• Est-ce samedi le jour du Sabbat ?

    Presque tout le monde connaît l’histoire de Galilée, affirmant dans les années 1600 que la terre tourne autour du soleil, et non l’inverse. Et, si vous vous rappelez, pour cela, le pauvre Galilée fut en danger, menacé d’être jeté dans la prison royale, voire pire.

    Aujourd’hui, nous savons tous qu’il avait raison : c’est la terre qui tourne autour du soleil, et non pas le soleil qui tourne autour de la terre. Seul un stupide pense autrement.

    Cependant mettez-vous un instant à la place des gens de l’époque, la vérité n’était pas si évidente. Pour commencer, le soleil semble se déplacer à travers le ciel, non ? En second lieu, la terre semble stationnaire, non ? Et si la terre était vraiment en mouvement, pourquoi quand les oiseaux volent ne sont-ils pas instantanément soufflés dans le sens opposé de la rotation de la terre ? Pas étonnant que la plupart des gens dans presque toute l’histoire humaine ont pensé que c’était le soleil et non la terre qui était en mouvement.

    Tout cela conduit à un point important : combien de fois la vérité n’est-elle pas ce qu’elle semble être ou ce que pense la majorité des gens.

    Prenons, par exemple, le quatrième commandement, le jour du Sabbat. Dans la plupart des pays du monde, la majorité des chrétiens vont à l’église le dimanche, croyant que le dimanche, et non le samedi est le jour du Sabbat, ou au moins le jour maintenant reconnu comme étant spécial dans le Nouveau Testament. Nous suggérons humblement, cependant, qu’il s’agit d’un autre cas où la majorité s’est trompée. Le Nouveau Testament ne parle jamais du Sabbat comme autre chose que le samedi, le septième jour, comme on le voit dans le quatrième commandement (voir Exode 20 : 8-11). Ce fut aussi le jour que Jésus observa.

    « Il vint à Nazareth, où il avait été élevé, et il se rendit à la synagogue, selon sa coutume, le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture » (Luc 4.16 Colombe).

    Paul a également eu la même coutume :

    « Paul s’y rendit, selon sa coutume. Pendant trois sabbats il discuta avec eux, à partir des Ecritures » (Actes 17.2 Colombe).

    La méprise au sujet du Sabbat étant passée du septième jour au premier — voire même aboli — vient souvent des batailles que Jésus avait avec les chefs religieux sur le Sabbat. Mais si on lit et répertorie tous ces incidents, il est clair que la question de « quel jour doit être observé ? » n’est jamais venu. Au lieu de cela, dans tous les cas, la controverse portait sur la façon d’observer le Sabbat du septième jour (samedi) ; il n’a jamais été question de savoir s’il fallait le conserver (le samedi) ou s’il fallait le remplacer par un nouveau jour (le dimanche).

    Par exemple, un Sabbat, Jésus est entré dans une synagogue et s’est approché d’un homme avec une main paralysée, qu’il a guéri rapidement. Sachant qu’il ferait face à l’opposition, Jésus dit aux leaders religieux :

     « Je vous le demande, qu’est-ce qui est permis le jour du sabbat ? Est-ce de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une vie ou d’en causer la perte ? »
    (Luc 6.9 Colombe).  

    Jésus n’a jamais laissé entendre, que ce soit dans ce verset, ou dans tout autre (voir Matthieu 12.1-6 ; Luc 13.10-17 ; Jean 5.1-10), que le Sabbat était autre chose que le septième jour, samedi. En effet, pourquoi aurait-il pris la peine d’enseigner aux gens ce qui était juste ou injuste de faire le septième jour du Sabbat, si son intention était de le changer à un autre jour ou de l’abolir complètement ?

    Le simple fait qu’il a été accusé d’avoir violé le Sabbat à cause d’une guérison montre comment le commandement avait été perverti, parce que rien dans la Bible n’interdit de faire de bonnes actions le jour du Sabbat. La seule chose que Jésus voulait changer sur le septième jour était la façon dont il a été observé ; Il n’a rien dit ni même indiqué que le jour même du Sabbat devait être remplacé par un autre. Jésus, à la fois par l’exemple et par ordre, a montré que le septième jour, samedi, est toujours le Sabbat. C’est une vérité aussi évidente que la terre tourne autour du soleil.

    Non, encore plus évidente, nous pensons.

    Source : https://www.adventist.org/fr/nos-croyances/vivre/le-sabbat/article/go/-/is-saturday-the-sabbath/


    UN JOUR À PART

    Paul Nouan vous invite à réfléchir sur le sabbat, cadeau du ciel à redécouvrir. Ce repos cyclique du septième jour est d’une importance fondamentale pour la santé du corps, pour la productivité de l’esprit et pour l’équilibre de la vie entière. L’un des objets de ce livre sera de rechercher le sens précis du septième jour, de le définir. Un autre sera d’en chercher l’impact sur la qualité de la vie, et même sur son sens profond.

  • EDS – Vendredi 2 juin – Pour aller plus loin

    « Le premier et le plus important devoir de tout être rationnel est d’apprendre par les Écritures ce qu’est la vérité, puis de marcher dans cette lumière en encourageant les autres à suivre son exemple. Appliquons-nous à étudier chaque jour la Bible avec zèle, en pesant chaque pensée et en comparant un texte biblique avec un autre. Ainsi, avec l’aide de Dieu, nous nous formerons une opinion personnelle afin de répondre de nous-mêmes devant sa face. Des érudits ont enveloppé de doutes et d’obscurité les vérités bibliques les plus clairement révélées. Prétendant posséder une grande sagesse, ils enseignent que les Écritures ont un sens spirituel, mystique et secret, qui n’apparaît pas dans le langage employé. Ces hommes sont de faux docteurs. C’est à des hommes semblables que Jésus avait déclaré : Vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. Le langage de la Bible doit être expliqué selon le sens évident, sauf s’il contient un symbole ou une figure. Le Christ avait fait cette promesse : Si quelqu’un veut faire ma volonté, il saura si cet enseignement vient de Dieu. Si on voulait bien prendre la Bible telle qu’elle se lit, s’il n’y avait pas de faux docteurs pour égarer et troubler les esprits, une oeuvre serait accomplie et réjouirait les anges, amenant dans le troupeau de Christ des milliers et des milliers de personnes qui errent aujourd’hui dans les ténèbres. » Ellen G. White, Le grand espoir, p. 438-439.

    À méditer

    • Quels autres principes cruciaux sont en jeu pour parvenir à une compréhension claire des Écritures ?
    • Martin Luther a écrit : « L’Écriture est sa propre lumière ». Il voulait dire par là qu’il y a une unité sous-jacente dans la Bible et qu’un passage peut être utilisé pour nous aider à comprendre d’autres passages. Citez des exemples de ce principe.
    • En classe, passez en revue votre réponse à la question de lundi sur l’événement ou les événements qui ont eu un impact sur votre expérience chrétienne. Qu’ont-ils en commun ? Que pouvez-vous apprendre du vécu des uns et des autres ?
    • Si quelqu’un devait vous demander en quoi l’étude de la Bible peut approfondir votre marche avec le Seigneur, que répondriez-vous ? Quels principes avez-vous appris de votre propre expérience de recherche du Seigneur Jésus par l’étude de sa Parole écrite ?

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