EDS – Lundi 22 mai – L’amour, le but de la vertue chrétienne

isez 2 Pierre 1.5-7 ; Romains 5.3-5 ; Jacques 1.3,4 et Galates 5.22,23. Quel est le thème récurrent de ces passages ?

Les philosophes antiques avaient l’habitude de dresser des listes de vertus. On appelle souvent ce genre de listes un « catalogue de vertus », et on en trouve plusieurs exemples dans le Nouveau Testament (Rm 5.3-5 ; Jc 1.3,4 ; Ga 5.22,23). Les lecteurs de Pierre connaissaient sans doute ce genre de listes, même s’il y a des différences intéressantes entre ce que pourrait énumérer un philosophe et ce qu’énumère Pierre. Remarquez que Pierre a délibérément arrangé ces qualités en une seule séquence, de sorte que chaque vertu s’appuie sur la précédente, jusqu’à trouver leur point culminant dans l’amour.

Le sens de chacune des vertus énumérées par Pierre est important : « La foi » : dans ce cadre, la foi n’est rien de moins qu’une croyance salvatrice en Jésus (voir Ga 3.11 ; He 10.38). « La force morale » : en grec arête, la force morale, ou vertu, bonne qualité de toute sorte, proclamée même chez les philosophes païens. Certes, la foi est cruciale, mais elle doit donner lieu à une vie transformée, où la vertu s’exprime. « La connaissance » : Pierre ne parle pas de la connaissance en général, mais plutôt de la connaissance qui provient d’une relation salvatrice avec Jésus-Christ. « La maîtrise de soi » : Les chrétiens matures sont en mesure de contrôler leurs élans, en particulier ceux qui mènent aux excès. « La persévérance » : C’est l’endurance, en particulier face aux épreuves et à la persécution. « La piété » : Dans le monde païen, le mot traduit ici par « piété » est un comportement éthique qui est la conséquence d’une croyance en un dieu. Dans le Nouveau Testament, il véhicule également l’idée d’un comportement éthique qui est la conséquence d’une croyance dans le seul vrai Dieu (1 Tm 2.2). « L’affection fraternelle » : Les chrétiens sont comme une famille, et la piété donne lieu à une communauté dans laquelle les gens sont aimables les uns avec les autres. « L’amour » : La liste trouve son apogée dans l’amour. Pierre ressemble à Paul :

« Or maintenant trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais c’est l’amour qui est le plus grand » (1 Co 13.13).

Avant que Pierre ne commence sa liste de vertus, il déclare que nous devons faire « tous nos efforts » (2 P 1.5) pour parvenir à ces vertus.
Que veut-il dire par là ? Quel rôle les efforts humains jouent-ils dans notre volonté de mener une vie de piété et de fidélité ?


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