• EDS – Mardi 23 Mai- Soyez qui vous êtes

    Après nous avoir dressé la liste de ce que nous devons rechercher avec application en tant que chrétiens, Pierre annonce ensuite ce que sera le résultat.

    Lisez 2 Pierre 1.8-11. Quel est le rapport entre ce qui a déjà été fait pour le chrétien et la manière dont ce dernier devrait vivre ?

    Pierre exhorte ses lecteurs à vivre conformément à la nouvelle réalité qui est vraie pour eux en Jésus. Les caractéristiques de la foi, de la force morale, de la connaissance, de la maîtrise de soi, de la persévérance, de la piété, de l’affection fraternelle et de l’amour « sont en vous et y foisonnent » (2 P 1.8). Le problème, c’est que tous les chrétiens ne vivent pas conformément à cette nouvelle réalité. Certains sont inefficaces ou infructueux dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ (2 P 1.8). Ces gens ont oublié qu’ils ont été purifiés de leurs « péchés d’autrefois » (2 P 1.9). Ainsi, déclare Pierre, les chrétiens doivent vivre cette nouvelle réalité qui est vraie pour eux en Jésus. En Christ, ils ont reçu le pardon, la purification, et le droit de devenir participants de la nature divine. Par conséquent, ils doivent s’efforcer « d’autant plus de confirmer l’appel qui [leur] a été adressé » (2 P 1.10). Il n’y a pas d’excuse au fait de vivre comme ils vivaient avant, pas d’excuse au fait d’être des chrétiens « inféconds », ou « improductifs ».

    « On parle beaucoup de la foi ; nous aimerions entendre parler davantage des œuvres.
    Plusieurs se trompent eux-mêmes en pratiquant une religion facile, accommodante, sans croix. » Ellen G. White, Faith and works, p. 50.

    Lisez Romains 6.11. Que dit Paul qui reflète ce que Pierre a écrit dans les textes d’aujourd’hui ?

    En un sens, Pierre et Paul disent tous deux « Soyez qui vous êtes ». Ce que nous sommes, c’est-à-dire de nouvelles créatures en Christ, purifiées du péché, et participantes de la nature divine. Voilà pourquoi nous devons vivre le genre de vie auquel nous sommes appelés. Nous sommes censés être « comme Christ », c’est ce que signifie être « chrétien ».

    Dans quelle mesure êtes-vous « comme Christ » ?
    Dans quels domaines pouvez-vous faire mieux ?


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  • Tout un programme !

    À travers sa vie et ses enseignements, le Christ nous propose une attitude au-delà des valeurs humaines pour appréhender le monde.

    Parler du royaume des cieux au moment d’une élection présidentielle dans un pays occidental peut paraître, au premier abord, assez surprenant. En effet, avec une histoire marquée par le renversement d’une monarchie et face aux dictatures qui subsistent à travers le monde, nous sommes en France très attachés aux valeurs du débat, du raisonnement, de la liberté d’expression… et pas très à l’aise avec les royalistes !

    Les récits bibliques évoquent plusieurs structures politiques et au début de l’évangile de Matthieu, Jésus annonce de façon assez mystérieuse qu’en sa personne « le royaume s’est approché »1. Effectivement, ce texte décrit le rapport de l’homme à Dieu comme un royaume, mais il le fait d’une façon très discrète, presque laïque. Car là où d’autres évangiles parlent de « royaume de Dieu »2, Matthieu préfère les termes de « royaume des cieux »3. Comme pour dire que si le ciel s’en mêle, les êtres et les choses de la terre peuvent être transformés, renouvelés, tout comme la pluie du ciel permet à la terre de germer et de porter du fruit.

    À quoi ressemble donc ce royaume ? Le Sermon sur la montagne4, une sorte de condensé du message évangélique, donne quelques éléments de réponse. Jésus y prône des valeurs qu’à la première lecture, on pourrait qualifier d’irréalistes et exagérées : peut-on vraiment considérer des insultes et des paroles méchantes comme un meurtre ? Peut-on mettre l’infidélité conjugale au même niveau qu’un regard séducteur ? Peut-on vraiment faire face à la compétitivité de notre monde avec des armes telles que la miséricorde et la douceur ? Et comment est-il possible d’aimer ses ennemis ?

    À plusieurs reprises, l’opposition est soulignée entre ce qui nous paraît normal, raisonnable, à vue humaine et ce à quoi Jésus nous invite tous. Il ne s’agit pas d’un catalogue de règles supplémentaires à respecter, mais de créer une nouvelle manière d’aborder la relation avec le ciel, avec soi-même et avec les autres. Il nous faut sans doute une clef de lecture pour mieux saisir les valeurs de ce royaume déconcertant. Nous la trouvons dans le « Notre Père », célèbre prière se trouvant au centre du discours de Jésus, dans laquelle nous découvrons notre profonde identité en tant qu’enfants d’un Père aimant. Le moine bénédictin et psychothérapeute Anselm Grün le dit bien : « Les exigences de Jésus ne peuvent être respectées qu’à partir de la prière et l’expérience qu’elle nous procure, celle d’être enracinés dans notre confiance filiale envers le Père du ciel »5.

    En fin de compte, l’amour et l’attention qu’on peut porter aux autres n’est rien que le reflet de l’amour qu’on a reçu de Dieu. C’est ainsi qu’on se manifeste réellement fils et filles du Père céleste. Car Dieu n’est pas seulement un Dieu pour les chrétiens : son amour est inconditionnel pour tous les humains et ne dépend pas de l’agir humain.
    Ce que propose ici le Christ n’est pas exactement un programme politique…Fin de l’extrait [Lire la suite dans la revue « Signe des Temps » de mai-juin 2017]


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  • EDS – Lundi 22 mai – L’amour, le but de la vertue chrétienne

    isez 2 Pierre 1.5-7 ; Romains 5.3-5 ; Jacques 1.3,4 et Galates 5.22,23. Quel est le thème récurrent de ces passages ?

    Les philosophes antiques avaient l’habitude de dresser des listes de vertus. On appelle souvent ce genre de listes un « catalogue de vertus », et on en trouve plusieurs exemples dans le Nouveau Testament (Rm 5.3-5 ; Jc 1.3,4 ; Ga 5.22,23). Les lecteurs de Pierre connaissaient sans doute ce genre de listes, même s’il y a des différences intéressantes entre ce que pourrait énumérer un philosophe et ce qu’énumère Pierre. Remarquez que Pierre a délibérément arrangé ces qualités en une seule séquence, de sorte que chaque vertu s’appuie sur la précédente, jusqu’à trouver leur point culminant dans l’amour.

    Le sens de chacune des vertus énumérées par Pierre est important : « La foi » : dans ce cadre, la foi n’est rien de moins qu’une croyance salvatrice en Jésus (voir Ga 3.11 ; He 10.38). « La force morale » : en grec arête, la force morale, ou vertu, bonne qualité de toute sorte, proclamée même chez les philosophes païens. Certes, la foi est cruciale, mais elle doit donner lieu à une vie transformée, où la vertu s’exprime. « La connaissance » : Pierre ne parle pas de la connaissance en général, mais plutôt de la connaissance qui provient d’une relation salvatrice avec Jésus-Christ. « La maîtrise de soi » : Les chrétiens matures sont en mesure de contrôler leurs élans, en particulier ceux qui mènent aux excès. « La persévérance » : C’est l’endurance, en particulier face aux épreuves et à la persécution. « La piété » : Dans le monde païen, le mot traduit ici par « piété » est un comportement éthique qui est la conséquence d’une croyance en un dieu. Dans le Nouveau Testament, il véhicule également l’idée d’un comportement éthique qui est la conséquence d’une croyance dans le seul vrai Dieu (1 Tm 2.2). « L’affection fraternelle » : Les chrétiens sont comme une famille, et la piété donne lieu à une communauté dans laquelle les gens sont aimables les uns avec les autres. « L’amour » : La liste trouve son apogée dans l’amour. Pierre ressemble à Paul :

    « Or maintenant trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais c’est l’amour qui est le plus grand » (1 Co 13.13).

    Avant que Pierre ne commence sa liste de vertus, il déclare que nous devons faire « tous nos efforts » (2 P 1.5) pour parvenir à ces vertus.
    Que veut-il dire par là ? Quel rôle les efforts humains jouent-ils dans notre volonté de mener une vie de piété et de fidélité ?


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  • EDS – Dimanche 21 mai – Une foi précieuse

    Lisez 2 Pierre 1.1-4. Selon Pierre, qu’avons-nous reçu en Jésus-Christ ? Autrement dit, en quoi voit-on la réalité de la grâce ici ?

    Pierre commence sa lettre en disant qu’elle est adressée à ceux qui « ont reçu une foi aussi précieuse que la nôtre » (2 P 1.1, BFC) ; ou « une foi de même prix que la nôtre » (NBS). Le mot traduit par précieuse signifie « de valeur égale » ou « de privilège égal ». Il déclare qu’ils ont reçu cette foi précieuse, et non pas qu’ils l’ont gagnée ou méritée, mais qu’ils l’ont reçue, c’est un don de Dieu. Ou bien, comme Paul l’écrit : « C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés au moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Ep 2.8). Elle est précieuse car « sans la foi, il est impossible de lui plaire [à Dieu] » (He 11.6).

    Elle est précieuse car par cette foi, nous nous saisissons de nombreuses promesses merveilleuses. Pierre souligne que la « divine puissance » de Jésus nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété (2 P 1.3). Ce n’est que par la puissance de Dieu que nous existons, et ce n’est que par sa puissance que nous pouvons devenir pieux. Cette puissance divine nous est donnée par la connaissance de « celui qui nous a appelés par sa propre gloire et sa propre force » (2 P 1.3 ; voir également Jn 17.3).

    Nous sommes appelés à aimer Dieu, mais comment aimer un Dieu que nous ne connaissons pas ? C’est à travers Jésus que nous parvenons à connaître Dieu, à travers la Parole écrite, à travers le monde créé, et à travers une vie de foi et d’obéissance. Nous connaissons Dieu et la réalité de Dieu quand nous expérimentons ce qu’il fait dans notre vie, et cette prise de conscience nous change. Nous parvenons à la connaître à travers la réalité de la grâce qu’il nous accorde.

    Pierre dit ensuite quelque chose de plus incroyable encore : nous avons également reçu « les promesses les plus précieuses », entre autres le fait de devenir participants de la « nature divine » (2 P 1.4). À l’origine, l’humanité a été créée à l’image de Dieu. Cette image a été hautement dégradée et abîmée. Quand nous naissons de nouveau, nous avons une nouvelle vie en Jésus, qui agit pour restaurer son image divine en nous. Mais si nous voulons que ce changement se produise, nous devons fuir la corruption et les convoitises de ce monde.

    À quoi ressemblerait votre vie si vous n’aviez aucune foi ?
    En quoi votre réponse vous aide-t-elle à comprendre pourquoi le don de la foi est si précieux ?


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  • EDS – Samedi 20 mai – SOYEZ QUI VOUS ÊTES

    SABBAT APRÈS-MIDI

    Étude de la semaine :
    2 P 1.1-15 ; Ep 2.8 ; Rm 5.3-5 ; He 10.38 ; Rm 6.11 ; 1 Co 15.12-57.

    Verset à mémoriser :
    « Pour cette raison même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la force morale, à la force morale la connaissance, à la connaissance la maîtrise de soi, à la maîtrise de soi la persévérance, à la persévérance la piété, à la piété l’affection fraternelle, à l’affection fraternelle l’amour. »  (2 Pierre 1.5-7.)

    Ce qu’il y a d’étonnant avec le Nouveau Testament, entre autres, c’est le nombre de vérités que peut contenir un espace très restreint. Prenez la leçon de cette semaine, qui couvre 2 Pierre 1.1-14. Dans ces quatorze versets, Pierre nous enseigne la justification par la foi. Puis il passe à ce que la puissance de Dieu peut faire dans la vie de ceux qui se sont donnés à Jésus. Il parle de cette vérité incroyable : nous pouvons avoir « part à la nature divine » (2 P 1.4) et être libérés de la corruption et de la convoitise du monde. En fait, non seulement nous avons ici un genre de catalogue des vertus chrétiennes, mais Pierre les présente également dans un ordre spécifique. L’une suit l’autre, qui suit l’autre, et ainsi de suite jusqu’à trouver leur apogée dans la plus importante de toutes.

    Il évoque également la réalité de ce que signifie être en Christ et avoir la « purification » (2 P 1.9) de nos anciens péchés, puis il aborde même l’idée de l’assurance du salut, la promesse de la vie éternelle dans le « royaume éternel » (2 P 1.11) du Seigneur. Et enfin, nous bénéficions même d’un petit discours sur le thème crucial de l’état des morts. Toutes ces vérités si riches et si profondes en seulement quatorze versets !


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  • Au-delà de nos apparences

    Par Gérard FRATIANNI
    Bibliste, pasteur à la retraite

    Pour beaucoup, l’apparence compte dans nos relations sociales. Elle constitue la première source d’informations dont nous disposons sur une personne. Pourtant l’apparence est bien souvent superficielle et trompeuse. Les qualités morales, les compétences et la valeur d’une personne se révèlent souvent dans les difficultés de la vie. Elles émanent du cœur. Dieu regarde toujours au cœur.

    Le renard dit : « Va, retourne vers les roses : tu comprendras que la tienne est unique au monde. Quand tu reviendras me faire les adieux, je te dirai un secret. » Le Petit Prince s’en alla revoir les roses…Puis il revint vers le renard. Adieu, dit-il. Adieu, répondit le renard. Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux 1 ».

    Nous sommes condamnés à ne voir que le secondaire. Merci, messire le renard de nous avoir rappelé que « l’essentiel est caché aux yeux » et « qu’on ne voit bien qu’avec le coeur ». Cela devrait nous pousser à plus d’humilité. Nous ne voyons que l’extérieur des choses et des gens. L’essentiel, notre au-delà à tous, est invisible. Le vrai moi, notre personne intime et profonde, reste caché. Ce sanctuaire, seul Dieu le connait bien, parce que lui seul « regarde avec le coeur. » Même Samuel le voyant, ne voyait que l’extérieur d’Éliab, la photo du fils Jessé. « L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au coeur 2» Dieu regarde la radiographie de l’homme : « âme, esprit, sentiments et pensées, tout est nu et découvert à ses yeux 3 ». Il arrive parfois, que ce jardin secret s’ouvre à une personne de confiance, qui regarde « avec le coeur ». Il lui est donné, alors, de voir l’invisible chez l’autre. Et c’est cadeau.

    Un jour, un serviteur de Dieu visite un homme malade et très âgé à l’hôpital. Sa femme caresse le vieil homme et lui murmure des mots tendres : que tu es beau mon amour, que tu es beau ! J’étais gêné, raconte le témoin discret. Je me disais : comment peut-on être aveugle à ce point-là ? Je le trouvais laid, cet homme au visage ravagé par les sillons des rides, visage huilé de sueur où je ne sais quel mystérieux bombardement avait creusé des cratères rouges et noirs entres les poils mal rasés. Alors il s’est passé quelque chose d’extraordinaire. L’homme sous les caresses, a entrouvert les yeux. Sur son visage un sourire est apparu…Il a regardé longuement sa femme et le sourire a éclaté irradiant le visage. Alors j’ai vu. Moi aussi j’ai vu ce qu’elle voyait. Il était beau ! Elle avait raison. C’est elle qui avait raison !

    L’amour permet ce que les autres ne voient pas. Il permet de rencontrer l’homme au-delà de son visage de chair, là où il est, « lui » unique, là où seul ceux qui s’aiment peuvent pénétrer, admirer, s’extasier 4 ». L’amour voit l’au-delà, l’invisible, l’être en profondeur. L’amour va loin : il voit Dieu lui-même. Jean écrit : « Celui qui n’aime pas, n’a pas connu Dieu ». Paul affirme: « Nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ». La foi rend visible l’invisible. « Et Moïse quitta l’Égypte, sans être effrayé de la colère du roi ; car il se montra ferme, comme voyant celui qui est invisible 5». Nous avons tous un au-delà caché aux regards indiscrets. C’est le trésor enfoui dans la terre, qui constitue notre être véritable.

    Avez-vous remarqué que tout ce qui est essentiel, est bien caché et bien protégé ? Le cerveau, le cœur, les poumons, etc., sont bien abrités. Il n’existe pas de fleuve sans qu’il y ait une source cachée quelque part, ni d’arbres qui ne dissimulent leurs racines. Il n’existe pas un seul homme sans sa part d’invisibilité.

    « L′homme est toujours plus grand que de ce qu′il paraît ».
    François Ceyrar.

    Un jour, un animateur de radio, pose une question à un photographe de renom : « Pour vous, Monsieur, qu’elle est la chose la plus importante dans votre vie ? « La présence de Dieu », répondit l’artiste, sans aucune hésitation. « Ah ! ce photographe n’avait pas seulement des yeux pour faire de belles photos, il avait des yeux pour voir l’invisible, l’au-delà des choses 6. »

    Cet au-delà est constitué, de sentiments, d’émotions, de désirs, d’aspirations, de craintes, d’angoisses, de blessures, de foi et d’espérance. Le tout bien enfoui en profondeur. C’est au travers des luttes et des doutes, des humiliations et des encouragements, des paroles qui tuent et paroles qui font vivre, que nous avons « tricoté » cet être intérieur. « Tricoter » notre au-delà ! J’aime ce verbe. Ce n’est pas moi qui l’ai inventé. Je l’emprunte à Boris Cyrulnik 7. Il en parle dans ses ouvrages.

    Nous nous construisons tant bien que mal, plus ou moins droit ou de travers. Nous tricotons cet être intime pendant des années ! Et un beau jour, nous rencontrons Dieu, il voit tout ce tricotage, pas toujours bien réussi, où bien des mailles s’échappent ! Quel gâchis parfois ! Ce chantier, Dieu l’assume et commence une oeuvre de raccommodage, de réparation, de restauration. Une remise en état de cette vie en miettes et pleine de bleus. C’est le début d’un nouveau tricotage, une oeuvre d’art du Seigneur. C’est le miracle.

    Si vous voulez-vous accompagner une personne en souffrance, il faut vous préparer à lire entre les lignes, son au-delà. Il vous faudra une balance spéciale pour peser ses soupirs, ses larmes, ses silences. Feu, le pasteur Ph. Zeissig, parlait de plusieurs sortes de balances. Les balances publiques qui pèsent des charges de camions, des milliers de tonnes. Des balances de pharmaciens, qui pèsent les grammes et des milligrammes. Ce n’est pas encore la bonne balance. Nous avons besoin de balances qui pèsent…[Lire la suite dans la Revue Adventiste de mai 2017]

    Notes

    1. Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince, ch. 8.
    2. 1 Samuel 16. 6, 7.
    3. Hébreux 4.12.
    4. Michel Quoist, À cœur ouvert, Les éditions ouvrières, Paris, 1981, p. 85.
    5. 1 Jean 4. 8 ; 2 Corinthiens 4. 18 ; Hébreux 11. 27.
    6. Prédication de Philippe Zeissig, Radio de Suisse Romande, 1970.
    7. Boris Cyrulnik, né le 26 juillet 1937 à Bordeaux, est un psychiatre et psychanalyste français.

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  • EDS – Vendredi 19 mai – Pour aller plus loin

    « Il semble logique de commencer par Messie puisque l’Église chrétienne tire son nom même de l’équivalent grec Christos, (l’Oint). En hébreu, le terme est lié à la figure de libérateur que les Juifs attendaient et qui serait l’agent de Dieu dans l’inauguration d’une nouvelle ère pour le peuple de Dieu. Les deux termes, grec et hébreu, viennent de racines qui signifient oindre. Manifestement, en l’appelant Christ, les écrivains du Nouveau Testament considéraient Jésus comme mis à part de manière spéciale pour une tâche particulière. Le titre Christos apparaît plus de cinq cents fois dans le Nouveau Testament. Chez les contemporains de Jésus, il n’y avait pas qu’une seule notion de la messianité, mais on sait qu’au premier siècle, les Juifs en étaient arrivés à voir le Messie comme quelqu’un ayant une relation spéciale avec Dieu. Il devait inaugurer la fin d’une ère, et établir le royaume de Dieu. C’est à travers lui que Dieu allait faire irruption dans l’histoire pour délivrer son peuple. Jésus acceptait le titre de Messie, mais il n’a pas encouragé son emploi.
    Car le terme avait aussi des connotations politiques qui rendaient son emploi délicat. Jésus n’en a pas tiré profit en public pour décrire sa mission, mais il n’a repris ni Pierre (Mt 16.16,17) ni la femme samaritaine (Jn 4.25,26) pour l’avoir appelé ainsi. Il savait qu’il était le Messie. On le voit chez Marc, quand Jésus parle de celui qui donnera une coupe d’eau à son disciple pour le simple fait de porter le nom de Christ (Marc 9.41). » Ellen G. White, The SDA Bible commentary, vol 12 p. 165.

    À méditer

    • Lisez Ésaïe 53.1-12. D’après ces textes, qu’est-ce que Jésus a fait pour nous ? Mettez par écrit les spécificités de ce qu’il a accompli pour nous.
      Comment peut-on voir clairement dans ces textes l’idée de Jésus comme notre substitut ? Pourquoi avons-nous besoin de lui comme Substitut ?
    • Tout au long de l’histoire, certaines personnes ont brandi la promesse biblique d’une vie après la mort pour continuer à opprimer des peuples : « Hé bien, c’est vrai, ta vie est difficile pour le moment, mais focalise-toi sur ce que Dieu a promis pour nous quand Jésus reviendra ». On a abusé de cette vérité enseignée par la Parole de Dieu, et beaucoup rejettent l’idée chrétienne d’une vie après la mort. Ils le voient simplement comme un stratagème de certains peuples pour en opprimer d’autres.
    • Comment répondre à cette accusation ? En classe, passez en revue votre réponse à la question de jeudi sur la divinité de Christ et ce que cela nous indique sur le caractère de Dieu. Pourquoi sa divinité, et ce qu’elle révèle sur Dieu, est-elle une si bonne nouvelle ?

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  • Un royaume universel

    Propos recueillis par Claire Bernole
    L′Ancien Testament raconte, parmi ses nombreux récits, comment Dieu devient le guide du peuple d′Israël. Libérés de l′esclavage en Égypte, les Hébreux vont organiser leur société, se structurer et se hiérarchiser.
    Que nous apprend leur histoire du rapport plus que millénaire que l′homme entretient avec le pouvoir ?

    Que dévoile-t-elle au lecteur contemporain de l′idéal dont Dieu rêve pour l′être humain ?
    Quelques éléments de réponse avec Esly Vargas-Hordosch, pasteur.
    Dans l′Ancien Testament, le peuple hébreu n′a dans un premier temps de son histoire ni roi ni président. Est-ce à dire qu′une société peut fonctionner sans structure politique ?

    On se représente souvent le peuple d’Israël à partir de l’Exode, juste après sa sortie d’Égypte. Il a alors à sa tête Moïse, qui est un élu. C’est-à-dire que Dieu l’a appelé et lui a confié une mission auprès des tribus d’Israël et une autorité 1. Son adjoint, Aaron, est aussi dépositaire de cette autorité 2. Ce sont des personnes désignées par Dieu. Sur cette base, l’organisation du peuple va continuer à se structurer. Mais tandis que les hommes ont besoin de discuter pour se mettre d’accord sur des valeurs et des règles, ici c’est Dieu qui propose. Les choix qui sont faits dépassent donc la réflexion ou le consensus humain sur ce qu’il faut faire ou pas du point de vue social, économique, écologique, juridique…

    Dans le prolongement de ce qui a déjà été mis en place, un sage, le prêtre Jéthro, va proposer à Moïse une structure politique qui consiste à créer une sorte d’administration en instaurant des niveaux hiérarchiques intermédiaires. Jéthro voit son beau fils Moïse travailler jour et nuit 3. Le partage du travail est important pour préserver Moïse et pour le bien être du peuple. Son argument est qu’ainsi, Moïse pourra se consacrer à sa véritable tâche : représenter le peuple devant Dieu et recevoir de lui les lois, et l’orientation pour diriger le peuple. Que ce soit de façon spontanée ou voulue par le divin, il y a toujours eu une structure. On ne peut pas s’en passer. La sagesse biblique souligne la nécessité de partager le pouvoir et les décisions 4.

    Toutefois, il faut souligner que s’agissant des personnes élues par Dieu ou choisies dans le prolongement de sa volonté, le réflexe n’est pas de s’interroger sur leurs idées ou leur formation mais sur leurs qualités : « des hommes de valeur, craignant Dieu, des hommes loyaux qui détestent le gain malhonnête »5. C’est plus qu’une simple question de structure. Quels dirigeants recherchons-nous ? Il n’y a pas que le programme qui compte !

    Dans les moments de crise, la tentation de se tourner vers un pouvoir fort qui rassure n′est-elle pas la même à toutes les époques ?

    Le peuple d’Israël avait déjà un roi en la personne de Dieu, qui l’avait libéré du joug égyptien en faisant des miracles. On peut donc considérer que c’était déjà un pouvoir fort (voir encadré page 8). Si les Israélites veulent avoir un roi (un homme), ce n’est pas parce que le pouvoir leur semble affaibli mais parce que leur grand prophète et juge, Samuel, est devenu vieux. Ils pensent à la suite : « Nous n’aurons pas d’autre leader d’une telle envergure ». En outre, les enfants de Samuel sont corrompus, on ne peut pas leur faire confiance. Le peuple se demande donc ce qu’il va devenir…6 Par ailleurs, les Hébreux se méfient de… [Lire la suite dans la revue « Signes des Temps » de mai-juin 2017]

    Notes :

    1. Exode 3.7-12.
    2. Exode 4.14-16.
    3. Exode 18.13-18.
    4. Proverbes 11.14.
    5. Exode 18.21.
    6. 2 Samuel 8.1-5.


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  • EDS – Jeudi 18 mai – Jésus, le divin Messie

    Pierre savait que Jésus était non seulement le Messie, mais également le Seigneur. Autrement dit, au moment de la rédaction de ses épîtres, Pierre savait que le Messie était Dieu lui-même. Bien que le titre « Seigneur » peut avoir un sens profane, il peut également faire clairement référence à la divinité. Dans 1 Pierre 1.3 et 2 Pierre 1.8,14,16, Pierre fait référence à Jésus, le Messie, le Christ, comme le Seigneur, Dieu lui-même.

    Comme d’autres écrivains du Nouveau Testament, Pierre décrit le lien entre Jésus et Dieu avec les mots Père et Fils. Par exemple, « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (1 P 1.3 ; comparez avec 2 P 1.17). Jésus est décrit comme le Fils bien-aimé (2 P 1.17), et une partie de l’autorité de Jésus Seigneur, ainsi que son statut céleste, viennent de cette relation particulière qu’il a avec Dieu le Père.

    Lisez 2 Pierre 1.1 ; Jean 1.1 et Jean 20.28. Que nous disent ces textes sur la divinité de Jésus ?

    2 Pierre 1.1 dit : « notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ ». Dans l’original en grec, le même article défini (« le ») est employé à la fois pour Dieu et Sauveur. Grammaticalement, cela signifie que « Dieu » et « Sauveur » sont employés tous deux pour Jésus. 2 Pierre 1.1 constitue ainsi l’une des preuves très claires de la pleine et entière divinité de Jésus présente dans le Nouveau Testament. Les premiers chrétiens avaient du mal à comprendre Jésus, mais ils ont peu à peu réuni les indices du Nouveau Testament. Dans les écrits de Pierre, le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont distincts (par exemple, Père/Fils : 1 P 1.3 ; 2 P 1.17 ; Saint-Esprit : 1 P 1.12 ; 2 P 1.21), comme dans le reste du Nouveau Testament. Mais, en même temps, Jésus est décrit comme pleinement divin, comme le Saint-Esprit. Avec le temps, et après bien des discussions, l’Église a développé la doctrine de la Trinité pour expliquer le mieux possible le mystère de la Divinité. La doctrine de la Trinité est incluse dans les vingt-huit croyances fondamentales des adventistes du septième jour. Ainsi, nous avons dans Pierre une description claire de Jésus non seulement comme Messie, mais comme Dieu lui-même.

    Considérez la vie et la mort de Jésus, et rendez-vous compte qu’« il était Dieu ».Qu’est-ce que cela nous apprend sur le genre de Dieu que nous servons et sur les raisons qui nous poussent à l’aimer et à lui faire confiance ?


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  • Les dîmes et les offrandes appartiennent à Dieu

    Jarvis DOOM
    Pasteur, trésorier de la Fédération France-Nord

    « Croyez-vous à la nécessité d’une Église organisée ? Avez-vous l’intention de rendre un culte à Dieu et de soutenir l’Église par vos dîmes et vos offrandes, ainsi que par vos efforts et votre influence personnelle ? » Manuel d’Église, p. 61.

    Dès leur entrée dans l’Église adventiste du septième jour, les croyants doivent répondre positivement à des questions, dont celles liées aux dîmes et aux offrandes. Quelque temps après, certains pourraient témoigner d’avoir vécu des expériences concrètes en consacrant une partie de leurs revenus à Dieu. D’autres pourraient confier leurs difficultés d’avoir mis en pratique ces principes de manière assidue. Lorsque la dîme est versée, au prix de quelques sacrifices, des moments forts d’encouragement et de défis sont vécus par le bon gestionnaire de Dieu.

    Être un bon gestionnaire

    Celui qui est conduit par l’Esprit saint pourra développer tous les aspects de sa vie pour trouver un équilibre financier.  Une harmonie entre l’expérience matérielle et spirituelle est possible quand Dieu tient une place centrale dans l’existence. L’homme devient co-responsable avec Dieu de tout ce qu’il possède. Le véritable bonheur n’est-il pas dans une vie spirituelle forte et épanouie où tous les domaines sont développés ?

    Un bon gestionnaire doit en premier lieu rendre sa dîme à Dieu [cf. Lévitiques 27.30 ; Néhémie 10.38 ; Malachie 3.10.] (un dixième de ses revenus) et apporter ses offrandes, une contribution financière réfléchie3. Il choisit ses objectifs dans la vie et il met Dieu en premier dans ses priorités. Jésus l’a expérimenté avec ses disciples qui en ont fait un sujet de prière, en disant :

    « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus». Matthieu 6.33.

    Dans la Bible, les dîmes et les offrandes tiennent une place importante dont l’origine remonte à l’Ancien Testament :

    « On y apporta avec probité le prélèvement, la dîme et les offrandes sacrées ». 2 Chroniques 31.12.

    Ce niveau d’engagement n’a jamais cessé d’exister jusqu’à ce jour, car il permet de poursuivre l’oeuvre de Dieu.

    Soutenir l′oeuvre de Dieu6

    L’oeuvre de Dieu a le privilège de disposer d’un plan de financement biblique, qui repose sur les dîmes et les offrandes apportées au Seigneur par son peuple. Le Seigneur dit :

    « Apportez toute la dîme au trésor, qu’il y ait de quoi manger dans ma maison ». Malachie 3.10.

    Tel est le plan adopté par l’Église depuis ses débuts.

    « Le système de la dîme et des offrandes avait pour but de faire comprendre aux hommes une grande vérité, à savoir que Dieu est la source de tous les dons et de tous les bienfaits et que ses créatures doivent lui en témoigner leur gratitude ». Ellen White, Patriarches et prophètes, p. 511-512.

    « Par les dîmes et les offrandes destinées à Dieu, nous reconnaissons ses droits sur nous en tant que Créateur, ainsi que ses droits sur nous en tant que Rédempteur. Parce que toutes nos capacités dérivent du Christ, ces offrandes ne peuvent que jaillir de nous vers Dieu. Ces offrandes servent à nous rappeler sans cesse le droit de la rédemption, qui est le plus grand de tous les droits, celui qui englobe tous les autres ». Ellen White, Testimonies for the Church, vol. 6,
    p. 479.

    Consacrer les dîmes et les offrandes à Dieu

    « La dîme est sacrée, Dieu se l’est réservée. Elle doit lui être apportée afin de servir à soutenir les ouvriers de l’Évangile dans leur travail ». Ellen White, Testimonies for the Church, vol. 9, p. 249.

     « Il a donné à son peuple une stratégie lui permettant de lever les fonds nécessaires à ce que l’oeuvre s’autofinance. Le plan divin du système de la dîme est une merveille de simplicité et d’égalité. Tous peuvent l’utiliser avec foi et courage, grâce à son origine divine. Ce plan associe simplicité et utilité. […] Chaque homme, chaque femme, chaque jeune peut devenir un trésorier du Seigneur et répondre à des besoins de la trésorerie. L’apôtre Paul le dit… [Lire la suite dans la Revue Adventiste de mai 2017]


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