• EDS – Vendredi 30 juin – Pour aller plus loin…

    Pour le lien entre la conversion personnelle et l’Église, lisez Ellen G. White, Témoignages pour l’église, vol. 1, p. 450-454. Pour une carte utile des débuts de la vie de Paul et un commentaire sur sa conversion, voir The SDA Bible Commentary, vol. 6, p. 226-234.

    « Paul – autre nom de Saul – était réputé pour être un ardent défenseur de la religion juive, et un persécuteur acharné des chrétiens. Intrépide, indépendant, persévérant, ses talents et son éducation lui auraient permis de servir n’importe quelle cause avec compétence. Il pouvait discuter avec une remarquable clarté et, grâce à son ironie percutante, placer son adversaire dans une fâcheuse posture. Or, les Juifs voyaient maintenant ce jeune homme promis à un avenir si brillant s’unir à ceux qu’il avait persécutés, et prêcher résolument le nom de Jésus. Dans une bataille, un général tué est perdu pour son armée, mais sa mort ne procure aucune force supplémentaire à l’adversaire. En revanche, lorsqu’un homme de valeur passe à l’ennemi, non seulement ceux qui le perdent sont privés de ses services, mais l’armée à laquelle il se rallie acquiert dans la bataille un avantage appréciable. Saul de Tarse, en se rendant à Damas, aurait pu être frappé mortellement par le Seigneur, privant ainsi les persécuteurs juifs d’une grande force. Cependant, Dieu, dans sa providence, non seulement lui épargna la vie, mais il le convertit, faisant ainsi passer une aussi brillante personnalité du camp de l’ennemi à celui du Christ. Paul, orateur éloquent et critique sévère, au courage indomptable et aux desseins arrêtés, possédait toutes les qualités requises pour l’Église primitive. »[1]

    À méditer

    ■ Quelle leçon retirer du fait que certains des plus ardents adversaires de Paul étaient des Juifs qui croyaient en Jésus ?

    ■ Comment prendre position pour des questions de principe religieux tout en s’assurant de ne pas prendre position contre Dieu ?

    Résumé

    La rencontre entre Paul et le Christ ressuscité sur la route de Damas a constitué un tournant aussi bien dans son existence que dans l’histoire de l’Église primitive. Dieu a transformé cet ancien persécuteur pour en faire l’apôtre choisi pour apporter l’évangile au monde païen. L’intégration des païens dans l’Église sur la seule base de la foi, pourtant, s’est révélée une idée difficile à accepter pour certains dans l’Église, et c’est un exemple fort de la manière dont nos idées préconçues et nos préjugés peuvent entraver notre mission.

    [1] Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 110.


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  • EDS – Jeudi 29 juin – Conflits au sein de l′Église

    Bien entendu, rien de ce qui est humain n’est parfait, et les ennuis ne tardèrent pas à commencer dans la jeune communauté de foi. Pour commencer, tout le monde n’était pas content de voir des croyants d’origine païenne arriver dans la jeune Église. Ce n’était pas la notion d’une mission auprès des Gentils qui posait problème, mais la base sur laquelle les Gentils seraient autorisés à les rejoindre. Certains pensaient que la foi en Jésus ne suffisait pas à définir le chrétien. La foi, disaient-ils, doit être complétée par la circoncision et l’obéissance à la loi de Moïse. Pour être un véritable chrétien, affirmaient-ils, les Gentils devaient être circoncis (nous voyons dans Actes 10.1-11.18 l’ampleur de la division entre Juifs et Gentils, à travers l’expérience de Pierre avec Corneille et la réaction qui s’ensuivit). Les visites officielles depuis Jérusalem, qui supervisait l’œuvre de Philippe parmi les Samaritains (Ac 8.14) et l’œuvre auprès des Gentils d’Antioche (Ac 11.22), laissent entendre qu’il y avait certaines préoccupations sur le fait d’intégrer ou non des non-Juifs dans la communauté chrétienne. Pourtant, les réactions au fait que Pierre ait baptisé Corneille, soldat romain incirconcis, sont un exemple parlant du désaccord qui existait parmi les premiers croyants. L’intégration d’un païen comme Corneille a pu en mettre certains mal à l’aise. Paul a fait des efforts délibérés pour ouvrir en grand les portes de l’Église aux païens sur la seule base de la foi en Jésus, et cela a eu pour conséquence des tentatives déterminées de la part de certains de saper le ministère de Paul.

    Comment certains croyants de Judée s’y sont-ils pris pour tenter de contrecarrer l’œuvre de Paul avec les chrétiens d’origine païenne d’Antioche (Actes 15.1-5) ? La Conférence de Jérusalem finit par se rallier à Paul sur la question de la circoncision, mais l’opposition au ministère de Paul se poursuivit. Environ sept ans plus tard, lors de la dernière visite de Paul à Jérusalem, beaucoup avaient encore des doutes au sujet de l’évangile de Paul. En fait, quand Paul se rendit au temple, il faillit perdre la vie quand les Juifs d’Asie crièrent : « Hommes d’Israël, à l’aide ! C’est l’homme qui enseigne à tous et partout contre le peuple, contre la loi et contre ce lieu ! Il a même introduit des Grecs dans le temple et souillé ce lieu sacré ! » (Ac 21.28 ; voir également Ac 21.20,21).

    Mettez-vous à la place de ces croyants juifs qui craignaient l’enseignement de Paul. En quoi leur inquiétude et leur opposition ont-elles du sens ? Que peut-on en retirer sur la manière dont nos propres idées préconçues, et nos idées culturelles (et même religieuses), peuvent nous égarer ? Comment apprendre à nous prémunir de ce genre d’erreurs, même si nous avons les meilleures intentions du monde ?


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  • EDS – mercredi 28 juin – L′évangile atteint les païens

    Où s’est établie la première église de croyants d’origine païenne ? Quels événements ont poussé les croyants à s’y rendre (Ac 11.19-21,26) ? Qu’est-ce que cela vous rappelle de l’époque de l’Ancien Testament (voir Daniel 2) ?

    La persécution qui éclata à Jérusalem après la mort d’Étienne poussa un certain nombre de croyants d’origine juive à s’enfuir jusqu’à Antioche, à quatre cent quatre-vingts kilomètres au nord. Capitale de la province romaine de Syrie, Antioche était juste derrière Rome et Alexandrie en termes d’importance. Sa population, estimée à cinq cent mille personnes, était extrêmement cosmopolite, ce qui faisait d’elle l’endroit idéal, non seulement pour une église constituée de nombreux Juifs et de nombreux Gentils, mais comme point de départ de la mission mondiale de l’Église primitive.

    Qu’est-il arrivé à Antioche pour donner lieu à la visite de Barnabas et qui l’a poussé à inviter Paul à l’y rejoindre ? Quel genre de tableau de l’Église est présenté ici (Ac 11.20-26) ?

    Ce n’est pas chose aisée d’établir une chronologie de la vie de Paul, mais il semble que cinq années se sont écoulées entre sa visite à Jérusalem après sa conversion (Ac 9.26-30) et l’invitation de Barnabas à le rejoindre à Antioche. Qu’a fait Paul durant tout ce temps ? Difficile de le savoir de façon certaine. Mais si l’on prend en compte ses commentaires dans Galates 1.21, Paul était peut-être en train de prêcher l’évangile dans les régions de Syrie et de Cilicie. Certains commentateurs ont avancé que c’est peut-être à cette époque qu’il a été déshérité par sa famille (Ph 3.8) et qu’il a subi un certain nombre d’épreuves décrites dans 2 Corinthiens 11.23-38. L’Église d’Antioche s’est épanouie sous la direction du Saint-Esprit. La description d’Actes 13.1 indique que la nature cosmopolite de la ville s’est bientôt retrouvée dans la diversité ethnique et culturelle de l’Église elle-même (Barnabas venait de Chypre, Lucius de Cyrène, Paul de Cilicie, Syméon probablement d’Afrique, et pensez aussi à tous les convertis d’origine païenne). L’Esprit cherchait à présent à annoncer l’évangile à davantage de Gentils en se servant d’Antioche comme base pour des activités missionnaires encore plus retentissantes, au-delà de la Syrie et de la Judée.

    Relisez Actes 11.19-26.

    Que peut-on apprendre de l’Église d’Antioche, Église très diverse culturellement et ethniquement, qui pourrait aider les Églises d’aujourd’hui à imiter les choses positives qui existaient là-bas ?


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  • Country Life, 30 ans déjà…

    Par Marijke et Bernard BERANGER

    En lisant les 4 pages consacrées à la « déferlante végane » dans le journal Nouvel’Obs du mois d’août 2016, je me souviens …

    Au cœur du quartier de l’Opéra, à Paris, dans un local de 500 m², le restaurant végétalien COUNTRY LIFE ouvrait ses portes en 1985. Le succès fut immédiatement au rendez-vous (200 couverts après une semaine et par la suite des pics à 400 couverts). Même si nous étions dans ce domaine, la vision qui nous portait s’enracinait pourtant dans une histoire ancienne.

    Lors d’un comité de la nouvelle division européenne en 1917, un espion fut envoyé à Paris. Sa recommandation était claire : « Il faudrait ouvrir un restaurant végétarien… ». Quoi de plus naturel pour l’Église adventiste ? Elle a toujours porté un immense intérêt à la santé. Bras droit de l’évangile, elle est un formidable moyen de contacts et de témoignages. Notre centre de santé fut une superbe occasion de voir venir des personnes qui n’auraient jamais mis les pieds dans une Église. Ils étaient pourtant prêts à nous ouvrir en grand leurs soucis, leurs recherches, leurs interrogations et leurs envies.

    C’est pour cela que nous avions ciblé ce quartier, afin d’y rencontrer ceux que nos formes d’évangélisation ne touchent pratiquement jamais, les classes dirigeantes et plus aisées. Être présent au cœur des grandes villes est une mission parfois effrayante pour un disciple de Jésus mais ô combien nécessaire. Il y a 30 ans, pourtant bien peu en étaient convaincus…

    Il est difficile de résister bien longtemps à l’appel du Seigneur et quitter notre vie agricole fut pour nous comme un arrachement. Et si c’était à nous d’y aller ?

    Portés par ce même désir, des membres d’église, se sont donc lancés avec nous dans cette folle aventure pour relever le défi lancé à ce comité il y a bien longtemps. Notre tout premier « miracle » fût la création de cette équipe prête à tous les sacrifices pour réaliser son rêve : faire entendre l’Évangile au cœur de Paris. Trouver nos locaux à quelques pas de la fameuse rue de la Paix sera le second et les moyens financiers nécessaires, mais absents au départ, le troisième qui mettra Country Life en état de marche.

    Pendant 15 ans, notre témoignage s’est fait de multiples manières. Tout d’abord, par la qualité d’une alimentation gourmande et saine, puis l’épicerie bio en relais qui donnait la possibilité de poursuivre les initiations gustatives. Les cours de cuisine, ciné-club, conférences, plan de 5 jours et autres soirées ont permis à des centaines de personnes d’approfondir ces découvertes. Leur surprise et leur émerveillement faisaient nos délices. Il faut dire que, souvent, les salades, tomates et autres légumes vendus venaient des jardins potagers que nous avions à la campagne. Une propriété de 20 hectares avait été acquise (miracle n°4) près de Melun, où la plus grande partie de l’équipe vivait et où l’on organisait des séjours de remise en forme.

    Nombreux furent ceux qui partagèrent ce travail avec nous. Rien n’aurait été possible sans eux et leur dévouement. Qu’ils en soient tous ici sincèrement remerciés. Ce ne fut jamais simple.

    Lier les incertitudes de l’entreprise avec l’engagement spirituel est un défi. Il fallut souvent inventer, car cette démarche était nouvelle à l’époque. L’action faite et dirigée par des laïcs ouvrait de nouveaux chemins. Si « les ministères de soutien » étaient encore inconnus, nous avons toujours marché main dans la main avec le leadership de l’oeuvre adventiste. Cette action nouvelle était aussi porteuse de beaucoup d’inconnues qu’il a fallut apprivoiser, avec son lot de tâtonnements et d’erreurs. Quel privilège malgré tout que de pouvoir être actif dans la vigne du Seigneur, être avec lui à la recherche des nombreuses perles dans cette grande ville. [Lire la suite dans la revue adventiste du mois de mai]


    Restaurant et magasin Country Life, Paris, quartier Opéra 

     

     

     

     

     


    Source : Revue Adventiste – Mai 2017

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  • EDS – Mardi 27 juin – Saul à Damas

    Lors de sa rencontre avec Jésus, Saul fut aveuglé et reçut l’ordre de se rendre chez un homme du nom de Judas et d’attendre là un autre homme, Ananias. La cécité physique de Saul était sans aucun doute un rappel fort de la grande cécité spirituelle qui l’avait poussé à persécuter les disciples de Jésus.

    L’apparition de Jésus sur la route de Damas a tout changé. Là où Saul avait cru avoir raison, il avait eu totalement tort. Plutôt que de travailler pour Dieu, il avait agi contre lui. Saul entra dans Damas en homme transformé. Il n’était plus ce Pharisien orgueilleux et zélé qui avait quitté Jérusalem. Au lieu de manger et de boire, Saul passa ses trois premiers jours à Damas à jeûner et à prier en réfléchissant aux événements.

    Lisez Actes 9.10-14. Imaginez ce qui a dû se passer dans la tête d’Ananias : non seulement Saul, le persécuteur, croyait à présent en Jésus, mais il était aussi Paul, l’apôtre choisi par Dieu pour apporter l’évangile au monde (voir Ac 26.16-18).

    Pas étonnant qu’Ananias ait été un peu perdu. Si l’Église, à Jérusalem, avait hésité à accepter Paul trois ans après sa conversion (Ac 9.26-30), on peut imaginer les questions et les inquiétudes qui étreignaient le cœur des croyants à Damas quelques jours seulement après l’événement !

    Notez également qu’Ananias reçut une vision du Seigneur lui apprenant cette nouvelle surprenante et inattendue sur Saul de Tarse. Il fallait au moins cela, une vision, pour le convaincre que ce qu’il entendait sur Saul était vrai, que l’ennemi des croyants juifs était devenu l’un d’entre eux.

    Saul avait quitté Jérusalem pourvu de l’autorité et du mandat des prêtres juifs pour éradiquer la foi chrétienne (Ac 26.12). Mais Dieu avait un mandat bien différent pour Saul, un mandat qui reposait sur une autorité bien plus grande. Saul devait apporter l’évangile au monde païen. Aux yeux d’Ananias et des autres croyants, cette idée a dû sembler encore bien plus choquante que la conversion de Saul.

    Là où Saul avait cherché à couper court à la propagation de la foi chrétienne, Dieu l’utilisait à présent pour la diffuser bien au-delà de ce que les croyants juifs auraient jamais pu imaginer.

    Lisez 1 Samuel 16.7 ; Matthieu 7.1 et 1 Corinthiens 4.5.

    Quel message nous délivrent ces textes au sujet de la prudence dont il faut Quelles erreurs avez-vous commises dans vos jugements sur autrui, et qu’avez-vous appris de ces erreurs ?


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  • EDS – Lundi 26 – La conversion de Saul

    « Il répondit : Qui es-tu Seigneur ? Et le Seigneur dit : Moi, je suis Jésus que tu persécutes, il te serait dur de regimber contre les aiguillons. » (Ac 9.5, Colombe.) Bien que la persécution menée par Paul à l’encontre de l’Église primitive ait commencé de manière plutôt inaperçue (il se contente de garder les manteaux des bourreaux d’Étienne), elle s’intensifie rapidement (voir Ac 8.1-3 ; Ac 9.1-2,13,14,21 ; Ac 22.3-5). Plusieurs des mots qu’emploie Luc pour décrire Saul nous dressent le tableau d’une bête sauvage féroce ou d’un soldat pilleur déterminé à détruire son adversaire. Le mot traduit par « ravageait » dans Actes 8.3, par exemple, est employé dans la traduction grecque de l’Ancien Testament (Ps 80.14) pour décrire le comportement incontrôlable et destructeur d’un sanglier. La croisade de Saul contre les chrétiens n’était clairement pas une affaire de tiède commodité. C’était un plan délibéré et permanent en vue de l’extermination de la foi chrétienne.

    Considérez les trois descriptions de la conversion de Saul (Ac 9.1-18 ; Ac 22.6-21 et Ac 26.12-19). Quel rôle la grâce de Dieu a-t-elle joué dans cette expérience ? Autrement dit, jusqu’à quel point Saul méritait-il la bonté dont le Seigneur a fait preuve envers lui ?

    La conversion de Saul, d’un point de vue humain, devait sembler impossible (d’où le scepticisme manifesté par beaucoup quand ils en ont entendu parler pour la première fois). La seule chose que méritait Saul était le châtiment, mais Dieu a manifesté sa grâce envers ce juif fervent. Cependant, il est important de faire remarquer que la conversion de Saul ne s’est pas faite à partir de rien, et qu’elle n’a pas non plus été imposée. Saul n’était pas un athée. C’était un homme religieux, même s’il faisait gravement erreur dans sa compréhension de Dieu. Les paroles que Jésus a adressées à Saul : « Il te serait dur de regimber contre les aiguillons » (Ac 26.14, Colombe) indiquent que l’Esprit faisait déjà un travail de conviction en Saul. Dans le monde antique, un aiguillon était un bâton avec un bout aiguisé que l’on utilisait pour donner des petits coups aux bœufs rétifs. Saul avait résisté aux petites piques de Dieu pendant quelque temps, mais finalement, sur la route de Damas, grâce à une rencontre miraculeuse avec Jésus ressuscité, il choisit de déposer les armes.

    Repensez à votre propre conversion. Elle n’était peut-être pas aussi spectaculaire que celle de Saul (la plupart ne le sont pas), mais en quoi avez-vous également bénéficié de la grâce de Dieu ?

    Pourquoi est-ce important de ne jamais oublier ce que nous avons reçu en Christ ?


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  • EDS – Dimanche 25 juin – Persécuteur de chrétiens

    Saul de Tarse apparaît pour la première fois dans les Actes comme quelqu’un qui s’est retrouvé mêlé à la lapidation d’Étienne (Ac 7.58), puis en lien avec la persécution à grande échelle qui avait éclaté à Jérusalem (Ac 8.1-5). Pierre, Étienne, Philippe et Paul ont un rôle significatif dans le livre des Actes, car ils se sont retrouvés impliqués dans des événements qui ont entraîné l’expansion de la foi chrétienne au-delà du monde juif. Étienne a joué un rôle particulièrement important, car sa prédication et son martyr ont eu une influence profonde sur Saul de Tarse.

    Étienne lui-même était un Juif qui parlait le grec, et c’était l’un des sept premiers diacres (Ac 6.3-6). D’après Actes, un groupe de juifs héllénistes venus vivre à Jérusalem (Ac 6.9) s’est disputé avec Étienne au sujet du contenu de sa prédication sur Jésus. Il est possible, et même vraisemblable, que Saul de Tarse ait participé à ces débats.

    Lisez Actes 6.9-15. Quelles accusations a-t-on portées contre Étienne ? Que vous rappellent-elles ? Voir également Mt 26.59-61.

    La franche opposition envers la prédication d’Étienne était la conséquence de deux choses. D’une part, Étienne s’était attiré la colère de ses détracteurs en n’accordant pas une place primordiale à la loi juive et au temple, qui étaient devenus le cœur du judaïsme et des symboles précieux de l’identité religieuse et nationale. Mais Étienne ne se contentait pas de minimiser l’importance de ces deux éléments de référence. Il proclamait avec force que Jésus, le Messie crucifié et ressuscité, était le véritable cœur de la foi juive.

    Il n’est donc pas surprenant qu’il ait suscité la colère de Saul le Pharisien (Ph 3.3-6). Les Pharisiens étaient un groupe religieux juif qui suivait de manière très stricte les lois juives. Saul vit que les grandes promesses prophétiques du royaume de Dieu n’étaient pas encore accomplies (Dn 2 ; Za 8.23 ; Es 40-55), et il croyait probablement que sa tâche consistait à aider Dieu à provoquer l’arrivée de ce jour en purifiant Israël de toute corruption religieuse, y compris de cette idée que c’était Jésus le Messie.

    Convaincu qu’il avait raison, Saul était décidé à mettre à mort ceux qui, selon lui, avaient tort.

    Nous avons certes besoin de zèle et de ferveur dans ce que nous croyons, mais comment apprendre à tempérer notre zèle par la prise de conscience que, parfois, nous avons peut-être tort ?


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  • EDS – Samedi 24 juin – APÔTRE DES GENTILS

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    Ac 6.9-15 ; 9.1-9 ; 1 Sm 16.7 ; Mt 7.1 ; Ac 11.19-21 ; 15.1-5.

    Verset à mémoriser :
     « Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie. »
    (Actes 11.18, Colombe)

    Il n’est pas si difficile de comprendre Saul de Tarse (devenu l’apôtre Paul après sa conversion), et pourquoi il agissait ainsi. Juif dévot qui avait enseigné toute sa vie l’importance de la loi et sur l’imminente rédemption politique d’Israël, il ne put supporter l’idée d’un Messie tant attendu exécuté de manière ignominieuse comme le pire criminel.

    Sans surprise, il était donc convaincu que les disciples de Jésus étaient déloyaux envers la Torah, et qu’ils faisaient obstacle au plan de Dieu pour Israël. Ils prétendaient que ce Jésus crucifié était le Messie, qu’il était ressuscité des morts, et cela, ce n’était rien d’autre que de l’apostasie. On ne pouvait tolérer ni de telles absurdités ni ceux qui refusaient d’abandonner ces idées. Saul était déterminé à être l’agent de Dieu pour débarrasser Israël de ces croyances. C’est ainsi qu’il apparaît pour la première fois dans les pages des Écritures comme un persécuteur violent de ses frères juifs, ceux qui croyaient que Jésus était le Messie.

    Mais Dieu avait des plans bien différents pour Saul, des plans que ce dernier n’aurait jamais pu imaginer : non seulement ce Juif prêcherait Jésus Messie, mais il le ferait parmi les païens !


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  • Introduction à l′EDS du 3e trimestre 2017 L′ÉVANGILE DANS L′ÉPÎTRE AUX GALATES

    Ecouter lintroduction ci-dessous :
    Par Carl P. Cosaert est professeur d′études bibliques à l′université de Walla Walla à College Place, dans l′état de Washington.

    MARTIN LUTHER ET L’ÉPÎTRE AUX GALATES


    Le monde protestant s’apprête à célébrer le 500e anniversaire de la Réforme protestante, quand Martin Luther, guidé par le Saint-Esprit, offrit à des millions de gens des vérités bibliques primordiales qui étaient demeurées cachées durant des siècles de superstition et de tradition. On pourrait même dire que le protestantisme lui-même est né il y a un demi-millénaire des pages de Galates (ainsi que de Romains) ! C’est en lisant Galates que Martin Luther a été touché par la glorieuse nouvelle de la justification par la foi. Cette grande vérité allait donner lieu à la Réforme protestante, qui délivra des millions de gens de siècles d’erreurs théologiques et ecclésiastiques. Ce que Luther lut dans ce livre le transforma, et le monde n’a plus jamais été le même depuis.

    Les adventistes du Septième jour, bien des siècles après Luther, doivent également beaucoup à Galates. Grâce à E. J. Waggoner et A.T. Jones, qui étudiaient l’épître aux Galates, l’Église adventiste a redécouvert la vérité de la justification par la foi dans les années 1880 et 1890.

    Qu’est-ce que Galates a de si spécial pour avoir été un tel pilier de la Réforme ? Pourquoi cette épître a-t-elle pu toucher le coeur de tant de gens, comme Martin Luther ? D’une manière toute particulière, différente de tout autre livre de la Bible, Galates aborde un certain nombre de thèmes cruciaux pour le chrétien. C’est dans Galates que Paul aborde des questions comme la liberté, le rôle de la loi dans le salut, notre condition en Christ, et la nature d’une vie dirigée par l’Esprit, ainsi que la question très ancienne : comment des humains pécheurs peuvent-ils devenir justes devant un Dieu saint et juste ? C’est cette question, peut-être plus que n’importe quelle autre, qui a poussé Martin Luther à prendre ce chemin qu’il ne quitta plus jamais.

    Bien entendu, d’autres livres, comme Romains, abordent plusieurs de ces questions, mais Galates est différent. Non seulement ce livre est plus succinct, mais ses riches thèmes bénéficient d’un ton pastoral enflammé et très personnel qui ne peut que toucher le coeur réceptif à l’Esprit de Dieu, encore aujourd’hui.

    Bien que la lettre de Paul nous parle personnellement, notre compréhension peut être renforcée si nous prenons conscience de la situation historique d’origine dont Paul, sous la direction du Saint-Esprit, s’occupe.

    Beaucoup de biblistes pensent que Galates est la première des épîtres écrites par Paul, Paul, en l’an 49 après J.-C., peu après, après la fameuse Conférence de Jérusalem (Ac 15). Ainsi, ce livre est peut-être le document chrétien le plus ancien dont nous disposions. Comme l’expliquent Actes et Galates, l’Église primitive s’est retrouvée à livrer une féroce bataille à propos de la nature du salut, en particulier dans le cas des Gentils. Les Gentils devaient également être baptisés et suivre les lois de Moïse (Ac 15.1). Il n’est donc pas surprenant que lorsque Paul fonda une église de Gentils en Galatie, certains de ces judaïsants s’y rendirent pour « régler cette histoire ».

    Quand Paul eut vent de ce problème, il réagit avec force. Reconnaissant que ce faux évangile du salut par la foi et par les oeuvres menaçait de saper l’oeuvre de Christ, Paul écrivit aux Galates une défense passionnée de l’évangile. Avec des paroles très dures, il a qualifié cette fausse doctrine de ce qu’elle était : du légalisme, pur et simple.

    Le guide d’étude de la Bible de ce trimestre nous invite à cheminer avec l’apôtre Paul tandis qu’il plaide avec les Galates afin qu’ils restent fidèles à Jésus. Nous aurons également l’occasion de réfléchir à notre propre compréhension des vérités qui ont entraîné cette rupture entre Martin Luther et Rome, ainsi que la restauration de l’évangile biblique.

     

     



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    3ème trimestre 2017 du Guide d’étude de la Bible adulte.

  • EDS – Vendredi 23 juin – Pour aller plus loin

    Tout en abordant des questions de théologie, les lettres de Pierre mettent aussi fortement l’accent sur la vie chrétienne et la manière dont nous devons traiter les autres. Autrement dit, certes, nous avons besoin de connaître la vérité telle qu’elle se trouve en Jésus. Mais plus important encore, « nous devons aussi vivre la vérité ». D′emblée, nous avons ces paroles pleines de majesté : « Comme vous vous êtes purifiés, par l’obéissance à la vérité, en vue d’une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous les uns les autres avec ferveur, d’un cœur pur » (1 P 1.22). Remarquez comment il associe le fait de purifier son âme à l’obéissance à la vérité. La vérité nous change, et fait de nous des individus qui s’aiment avec ferveur et « d’un cœur pur ». L’obéissance, la pureté de cœur, et l’amour, ces trois aspects sont liés. Voilà l’idéal que nous devons nous efforcer d’atteindre. Pouvez-vous imaginer combien nos vies seraient différentes si nous accomplissions cette mission ? Pensez à ce que cela donnerait, ne serait-ce que pour l’unité de l’Église.

    « Frères, apporterez-vous avec vous l’esprit du Christ en rentrant dans vos foyers et dans vos églises ? Voulez-vous renoncer à la médisance et à l’incrédulité ? Le temps est arrivé où, plus que jamais, nous devons rester unis, pour travailler à l’unisson. L’union fait la force. La discorde et la désunion entraînent la faiblesse. »
    Ellen G. White, Messages choisis, vol. 2, p. 429.


    À méditer

    • Dans 2 Pierre 3.12, l’apôtre écrit que nous devons « attendre et hâter l’avènement du jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront ». Que veut-il dire par « hâter » le jour de Dieu ? Comment hâter le jour de Dieu, autrement dit, le retour de Jésus ?
    • On dit que la nature est le « deuxième livre » de Dieu. Malheureusement, comme c’est aussi le cas pour le premier livre de Dieu (la Bible), ce deuxième livre peut également être mal interprété. Par exemple, pour beaucoup de gens, le message de dessein et de but a été expurgé de la nature, remplacé par la notion darwinienne de mutations aléatoires et de sélection naturelle. Le monde, nous dit-on, nous donne l’impression d’avoir été conçu, mais ce n’est pas le cas. Comment, dans ce cas, lire et interpréter ce deuxième livre de la bonne manière ? Quelles sont les limites de ce que ce deuxième livre peut nous apprendre sur Dieu ? Quelle aide le premier livre peut-il nous apporter pour comprendre le deuxième correctement ? Qu’arrive-t-il quand notre interprétation de la nature, le deuxième livre, contredit notre interprétation du premier, la Bible ? Où se situe le problème ?

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