important que le croyant se doit de considérer et de mettre en pratique.

    Dès lors, dans le peuple d’Israël, l’éducation des enfants était un tout harmonieux. L’amour donné par les parents, l’instruction pour leur transmettre leurs valeurs spirituelles, morales, sociales, sanitaires ainsi que cérémonielles – apportée souvent par le père et quelquefois par des maîtres – le témoignage vécu par la famille et par les voisins, tout cela convergeait dans le même sens : suivre les ordonnances divines (tout du moins pour une bonne part). Et donc, une école formée dans ce contexte ne risquait pas d’entrer en conflit, par son enseignement, avec l’idéal familial.

    L′éducation depuis le début de l′ère chrétienne
    • Dans les débuts de l’Église : Les écoles chrétiennes ont pour objectif d’apporter l’enseignement non seulement aux enfants chrétiens, mais ont également un puissant impact d’évangélisation dans les nations païennes (les différentes nations de l’empire romain).
    • Au Moyen Âge (à partir de IVe et Ve siècle) : Suite à l’organisation de l’Église Catholique, les écoles chrétiennes sont surtout employées pour donner une éducation de qualité à ceux qui en deviendront les responsables, ainsi que pour l’élite de la société. L’enseignement doit obligatoirement passer par un ecclésiastique. Ce qui sert grandement à la propagation du catholicisme.

    À partir du XVIe siècle – La venue de la Réforme apporte une nouvelle considération de l’éducation : une éducation généralisée pour tous. Chaque individu doit recevoir une éducation fondée dans la Bible afn de permettre à chacun d’avoir un bon sens de discernement face aux enseignements de la tradition catholique. Partout les réformateurs tels que Martin Luther,Jean Calvin et biens d’autres insistent sur la nécessité de créer des écoles protestantes. Chaque temple protestant abritait une école au XVIe siècle. En 1559, la discipline des Églises réformées de France stipule : « Les Églises feront tout devoir de faire dresser des écoles et donneront ordre que la jeunesse soit instruite. » Calvin lui-même fait ce constat, ayant étudié 16 siècles d’histoire de l’Église « L’Église n’a jamais fleuri sans école. » « Les écoles sont les semences des Églises1 ».

    De ce travail des réformateurs naissent des universités prestigieuses telles que celles de Cambridge, Harvard, Yale et Genève. En France, on assiste à la création de milliers d’écoles. Le but de ces écoles est de produire non seulement des gens cultivés et savants mais aussi croyants et consacrés à Dieu. En 1562 il devait y avoir en France plus de 2 000 petites écoles (enseignement élémentaire), sans compter les collèges (enseignement secondaire) et les académies (enseignement supérieur) au nombre d’une trentaine.

    En 1561 les protestants forment plus de la moitié du royaume.

    Avec la Réforme, l’Église est à l’origine de :

    • La volonté d’éduquer selon la Bible,
    • De l’idée neuve au XVIe siècle, d’une éducation accessible à tous,
    • D’une éducation obligatoire, – des maternelles,
    • Des lycées d’enseignement professionnel,
    • Des cours pour adultes.

    Un seul objectif : ne pas seulement informer (enseigner) mais former (éduquer) des chrétiens, des disciples.

    Un seul fondement : la Bible.

    Pour les protestants, le savoir est associé à la foi où l’on apprend à connaître Dieu et sa Parole qui sont à la source du comportement éthique. Il n’y a pas de séparation entre instruction et éducation, entre enseignement culturel et enseignement spirituel car tout est créé par Dieu. De ce fait, l’éducation chrétienne touche toutes les sphères de la vie…

    FIN DE L′EXTRAIT – LIRE LA SUITE DANS LA Revue adventiste | Mai 2017

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  • EDS – Jeudi 8 juin – Autre leçons tirées de l’Ancien Testament

    Lisez 2 Pierre 2.6-16. Pierre donne d’autres exemples de l’aboutissement de la méchanceté. Lesquels ?

    La première référence réelle à Sodome dans la Bible se trouve dans Genèse 13.12,13. Lot et Abraham décident de se séparer pour des raisons « financières ». Lot choisit la vallée du Jourdain, et « dressa ses tentes en direction de Sodome » (Gn 13.12, Colombe). La Bible commente ensuite : « Les gens de Sodome étaient très mauvais et pécheurs envers le Seigneur » (Gn 13.13). Plus tard, quand Dieu avertit Abraham de son projet de détruire Sodome, Abraham négocie avec Dieu pour qu’il ne détruise pas la ville si dix justes s’y trouvent (Gn 18.16-33). Il était invraisemblable de trouver ne serait-ce que dix justes dans Sodome, comme on le voit avec ce qui est arrivé aux messagers envoyés chez Lot. La ville a été détruite comme prévu. Seuls Lot et ses deux filles en ont réchappé (Gn 19.12-25). Pierre tire deux leçons de cette histoire. D’abord, c’est un exemple du châtiment qui s’abattra sur les méchants (2 P 2.6). Ensuite, cela montre que le Seigneur sait comment délivrer les justes de l’épreuve (2 P 2.7-9). Pierre relève ensuite certaines des caractéristiques de ceux qui ont été détruits à Sodome et Gomorrhe : ils livraient leur chair à une luxure dépravée, méprisaient l’autorité, étaient arrogants et présomptueux, et injuriaient les anges (2 P 2.10,11).

    On trouve des similitudes avec la manière dont Pierre décrit les faux docteurs et leurs adeptes. On peut lire l’histoire de Balaam dans Nombres 22.1-24.25. Il a été chargé par Balaq, roi de Moab, de maudire les israélites. D’abord réticent, il finit par se laisser persuader par l’appât du gain (Nb 22.7-21). En chemin, il affronte un « messager du Seigneur » et est sauvé de la mort seulement quand son ânesse s’écarte du chemin. Balaam la roue de coups et comprend son erreur seulement une fois que ses yeux s’ouvrent, et qu’il voit « l’ange de l’Éternel » en personne (Nb 22.22-35, Colombe). À la fin, Balaam bénit Israël (Nb 23.4-24.24). Pierre se sert de l’exemple de Balaam pour ceux qui sont attirés par l’adultère et la cupidité (2 P 2.14,15). Ils sont comme Balaam. Ils ont quitté le chemin qu’ils devaient suivre.

    Réfléchissez à tout ce que nous avons reçu, aussi bien dans la Bible que dans les écrits d’Ellen G. White. Pourquoi, en tant qu’adventistes du septième jour, est-ce que nous ne pourrons jamais dire que ne savions pas ?


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